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lundi, 25 novembre 2019

Automne au jardin botanique -2-

Petit tour en photos dans le jardin, ce mardi 20 novembre, sous un magnifique ciel bleu. L'automne est vraiment une saison extraordinaire lorsque le soleil est de la partie.

Il reste encore quelques fleurs

indre et loire, tours, jardin botanique

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Les camélias ouvrent leurs bourgeons

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Les animaux profitent eux-aussi du beau temps :

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Enfin, voici quelques belles couleurs d'automne

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Résumé en musique :

vendredi, 22 novembre 2019

Automne au jardin botanique -1-

Mercredi après-midi, j'ai profité d'une belle journée ensoleillée pour aller me balader au jardin botanique. Les arbres ont encore conservé quelques feuilles et c'est sans doute le moment idéal pour faire des photos.

Ça doit faire environ trois ou quatre ans que je n'y étais pas allée et c'est toujours un immense plaisir de se promener dans ce vaste jardin qui a vu le jour au milieu du XIXème siècle grâce à un Tourangeau, Jean Anthyme Margueron, pharmacien à Tours. Cet homme a eu une vie très remplie et je reviendrai dans une prochaine note sur sa biographie.

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Cette carte postale montre l'entrée principale située boulevard Tonnellé. Juste en face se trouvait l'entrée principale de l'hôpital Bretonneau.

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Aujourd'hui l'entrée a été modifiée et celle de l'hôpital a été déplacée un peu plus au sud.

Dans les années cinquante, l'entrée était identique. J'y venais très souvent pour jouer avec des copines qui habitaient comme moi boulevard Tonnellé.

 C'est l'époque où tous les petits Tourangeaux venaient voir Boby le phoque !

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Après on pouvait acheter une glace au marchand qui avait un stand sur le boulevard.

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Photos de Paul Martinaud.

Plus tard, je suis venue y promener Peggy dans son landau.

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Avant moi, ce furent mes parents qui arpentèrent très souvent les allées du jardin. Ce lieu est donc intimement lié à ma vie familiale.

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Il y a quelques années, le jardin s'est agrandi côté nord, derrière la grande serre.

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Quant au grand sequoïa, il n'a malheureusement pas résisté à l'intrusion d'un petit champignon et il a fallu le couper :

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En ce bel après-midi, les jardiniers sont principalement occupés à ramasser les feuilles mortes pour les entasser au pied des arbres. 

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C'est en 1843, au moment de sa retraite, que Jean Anthyme Margueron initie le projet de la création d'un jardin botanique tout proche de l'école préparatoire de médecine et de pharmacie qui avait été ouverte en 1841. Face à cette école coulait le ruau Sainte-Anne, reliant le Cher et la Loire et qui, au fil des ans, s'était ensablé et était devenu un marais insalubre. La première tâche fut donc de combler le marais. Les travaux furent effectués par les aliénés de l'hôpital.

Le jardin se divise en deux parties:

L'école de botanique située au nord, qui, à sa création était réservée aux étudiants et souscripteurs. Une large allée plantée de magnolias et agrémentée d'un bassin conduit à l'orangerie.

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L'arboretum, au sud, s'appelait alors l'école forestière. Il fut conçu comme un jardin d'agrément et les plans furent réalisés par un paysagiste angevin, André Leroy. C'est à partir de 1862 que furent aménagées les petites maisons rustiques accueillant les animaux.

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L'une d'elles aujourd'hui est en bien piteux état ! Espérons qu'elle bénéficiera d'une restauration.

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Dans les années cinquante, la plus grande de ces bâtisses contenait des singes en cage. Une véritable horreur de voir ces pauvres bêtes tombées folles ! Aujourd'hui on peut y voir des oiseaux dans les volières extérieures.

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En 1843 est également rajoutée une orangerie, dessinée par l'architecte Octave Chauveau. Mais la terrible crue de la Loire en 1856 détruit les trois-quarts des plantes et l'incendie de 1869 finit de détruire la totalité des espèces. 

Par la suite l'orangerie sera transformée en serre froide, puis serre chaude. Actuellement on y trouve des plantes tropicales utilitaires en provenance d'Afrique du sud et de sous-bois tropicaux.

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Cette orangerie accueillit aussi un vieux lion dans sa cage.Je ne m'étendrais pas non plus  sur la période où l'on pouvait voir deux ours dans leur fosse ! Sombre spectacle ...

Les arbres ont des couleurs magnifiques, allant du jaune d'or  — pour le ginkgo —au rouge-sang.

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Les canards profitent, eux-aussi, des derniers rayons chauds du soleil :

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En conclusion : une belle balade. J'ai seulement regretté l'absence du marchand de gaufres ! 

Demain, je vous montrerai quelques photos prises lors de la promenade.

lundi, 18 novembre 2019

Rue du Capitaine Pougnon

Revenons à jeudi dernier ; après être passée devant le pavillon Condé, dans la rue Walvein, je tourne à gauche, puis encore à gauche et je me retrouve dans la rue du Capitaine Pougnon. Sur la gauche , le long mur qui entourait autrefois la caserne est recouvert de dessins muraux.

L'occasion est trop belle pour la laisser passer et je me gare donc sur le côté. Avant de poursuivre, un petit mot sur ce Capitaine qui a donné son nom à une rue de la ville. Emile Pougnon est un Tourangeau, né à Civray-de-Touraine en 1882 et mort au champ de bataille, à Jumel dans la Somme, le 11 avril  1918.Il est inhumé au carré militaire des Ursulines à Amboise.

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Le ciel est très ensoleillé et il n'y a pratiquement personne dans la rue, si ce n'est, au loin, quelques ouvriers.

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Je passe devant l'entrée de la caserne, puis, la rue est bouchée à la circulation par un grillage en raison des travaux sur la route éventrée. Je réussis à me faufiler et continue à photographier quand j'aperçois à l'autre bout de la rue, un ouvrier qui s'avance vers moi. Il va falloir que je fasse vite ...

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— Bonjour ! Vous êtes dans une zone interdite au public. Je vous demanderai donc de bien vouloir faire demi-tour.

— Oui, je sais, mais rassurez-vous, je ne vais pas tomber dans le trou ! Vous m'accordez une minute pour terminer ?

Il est bien conciliant et me laisse finir de photographier deux ou trois dessins. Puis il m'ouvre le grillage afin que je sorte du chantier.

Je suis contente, j'ai pu prendre tout ce que je voulais. 

Et les dessins alors ?

Au compte-gouttes, ICI.

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dimanche, 17 novembre 2019

L'abbaye de Beaumont

Il a donc fallu que je consulte cette vieille carte de René Settier pour que me revienne en tête l'existence d'une abbaye, dite abbaye Saint-Jean de Beaumont, qui fut construite vers 1002 sur l'ordre du trésorier Henri de Buzançais. 

L'historique de cette abbaye a déjà été étudiée, reportez-vous ICI.

Quand j'étais gamine, j'allais souvent au lycée à pied. Afin d'éviter l'ennui, je prenais des itinéraires différents et je suis donc passée souvent dans ce quartier où, aujourd'hui encore, on peut voir quelques vestiges.

Après ma visite du château du Plessis, je suis donc retournée sur les lieux. La première bâtisse est l'ancien logis abbatial, appelé le pavillon Condé, qui fut construit en 1786, après le terrible incendie de 1784 qui détruisit l'abbaye.

Côté rue Walvein :

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Côté caserne :

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Il se situe dans la rue Walvein. Quelques maisons plus loin, on trouve la nef de l'ancienne église qui fait partie d'une demeure privée.

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Comme je suis en voiture, je ne peux pas m'arrêter et c'est donc aujourd'hui que je suis venue faire des photos avec Catherine.

Historique en quelques dates:

1002 : construction de l'abbaye. Elle sera l'une des plus riches de France.

1699 : vue de l'abbaye. En regardant en détail, on s'aperçoit  de l'immensité des lieux puisque l'on aboutit jusqu'aux rives du Cher ! 

 

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13 août 1784 : l'abbaye disparaît dans un incendie.

1786 : reconstruction du logis abbatial (le pavillon Condé encore visible et qui va être conservé).

1792 : l'abbaye est vendue comme bien national.

1866 : l'hospice général de Tours acquiert le domaine de l'ancienne abbaye. Les terrains sont alors consacrés au maraîchage pour alimenter l'établissement hospitalier. 

1913 :la ville de Tours acquiert les huit hectares pour construire des nouvelles casernes (Beaumont et Chauveau).

1945 : l'École d'application du train s'installe sur les lieux.

1946 : le pavillon Condé est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. 

2009 : fermeture de la caserne.

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2010 : reconversion du site en un nouveau quartier.

2019 : le projet est toujours en cours. Mais il a pris énormément de retard car, comme on pouvait s'y attendre, des vestiges ont été retrouvés dans le sol et d'importantes fouilles archéologiques sont entreprises.

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Le projet est ambitieux :

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Avant de partir, nous faisons une intrusion sur le site :

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Dans ma prochaine note, je vous montrerai quelques dessins muraux photographiés jeudi dernier dans la rue du Capitaine Pougnon.

 

 

 

 

mercredi, 13 novembre 2019

L'âme du vieux Tours, 3/3

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Retranscription dans son jus ! Et encore, je ne me plains pas car c'est très lisible.

J'ai trouvé toute une lignée de Dangé, également ouvriers soyeux, mais je n'arrive pas à les raccorder aux miens par manque de renseignements.

Pour en revenir à Tours, j'ai déniché cette superbe carte, faite par René Siette en 1619 :

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On y voit très bien sur la gauche l'ancien ruau Sainte-Anne qui reliait le Cher à la Loire. Il fut comblé au XIXe siècle ; face au Sanitas (l'hôpital Bretonneau actuel) se trouve maintenant le jardin botanique. Enfin, au sud, on aperçoit l'ancienne abbaye de Beaumont qui fut transformée en caserne après la Révolution. Aujourd'hui la caserne a fermé ses portes et je me demande d'ailleurs ce qu'il advient des vestiges de l'abbaye. (Affaire à suivre).

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Sur la deuxième partie du plan, on aperçoit également le pont Saint-Sauveur qui permet d'enjamber le Cher pour aller vers Joué-les-Tours.  

Autre vue de Tours en 1855, cette fois-ci prise en hauteur :

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On distingue nettement le pont de pierre et la rue Nationale qui aboutit à la place du Palais. Puis l'axe est-ouest , parallèle à la Loire, créé par les deux grands boulevards Béranger et Heurteloup. Au-delà, c'est encore la campagne !

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En ce qui concerne la place Plumereau, elle ne figure pas sur le plan de Tours en 1888. On y voit en effet un bâtiment en forme de petite maison avec une cheminée qui sera démoli ultérieurement pour agrandir les lieux.IMGP0749a.JPG

L'abbé Bossebœuf, dans son ouvrage, indique que c'était la place-aux-Fruits.  Juste à côté se trouvent la rue du mûrier, la rue du poirier et la rue des cerisiers.

Dans les années soixante la place était devenue un vaste parking. Depuis tout ce quartier de Tours a été transformé en zone piétonne pour faciliter la déambulation. 

Voici trois vues différentes de la place :

 

 

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Et, pour clore le chapitre :