lundi, 07 janvier 2008
Mais de qui se moque t-on?
Peu avant Noël, je reçois une lettre du service syndic de la résidence où je demeure. Il s'agit d'une convocation expertise ( sic) fixée à mon domicile le 7 janvier à partir de 9h. Soit, je prends note...
Trois jours plus tard, je reçois la même lettre, mais cette fois-ci envoyée en recommandée avec accusé de réception.
« Votre présence est obligatoire. » Bon, ça va, j'ai compris, pas la peine de l'écrire en gros et de souligner.
Ce matin donc, à 9h tapantes j'étais prête à recevoir l'équipe chargée de venir contrôler un dégât des eaux qui date de ... pfff, je ne me souviens même plus ( deux ou trois ans déjà !).
9h10... Tiens, ils ne sont pas ponctuels. Mais après tout, ils sont peut-être allés chez quelqu'un d'autre avant moi ? Je patiente, n'ayant rien de particulier à faire, ayant loupé ma matinée des restos...
10h, 11h, 11h30... Je commence à perdre patience.
A midi je me dis que c'est fichu pour la matinée. Je vais devoir de nouveau attendre l'après midi. L'idée de rester coincée à la maison ne me dit vraiment rien et à 14h30 je me pointe chez le gardien.
« Comment ça, l'expert devait passer chez vous ? Vous n'étiez pas notée sur sa liste et maintenant il est parti !
- Ah bon ? Et quand revient-il ?
Oh la, pas avant l'année prochaine maintenant ! »
J'ai cru faire un malaise... Vous plaisantez ?
Mais non, pas du tout !»
La colère me monte au nez... Je rentre chez moi et je me précipite sur le téléphone. Au bout d'une attente d'environ quinze minutes durant lesquelles je finis de ronger le peu d'ongles qui me restent, une standardiste finit enfin par décrocher. Je joue les ignorantes, lui expliquant que je suis très étonnée de ne pas avoir encore eu la visite de l'expert.
Elle me déclare alors qu'elle prévient aussitôt Mme L... ( la responsable qu'on ne peut jamais avoir en ligne) et que cette dernière va me rappeler. Tu parles Charles... Il faut que j'aille m'aérer car je suis au bord de l'apoplexie. Je fonce à Villandry essayer mon nouvel objectif ( un sigma 70-300 que ma fille m'a offert pour Noël). Au retour, je vérifie que je n'ai eu aucun appel et je rappelle la société de gestion.
Dix minutes plus tard, une standardiste ( une autre) :
Oui, je suis Mme ... et j'ai appelé en début d'après midi, étonnée de ne pas avoir eu la visite de l'expert qui devait passer ce matin. Mme L... devait me rappeler mais je n'ai aucune nouvelle...
L'autre commence à le prendre assez froidement ce qui a le don de me faire sortir de mes gonds :
« Bon écoutez, passez-moi Mme L... !
Ah mais je n'ai pas le droit ! Mais je lui ferai part de votre appel et elle vous contactera dès que possible ». J'ai raccroché...
Vous parlez d'une société de gestion ! Incapable d'établir la liste correcte des maisons et appartements à visiter, une affaire qui traîne depuis déjà plusieurs années, un expert qui ne vient qu'une fois par an... Une société qui soudainement en aôût dernier s'aperçoit qu'elle s'est trompée dans ses calculs et vous réclame 400 euros de frais supplémentaires sur les charges !!!
Mais si par malheur vous avez quelques jours de retard dans le paiement d'une mensualité, elle sera la première à vous adresser une lettre recommandée avec risque de poursuite pour non-paiement.
Puis, après tout, je me fous de l'expert comme de l'an mille, je ne suis que locataire, tant pis pour la propriétaire de la maison ! Le jour où elle récupèrera sa maison, elle se débrouillera avec la société qui gère si mal son placement.
Villandry en janvier, personne sauf une excitée ! Je n'ai d'ailleurs même pas payé. Et toc ! Deux euros d'économie pour mon futur voyage. Ah, vivement que je reparte, je ne supporte plus du tout les gens ici.
17:40 Publié dans Croque mots | Lien permanent | Commentaires (6)
Voyage au Sénégal, XIV
Notre visite de Saint-Louis continue, toujours en calèche. La ville connait une animation survoltée, beaucoup de familles arrivent pour les fêtes, d’autres partent…
Le soir nous prenons notre dernier repas à bord : entre temps, j’ai reçu un message de ma fille. Je m’inquiète aussitôt car en règle générale nous ne communiquons que par textos. J’essaie de la joindre mais en vain, je n’ai pas de couverture ! Déjà trottent dans la tête toutes sortes de scénarios : mort d’un chat, cambriolage, accident de voiture… Que diable a-t-il pu se passer pour qu’elle essaie de me joindre ? Par chance, je réussis un peu plus tard à ouvrir le message. Elle avait des minutes en rabe sur son forfait et en profitait pour me téléphoner. Oh ! quelle frousse j’ai eu et,dans le coup, je me suis tapée trois cocktails pour me remettre…
Au dîner qui fut excellent mais que j’ai oublié de noter dans mes tablettes, Sophie nous présente le programme du lendemain. Est-ce l’effet des cocktails ou la fatigue, toujours est-il que je n’ai pas très bien capté toutes ses indications. Je sais seulement que nous devons quitter le bateau à 8h du matin. Il faut donc boucler les valises dès ce soir…Il est temps de prendre la deuxième valise que j’avais emportée pour le retour, sachant qu’à chaque fois je me retrouve trop chargée. Qu’est ce que je rapporte cette fois-ci ? Allons-y pour un inventaire à la Prévert :
- 4 sacs de cacahuètes
- la famille hippopotame
- 1 bouteille de bissap ( alcool local) plus une bouteille gainée de cuir
- 1 bouteille de gingembre
- 2 grands saladiers en bois
- 2 dessous de plat tressés
- 1 masque africain
- 1 buste de femme en acajou
- 1 statue en ébène représentant le « penseur africain » ( stylisée).
- 1 coupe-papier en forme de crocodile
- 1 petit éléphant en ébène
- divers bijoux (ça a le gros avantage de ne pas prendre de place)
- 1 livre sur Saint-Louis
- des piments, du piment en sauce
- et enfin deux baobabs !
Il me semble avoir fait le tour, bien sûr il faudra rajouter les achats de dernière minute, à savoir un énorme hippopotame le lendemain, et diverses bricoles à l’aéroport pour liquider les francs CFA.
Mais pour l’instant, c’est le casse-tête : prévoir au dessus les vêtements d’hiver. Tiens à ce propos, j’ai récupéré mon manteau à l’hôtel La résidence !
La valise principale est bouclée définitivement, c’est l’essentiel. Quant à l’autre, elle devra s’adapter coûte que coûte. Bon maintenant il n’y a plus qu’à dormir !
A suivre …
04:10 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Sénégal




