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samedi, 11 août 2007

Ceux qui comptent pour du beurre

Une fois de plus, j'ai pu constater avec amertume que sur cette terre les hommes ne sont pas considérés de façon équivalente selon l'endroit où ils vivent.

« On ne choisit pas l'endroit où l'on nait », il faut bien s'en accommoder quand on ne peut vivre ailleurs.

Hier soir, j'ai regardé les informations ( je ne sais plus sur quelle chaîne, mais cela n'a pas beaucoup d'importance  à vrai dire), j'ai pu voir les dégâts causés par les brusques chutes de pluie dans le nord de la France, mais également en Suisse et en Alsace où le Rhin a atteint un niveau record. Beaucoup de dégâts matériels qui, par chance, seront à peu près couverts par les assurances même si cela prend du temps.

Ensuite on a longuement interviewé ces malheureux vacanciers français qui  voient leurs vacances gâchées par une météo capricieuse et qui ne savent pas comment occuper leurs journées. Pour un peu, on en aurait pleuré !

Le journal arrivait presque à son terme quand un reportage survient alors. Il s'agit des moussons dans le sud et l'ouest de l'Inde. Quelques cinq cents morts, plus de quatre mille sans-abris, des gens livrés à eux-mêmes, n'ayant plus de toit, plus à boire et à manger, qui croupissent dans des eaux porteuses de toutes les contagions possibles. Je m'attendais à voir apparaître un numéro de téléphone ou une éventuelle adresse d'un organisme humanitaire demandant l'aide nécessaire pour aider ces malheureux. Mais RIEN !

Alors là je ne comprends plus bien. Il y a peu, il me semble que le monde entier s'était mobilisé pour un tsunami dévastateur. Il est vrai que les circonstances étaient un peu différentes. Il y avait sur place beaucoup d'étrangers venus passer leurs vacances d'hiver au soleil. Aujourd'hui cela n'est pas le cas. Pas de clubs de vacances dans cette région...

La Croix Rouge cependant a lancé un appel, mais il est bien discret, il faut le chercher un moment avant de le trouver.

D'ailleurs, pour en revenir au tsunami, saviez-vous qu'une grande partie des fonds récoltés n'ont pas été employés, ou alors de façon irresponsable, comme par exemple la construction de bateaux pour les pêcheurs, bateaux absolument inadaptés à leur mode de pêche ! Les organisations humanitaires ont joué à une surenchère déplacée et honteuse.

Si dans cette région du monde il y avait eu une plétore de vacanciers occidentaux, l'information eût-elle été la même ?

Commentaires

Mais, enfin, Tinou, il n'y a RIEN de plus important que les vacances des petits-bourgeois occidentaux !

Écrit par : Didier Goux | samedi, 11 août 2007

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