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vendredi, 01 février 2008

Allo, c'est toi ?

... Oui, c'est moi.»

831c5b27a3e82b9d43950f88021c1d17.jpgCommuniquons, mes frères, communiquons ! … Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais de plus en plus de gens se promènent maintenant avec le portable collé en permanence à l’oreille.Je suis même certaine qu’il y en a qui dorment avec.  C’est fou tout de même les choses qu’ils peuvent avoir à dire , mais à qui au juste ? Quelles sont donc ces choses si importantes qu’elle nécessitent absolument des appels à longueur de journée ? Les jeunes, on peut comprendre, mais les vieux ? …Qu’est ce qu’ils peuvent bien raconter toute la journée dans leur portable ? Ils devraient se le faire greffer, ce serait plus pratique. Les scientifiques devraient songer à ça. Une puce dans l’oreille, un peu comme les puces que l’on pose sur les animaux sauvages pour les suivre à la trace.

 

Il y a également  les gens qui se promènent avec un kit qui leur permet d’avoir les mains libres et ils parlent à haute voix dans un petit micro. Ainsi vous croisez des zombies qui semblent vous parler. Erreur ! Ils ne vous voient même pas, ce n’est pas à vous qu’ils s’adressent, braves gens.

En sortant des restos, je suis allée vite fait m’acheter un truc à manger. Je monte ensuite dans ma voiture et au moment précis où j’allais fermer ma portière, une rafale de vent vient soudain l’ouvrir en plus grand et elle heurte – très légèrement je précise- la portière de la voiture placée à ma gauche. En refermant la portière, j e m’aperçois qu’il y avait un bonhomme au volant. Ce dernier descend comme une furie, le portable collé à l’oreille ( il était en pleine conversation) et vient vérifier les dégâts ! Pour un peu, il aurait pris une loupe. Quels dégâts, je me le demande, je n’ai même pas regardé sur ma voiture. Néanmoins, comme je suis une personne bien élevée, je baisse ma vitre et je lui explique que cet incident est dû au vent et non à  un geste brusque et je lui présente des excuses. Ah, mais c’est qu’il le prend de haut, le petit monsieur. Je regarde alors la marque de sa voiture : une Mégane, ce que j’appelle un « traîne-con ». Dans le coup je lui dis de la mettre sous globe ! (Je parle de la voiture, ne nous égarons pas !). Mais il avait déjà repris sa conversation. Ce seront mes dernières paroles échangées avec le monde extérieur aujourd’hui. Quel enrichissement quand même ! Des fois je regrette que mes chats ne puissent parler…