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vendredi, 26 avril 2013

74. Découverte du Nord et du Pas-de-Calais

Mes recherches généalogiques m’ont amenée dans cette région par l’intermédiaire d’un ancêtre, Mathieu Albert Joseph PERKIN. Il est décédé à Chinon le 13 février 1830. Sur l’acte de décès, il est mentionné qu’il est né en 1758 à Lille, dans le Nord. 

Grâce au site Généanet, je retrouve bientôt sa trace et je tombe alors sur une vraie mine d’or : la généalogie de la famille de COUET du VIVIER de LORRY. Toutes les branches ascendantes du dit PERKIN y figurent.

J’avais fait cette fabuleuse découverte il y a environ deux ans et commencé à relever les noms et dates. Mais, devant la complexité de la tâche (surtout pour la numérotation Sosa qui atteint des nombres impressionnants), j’avais abandonné en cours de route.

Malheureusement, je n’avais pas mis le lien dans mes favoris et donc, hier, j’ai passé plus de trois heures à rechercher ce site …Ouf, je l’ai retrouvé !

Cette fois-ci, je fais les choses sérieusement. Chaque patronyme a sa fiche regroupant les renseignements indiqués dans la généalogie de CVL à savoir :

Les lieux, les dates, les titres (quand il y en a), les professions.

Pour l’instant, j’ai mis au propre les patronymes suivants :

PERKIN – RICHEBé – MEURILLE – de GRUSON – BLANQUART – CARPENTIER – YOLENT – de LALLEAWE – CAPPERON – de CALONNE – de BOURNONVILLE – de GHISTELLES – de BONNIERES.houplines1.jpg

On retrouve leur trace dans les communes suivantes : Lille, Houplines-sur-la-Lys, Haubourdin, Frévent, Bouret-sur-Canche, Bournonville, Robecq, Saint-Floris, Armentières.

Certains sont bourgeois par achat, d’autres par relief. Voici un lien permettant de mieux comprendre cette désignation très spécifique du nord de la France et de la Belgique.

Parmi les métiers cités, j’ai trouvé : censier, maïeur (qui correspond à bourgmestre), marchand drapier, brasseur, marchand boutonnier, échevin, chambellan.

Je ne suis qu’au début d’un long travail qui va me prendre certainement plusieurs mois, mais ce n’est pas pour me déplaire !

 

mercredi, 10 avril 2013

65. La boucle est bouclée

podcast

Depuis une semaine, j’ai ressorti mes dossiers de généalogie et actuellement je recopie toutes mes informations dans un très gros cahier. Je fais partir l’arbre de ma fille Peggy qui porte donc le numéro 1, le 2 étant mon mari, je suis le numéro 3 et ainsi de suite.

genealogie.jpg

Actuellement je suis en train de recopier la onzième génération qui débute avec le numéro 1024, un certain Jacques Ligier (le patronyme se transformera en  Léger un peu plus tard). Il est dit substitut, nait  le 11 septembre 1634 et demeure à Fains-les-Sources dans l'actuel département de la Meuse où il décède en 1687. Pour cette famille, je remonte encore une génération avec son père, François, né vers 1608, décédé le 8 octobre 1647 à Fains-les-Sources et marié avec Anne Morel. Je ne pourrai pas aller plus loin.

À la fin du XVIIIe siècle, on retrouve la famille Léger à Paris, paroisse Saint-Paul. Puis les recherches m’emmènent ensuite à Liège, en Belgique où l’un des ancêtres décède en 1816. La famille s’allie avec une famille du Pas-de-Calais, les Perkin de Lille, elle-même alliée à la famille de Bonnières. C’est ainsi que, de fil en aiguille, je remonte loin, je dirai même très loin puisque l’arbre s’achève avec le numéro 9.602.009.155.858.535.840 à la soixante-quatrième génération ! Non, ce n’est pas le résultat du loto mais le numéro correspondant à Marcomir de Toxandrie, chef franc, né probablement vers 220 et décédé en 281.

Les recherches me conduisent en Allemagne, en Norvège, en Grande-Bretagne, en Italie, en Espagne et même en Tunisie. Bref un brassage extraordinaire, l’Europe dans toute sa splendeur avant même son institution. 

Du côté de mon nom de jeune fille, c’est nettement plus modeste. C’est une famille originaire de Vignol, petit village situé dans la Nièvre. Mes ancêtres étaient laboureurs, vignerons. Mon ancêtre quitte son village au milieu du XIXe siècle pour Paris. J’ai d’ailleurs des cousins –que je ne connais pas- qui habitent toujours dans la capitale.

Une fois que j’en aurai fini la copie, je donnerai ce cahier à Peggy puisque c’est un peu pour elle que j’avais fait toutes ces recherches qui m’ont pris énormément de temps (plus d’une vingtaine d’années) ; des centaines d’heures passées aux archives à déchiffrer les vieux registres, puis les microfilms ; des moments de grande joie quand je parvenais à remonter toute une branche ; des moments de lassitude aussi quand je ne trouvais rien.

Cet arbre est à peu près complet pour les mille premiers ancêtres, à l’exception de trois ou quatre familles introuvables à ce jour.

Quelque part, ça fait du bien de savoir d’où l’on vient, ça rassure. Quant à savoir où l’on va, la question ne se pose pas, n’est-ce pas ? 

samedi, 28 avril 2012

88. Les joies de la paléographie

Il y a des fois où le déchiffrage des anciens actes paroissiaux est un vrai casse-tête car tout dépend de l'écriture du curé de l'époque. Quelquefois on a la chance de tomber sur un scribe "bavard" qui notera plein de renseignements utiles pour avancer dans les recherches : le nom des parents, les professions exercées etc.

Dans le cas présent, on n'a malheureusement que peu de détails -hormis quelques noms de personnes présentes. Le nom des parents des époux ne figurant pas sur l'acte, il est donc certain que je ne pourrai remonter plus loin.

Le mariage a eu lieu paroisse Notre Dame La Riche, le 26 mai 1659. 

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André Bodin épouse Françoise Bérault, veuve d'Abraham Patrix.

Il se remariera deux autres fois :

— Le 26 novembre 1663 paroisse Notre Dame La Riche avec Agnès Torfou, veuve de Lidoire Dutertre. Sur cet acte figure sa profession : maître ouvrier en soie.

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— Le 7 janvier 1673 paroisse Saint Saturnin avec Marguerite Poulin.

Enfin, sur les registres de la paroisse de Saint Symphorien, on trouve le décès d'un André Bodin le 22 février 1692. Mais rien ne prouve qu'il s'agisse de la même personne !

Le fait de trouver ainsi plusieurs familles ayant vécu  à Tours à une époque aussi lointaine me procure toujours une étrange impression de "déja vu, déjà vécu" quand je me balade dans les rues ...

vendredi, 11 novembre 2011

245. Le 11 novembre


podcast

Tous les ans, à cette date de l'anniversaire de l'Armistice, je ne peux m'empêcher de repenser à mon arrière grand-père Louis, qui, à l'âge de 42 ans, s'était ré-engagé pour participer à cette 1ère guerre mondiale qui devait être la der des ders.

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Né à Richelieu le 9 octobre 1872, il avait quitté sa Touraine natale -après son mariage avec Hermance -pour la région parisienne. Là, il avait trouvé un emploi de chef jardinier dans une propriété à Chatou.

Je possède quelques documents et photos de lui : son carnet militaire, son livret de famille et un petit calepin noir, l'agenda de l'année 1915, dans lequel il notait les évènements survenus au cours des journées.

doc2.jpg

Ainsi, en consultant cet agenda, on peut noter que le 11 novembre 1915, il était dans le département de l'Oise, à Ricquebourg :

doc3.jpg

" Mardi 9 novembre

Repos à Ricquebourg. De 7h à 9h théorie sur les signaux de cavalerie. De 13h à 15h exercice. 21h alerte.

Mercredi 10 novembre

Repos à Ricquebourg. De 7h à 9h théorie sur les toiles de tente.

Jeudi 11 novembre 1915

Repos à Ricquebourg. À la visite, reconnu exempt de sacs. Parti de Ricquebourg à 17h, arrivé en tranchée 1ère ligne à Plessis-de-Roy. Secteur plein de boue.

Vendredi 12 novembre 1915

1ère ligne Plessis-de-Roy. Chercher mon sac. Le soir nettoyer la c... pleine d'eau.De 17h à 19h travail emplissage de sacs. De 21h à 23h sentinelle poste d'écoute."

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J'ai peu de souvenirs de lui ; il est mort en 1953 alors que j'avais tout juste quatre ans. Une photo cependant nous réunit :

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Aujourd'hui, il repose avec Hermance dans le vieux cimetière de La Riche. Je vais de temps à autre fleurir la tombe. Après moi, il n'y aura plus de visites et Louis et Hermance ne seront plus que des noms affichés sur une plaque qui, au fil du temps, finira par s'effacer totalement.

Nous sommes bien peu de choses ! 

mercredi, 19 janvier 2011

23. Retour à Carthage

Je continue mes recherches généalogiques et il y a peu,  le hasard m’a conduite jusqu’à Carthage, en Tunisie. J’ai visité le site archéologique lors de mon voyage. Il faut bien dire que c’est extrêmement décevant. Il faut avoir une imagination très développée pour pouvoir se représenter le lieu tel qu’il devait être. D’autre part, les ruines étant très proches de la résidence officielle du président de la république, il est interdit de photographier dans l’axe de la propriété. Enfin, ce jour-là, le ciel était gris. En conclusion, pas de photos !

Mais revenons à la généalogie et comment mes recherches —aussi étrange que cela puisse paraître —– m’amènent à Carthage.

Nous sommes à la période du Haut Moyen-Age. En remontant progressivement, je suis arrivée à Sigebert MÉROVINGIEN( numéro sosa 1 172 120 256 745 088 dans ma généalogie), né vers 535, décédé à Villy-en-Auxois (21) en 575. Il était roi de Reims et d’Austrasie. Il était le fils de Clotaire Ier MÉROVINGIEN et d’Arégonde de THURINGE.

En 566 Sigebert  épouse Brunehaut de HISPANIA, fille d’Athanagilde de HISPANIA (roi des Wisigoths d’Espagne) et de Galswinthe VANDALE.

 Nous y voilà ! Les Vandales arrivent

Cette Galswinthe VANDALE s’est mariée en 533 et est décédée en 589. Elle était la fille de Hoamer VANDALES (né vers 490, décédé vers 533) et de Gossana de WISIGOTHIE (ascendance inconnue).

Les parents de Hoamer sont inconnus, mais on sait que son grand-père était Hunéric VANDALES.

Hunéric VANDALES fut roi des Vandales de 477 à 484 (année de sa mort). Il avait épousé Eudocia Placidia de ROME, fille de l’empereur romain Valentinius III Flavius de ROME et de Licinia Eudoxia FLAVIA.genseric.jpg.jpg

À la génération suivante on trouve Genséric VANDALES. Genséric était le demi frère du roi Gundéric. Tout laisse à penser que Genséric se débarrassa de son frère, qui mourut dans des circonstances mystérieuses en 427, pour prendre le pouvoir. Un pouvoir qu’il garda pendant près d’un demi siècle et qui l’amena jusqu’à Carthage. C’est là qu’il trouva la mort le 25 janvier 477.

Que de rumeurs ont couru sur les Vandales ! D’ailleurs ce nom propre est entré dans le vocabulaire courant sous la forme de l’adjectif  et du nom vandale, désignant une personne qui saccage tout par bêtise ou ignorance.

Enfin, si l’on remonte encore un peu dans le temps, on trouve Godégisel VANDALES, né vers 359 sur les rives du lac Balaton (en Hongrie) et mort durant une bataille livrée sur le Limes, à Trèves (Allemagne) en 406.

 Ainsi donc, partis de l’Europe centrale, ces Vandales iront se fixer en Afrique du nord et finiront par se mélanger à la population locale. Quelle extraordinaire mixité !

Ce qui m'amuse beaucoup, c'est que je peux ainsi appeler ma fille petite Vandale !Mais je pense que tout cela vous ennuie prodigieusement. Aussi, pour me faire pardonner, voici un petit diaporama sur la Tunisie.