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mercredi, 12 septembre 2018

Sur les traces de Jean THIBAULT

 Je peux maintenant vous donner des renseignements concernant Jean THIBAULT, mort à Richelieu le 3 décembre 1892 à l'age de 66 ans, comme l'indique la petite plaque posée à même le sol et qui va probablement bientôt disparaître.

Richelieu 066a.jpg

Jean THIBAULT est né à Chasseignes dans la Vienne en 1826. Il exerçait la profession de tailleur d'habits.

En 1852 il avait épousé à Loudun Clémence AUDEBERT, fille de Joseph Félix, cordier à Loudun, et de Anne Eloïse BESNARD.

Ses parents :

Pierre THIBAULT, cultivateur, né à Chasseignes en 1790, décédé à Mouterre-Silly en 1866.

Marié à Chasseignes en 1812 avec Renée RENARD, fille de François et de Renée DELAMOTTE

Ses grands-parents :

Pierre THIBAULT, cultivateur, demeure à la ferme de la Bigottière à Loudun où il est né en 1756, décédé en 1827 à Chasseignes.

Marié à Loudun en 1785 avec Marie THORIN, fille de François et de Marie LAURENT.

Ses arrières-grands-parents :

Louis THIBAULT, laboureur né à Loudun en 1723, décédé à Loudun en 1803.

Marié en 1754 à Loudun avec Marie GAMBIER, fille de Pierre et de Catherine GAULTIER.

Je remonte encore sur deux générations :

Jean THIBAULT, fils de Jean et de Nicole ROY, né en 1674, décédé en 1760 à Loudun.

Marié en 1705 à Loudun avec Marie MORTIER, fille de Pierre de Marie VINET.

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L'épouse de Jean Thibault ne semble pas être enterrée au même endroit, je n'ai trouvé aucune inscription la concernant.

Quant à la descendance, j'ai trouvé deux enfants morts en bas-âge et un fils, Aristide Fernand THIBAULT, né à Mirebeau dans la Vienne en 1855. Il était tailleur d'habits comme son père. En marge de son acte de naissance il est indiqué qu'il s'est marié en 1884 avec Marie Charlotte LÉTANG à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Mais je n'ai pas réussi à retrouver l'acte de mariage dans les archives.

FIN 

 

 

 

lundi, 10 septembre 2018

Qui étais-tu, Louise CHAMP ? -2-


podcast

La petite Louise Marie Radegonde est née le 26 août 1860 au domicile de son grand-père maternel, Philippe Romain BOULARD, médecin à Richelieu.

CÔTÉ PATERNEL

Son père, René Auguste CHAMP, est né le 11 août 1816 à Jaunay-Clan dans la Vienne. Au moment de la naissance de Louise, il demeure à Sérigny (Vienne) où il est à la fois médecin et maire du village.

D'un premier mariage en 1842 avec Augustine Zélie MARTEAU, il a deux enfants :

— Amédée, né en 1844 et Marie Malvina, née en 1849.

Après le décès de son épouse en 1850, il se remarie à Richelieu le 5 juillet 1854 avec Camille Elisabeth BOULARD avec laquelle il a deux enfants :

Marie Romain, née à Richelieu en 1858, décédée à Sérigny l'année suivante, et Louise. 

Sur l'acte de décès de Louise en 1871, on apprend que son père est décédé. Je n'ai pas retrouvé l'acte.

Son grand-père, Pierre Auguste CHAMP, né à Bonnes (Vienne) en 1790 et décédé à Vendeuvre (Vienne) en 1853, avait épousé le 28 juillet 1812 Madeleine DUVAL, fille de Louis et Marie Magdeleine ROY.

Son arrière-grand-père, Pierre Leu CHAMP, marié à Geneviève MOURANT, était régisseur. Il décède à Poitiers en 1790.

CÔTÉ MATERNEL

Sa mère,  Camille Elisabeth BOULARD, est née à Orléans (Loiret) le 18 janvier 1830. Je n'ai pas retrouvé son acte de décès.

Son grand-père, Philippe Romain BOULARD, médecin, est né à Richelieu en 1802. Le 9 mai 1826, il épouse à Orléans Anne Honorine HUBERT, fille d'Augustin et de Françoise Félicité PELLETIER. Il décède à Richelieu en 1885. 

Son arrière-grand-père, Jacques François BOULARD, est notaire à La-Tour-Saint-Gelin. Le 30 frimaire de l'an VII, il épouse Eulalie Catherine Rosalie BERNIER à Richelieu.

Je vais continuer d'exploiter cette branche car j'ai déjà des ascendants BOULARD à Richelieu et je vais peut-être trouver une parenté commune avec cette famille.

Il m'a fallu à peine deux heures pour arriver à trouver tous ces renseignements. 

Ma prochaine recherche concerne un certain Jean THIBAULT. Sa tombe n'est plus qu'un amas de pierres, seule demeure cette plaque au sol :

Richelieu 066a.jpg

dimanche, 09 septembre 2018

Qui étais-tu, Louise CHAMP ?


podcast

Aujourd'hui, j'ai eu une journée très chargée. J'y reviendrai ultérieurement dans le détail. À un moment de cette journée, je me suis retrouvée dans le cimetière de Richelieu à la recherche de la tombe de la famille GILBERT. D'abord j'ai loupé l'entrée du cimetière; je le voyais beaucoup plus près de la route qui va à Champigny-sur-Veude. En fait tout a changé, il y a des ronds-points un peu partout et je ne peux pas à la fois regarder sur le côté et devant. Bref, j'ai fait demi-tour, je me suis garée près de l'entrée et j'ai pénétré dans le cimetière. Je me souvenais parfaitement que la tombe était tout près de l'entrée, sur la gauche dans l'allée centrale... Seulement voilà, point de tombe ! Plus de GILBERT ! Il faut dire que ma dernière visite remonte à 1970.

Je profite de mon  passage pour faire un petit tour dans les allées. Beaucoup de tombes vont être détruites, elles sont à l'abandon. Ça fait de la peine à voir.

Pour certaines d'entre elles on n'arrive même plus à lire les noms qui sont inscrits. Et puis, par hasard, je tombe sur cette petite croix, encore intacte et lisible :

Richelieu 067a.jpg

Ci-gît Louise CHAMP, née le 26 août 1860, décédée le 3 janvier 1871.

Voilà bientôt 150 ans que cette petite croix est là. Comme je suis d'un naturel curieux, je décide alors de photographier quelques tombes abandonnées où l'on peut tout de même encore lire les noms et je vais rechercher l'identité des personnes, histoire de leur redonner vie avant l'oubli final :

Qui étais-tu donc, Louise ? 

J'ai trouvé, je vous donnerai la réponse demain.

À suivre 

 

jeudi, 06 septembre 2018

L'histoire du soldat inconnu vivant

Je vais vous conter une bien sombre histoire que je viens de découvrir seulement aujourd'hui en effectuant des recherches généalogiques sur Internet. J'ai ressenti une profonde émotion en lisant cette histoire, émotion d'autant plus forte que j'ai des liens de parenté avec le malheureux. Lui et moi avons des ancêtres communs dans le Berry :

Pasquet LIMONDIN, né vers 1607 et mort à Montierchaume, dans l'Indre, le 16 septembre 1695.

Il avait épousé Anne LELONG dont il eut, entre autres :

Laurian, dont descend l'homme qui suit, et Françoise, dont je descends.

octave monjoin,soldat,guerre 14-18Voici donc la triste histoire de mon cousin éloigné :

Le 1er février 1918, on découvre un  homme errant sur les quais de la gare de Lyon-Bottreaux. Il n'a aucun papier sur lui. Dans ses balbutiements on croit alors comprendre qu'il s'appelle Anthelme Mangin. Les médecins concluent à une démence inéluctable et il est alors conduit en asile psychiatrique à Bron, Clermont-Ferrand et enfin Rodez.

Le temps passe ... Tombe la neige ...

En février 1922, le ministre des Pensions décide de procéder à une vérification d'identité de plusieurs hommes atteints d'amnésie. La presse diffuse alors leurs portraits et la photo d'Anthelme fait partie du lot.

octave monjoin,soldat,guerre 14-18

Plusieurs dizaines de familles croient alors le reconnaître et le réclament. Il faut plusieurs années d'investigations et, au début des années trente, deux familles semblent être une piste plausible :

— La famille de Lucie Lemay, à la recherche de son mari.

— La famille de Pierre Monjoin qui recherche toujours son fils disparu.

Le temps passe ... La neige continue de tomber ...

En 1934, le dit Anthelme Mangin est conduit dans le village de Saint-Maur( dans l'Indre), là où demeure Pierre Monjoin.

octave monjoin,soldat,guerre 14-18

À la sortie de la gare on le laisse seul et il retrouve le chemin de la maison paternelle ! Il remarque également des changements survenus dans le village depuis son départ. La preuve est faite qu'il s''agit bien d'Octave MONJOIN, né à Saint-Maur le 19 mars 1891. Hélas pour lui, Lucie Lemay fait appel de la décision de justice,  s'ensuivent des recours en cassation.

Et tombe encore la neige ...

Il faut attendre 1938 pour obtenir - ENFIN ! - du tribunal de Rodez qu'Octave puisse retrouver son père et son frère. Hélas, son frère meurt le 23 mars 1938 d'une ruade et son père succombe de vieillesse le 1er avril de la même année.

Privé de famille, Octave MONJOIN est alors transféré à l'hôpital Sainte-Anne à Paris où il mourra de faim le 19 septembre 1942 à l'âge de 51 ans. Son corps est enseveli dans la fosse commune.

Tombe la neige ...

Il faut attendre 1948 pour que sa dépouille soit transférée au cimetière de Saint-Maur et inhumée sous le nom d'Octave MONJOIN.

À lire :


octave monjoin,soldat,guerre 14-18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'autre soldat inconnu.

Cette histoire me bouleverse.

lundi, 20 août 2018

Appelez-moi Marie Charlotte


podcast
Je suis toujours très occupée par les recherches généalogiques qui me font découvrir parfois des choses bien étranges. Ainsi, la semaine dernière, alors que j'effectuais des recherches sur des collatéraux dans la région de Chinon, je tombe sur l'arbre d'un probable cousin. Nous avons en effet plusieurs patronymes communs.

Afin de vérifier, j'ouvre donc son arbre et là, le choc ! Des blasons partout, des noms à rallonge qui font presque deux lignes de longueur.

Notez un peu les noms les plus fréquents sur son arbre : Roi de Suède, Roi d'Angleterre, Roi de France, Prince d'Israël, comte de Saxe, duc de Savoie, etc.

Une fois passé l'effet de surprise, je vérifie tout de même si nous avons bien les mêmes ancêtres. Mais oui, il n'y a pas de doute à avoir, ce sont bien les mêmes mais la présentation est un peu différente :

Ainsi Auguste BESNARD né au hameau de la Noblaie, à Ligré - comme indiqué sur l'acte de naissance dans les registres de Ligré-  est devenu  Auguste BESNARD DE LA FONTAINE né au château de la Noblaie. Évidemment, ça classe tout de suite !

Quelques fois, les deux patronymes sont accolés . On trouve ainsi une Louise Gabrielle JUETTE BESNARD DE LA FONTAINE née au château de Blackfort à Chinon alors que le registre d'état civil indique simplement Louise Gabrielle JUETTE  et ne précise pas le lieu de naissance. 

Un peu plus loin je trouve :

Louis ROY de LIGRÉ, propriétaire de vignobles à Chinon et à Ligré, fils de Louis ROY de LIGRÉ et de Perrine DURANT. 

Né en 1748, décédé en 1818, marié Marie DE ROUIN, d'où 

Jeanne ROY de LIGRE, née en 1792, décédée en 1870 à Chinon, mariée 1818 avec Nicolas JUETTE.

ALORS LA, JE DIS STOP ! 

Redescendons un peu sur terre. Voici ce que les registres paroissiaux nous révèlent :

Louis ROY, fils de Louis ROY, meunier, et de Perrine DEVANT, décédé à Ligré le 30 décembre 1818, marié à Ligré le 13 janvier 1777 avec Marie DROUIN (et non DE ROUIN !), d'où :

Jeanne ROY, née à Ligré le 15 août 1793, mariée à Ligré le 2 août 1815 avec Nicolas JUETTE.

Et tout est à l'avenant. En consultant son arbre de façon plus approfondie, je m'aperçois bien tristement que l'ascendance des JUETTE et des BESNARD est mise de côté au profit des autres familles  aux noms beaucoup plus pompeux comme par exemple PAVIN de LAFARGE de FABRY-FABREGUES ( pour faire plus simple, les descendants du cimentier LAFARGE !).

Les DUPUY deviennent DU PUY, ça fait plus chic évidemment. Quant à Vincent MAHIET, de simple journalier qu'il était de fait, il se retrouve soudainement affublé du titre de bourgeois ! Il aurait sûrement apprécié cet honneur car il n'a pas dû avoir une vie facile. Son fils, cordonnier paroisse St Jacques, devient propriétaire de vignobles et il est également qualifié de bourgeois. Bref, c'est une suite d'incohérences qui ont fini par me faire monter la moutarde au nez.

Quid des humbles, des sans grades, des petits ? J'ai réparé l'oubli en mettant en ligne tout ce que j'ai pu trouver concernant ces deux patronymes ( JUETTE et BESNARD) très courants dans le Chinonais. J'ai également raccroché à mon arbre la branche de ce cousin très prétentieux en omettant volontairement tous les titres honorifiques de ses ancêtres.

C'est comme si je décidais de m'appeler Danielle Blanche CLERC LEGER DE L'ARCHE DU PIN. On pourrait éventuellement rajouter DE JOUÉ LES TOURS, mais j'ai peur que cela fasse un peu trop long, non ?

Et comme armoiries, je choisirai un petit cochon rose car tout est bon dans le cochon !

J'ai envoyé un mail à ce cousin pour l'informer de notre parenté chinonaise. Pour l'instant je n'ai reçu aucune réponse.

Ce matin, je suis retournée sur son arbre dans l'espoir d'y trouver encore quelques anomalies. Et ça n'a pas tardé :

Du côté de la famille DERGOUGE, il n'a pas avancé du tout.Dommage pour lui, car c'est une famille intéressante qui, au fil des siècles, a eu des alliances très honorifiques. Je suis remontée jusqu'à 1646, date approximative de la naissance d'Urbain, qui fut maître salpêtrier.

Pour les MASSACRY, je relève quelques aberrations ; ce ne sont pas comme l'indique ce cher "cousin" quelques familles de Chalmazel qui seraient venues s'installer au milieu du XVIIIe siècle  dans le Chinonais pour jouir du climat, mais de malheureux paysans des monts du Forez qui s'exilaient l'hiver dans notre région pour y exercer le métier de sabotiers. Au printemps ils retournaient dans leur famille pour y cultiver la terre. Décidément on n'a pas du tout la même vision des choses.

Nos MASSACRY communs ont fini par s'installer à Chinon et à Huismes. Tous ou presque travaillaient le bois. Au fil du temps ils se sont intégrés à la population chinonaise, ont épousé des filles de petits commerçants, et à la fin du XIXe siècle, ils faisaient partie de la petite bourgeoisie de Chinon. Quelque part, ce sont les réfugiés de l'époque.

Ça aurait pu en rester là, mais ce matin, j'ai eu l'idée de vérifier sa branche LEGER et- oh surprise ! - l'arrière-grand-père de mon mari y figure (sans doute parce qu'il avait eu la Légion d'Honneur), les dates de naissance, mariage et décès sont correctes, mais il est indiqué : AUCUNE POSTÉRITÉ.

Alors là c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! Si monsieur, nous existons même si nous n'avons aucun titre honorifique.

Cette branche LEGER est toujours présente en Touraine. Elle ne compte plus que quatre représentants dans le département : Alfred le facteur, cousin de mon mari, ses deux filles et enfin ma fille.

Ce coup de gueule me fait un bien fou ...

Tiens, une petite dernière pour la route :

Il cite une certaine Anne d'AUBOURG de PORCHEUX. Elle arrive là, on ne sait pas d'où elle sort. Par contre, il est indiqué qu'elle est née en 575 et qu'elle décède le 8 avril 1608 "peut-être à l'âge de 1033 ans." Le record de longévité de Jeanne Calmant semble bien dérisoire à côté. Bon, il s'agit bien sûr d'une faute de frappe, mais ON SE RELIT AVANT DE METTRE EN LIGNE !