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mercredi, 02 décembre 2009

437. Une douloureuse commémoration

malpassetplan.jpgLe 2 décembre 1959, dans l'arrière pays varois. Il est 21h13 quand soudain un énorme craquement se fait entendre dans le silence de la nuit.

malpasset2.jpg

Le barrage de Malpasset vient de céder et une énorme vague de plus de quarante mètres de hauteur s'engouffre alors dans la vallée du Reyran à une vitesse de 70km/h, écrasant tout sur son passage. (Situé sur la carte au-dessus du n°28).

malpasset3.jpg

J'avais 10 ans à l'époque, mais je me souviens encore très bien de l'émoi national qu'avait suscité cette catastrophe faisant 423 victimes.

Images d'époque ICI.

436. La route

Voici la note que j'avais écrite le 15 janvier 2008 à propos du livre de Cormac Mac Carthy, "The road" :

Cela commence ainsi :  

«Quand il se réveillait dans les bois dans l’obscurité et le froid de la nuit il tendait la main pour toucher l’enfant qui dormait à son côté. Les nuits obscures au-delà de l’obscur et les jours chaque jour plus gris que celui d’avant. Comme l’assaut d’on ne sait quel glaucome froid assombrissant le monde sous sa taie. » …

 Et pour finir :

 «Autrefois il y avait des truites de torrent dans les montagnes. On pouvait les voir immobiles dressées dans le courant couleur d’ambre où les bordures blanches de leurs nageoires ondulaient doucement au fil de l’eau. Elles avaient un parfum de mousse quand on les prenait dans la main. Lisses et musclées et élastiques. Sur leur dos il y avait des dessins en pointillé qui étaient des cartes du monde en son devenir. Des cartes et des labyrinthes. D’une chose qu’on ne pourrait pas refaire. Ni réparer. Dans les vals profonds qu’elles habitaient toutes les choses étaient plus anciennes que l’homme et leur murmure était de mystère.»41V2n9q4yVL._SS500_[1].jpg

 

J’ai commencé ce livre hier soir et j’en ai terminé la lecture ce matin. En regardant la pluie tomber par la fenêtre, je songe à la pluie froide et noire de suie qui dégouline tout au long des pages de ce livre. Un merle vient de se poser sur le rebord de la fenêtre, oh, un oiseau !... Une brusque averse de grêle vient de s’abattre soudain, accompagnée d’une rafale de vent. Et si un jour le monde devenait tel qu’il est décrit dans ce livre ?  

« La route », Cormac McCarthy, Ed. de l'Olivier.

Personnellement, j'opterais plutôt pour une brouette avec des côtés amovibles. Je n'ai jamais très bien su manœuvrer un caddie !

Aujourd'hui, 2 décembre 2009, le film tiré de ce roman sort dans les salles de cinéma. Les quelques extraits que j' ai vus semblent bien rendre l'atmosphère d'apocalypse du livre.

The-Road-La-Route-Poster-USA[1].jpg

Si vous n'avez pas lu le livre, vous pouvez toujours aller voir le film. Attention, ça n'est pas une partie de plaisir ! Je pense que vous en ressortirez assez déprimés. Personnellement, je ne me sens pas le courage d'aller le voir...

Voici la bande annonce :