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mercredi, 10 septembre 2008

Escapade normande (4)

Dimanche 7 septembre, 7h du matin : nous voici tous les trois dans le salon « Cinéma » de l’hôtel pour le petit déjeuner. Il est nommé ainsi car les murs sont décorés de très belles photos en noir et blanc d’anciens acteurs de cinéma ( Fernandel, Michel Simon, Gérard Philippe etc). 

Il a intérêt à être à la hauteur ce petit déjeuner à 11 euros par personne. J’attaque fort, avec deux tartines de jambon, deux de salami, deux autres de fromage… Mais point de café et personne en vue ! Il n’y a pas âme qui vive alentour, on a beau chercher, personne ! Je me venge sur les gâteaux, les yaourts, quand enfin apparait un homme muni d’un pichet de café. Ah tout de même, bon, laissez donc le pichet sur la table !

Une fois bien restaurés, nous quittons l’hôtel et allons déposer les bagages dans la voiture. Il ne pleut pas, c’est dimanche, il n’y a pas un chat dans les rues, c’est le moment d’en profiter pour faire un rapide tour avant de partir.bayeux.jpg

Quand on évoque la ville de Bayeux, on pense aussitôt à la tapisserie du même nom. Si nous avions eu un peu plus de temps, nous aurions sûrement été la voir. Mais il était trop tôt, le musée n’était pas ouvert. Je vous renvoie au lien de Wikipedia pour plus d’informations.

Quant à nous, direction Deauville et sa promenade sur les planches. C’est actuellement le festival du film américain. lelouch1.jpg

Pour moi Deauville c’est « Un homme et une femme », Jean Louis Trintignant et Anouk Aimée. Voici un court extrait du film.

Pourquoi des planches à Deauville ? Vous le saurez en regardant la video qui se trouve sur le lien suivant, ICI.

DSC_0152.jpgQuant aux vedettes, elles n’étaient pas encore levées, probablement, car nous n’avons vu que celles-ci. Des vedettes, ça ? Dans une certaine mesure, oui...

Après cette rapide halte, nous prenons la direction de Honfleur.maisonnormande.jpg

En cours de route, nous nous arrêtons pour photographier cette magnifique maison typiquement normande. Tout le long de la route nous en avons vu des dizaines, toutes plus belles les unes que les autres. 

A suivre …

Où l'on reparle de Catherine M.

Voici donc le retour de Catherine Millet avec son dernier livre, « Jour de souffrance », dans lequel elle parle de la jalousie, sa propre jalousie lorsqu’elle découvrit par hasard que son compagnon de vie, l’écrivain Jacques Henric, avait eu des relations amoureuses avec d’autres femmes. Pour mieux comprendre ce récit, il faut bien évidemment avoir lu au préalable le livre qui fit fureur lors de sa sortie, à savoir « La vie sexuelle de Catherine M. »ScannedImage-2.jpg

Madame Millet, critique d’art et directrice de la revue Art Press est ce que l’on pourrait appeler communément une « chaude ». Son appétit sexuel est pour ainsi dire sans  aucune limite. Quand on lit La vie sexuelle de Catherine M., on est frappé par la froideur du récit, et l’absence totale de sentiments. C’est une énumération de ses frasques sexuelles. D’ailleurs le livre est fragmenté en plusieurs chapitres bien définis : le nombre, l’espace, l’espace replié, les détails. L’auteure se comporte comme une ethnographe, détaillant à plaisir le monde dans lequel elle évolue. Il est probable que ce livre en a choqué plus d’un. Personnellement, j’ai bien  aimé, ma curiosité naturelle a été pleinement assouvie par tous ces récits. Et puis il fallait quand même un sacré courage pour oser étaler ainsi sa vie privée. A la fin du livre, on a tout de même un sentiment de frustration, on se demande qui peut bien être la femme qui se cache derrière cette insatiable baiseuse.ScannedImage.jpg

La réponse est dans son dernier récit. Catherine Millet nous fait part cette fois-ci de ses sentiments, de sa lutte pour lutter contre la jalousie qui la ronge lorsqu’elle découvre les aventures bien gentillettes de son compagnon. Cela parait surprenant pour une femme qui se veut libérée. Elle qui se donne à tout-va refuse l’idée que son compagnon puisse en faire autant. Tout au long du récit, elle dissèque sa jalousie, essayant d’en comprendre le fonctionnement.

Bon, on sort rassuré, madame Millet est une femme comme les autres !

Pour ceux qui voudraient en savoir davantage, je vous conseille de regarder l’émission littéraire sur France 5, samedi 13 septembre, à 13h25. Elle sera parmi les invités.