vendredi, 07 mai 2010
184. Le 7 mai 1954
Ils avaient vingt ans, du courage, une certaine idée de la France. Pour beaucoup d'entre eux, la vie s'est arrêtée soudainement dans cette vallée verdoyante transformée en trou à rats d'où il était impossible de s'échapper. Ils avaient donné des prénoms féminins aux collines entourant cet endroit de mort : Béatrice,Éliane, Huguette ...
10 800 hommes face à une armée de 350 000 Vietminhs. Un combat perdu d'avance, mais cependant quelle ardeur à défendre ce bout de terre si loin de la France !
Après la défaite, ce fut l'internement dans des camps, le lavage de cerveau, les maladies. Puis le retour en France, une France ingrate qui avait déjà oublié ses combattants.
Aujourd'hui, mes pensées vont vers eux :
04:33 Publié dans C'est arrivé le ... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : guerre, indochine, dien bien phu
Commentaires
Une certaine idée de la France dis-tu... Mouais...
Contrairement à la guerre d'Algérie où les appelés du contingent ont été envoyés sans qu'on leur demande leur avis, l'Indochine n'a fait appel qu'à des militaires (et peut-être quelques volontaires).
Par définition, le militaire ne se pose pas de question et va là où on lui ordonne d'aller et obéit aux ordres qu'on lui donne. Donc son idée de la France, en Indochine, je ne suis pas certaine qu'elle était très claire et qu'il n'aurait pas préféré être ailleurs qu'au fin fond de l'Asie...
Écrit par : Cigale | vendredi, 07 mai 2010
Écrit par : tinou | vendredi, 07 mai 2010
Et quand bien même, protéger un pays, servir une patrie ne veut pas complètement dire mourir pour elle.
Je doute même qu'à cette époque, pas si lointaine, ils aient tous eu envie de mourir pour leur pays.
Écrit par : Christine | vendredi, 07 mai 2010
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