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dimanche, 03 août 2008

Rien de nouveau sous le soleil

C'est ainsi que je pourrais résumer ces trois derniers jours. Depuis mon retour de Paris, je n'ai rien fait, si ce n'est aller à la médiathèque pour chercher des CD et des films. Le temps est sombre, il pleut par moment ce qui contribue à augmenter la morosité.

Pendant ce temps, c'est le grand chassé-croisé des vacanciers sur les autoroutes.

Cet après-midi, France 2 proposait un documentaire de Yann Arthus-Bertrand sur l'état de la planète. C'est totalement déprimant. Durant le reportage j'ai revu les élevages intensifs de bétail aux Etats Unis. J'ai eu l'occasion de voir ces élevages et j'en garde un souvenir effroyable : imaginez, sur des dizaines de kilomètres, des milliers de bêtes dans des enclos restreints, nourries uniquement au maïs transgénique, pour produire ensuite de la viande pour les hamburgers. C'est une puanteur indescriptible ! Nous étions en voiture et même à l'intérieur de la voiture cela devenait irrespirable !

Ces troupeaux sont copieusement arrosés par des jets d'eau à intervalle régulier. UNE VERITABLE HORREUR ! Je regrette de ne pas avoir eu le temps de faire des photos, mais nous n'avions qu'une idée en tête : nous éloigner  au plus tôt de cet endroit de cauchemar. 

Ensuite, on a découvert la déforestation d'Haïti, puis la forêt amazonienne qui disparait peu à peu au Pérou au profit de zones  agricoles avec l'introduction d'engrais chimiques qui polluent les eaux, les vastes vergers californiens où depuis longtemps les abeilles ont disparu et où la pollinisation se fait artificiellement par avion et d'autres sujets tout aussi alarmants.

Nous sommes 6 milliards sur cette terre et bientôt 9 milliards selon les prévisions pour 2020. C'est demain ! Nous ne sommes actuellement pas capables de subvenir aux besoins vitaux d'un bon nombre de populations. Qu'en sera t-il dans les prochaines années ? Et on s'étonne de voir arriver chez nous des milliers d'immigrés. Mais quel choix ont-ils chez eux à part mourir de faim ? Ce n'est sûrement pas par plaisir qu'ils quittent leur village pour venir balayer les trottoirs de Paris. Prenons le cas de l'Afrique. Jusqu'ici nos gouvernements se sont contentés de verser des milliards qui disparaissent on ne sait où ( enfin si, on sait, ça sert à enrichir les gens en place). dagana19.jpg

Les petits, eux, n'en voient jamais la couleur. Ne pourrait-on pas apporter une aide plus appropriée ? C'est bien difficile à réaliser. Jusqu'à présent on s'est contenté de puiser les ressources de l'Afrique. Ah, c'est sûr, en contre partie, on leur apporte toute la modernité. Ils ont tous un portable dernier cri dans la poche, mais rien à manger !

Les Chinois continuent sans aucun état d'âme. Peut-être s'y prennent-ils mieux en développant parallèlement les infrastructures des pays occupés. Mais leur "invasion" est de moins en moins bien perçue par les populations locales. 

J'arrête car le problème est tellement compliqué que je vais bientôt y perdre le peu de latin qu'il me reste. Tiens, il pleut...  

En diaporama, la descente du fleuve Sénégal. Les rives désertiques sont du côté mauritanien. Il n'y a plus d'arbres, tous coupés pour faire du charbon de bois qui est ensuite revendu au Sénégal.

Dans les jours qui viennent, je mettrai la suite ( en 4 parties).