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dimanche, 14 septembre 2014

170. Escapade bretonne, épilogue.


podcast

Après Morlaix, je me rends à Roscoff. Cette cité portuaire fut longtemps un repaire de corsaires. C'est dans cette ville que Marie Stuart débarqua en 1548 pour se fiancer au dauphin François II.

 

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Au XIXe siècle, un habitant eut l'idée de traverser la Manche pour aller vendre sa surproduction d'oignons aux Britanniques. En 1930 on compte environ 1500 de ces colporteurs appelés "Johnnies" par nos voisins britanniques.

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La ville possède un très beau patrimoine architectural rappelant un peu celui de Saint-Malo. C'est également dans ce lieu que naquit la thalassothérapie.

Le port maritime de Bloscon, construit un peu à l'écart, permet de rallier la Grande-Bretagne et l'Irlande (la Brittany Ferries).Enfin la ville possède une criée dynamique ouverte au public.

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Comme j'ai du temps devant moi, je décide de prendre le bateau pour aller sur l'île de Batz. La traversée dure environ 15 minutes.

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Une fois sur place, je vais visiter le jardin Georges Delaselle -du nom de son créateur-.

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Je reprends les informations de la plaquette :

" Le jardin porte en hommage le nom de son créateur, Georges Delaselle, né à Paris en 1861. Cet assureur avait pour véritable passion les végétaux exotiques. Lors d'un voyage en 1897, il tombe sous le charme de l'île de Batz, étonné de la présence de nombreux végétaux rares rapportés par les marins depuis les quatre coins du monde. De 1897 à 1918 il dirige les travaux et les plantations. Il fait modeler un cordon de dunes artificielles pour se protéger des vents et procède à l'excavation d'une cuvette profonde de cinq mètres dont les bords sont travaillés en terrasses. En 1918, il décide de se retirer à l'île de Batz pour se consacrer entièrement à sa création. À sa mort, en 1944, la dune a laissé place à une véritable oasis peuplée de palmiers et autres plantes exotiques. Vendu à plusieurs reprises, le jardin tombe peu à peu dans l'oubli.

En 1987, une équipe de bénévoles -réunis au sein de l'association Les amis du jardin de Georges Delaselle- décide de faire revivre ce paradis. Dix ans plus tard, le Conservatoire du Littoral devient propriétaire du site. Suite aux tempêtes de 1999, le jardin a été réaménagé par les paysagistes Guillaume Geoffroy Dechaume et Gilles Clément."

 

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Avant de quitter l'île, je trouve quand même le temps de déguster une galette et une bolée de cidre.

Kenavo Breizh !

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FIN

samedi, 13 septembre 2014

169. Escapade bretonne -5-

Aujourd'hui, je vous propose une incursion dans le Finistère. Direction Morlaix !

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Construite dans une enclave dominée par trois collines, elle est traversée par le Dossen (ou rivière de Morlaix) au confluent de deux rivières -le Jarlot et le Queffleuth-. Cette position encaissée lui vaut de connaître des inondations importantes.

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L'autre caractéristique de cette ville est l'immense viaduc ferroviaire qui la traverse de part en part. Il fut construit au XIXe siècle (1861-1863). Le premier niveau est accessible au public.

C'est une ville où il fait bon flâner le nez en l'air , à la découverte de ses nombreuses belles demeures :

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À suivre

mercredi, 03 juin 2009

185. Ils ont des chapeaux ronds


podcast

... vive la Bretagne !

crozon.jpgLundi je mets les voiles vers la presqu’île de Crozon. En mars, pour mon anniversaire, Juju et Olivier m’ont offert une nuit dans un gîte de charme à choisir sur catalogue. Après moultes hésitations, mon choix s’est porté sur le Finistère car c’est un département que je connais peu, hormis un passage rapide à Camaret dans ma folle jeunesse, une nuit mémorable au Guilvinec  et plus récemment une visite du village de Locronan avec Mimi. Voici l’endroit choisi : c’est tout près de Douarnenez.

Je pars donc lundi matin aux aurores en sachant que mercredi matin je dois être à 9h chez le dentiste. Je me suis donc organisée un petit programme -sûrement trop chargé- de choses à faire et à voir.

À partir de Tours je vais directement au Faou. De là je longe la côte : Landévennec, la pointe des Espagnols, Camaret, la pointe de Penhir, la pointe de Dinan, le cap de la Chèvre, Crozon, le Ménez-Hom et s’il me reste du temps avant d’aller au gîte, je visite Douarnenez.

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Le mardi matin, j’ai prévu de retourner à Locronan au lever du soleil pour éviter la foule ! Ensuite je m’arrête à Quimper, puis je prends la direction de Pont-l’Abbé. De là je vais voir le calvaire de N.D. de Tronoën, la pointe de Penmarc’h, passage par Le Guilvinec, Loctudy, Bénodet, La Forêt-Fouesnant et enfin Concarneau. Ensuite ce sera le retour.

La grande incertitude reste la météo !

 

jeudi, 18 septembre 2008

L'île du bout du monde (5)

coiffe2.jpgDifficile aujourd'hui de trouver une femme portant la jibilidenn, cette coiffe noire avec ses ailes de papillon. A l'origine la coiffe traditionnelle était celle du Cap Sizun, blanche. A la suite d'une épidémie de choléra, en 1885, qui fit 26 morts sur l'île, les femmes teignirent la coiffe en noir, signe du deuil éternel.

Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin, il est bientôt 17h et l'Enez Sun va lever l'ancre. Je jette un dernier regard, nostalgique déjà !

ile185.jpgLa mer est calme, je vais en profiter pour photographier La Vieille et la tourelle de la Plate. Tout autour, les bateaux des pêcheurs attirent des vols de mouettes. Le paysage est splendide. On aperçoit, au loin, les promeneurs qui arpentent la lande sur la Pointe du Raz. ile182.jpg

Maintenant c'est à votre tour de visiter l'île. Je vous ai préparé trois diaporamas qui, je l'espère, vous donneront l'envie d'y aller. Avant d'embarquer, n'oubliez pas de prendre un sac en plastique, au cas où... !

Ile de Sein-1-

Ile de Sein-2-

Ile de Sein-3-

mercredi, 17 septembre 2008

L'île du bout du monde (4)

ile3.jpgL’Enez Sun est le cordon ombilical qui relie le continent à l’île, c’est un solide bateau de 35 mètres de long. A chaque traversée quotidienne, il apporte tout ce dont les îliens ont besoin pour continuer à pouvoir vivre sur ce petit bout de terre. Et quand le bateau ne peut pas effectuer la liaison par gros temps, les Sénans se retrouvent alors coupés du monde.

Les passagers embarquent le matin à 9h30 depuis le port d’Audierne- Sainte Evette. La traversée dure environ une heure. Comme je vous ai dit précédemment, cette traversée est quelquefois houleuse selon l’état de la mer. Ainsi, le 23 juin dernier, une déferlante a couché le bateau sur le côté à son départ de l’île. (Voir l’article)tempetemars.jpg

Et que dire alors des tempêtes qui s’abattent sur l’île, créant des dégâts parfois considérables, comme par exemple la dernière en date, le 10 mars dernier ?

«  On aurait cru que les galets volaient ! » dira une habitante. Mais malgré tout les Sénans restent solidement ancrés sur leur îlot. Il faut y être né et y avoir vécu pour comprendre cet attachement viscéral.

Les changements climatiques qui ont lieu depuis quelques années risquent cependant de mettre en danger l’île, si petite, si fragile malgré la force et le courage de ses habitants.

L’écrivain de marine, Hervé Hamon, a écrit un excellent article paru dans Géo à propos de Sein :  En hiver à l’île de Sein.

 «  Elle est si basse, l’île, 150 centimètres en moyenne, 6 mètres en son point culminant, le tumulus du Nifran, derrière l’église, qu’on y arrive par surprise après une heure de voyage. Aucune falaise ne l’annonce, aucun promontoire, comme à Belle-Ile ou à Ouessant. Le bateau laisse sur tribord la roche de Nerroth, et on y est. Sein 263a.JPG

Voici la lanterne verte de Men Brial, l’abri du canot de sauvetage, les maisons étroites et accolées, et le débarcadère, tantôt à la « gare maritime », sous le petit phare, tantôt à la cale neuve, côté sud, suivant la marée. »

Sein 372a.JPGSein est grande par sa petitesse, à aucun moment on ne peut oublier que c’est une île car la mer est visible de toute part. Il n’y a qu’une seule route à Sein, faite de plaques de ciment. De chaque côté, le sol ressemble à un tapis de mousse où pousse une flore tenace et belle. On n’ose y poser le pied par crainte d’abîmer.ile43.jpg

Vous aurez certainement compris que je suis tombée amoureuse de l’endroit. Quand j’évoque l’île, je ressens  une émotion toute particulière que rarement j’ai éprouvée pour  d’autres lieux. J’y retournerai !