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lundi, 01 février 2010

41. Alexandrine et Olympe


podcast
Famille DELETANG1a.jpg

Sur cette photo, vous découvrez une de mes ancêtres, Alexandrine DERAS, qui était blanchisseuse à Tours  au début du XXème siècle. Elle pose fièrement derrière le landau où se trouve le dernier-né de ses 6 enfants. Mon arrière-arrière grand-père - qui était un de ses enfants- ne figure pas sur la photo car il effectuait son service militaire à Chateauroux. On remarque que les ouvrières portent encore la coiffe tourangelle.  

Alexandrine est née à Troyes, dans l'Aube, le 24 mars 1859. Son père, Alexandre DERAS, était employé des Eaux-et-Forêts, originaire de la ville de Pithiviers, dans le Loiret. La famille DERAS est une ancienne famille originaire d'Authon du Perche (Eure et Loir). Je suis remontée jusqu'en 1694 avec Etienne, marchand à Authon.

Le 23 décembre 1858, Alexandre DERAS épouse à Troyes Marie HEBRARD, née à Vertaizon dans le Puy-de-Dôme.

Le couple part s'installer à Tours, sans doute en raison des affectations d'Alexandre. Marie HEBRARD décède à Tours en 1874. A cette époque le couple vivait rue du Cluzel.

DELETANG Olympe1a.jpgMais revenons à Alexandrine, qui est le sujet de la note. Elle fait la connaissance d'Olympe Louis DELETANG, un cultivateur né à Chambon le 12 décembre 1852 et qui avait quitté sa campagne natale pour s'installer à la ville. La famille DELETANG est présente dans le sud de la Touraine depuis au moins 1634 (c'est la date la plus lointaine que j'ai pu retrouver avec un mariage en 1634 à La Celle Guénand).

Alexandrine et Olympe se marie à Tours le 12 février 1877. Leurs signatures sur l'acte de mariage :

signatures.jpg

En 1879 le couple demeure 50 rue de la Grenouillère à Tours. Alexandrine est blanchisseuse et Olympe loueur de voitures à cheval.DERAS Alexandrine1a.jpg

En 1903 (date probable de la prise de la photo du haut) ils habitent rue Parmentier.

 

lundi, 06 avril 2009

112. Mon cousin d'Amérique

Quand j’étais enfant, je rêvais comme beaucoup d’autres enfants  d’avoir un cousin en Amérique. Cette espèce de fascination pour ce pays n’a pas duré très longtemps. Au fil du temps, la fascination s’est peu à peu transformée en une sorte d’anti-américanisme un peu primaire, je l’avoue bien franchement. Mais l’insolence de ce pays qui se veut le maître du monde est sans doute la cause de cette attitude de rejet. Voir les jeunes copier tout ce qui vient des USA me met hors de moi ( habillement, bouffe, culture ou plutôt non-culture).

Tout ce qui brille n’est pas d’or, dit un dicton.stemaure.jpg

Aujourd’hui le pays est comme une vieille maison qui se délabre de partout entraînant dans sa chute une partie du monde.

Mais revenons plutôt à ce fameux cousin. Cousin très éloigné puisque nous avons en commun un couple qui vivait au milieu du XVIIe siècle à Sainte-Maure en Touraine ( Ah, le pays du bon fromage de chèvre avec sa paille au milieu !).

Nos ancêtres communs sont Jehan ESTEVOU, sieur de la Mérandière et de la Pictière, marié à Jeanne DABURON.

Un descendant de cette famille, Pierre Augustin ESTEVOU, deviendra même maire de la ville de Tours le 12 vendémiaire de l’an VIII. Bon d’accord, il ne restera maire que 14 jours, mais quand même !

Si la branche de ce cousin éloigné dans le temps et l’espace quitta la Touraine pour aller s’installer à Columbus à la fin du XVIIIe siècle, ma famille restera solidement implantée dans la région tourangelle.

Le neveu de mon ancêtre, Jeanne ESTEVOU, devenu prêtre, partira évangéliser les îles Marquises au milieu du XIXe siècle, mais reviendra mourir à Tours.

 

Ce cousin américain s’appelle Charles Michael « Mike » Formy-Duval (voir le tableau). C’est tout ce que je sais de lui et je ne cherche pas à en savoir plus d’ailleurs…   

 

vendredi, 02 janvier 2009

2. Quel temps faisait-il il y a trois cents ans ?

En parcourant les registres paroissiaux, il arrive que l’on trouve parfois des annotations relatant des faits divers ou bien encore des catastrophes naturelles survenues dans une commune, comme par exemple ci-dessous, à Saint-Nicolas-des-Motets : 

stnicolas.jpg

 

Le 7 janvier 1709, le froid a commencé si fort que depuis plusieurs années on en avoit vu un pareil. Le desgel  narriva que le 19 dudit mois qui fut suivy d’une gellée très forte qui gasta les bleds qui « croient » en terre… ce qui causa une très grande « cherté », que le boisseau à mesure de Herbault valloit quatre francs la roüïlle --- et la semence de bled nouveau valloit à ladite mesure cent sols le boisseau et à celle de Montoire sept livres dix sols. Ce même yver a presque tout gelé, tous les noïers, arbres fruitiers et autres dans le bois qui se sont trouvés fendus…»

Sources : Bulletin Touraine généalogique, n°73.

 

Cette petite commune est située au nord du département, près de Château-Renault. Et savez-vous comment s’appellent les habitants ?

Les Montoux Colasiens ! Ils étaient 224 en 1999.

dimanche, 07 décembre 2008

De Jean le Bon à Obama

Je me marre toute seule en tapant cette note car je pense à tous ces gens qui n’arrêtent pas de critiquer les mélanges des races en prétextant que c’est une perte de nos valeurs. Mais nos ancêtres ne nous ont pas attendus pour se mélanger ! L’Amérique serait encore peuplée de ses seuls Indiens si les émigrants n’avaient pas décidé un jour d’aller voir ailleurs ce qui s'y passe.. Et Dieu sait s’il y en a eu des brassages de populations de toutes origines. Blancs, Noirs, Indiens, Asiatiques.

 

obama[1].jpgTiens la dernière en date que j’ai trouvée, c’est l’ascendance française de Barack Obama du côté de sa mère. Voici quelques uns de ses ancêtres :

Tout d’abord  Christian Gutknecht ( qui signifie  bon valet en allemand), fabricant de tabac à Bischwiller, en Alsace. En 1749, il émigre et s’installe à Philadelphie. Son nom  est alors transformé en Goodknight, puis Goodnight ( qui signifie bonne nuit en anglais).

Autre ancêtre : dans l’ouest, Thomas Marin Duval, huguenot nantais né vers 1630 et originaire de Laval, se réfugie en Angleterre pour échapper aux persécutions religieuses, puis il part ensuite pour le Maryland.jeanlebon.jpg

Enfin, si l’on étend un peu les ramifications, on peut s’apercevoir que Jean le Bon est un des ancêtres d’Obama !

Je trouve ça très amusant.

Sources : « La revue française de généalogie », n°179.

jeudi, 23 octobre 2008

Il n'est jamais trop tard

pour faire connaissance ! C'est la réflexion que je me suis faite après le coup de fil de Colette, la cousine de maman, chez qui je suis allée déjeuner fin septembre. Elle vient en effet de contacter une autre cousine, Ginette, afin que nous fassions connaissance. Cette entrevue va avoir lieu chez elle, à Tours, le 6 novembre prochain.

« Ginette est très impatiente de te connaître » m'a t-elle dit au téléphone. Et moi donc !

Quand j'ai annoncé la nouvelle à ma fille, elle m'a demandé qui était cette fameuse Ginette et là, j'ai bien été incapable de lui expliquer. Il a fallu que je redemande de plus amples renseignements à Colette.

Mon grand-père maternel avait deux sœurs ,Marguerite et Suzanne, et un frère, Maurice. Ginette est la fille de Marguerite. Quant à Colette, c'est la fille de Maurice. Vous suivez ? Maman, Colette et Ginette étaient donc trois cousines.

Ginette était sensiblement du même âge que maman. Elle a donc aujourd'hui... 85 ans ! Elle a un fils qui travaille dans une compagnie artistique connue de Tours.

Je dois également avouer que j'appréhende un peu cette entrevue. Elle va me parler bien sûr de ma mère, sujet ô combien douloureux pour moi. Elle va me décrire une femme que je n'ai pas connue, pleine de vie et toujours de bonne humeur. Moi mes souvenirs sont beaucoup plus sinistres, hélas... Je ne vais pas sortir indemne de cette confrontation, je le crains. Mais en même temps, il est important que je découvre comment était ma mère quand elle était jeune. Je sais si peu de choses d'elle. Nos rapports étaient quasi inexistants. Et plus le temps passe, plus j'ai l'impression qu'elle n'a jamais été présente dans ma vie. Je n'ai aucun souvenir précis de moments privilégiés, de parties de fous-rires entre elle et moi, comme ceux que je partage parfois avec ma fille. J'ai beau chercher dans ma mémoire, je ne vois rien... que du vide. Et c'est très douloureux.

Suite à l'appel téléphonique, j'ai farfouillé dans la valise aux souvenirs pour y retrouver une photo de Ginette. Il me semble que c'est elle qui se trouve à côté du garçon blond. Maman est au premier plan. Quant aux autres personnes présentes, je ne les connais pas...

maman.jpg

Départ à la pêche, sur le pont de Cormery, durant la guerre.