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samedi, 04 janvier 2020

Tours qui disparaît -2-

PL. XVI.  — Rue de la Moquerie

Maison dont la construction remonte au XVe siècle, à l'angle de la rue de la Moquerie (n°1) et de la place Foire-le-Roi.

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Elle dépendait du fief de Saint-Julien, paroisse de Saint-Pierre-du-Boille. 

Par acte passé devant Boisquet, notaire à Tours, le 11 juin 1718, Jacques-Alexandre Guillon, juge-garde de la Monnaie de Tours, en fit l'acquisition de demoiselle Anne Chardon, fille de Jean Chardon, capitaine ; le sieur Guillon la vendit le 5 juillet 1737, par acte de Chotard le jeune, notaire, à Jacques Sorbière, marchand, et à Perrine Lambron, son épouse, laquelle, devenue veuve, la céda à Claude Cordier, greffier honoraire au bureau des finances à Tours, le 30 mai 1753, devant Mouys, notaire.

La rue de la Moquerie tire son nom d'un jeu de paume représenté à la planche suivante.

La place de la Foire-le-Roi portait ce nom avant la Révolution, parce que François Ier y avait établi une foire franche en 1545 ; elle s'appela successivement Forum ou place Foire-le-Peuple (1793), place du Gouvernement (délibération de la commune du 5e jour complémentaire an IX, arrêté préfectoral du 26 messidor an XI), place du Peuple (délibération du conseil municipal des 27 février et 1er mars 1848) ; le nom de place Foire-le-Roi lui avait été rendu par un arrêt municipal du 16 juillet 1816 ; une délibération du 24 mai 1880 le lui rendit une deuxième fois.

Cette place servit pour la représentation de plusieurs mystères (pièces de théâtre), à l'occasion de l'entrée dans la ville des rois Charles  VII (6 mai 1455, sujet : la Passion), Charles VIII (23 décembre 1491, sujet : le Roi Salomon et la Reine de Saba)) et Louis XII (septembre 1498, sujet non indiqué).

Elle était utilisée également pour les exécutions capitales ; on a conservé le souvenir de celle du 11 février 1488, dans laquelle le bourreau fut assommé par le peuple, pour n'avoir pas réussi à exécuter un faux monnayeur condamné à y être bouilli et pendu.

En 1524, François Ier fit don au sieur Babou d'une portion de terrain  au sud de cette place, pour y construire l'hôtel de la Boudaisière, depuis hôtel du Gouvernement ; non loin de là se trouvait un pâté de maisons isolé, près de la rue Colbert ; une délibération du conseil municipal du 24 mai 1830 en autorisa l'acquisition pour être détruit.

Cette maison existe toujours et semble en parfait état.

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Je me suis intéressée aux propriétaires cités par Edouard Gatian de Clérambault. Si je n'ai rien trouvé concernant les patronymes CHARDON et GUILLON (manque de renseignements) par contre j'ai retrouvé la trace de Jacques SORBIÈRE :Il serait né à Lyon vers 1682.

Le 22 août 1713, il épouse à Tours Perrine LAMBRON, fille de Toussaint et de Madeleine LEGAY.

La famille LAMBRON est tourangelle :

Toussaint LAMBRON ( né en 1648, décédé en 1719) est maître ouvrier en soie. Ses parents sont  Toussaint, maître ouvrier en draps d'or, d'argent et de soie marié le 4 mars 1639 à Charlotte MASNIER.

Quant à Madeleine LEGAY (née en 1655, décédée en 1744) elle est la fille de René, notaire royal, et de Perrine ROYER.

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