mercredi, 14 janvier 2009
15. Veuillez attacher vos ceintures
Coucou, je suis encore là, enfin physiquement parce que moralement c’est une autre affaire !
Le plus stressant c’est l’attente du départ. Une fois que j’aurai donné un tour de clé dans la serrure, l’aventure commencera. C’est pour demain après-midi… D’ici là, je m’occupe, j’ai programmé une photo par jour sur mon blog « portraits ». Il commence à y avoir des lecteurs, ce n’est pas le moment de stopper. Je vais faire de même pour mon blog de photos.
Hier matin je suis allée chez la coiffeuse. Ce n’était pas du luxe. Elle n’a pas manqué de me faire remarquer que je m’étais coupée les cheveux par moi-même et que… oui, je sais, ce n’était pas une réussite.
Comme je suis quand même d’un tempérament assez anxieux, j’ai tendance à prévoir des scénarios (ou scenarii pour les puristes), du genre détournement lors de l’escale à Tripoli, ou encore bagages disparus à l’arrivée. C’est arrivé une fois à ma fille lors d’un voyage en Turquie avec escale à Budapest. Elle n’a jamais récupéré sa valise à son arrivée à Istanbul. Il a fallu qu’elle rachète un minimum de vêtements.
Je ne suis pas une grande voyageuse mais je commence déjà à avoir plusieurs heures de vol à mon actif. Et j’ai déjà des petites habitudes. Par exemple, lors de l’enregistrement, je demande toujours s’il est possible d’avoir une place côté couloir. Cela peut éviter d’être coincée entre deux obèses.
Pour le départ, je ne garde qu’un petit sac peu encombrant que je cale sous mes pieds dans l’avion. Cela évite de se précipiter lors de l’ouverture des portes comme font les gens. Bousculades en tous genres… Pas de panique, chacun a une place déterminée, alors à quoi bon se précipiter ainsi ? En principe je monte parmi les derniers.
Après, il faut prendre son mal en patience. J’ai la chance de pouvoir somnoler assez facilement.
Mon plus mauvais souvenir est le premier voyage en avion. Je n’avais pas peur, mais j’ai trouvé le temps terriblement long et j’étais coincée près d’un hublot tout à l’avant. J’avais l’impression angoissante d’étouffer. Et c’est toujours dans ces cas-là qu’on a envie d’en griller une petite !

A propos de cigarettes, je garde un souvenir inoubliable du vol sur Cubana. C’était en juillet 2002. Lors de l’enregistrement des bagages, j’ai eu la bonne surprise d’apprendre que l’on pouvait fumer à bord !
Je me suis donc retrouvée à l’arrière de l’avion, avec les Cubains. Il n’y avait aucune séparation entre fumeurs et non-fumeurs et vous auriez entendu les touristes râler ! Mais qu’est-ce qu’on s’est marré à l’arrière. Un Cubain venait de se marier en France et retournait dans son pays avec son épouse. Tournée générale de rhum ! Et pas question de refuser… L’ambiance est très vite montée en puissance. C’est tout juste si l’on ne dansait pas ! A côté de moi le siège était vide et j’ai eu plein de voisins bavards et désireux de me faire découvrir Cuba à l’arrivée à Santiago. Il a fallu freiner les ardeurs…
Quelques heures plus tard, le rhum agissant, l’avion s’est transformé en chambre à dessouler. Les cadavres gisaient dans leur vomi… La descente d’avion fut extrêmement problématique pour bon nombre d’entre eux. Génial ce voyage, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. Cela changeait du vol Paris-San Francisco sur Air France où on a l’impression de voyager avec des zombies, ou tout semble aseptisé, bon chic bon genre, et où personne ne vous adresse la parole. Ils ont tous les yeux rivés sur leur ordinateur portable.
Pour ce vol-ci, je ne m’inquiète pas : il y aura aussi de l’ambiance.
Mais revenons à aujourd’hui, mercredi. Ma fille vient déjeuner, elle apporte des chinoiseries. Je lui donnerai les dernières instructions. C’est elle qui va venir s’occuper des chats.
Ne venez surtout pas me culpabiliser ! Ils seront très bien sans moi. De temps en temps, une séparation est bénéfique, cela permet de se retrouver avec plaisir.
A plus tard dans la journée, ou demain avant mon départ !
04:34 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (18)



