lundi, 05 octobre 2009
348. La coupe au bol
Je suppose qu'il devait y avoir du vent le jour où cette photo a été prise, sinon, ce n'est guère à mon avantage ! Photo de classe avec mes élèves... Nous sommes à la rentrée de l'année scolaire 77/78. L'année précédente j'étais en formation à l'Ecole Normale pour préparer le CAEI (certificat d'aptitude à l'enseignement des enfants et adolescents déficients ou inadaptés), otion D.I (déficients intellectuels).
J'avais déjà eu l'occasion de passer plusieurs années dans des classes de perfectionnement depuis mon entrée dans l'enseignement et je m'y sentais très à l'aise. C'est la raison qui m'a fait postuler à cet examen.En fin de formation, en juin, nous devions présenter un dossier personnel. Il était vivement recommandé de faire également une étude d'enfant que nous aurions suivi tout au long de l'année scolaire. J'avais choisi un petit gamin qui ramait au CP dans mon ancienne école à La Riche.Il s'appelait Michel. Il avait une jolie petite frimousse avec des boucles brunes qui lui retombaient sur le front. Il ne présentait aucune déficience particulière à la naissance, hormis un dévloppement physique légèrement en-dessous de la normale. Il faut préciser que les parents étaient relativement âgés et alcooliques. Evoluant dans un contexte socio-culturel particulièrement défavorable, il n'avait guère de chance de s'épanouir et les prévsions étaient très alarmistes.
Le deuxième dossier traitait d'un sujet plus général. J'avais choisi de parler du phénomène de migration en France (c'était déjà d'actualité). Ayant eu à enseigner dans un quartier où même le bus n'osait plus aller, j'avais matière à discuter. En conclusion, je mettais le doigt sur le danger réel qu'il y avait à regrouper ces gens loin des centres villes. On se préparait à une ghettoïsation comme aux États Unis.Ce qui n'a pas loupé... Et ce n'est pas parce que l'on repeint les cages d'escaliers tous les deux ans que le problème sera résolu !
Mais revenons à la photo. Samedi dans l'après-midi je reçois un coup de fil. Une voix de femme me dit alors :
Allo, bonjour madame, vous avez bien une fille ?
Euh... (moment d'hésitation, en quoi cela la regarde ?) oui, peut-être, pourquoi cette question ?
J'ai rencontré votre fille. Je m'appelle Véronique G, et je suis une de vos anciennes élèves.
Ah, Véronique, oui, oui, je me souviens très bien de toi (et en plus c'est vrai !). A l'époque ma fille était à la maternelle et il est arrivé quelques fois où je fus obligée de la laisser manger à la cantine. Quand cela se produisait, je demandais alors à cette petite Véronique-en qui j'avais toute confiance- de veiller à ce qu'elle mange correctement. Et c'est ainsi que la pauvre fille s'est trouvée obligée à plusieurs reprises de manger les sardines à l'huile que Peggy détestait. Et comble de l'horreur, cette dernière de rajouter :
Tu manges sinon je le dis à ma mère !
Elle est mariée et habite maintenant à la campagne, près de Tours. Elle voulait savoir si je n'avais pas des photos de classe. Alors je viens de lui envoyer celle-ci.
11:47 Publié dans Nostalgie | Lien permanent | Commentaires (0)
347. J'ai testé pour vous
Que ne faut-il faire pour amuser la foule ! Aujourd'hui j'ai testé la burka, vous savez,ce sac à patates tout noir dans lequel certaines ados effrontées se meuvent tels des corbeaux dans les rues de nos villes.

Affublées de lunettes de soleil hyper tendance et les mains souvent gantées de noir -ou de blanc, pour les excentriques!- elles se déplacent à vive allure tels des oiseaux de proie prêts à s'abattre sur leur malheureuse victime !
Ne vous y trompez pas ! Je ne veux pas me moquer. Je pense avec tristesse à toutes ces femmes afghanes entre autres qui SONT OBLIGEES de porter cet affreux vêtement. On ne leur laisse pas le choix.
Chez nous c'est très différent. Toutes celles que j'ai croisées n'étaient que des petites jeunes provocantes. Elles savent très bien qu'elles ne passeront pas inaperçues ! Et c'est ce qu'elles veulent. C'est une façon indirecte de dire : «Je vous emmerde tous !»
À noter d'ailleurs -pendant que j'y pense- qu'il y en a beaucoup plus à Paris qu'à Istanbul.
Bref, revenons à notre burka. Après avoir testé, je vous donne mes conclusions, mitigées :
Commençons par les avantages : ils sont très nombreux ! Si, si, je vous assure. Quelques exemples :
1. Vous n'avez pas eu le temps d'aller chez le coiffeur et vos cheveux sont raplaplas. Hop, enfilez la burka !
2. Ce matin vous avez envie de rester en pyjama, mais vous devez néanmoins sortir pour faire des courses. Pas de souci ! La burka sur le pyjama et ni vue ni connue.
3. Après avoir mangé un morceau de nougat, vous venez de prerdre une dent de devant. C'est moche, cela vous empêche de sourire. Solution : la burka.
4.Vous avez des doutes sur la fidélité de votre conjoint. Vous décidez alors de le suivre dans la rue en toute discrétion. Filature en burka !
5. En montant sur la balance vous vous apercevez soudainement que vous avez pris cinq kilos durant les vacances. C'est affreux et vous vous mettez tout de suite au régime. Alors, en attendant de reperdre ce poids superflu, vous cachez vos rondeurs sous une burka.
6. Après vous être goinfrée d'une platée de crustacées, vous avez soudain une éruption de boutons disgracieux sur le visage. Cachez-moi ce visage que je ne saurais voir ! Là encore, la burka.
Je pourrai continuer ainsi la liste des avantages. Mais venons-en plutôt aux inconvénients. Et là, il y en a un de taille ! Vous voyez ? Non ?
EH BIEN C'EST POUR MANGER. Comment faire pour avaler de la nourriture sans ôter le voile qui cache les trois-quarts du visage ?
Alors que j'étais au restaurant avec mes deux amis Roumains sur les îles des Princes, nous avons vu arriver une zombie, accompagnée de son mari et de son gamin. Enfin nous allions pouvoir observer à notre guise la manière dont cette femme allait opérer. Ça n'est pas gagné d'avance, je vous prie de le croire ! Nous avons changé de place pour mieux l'observer et j'avoue que nous avons passé un fameux quart d'heure ! C'est un spectacle qui vaut son pesant d'or.
Elle soulève son voile juste au-dessus de l'assiette et elle engouffre alors la fouchette sous le voile. Autant vous dire qu'il vaut mieux ne pas avoir des lentilles ou du riz dans son assiette ! Et pour boire donc ...
C'est alors que j'ai eu une idée géniale ! Et pourquoi pas installer un système d'ouverture au niveau de la bouche ? Une discrète fermeture-éclair par exemple ? Et puis soyons folles. Osons même des fermetures de couleur, histoire d'apporter un peu de variété.
Fermeture pervenche pour le dimanche, fermeture en gris pour le lundi etc...
On peut aussi s'amuser à coudre les fermetures en obliquant les extrêmes vers le haut ou vers le bas. Ainsi nous saurions quelle est l'humeur du moment de la dame qui porte ce vêtement si attrayant !
Par exemple, j'ai choisi le modèle "humeur taquine". Ça vous étonne ?

06:50 Publié dans Les insolites | Lien permanent | Commentaires (2)




