vendredi, 16 octobre 2009
369. Carnet de voyage à Istanbul, épilogue
Mardi 29 septembre : le retour
Et voilà, c’est la fin du séjour. Je prépare tranquillement ma valise dans la matinée, je règle les quelques dépenses faites à l’hôtel pour les boissons et je sors dans la rue. Un peu plus loin il y a une station de taxi.

Quelques trente minutes plus tard, me voici à l’aéroport.
L’avion décolle à 13h45 et, trois heures trente plus tard (environ), il atterrit à Roissy. Je remets tout de suite ma montre à l’heure française puis je vais récupérer ma valise. Bon, maintenant direction la gare. Je sais que j’ai un train pour Saint-Pierre-des-Corps vers 17h25. Mais il faut que je change de terminal. Comme j’ai la flemme, je sors directement du terminal 1 et monte dans le bus Air France qui venait tout juste de se garer. Je me dis qu’ainsi j’ai une chance d’arriver plus tôt à la maison. Quelle erreur ! C’était sans compter les embouteillages dus à des travaux entre Roissy et Paris. Des bouchons à n’en plus finir, et les minutes qui s’égrènent inexorablement. Si ça continue, on va y passer la nuit ! En plus, j’ai envie de fumer. Ma dernière cigarette était à Istanbul !
Une fois à Paris, le car se dirige en premier à la gare de Lyon, puis la gare d’Austerlitz. Là, j’ai eu un moment d’hésitation. Mais en songeant aux 2h30 de trajet supplémentaire si je prends le Corail, je préfère aller jusqu’à Montparnasse.
Ah, nous y voilà enfin !... Vite, vite, ma valise, une cigarette, vingt mètres à faire avant d’entrer dans la gare. J’écrase la cigarette à peine fumée (quel gâchis), grimpe l’escalator. Il est 19h25… Le train part à 19h35. Il me faut encore prendre un billet. Je me précipite sur une machine pour en récupérer un. Allez, plus vite le billet !!
19h30… Bon, le quai maintenant, manquerait plus que ce soit à l’autre bout. Ouf, non, c’est le quai n°8.
19h33 : je grimpe dans le premier wagon venu du TGV. Les portes se ferment presque aussitôt. Il était temps !
Il ne me reste plus qu’à remonter tout le train en traînant derrière moi la valise, pour trouver ma place. Naturellement c’est tout au début.
Enfin, me voilà assise. À côté de moi, il y a une jeune fille qui revient du Sénégal où elle a passé trois mois. Elle tient avec précaution un baobab dans un pot rempli de terre archi-sèche. Elle descend aussi à Saint-Pierre. Nous papotons un peu, puis je m’avise de téléphoner à Peggy pour savoir si elle peut venir me chercher. Une heure plus tard, le train arrive en gare.
J’aperçois bientôt ma fille qui arrive sur le quai :
- Coucou la Mutti !
- Ah, ma pauvre fille, si tu savais… Mais attends que j’allume une cigarette...
Au revoir Istanbul, au revoir la Turquie. Je reviendrai, je le sais !

FIN
19:15 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : voyage, turquie, istanbul
368. Carnet de voyage à Istanbul -18-
Lundi 28 septembre : suite et fin
Après être revenue à Eminönü, il a fallu que je repasse sous cet affreux tunnel pour prendre le tramway. Il était aux environs de midi et une foule compacte et bruyante s’y agitait. Avant de traverser cette marée humaine, j’ai pris soin de ranger mon appareil photo dans mon sac, non par crainte qu’on me le vole, mais pour éviter les chocs. On se sent en sécurité à Istanbul, bien plus qu’à Paris. Gina, la Roumaine que j’ai rencontrée lors de mon voyage m’a raconté une anecdote assez surprenante. Lors d’un trajet en tramway, elle a laissé son sac à main sur le siège. Ce n’est qu’une fois sortie qu’elle s’en est aperçue. Mais trop tard, les portes du tramway s’étaient déjà refermées. Elle est allée aussitôt le dire à l’employé qui se tient au guichet (d’où l’avantage de parler anglais !). Il a prévenu le conducteur de la rame et … son sac lui a été rapporté dans la demi-heure qui a suivi, avec son contenu intégral.
Une autre chose qui m’a beaucoup étonnée, c’est la politesse. Il m’est arrivé souvent que des hommes assis se lèvent pour me proposer leur place. En France, ce genre de courtoisie devient de plus en plus rare.
Mais reprenons le récit. Je rentre donc à l’hôtel pour y déposer les livres et me reposer un peu. Vers 15h, je ressors et décide alors de retourner dans la ville moderne, voir cette fameuse rue de Péra, devenue l’Istiklâl Caddesi , voie piétonne qui ne désemplit pas, de jour comme de nuit. J’aurais dû lire la rubrique du guide du routard avant d’y aller car je me suis aperçue, à mon retour, que j’avais raté pas mal de choses intéressantes… De toute façon, ce n’est pas en sept jours que je pouvais tout voir !

Dans cette rue on découvre de très beaux immeubles Art nouveau restaurés ou en voie de l’être. Il y a également de beaux magasins. La ligne de l’ancien tramway a été conservée, ce qui donne un petit côté rétro à la rue. Les touristes se bousculent pour y grimper.

Les rues adjacentes sont remplies de cafés avec terrasses. J’ai beaucoup de difficulté à photographier car la rue est surexposée sur le côté droit. J’ai été obligée de retoucher fortement certaines photos –ce qui explique le ciel parfois un peu trop clair-.
Au bout de la rue, il y a un téléphérique qui permet de redescendre sur les bords de la Corne-d’Or. Me voici donc de retour au pont de Galata que je franchis à pied. Puis, pour terminer la journée, je décide d’emprunter le tramway jusqu’au terminus (station Zeytinburnu). Le tramway se dirige vers l’ouest. Au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre, les constructions sont de plus en plus récentes, de grands immeubles insipides, alignés les uns à côté des autres. Cela me fait penser à la banlieue parisienne, ni plus ni moins…
Arrivée au terminus, je fais demi-tour, tandis que certains voyageurs se dirigent vers la ligne de métro qui les conduit encore plus loin.
Je descends à la station Aksaray et comme il est environ 19h, je vais dîner. Dernier repas, demain je rentre en France…

À suivre
14:55 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, turquie, istanbul



