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vendredi, 11 novembre 2011

245. Le 11 novembre


podcast

Tous les ans, à cette date de l'anniversaire de l'Armistice, je ne peux m'empêcher de repenser à mon arrière grand-père Louis, qui, à l'âge de 42 ans, s'était ré-engagé pour participer à cette 1ère guerre mondiale qui devait être la der des ders.

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Né à Richelieu le 9 octobre 1872, il avait quitté sa Touraine natale -après son mariage avec Hermance -pour la région parisienne. Là, il avait trouvé un emploi de chef jardinier dans une propriété à Chatou.

Je possède quelques documents et photos de lui : son carnet militaire, son livret de famille et un petit calepin noir, l'agenda de l'année 1915, dans lequel il notait les évènements survenus au cours des journées.

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Ainsi, en consultant cet agenda, on peut noter que le 11 novembre 1915, il était dans le département de l'Oise, à Ricquebourg :

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" Mardi 9 novembre

Repos à Ricquebourg. De 7h à 9h théorie sur les signaux de cavalerie. De 13h à 15h exercice. 21h alerte.

Mercredi 10 novembre

Repos à Ricquebourg. De 7h à 9h théorie sur les toiles de tente.

Jeudi 11 novembre 1915

Repos à Ricquebourg. À la visite, reconnu exempt de sacs. Parti de Ricquebourg à 17h, arrivé en tranchée 1ère ligne à Plessis-de-Roy. Secteur plein de boue.

Vendredi 12 novembre 1915

1ère ligne Plessis-de-Roy. Chercher mon sac. Le soir nettoyer la c... pleine d'eau.De 17h à 19h travail emplissage de sacs. De 21h à 23h sentinelle poste d'écoute."

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J'ai peu de souvenirs de lui ; il est mort en 1953 alors que j'avais tout juste quatre ans. Une photo cependant nous réunit :

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Aujourd'hui, il repose avec Hermance dans le vieux cimetière de La Riche. Je vais de temps à autre fleurir la tombe. Après moi, il n'y aura plus de visites et Louis et Hermance ne seront plus que des noms affichés sur une plaque qui, au fil du temps, finira par s'effacer totalement.

Nous sommes bien peu de choses ! 

mercredi, 19 janvier 2011

23. Retour à Carthage

Je continue mes recherches généalogiques et il y a peu,  le hasard m’a conduite jusqu’à Carthage, en Tunisie. J’ai visité le site archéologique lors de mon voyage. Il faut bien dire que c’est extrêmement décevant. Il faut avoir une imagination très développée pour pouvoir se représenter le lieu tel qu’il devait être. D’autre part, les ruines étant très proches de la résidence officielle du président de la république, il est interdit de photographier dans l’axe de la propriété. Enfin, ce jour-là, le ciel était gris. En conclusion, pas de photos !

Mais revenons à la généalogie et comment mes recherches —aussi étrange que cela puisse paraître —– m’amènent à Carthage.

Nous sommes à la période du Haut Moyen-Age. En remontant progressivement, je suis arrivée à Sigebert MÉROVINGIEN( numéro sosa 1 172 120 256 745 088 dans ma généalogie), né vers 535, décédé à Villy-en-Auxois (21) en 575. Il était roi de Reims et d’Austrasie. Il était le fils de Clotaire Ier MÉROVINGIEN et d’Arégonde de THURINGE.

En 566 Sigebert  épouse Brunehaut de HISPANIA, fille d’Athanagilde de HISPANIA (roi des Wisigoths d’Espagne) et de Galswinthe VANDALE.

 Nous y voilà ! Les Vandales arrivent

Cette Galswinthe VANDALE s’est mariée en 533 et est décédée en 589. Elle était la fille de Hoamer VANDALES (né vers 490, décédé vers 533) et de Gossana de WISIGOTHIE (ascendance inconnue).

Les parents de Hoamer sont inconnus, mais on sait que son grand-père était Hunéric VANDALES.

Hunéric VANDALES fut roi des Vandales de 477 à 484 (année de sa mort). Il avait épousé Eudocia Placidia de ROME, fille de l’empereur romain Valentinius III Flavius de ROME et de Licinia Eudoxia FLAVIA.genseric.jpg.jpg

À la génération suivante on trouve Genséric VANDALES. Genséric était le demi frère du roi Gundéric. Tout laisse à penser que Genséric se débarrassa de son frère, qui mourut dans des circonstances mystérieuses en 427, pour prendre le pouvoir. Un pouvoir qu’il garda pendant près d’un demi siècle et qui l’amena jusqu’à Carthage. C’est là qu’il trouva la mort le 25 janvier 477.

Que de rumeurs ont couru sur les Vandales ! D’ailleurs ce nom propre est entré dans le vocabulaire courant sous la forme de l’adjectif  et du nom vandale, désignant une personne qui saccage tout par bêtise ou ignorance.

Enfin, si l’on remonte encore un peu dans le temps, on trouve Godégisel VANDALES, né vers 359 sur les rives du lac Balaton (en Hongrie) et mort durant une bataille livrée sur le Limes, à Trèves (Allemagne) en 406.

 Ainsi donc, partis de l’Europe centrale, ces Vandales iront se fixer en Afrique du nord et finiront par se mélanger à la population locale. Quelle extraordinaire mixité !

Ce qui m'amuse beaucoup, c'est que je peux ainsi appeler ma fille petite Vandale !Mais je pense que tout cela vous ennuie prodigieusement. Aussi, pour me faire pardonner, voici un petit diaporama sur la Tunisie.

mardi, 09 novembre 2010

416. Portes ouvertes au CGDT

Le CGDT est l'abréviation du Centre généalogique de Touraine. Les locaux de l'association se trouvent au n° 11 rue des Tanneurs, pas très loin de la faculté de Lettres.ScannedImage.jpg

Le 21 novembre prochain - un dimanche- est organisée une journée Portes ouvertes, de 10h à 18h.

Vous avez toujours eu l'envie de connaître vos racines (qui étaient mes ancêtres ? ? D'où venaient-ils ? Que faisaient-ils ? ) mais vous ne savez pas très bien comment  entreprendre les premières démarches.

Dans ce cas, allez vous renseigner auprès des membres très actifs du CGDT. Ils vous conseilleront utilement. Ce fut mon cas quand, en 1981, j'ai commencé à faire mon arbre et celui de mon mari. Une passion dévorante ...

L'association émet également un bulletin trimestriel dans lequel on peut trouver une foule de renseignements.

Pour plus d'informations, allez jeter un œil sur le site, ICI.   

Vous avez aussi la possibilité de faire vos recherches sans vous déplacer. Vous ne trouverez peut-être pas vos ancêtres, mais vous pouvez obtenir de précieux renseignements par l'intermédiaire d'autres généalogistes qui étudient le même patronyme que vous. Et de fil en aiguille, n'est-ce pas ...

 Dans ce cas, je vous conseille l'excellent site de Christophe : GENEANET.

 

mardi, 14 septembre 2010

355. Bienvenue en Outre-Manche

Je vais de surprises en surprises. Me voici maintenant rendue de l’autre côté de la Manche.

Nous sommes aux VIIIème et  IXème siècles.

Ah, mais voici que s’avance le n° 4 578 594 752 264. Je vais tâcher de l’interroger pour en savoir un peu plus sur lui.egbert.jpg.jpg

— Good afternoon, Sir, what’s your name, please ?

— I am the king, the first king of England and my name is Egbert.

( Pour plus de compréhension nous allons continuer la conversation en français !)

— Eh bien bonjour votre Altesse, … votre Majesté, … enfin je ne sais pas comment on dit exactement.

— Ah mais, Tinou of Tours, appelez-moi tout simplement Egbert !

— Ah bah tant mieux, ça simplifiera les relations. Donc, Egbert, pouvez-vous nous parler un peu de vous ?

— Je  suis né vers 770. Je me suis marié avec Redburga, qui était parente avec l’empereur des Francs de l’époque, à savoir Louis Ier le Pieux. J’ai passé plusieurs années d’exil dans votre pays. Je fus successivement roi du Wessex (802-829), roi du Kent (825-829) et roi d’Angleterre de 829 à 839, date de ma mort.

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La traduction 1823 par Rev Ingram se présente comme suit: AD 829.

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Cette année a été la lune éclipsée, sur la masse mi-hiver cette nuit, et le roi Egbert, au cours de la même année, a conquis le royaume de Mercie, et tout ce qui est au sud de la rivière Humber, soit le huitième roi qui était souverain de toutes les les possessions britanniques. Ella, roi du Sud-Saxons, fut le premier qui avait un si grand territoire, le second a été Ceawlin, roi des West-Saxons: le troisième a été Ethelbert, roi de Kent, le quatrième a été Redwald, roi de l'Est- Angles, le cinquième a été Edwin, roi de la Northumbrie, le sixième a été Oswald, qui lui succéda, la septième a été Oswy, le frère d'Oswald, le huitième Egbert, roi de l'Ouest-Saxons. Ce même Egbert mena une armée contre les Northumbriens autant que les termes Dore, où ils l'ont rencontré, et a offert de l'obéissance et la soumission, l'acceptation de laquelle ils sont rentrés chez eux.

C’est mon fils, Ethewulf qui me succéda, puis mon petit-fils Alfred surnommé saint Alfred.

Mon arrière-petite-fille, Elfthryth, épousa en 884 Baudoin II le Chauve de FLANDRES. Et, de fil en aiguille, nous arrivons jusqu’à Peggy, c’est cela ?

— Tout à fait, Votre Grandeur Sérénissime … euh, je veux dire Egbert.

— Mais vous-même, dear Tinou, vous avez des ancêtres anglais ?

— Cela m’étonnerait beaucoup, quoique, il ne faut douter de rien… En tout cas, je vous remercie beaucoup pour cet interview et je classe votre fiche avec les précédentes.

Pour en savoir plus sur Egbert, cliquez ICI.

dimanche, 12 septembre 2010

354. Ces lointains ancêtres -1-

 Il est quand même assez troublant d’obtenir plus de renseignements sur des ancêtres du IX e siècle que sur ceux vivant au XIX e … Mais l’explication en est simple. D’un côté vous avez des personnalités qui ont marqué le cours de l’histoire de notre pays, tandis que de l’autre, il s’agit de personnes comme vous et moi, dont on ne parlera plus dès leur disparition – ou presque.

Comme je vous l’ai dit dans une précédente note, j’ai trouvé une filiation du côté de mon mari, dans le nord de la France, avec une famille (les de BONNIERES) qui était affiliée aux puissants. De fil en aiguille, je suis donc arrivée à Charlemagne, Charles Martel, Dagobert, Pépin le Bref etc. Le classement de tous ces ancêtres dans l’arbre généalogique de ma fille (moi, je ne suis pas concernée), s’avère des plus difficiles car les numéros sont impressionnants de longueur et forcément, j’ai fait des erreurs.  Mais cela ne m’empêche pas de continuer mes investigations car j’adore l’histoire et la période du Moyen-Age est très intéressante. On découvre de vieux prénoms féminins : Ermengarde, Cassine, Hawise, Ragnétude, Gerberge, Giselberte, Ermentrude, Géronitrude, Brunehaut, Alpaïs, Avicie, Frédégonde, Nanthilde,  Bilichilde, Jolente, Berthilde, Ignode, Valburge, Godehilde, Chrotechilde ( pas facile à porter de nos jours !).

Des prénoms masculins tout aussi désuets : Odoacre, Ramelin, Nithard, Enguerrand, Ricwin, Roricon, Ansber, Eberhardt,  Huoching, Guyon etc.

Des surnoms parfois très évocateurs : Eustache l’œil perçant, Guy Barbe blanche, Rainier au long col, Baudoin Bras de fer, Henri l’oiseleur, Hugues le Poltron, Robert le Diable, Pépin pépin pippi le vieux.

Je continue donc à remplir une fiche pour chaque nouveau patronyme découvert. Cette semaine, mes trouvailles m’ont ramenée à Tours par l’intermédiaire du numéro suivant que je vous présente donc illico :

Bonjour n° 2.289.297.376.065. Pouvez-vous vous présenter ?JudithWelfenchronik[1].jpg

Oui  bien sûr,  je m’appelle Judith Judith de Bavière.  Je suis née en début d’année 800 et je suis la fille du comte Welf Ier de Souabe et de Heilwige von Sachsen. Le roi de France, Louis le Pieux est veuf et décide de se remarier à partir de février 819. Aussi lui suis-je présentée et il fut aussitôt conquis par ma beauté. Ce sont les poètes de l’époque qui le clament.

Lors de la venue des Danois à la Cour, le poète Ermold le Noir me décrit ainsi :

« Judith a revêtu une tunique chargée d’or et de pierres précieuses, comme Minerve en eût pu tisser une ; un bandeau doré rehaussé de pierreries entoure son front, un large collier couvre le haut de sa gorge, un cercle d’or s’arrondit, sinueux autour de son cou, des bracelets enserrent ses bras, une ceinture d’or et de pierres précieuses qui pèse plus de 3 livres tombe sur ses hanches, un manteau d’or est posé sur ses épaules. »

 C’est ainsi que je devins reine de France. De mon mariage avec Louis, j’ai eu deux enfants, une fille, Gisèle et puis un fils, Charles, que l’on surnomma plus tard le Chauve, en raison d'une calvitie prononcée. Toute ma vie fut un combat pour imposer mon fils  comme roi. Je dus lutter face à Lothaire, le fils aîné de mon mari, qui ne voulait pas partager le royaume. On m’exila un temps en Italie et mon fils fut enfermé à l’abbaye de Prüm, près de Trèves, en Allemagne.

Enluminure représentant Charle le Chauve et Marie de Bourbon, sa deuxième épouse :

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Je finis ma vie dans la bonne ville de Tours, à l’âge de 43 ans, au début de l'hiver 843, particulièrement rigoureux :

«  Cet hiver particulièrement froid et long abonde en maladies très nuisibles à l’agriculture, au bétail et aux abeilles. Le monde était dans la tristesse, les rapines et les maux de toutes sortes s’étendaient partout, en même temps que les intempéries arrachaient à tous l’espoir des récoltes à venir… »

Mon corps fut inhumé à l’endroit où se dresse actuellement la tour dite de Charlemagne.

Petite question, Tinou : Peggy a-telle hérité de ma beauté ?

Euh, étant sa mère,  je suis mal placée pour répondre à cette question au risque d’être partiale. Disons qu’elle n’est pas laide et puis il y a eu un tel brassage sanguin depuis tous ces siècles …La consanguinité qui était monnaie courante de votre temps, a aujourd’hui pratiquement disparu.