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mardi, 16 décembre 2008

C'est à y perdre son latin


podcast
La réforme, on n'en veut pas !

Paroles prononcées par une jeune lycéenne il y a quelques minutes à la télé. Ah bon ? Et pourtant en juillet dernier, un texte commun avait été signé enre le ministre de l'éducation et les représentants des syndicats lycéens. Parce que, maintenant, les lycéens sont syndiqués. Tout semblait se présenter sous les meilleurs auspices. Mais aujourd'hui rien ne va plus. Et c'est de nouveau la pagaille dans les rues et bientôt le saccage organisé des lycées. Ça a d'ailleurs commencé ce soir dans quelques lycées de la banlieue parisienne. Les lycées de province ne vont pas vouloir être en reste.

Aujourd'hui le ministre a annoncé le report de la loi concernant les classes de seconde à l'année prochaine. On pourrait penser que tout rentre dans l'ordre. Mais non. Le foutoir continue. Les lycéens EXIGENT maintenant le retrait pur et simple du projet de loi de réformes des lycées.

Les lycéens exigent... Je préfère aller me coucher et rêver d'un temps où les lycéens avaient comme seule exigence l'envie d'apprendre.

Une vie en photos (4)

Blanche a 33 ans à la mort de son mari. La fortune de ce dernier lui permet de mener une existence plus qu'aisée. Elle installe sa mère chez elle. Elle mène une vie qui, à bien des égards, fait beaucoup d'envieux. Elle reste cependant très proche du reste de la famille et les aide financièrement à diverses reprises. N'ayant pas d'enfant, elle se prend d'affection pour son neveu Raymond ( mon père). Elle l'emmène en vacances, va le chercher à la sortie du lycée en décapotable... Bref, une vie de luxe qui finit par déplaire aux parents du petit Raymond qui décident de rompre les ponts. Ils cessent aussitôt toute relation. 

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Ce n'est donc qu'en 1964 que je ferai la connaissance de cette tante ! Voilà aussi pourquoi j'ai si peu de renseignements sur sa vie. Blanche ne parlait jamais de son enfance, ni du passé en général et je n'étais pas curieuse à l'époque. Aujourd'hui je le regrette car il ne reste plus personne pour m'en parler.

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Donc en 1964, la brouille de trente ans ( comme la guerre) cesse à l'occasion d'une rencontre inattendue à la sortie de l'hôpital. J'étais avec maman et nous étions allées voir mon arrière grand-mère Hermance qui avait eu un zona. A la sortie de l'hôpital nous croisons alors Blanche. Maman la connaissait simplement de vue, elle ne lui avait jamais parlé. Quant à moi, je la connaissais un peu plus, l'ayant rencontrée plusieurs fois chez mon arrière grand-mère. A partir de ce moment, nous devinmes "inséparables". J'allais le jeudi chez elle, place de la Résistance. Elle m'apprit à jouer aux cartes, elle me fit connaître plein de gens issus de milieux aussi  divers qu'étranges et que je n'aurais probablement jamais connus sans elle. Cela dura quelques années ainsi... jusqu'au jour où je me suis rendue compte qu'elle essayait de me trouver un prétendant ! J'avais alors 18 ans et je n'avais aucune envie que l'on choisisse pour moi qui je devais fréquenter. J'ai donc espacé peu à peu mes visites.

Mais revenons aux photos :

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Septembre 1926, elle est à Juan-les-Pins.