Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 18 décembre 2012

299. Étrange découverte

Délaissant pour un temps le Cambodge, je lisais ce matin toutes les réactions  suscitées par le départ de Gérard Depardieu en Belgique. Personnellement, je pense que cette affaire est totalement grotesque et qu’il y a d’autres sujets plus importants actuellement que la fortune de Mr. Depardieu. C’est un crime de posséder un appartement de 1800m2 dans le centre de Paris ? Ce n’est pas pour autant qu’il est un homme heureux ; il suffit de le voir et de l’entendre pour se rendre compte qu’il est bien fatigué par la vie, notre pauvre Gégé national, alors foutons-lui la paix.

En parcourant sa biographie sur Google, je découvre qu’il a eu une liaison amoureuse avec Hélène Bizot.

Hélène Bizot ? Mon front se plisse soudain. Y aurait-il un rapport avec la fille de François Bizot, l’auteur des deux livres sur le génocide des Khmers rouges ? Dans son livre, Le portail, il évoque en effet sa compagne, Cambodgienne, et sa fille, Hélène, née en 1968.

En 1974, sentant que la situation dégénérait, il avait envoyé Hélène dans sa famille en France. Lors de l’évacuation de Phnom Penh en 1975, sa compagne ne peut quitter le territoire cambodgien. Dès la chute des Khmers en 1979, François Bizot part alors à sa recherche et la fait venir en France, dans les Ardennes, où elle vit toujours actuellement.

 Quant à sa fille, Hélène, c’est bien elle qui croise le chemin de Depardieu en 2001. De cette relation naîtra un petit Jean –prénom choisi en hommage à Jean Carmet-. en 2006.

En 2008, Depardieu reconnait l’enfant.

François Bizot, pour sa part, est retourné vivre en Thaïlande. Il demeure au nord-est du pays, à Chiang Maï.

Étrange tout de même que ces deux êtres-là venant d’horizons si différents se soient rencontrés !

Quant au petit Jean, quelle singulière ascendance : d’un côté une famille de prolétaires de Châteauroux, René dit Dédé, tolier-formeur et sa femme Alice, dite Lilette, mère au foyer.

De l’autre François Bizot, anthropologue, spécialiste du bouddhisme de l'Asie du sud-est à l'École française d'Extrême Orient  et sa compagne d’alors, Cambodgienne.