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mardi, 24 avril 2007

Les animaux et moi (3)

Que s'était-il réellement passé durant notre absence ? On ne sut jamais trop la vérité mais le fait est que Bamby, était bel et bien mort. On retrouva une mémé Hermance en larmes, jurant sur la tête de qui on voulait qu'elle n'avait jamais ouvert la porte. Le singe gisait dans la cage, inerte avec quelques ecchymoses douteuses sur la tête, comme si on l'avait frappé. Maman encaissa le choc comme elle put, c'est à dire assez mal. Mémé Hermance fut mise en quarantaine, le temps que la colère retombe un peu... On apprit par des voisins que le singe avait été retrouvé sur le boulevard, dans un des platanes et que les pompiers avaient dû intervenir pour le récupérer. Comme le singe n'était pas facile à attraper, ils avaient été obligés de le gazer !

A la même période arrive Garenne, une chienne errante que mémé Hermance ( toujours elle !) avait trouvée et prise chez elle. Il dut y avoir des tractations entre elle et mes parents, toujours est-il que Garenne se retrouva bientôt chez nous. C'était une femelle  fox terrier à poils durs, le sosie de Milou, mais en moins propre.

Après un passage chez le coiffeur, elle réapparut méconnaissable. J'avais enfin un chien !

Eté 1963medium_garenne1.jpg

Mes parents lui trouvèrent un fiancé et la chienne eut des petits. Nous gardâmes une petite chienne que l'on appela Mallie. Malheureusement je n'ai pas de photos à vous montrer. Nous avions maintenant deux chiens.

Garenne ne resta pas chez nous, je ne me souviens plus la raison de son départ. Mais il y avait toujours Maliie. Et puis un soir, ce fut le drame ! Brusquement la chienne devint comme folle... Elle geignait et se tapait dans tous les meubles. Très vite mon père se rendit compte qu'elle avait empoisonnée. On se retrouve alors en pleine nuit chez un vétérinaire qui confirme le diagnostic. Il gardera la chienne pendant plusieurs jours et finalement réussira à la sauver. Mais le rétablissement fut long et laborieux.

Mon père soupçonna fortement notre  voisin immédiat d'être à l'origine de cet empoisonnement : il  possédait plusieurs chats que Mallie poursuivait à longueur de journée dans notre jardin. Un jour elle avait même réussi à en choper un et le greffier était reparti assez mal en point chez lui !

Et les années passèrent... En 1967, Mallie nous quitte définivement. Cette fois-ci, mes parents sont décidés à reprendre un chien. Et un dimanche d'été nous voici tous partis à Chinon. Et le soir nous revenons avec une petite boule de poils blancs et roux .Je vous présente Tessie ! ( épagneul breton )

medium_tessie1.jpg

Un amour de petite chienne, intelligente, obéissante, joueuse. On pouvait l'emmener partout sans aucun problème. Elle fut de tous nos voyages. Je venais d'avoir 18 ans et mes parents m'avaient offert une 2CV. La chienne adorait la voiture.

De son côté maman était revenue à la charge avec les singes et un nouveau ouistiti fit son apparition ! On le surnomma Popoff.

Bientôt Popoff fut rejoint par Minnie et ils eurent deux petits. C'est un vétérinaire bien connu de Tours qui pratiqua une césarienne sur Minnie.. L'accouchement fut difficile, la pauvre petite bête ne survivra pas à l'opération.

Nous voici donc maintenant avec trois ouistitis ! Voici des photos de Popoff prises par un photographe tourangeau, ami de la famille.

medium_popoff1.jpg

medium_popoff2.jpg

A suivre...

03:35 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 21 avril 2007

Les animaux et moi (2)

Printemps 1958: retour sur les quais de la Seine ! Je ne connaissais pas du tout Paris et ces deux visites furent assez frustrantes car, à part le quai de la Mégisserie et le quartier des Halles où nous avons probablement déjeuné, je n'ai rien vu d'autre ! Même pas la tour Eiffel...M'enfin !

Nous passons d'une animalerie à une autre quand soudain maman s'arrête comme figée sur place devant une vitrine. A l'intérieur d'une très grande cage ressemblant à une volière, un malheureux gibbon complètement stressé se balance de branche en branche ! Finalement on entre dans la boutique pour se renseigner sur le prix. Là, mon père a tout de même un moment d'hésitation. Moi je pense à mon piano qui s'envole définitivement...

Ouf, la lucidité revient dans les esprits. On ressort et on continue la recherche. Maman fait quand même la tête. Finalement on reviendra avec un macaque rhésus auquel mes parents donneront le ridicule prénom de Bamby.

Et le début des emmerdes commence, au sens propre comme au figuré ! Je n'ai jamais bien compris pourquoi mon père, qui était un homme sensé, avait  pu se laisser fléchir ainsi pour un animal sauvage qui ne peut avoir un comportement normal en captivité ?

Bamby eut vite fait de s'accaparer des lieux. D'abord la salle à manger où la vaisselle du buffet vola vite en grands éclats aux grands cris de ma grand-mère. On fit  donc faire une cage. En été il était à l'extérieur, dans une immense volière renforcée à l'abri sous un hangar. On le sortait dans la journée, attaché par un petit collier à la taille. Maman lui mettait des culottes avec des couches. 

medium_bamby.jpg

Les années passèrent... Le singe nous dominait complètement, il n'avait peur que de mon père. Un jour qu'il était avec ma grand-mère, il lui prit l'idée de l "épouiller ". Comme celle-ci ne voulait pas se laisser faire, Bamby devint comme enragé et il se mit à lui labourer le bras. Mon père arriva en entendant les hurlements et j'ai bien cru qu'il allait tuer le singe. Il me faisait de la peine ce pauvre petit singe et des fois j'allais le voir et je lui parlais. Il m'écoutait avec son air triste. J'en voulais beaucoup à mes parents d'avoir pris un animal qu'ils étaient dans l'impossibilité de rendre heureux. Pourquoi n'avait-il pas choisi un chien ou un chat ou, à la rigueur, un poisson rouge ?

ON DEVRAIT INTERDIRE LA VENTE D'ANIMAUX EXOTIQUES.  

Eté 1963 : nous partons une semaine en vacances dans l'île de Ré. Se pose alors le problème de la garde de Bamby.

Il aurait été plus simple de le laisser dans sa grande volière où il avait de l'espace et mon arrière grand-mère, qui habitait la maison d'à côté serait venue le nourrir. Mais non, je ne sais pas pour quelle raison,  le singe fut mis dans sa cage et la cage transportée chez la mémé avec ordre formel de ne le faire sortir SOUS AUCUN PRETEXTE !

Nous voilà partis... Et le temps que nous pataugions insouciants dans les vagues, un affreux drame se jouait à Tours ...

A suivre

05:20 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (1)

vendredi, 20 avril 2007

Les animaux et moi (1)

Actuellement Didier présente ses animaux de compagnie sur son blog. Cela m'a donné l'idée de vous présenter à mon tour les animaux qui ont jalonné ma vie de leur présence.

medium_dolly1a.jpg

Tout commence à ma naissance en ....1949. Mes parents avaient déjà un chien, une femelle épagneul breton surnommée Dolly. C'était la chienne de mon père. Je n'en ai aucun souvenir. Seules les photos attestent que nous nous entendions bien, elle et moi.

Dernière photo datant de 1952. Ensuite nous ne retrouvons plus Dolly. Je pense qu'elle est morte de vieillesse.

Juillet 1952medium_dolly2.jpg

Le chagrin de mon père fut certainement très grand car il ne voulut pas reprendre un chien.

Maman avait pris un chat par la suite, malgré les avertissements de ma grand-mère qui craignait pour la vie du félidé en raison de la rue... Et cela n'a pas loupé ! Quelques mois plus tard la pauvre bête fut écrasée par une voiture. Maman  l'a retrouvée dans le caniveau un matin.

Il n'était plus question alors d'avoir un animal de compagnie à la maison. Ne restait que le brochet dans son aquarium, prise de pêche de mon père qui n'intéressait que lui.

medium_canard.3.jpg

A signaler en 1953 le passage éphémère d'un canard !

medium_chevreau.2.jpg

Puis en 1956 c'est au tour d'un chevreau ! J'ose espérer que nous ne l'avons pas mangé. Dans le cas contraire mes parents ont eu la délicatesse de ne pas me le dire.

Et nous voici en 1957. Un vent d'exotisme souffle soudain sur la famille... Maman veut un singe ! Moi j'aurais bien voulu un piano, mais bon... Il fallait choisir, " c'est le piano ou le singe " a déclaré mon père. Ce fut donc le singe.

L'expédition s'organise et nous voici partis pour Paris. Nous faisons toutes les animaleries du quai de la Mégisserie. Le soir nous rentrons à Tours avec un ouistiti.

medium_ouistiti1.jpg

Il était bien mignon ce petit singe. Le seul problème c'est qu'il était en mauvaise santé et qu'il mourut l'hiver suivant laissant maman au bord de la dépression.

Donc au printemps 1958 nous voici de nouveau en route pour Paris...

A suivre

04:47 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (7)