Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 02 février 2019

Peuples en danger

Il m'arrive bien souvent de repenser à ces hommes et ces femmes que j'avais rencontrés lors de mon voyage au sud de l'Ethiopie, dans la vallée de l'Omo. Ils sont aujourd'hui environ 200 000 à vivre de manière ancestrale sur ces terres irriguées par les crues du fleuve.

 

ethiopie,vallée de l'omo,tribus

J'avais croisé des femmes fières, des hommes vaillants et volontiers bagarreurs, des enfants souriants. Leur mode de vie était très archaïque mais ils y étaient accoutumés, n'ayant jamais connu autre chose.

ethiopie,vallée de l'omo,tribus

Lors de mon voyage en 2014, le guide nous avait dit que le gouvernement souhaitait les voir s'intégrer ( dans le but de pouvoir récupérer toutes les terres) et il était alors question de les embaucher dans les usines de canne à sucre.

ethiopie,vallée de l'omo,tribus

Dans cette région, en effet, la construction d'un énorme barrage hydroélectrique financé par les Italiens avait commencé sans prendre en compte le danger qu'il causerait à ces populations très dépendantes du fleuve.

ethiopie,vallée de l'omo,tribus

D'autre part, bon nombre de leurs terres a déjà été réquisitionné pour pratiquer la culture intensive des palmiers à huile - oh la bonne huile !- et la canne à sucre.

ethiopie,vallée de l'omo,tribus

On comprend alors pourquoi ces gens dérangent, ils ne rentrent pas dans le moule que l'on impose maintenant dans tous les pays du monde, ils font tache. 

ethiopie,vallée de l'omo,tribus

Le droit à la différence est un droit qui n'existe plus maintenant dans le monde actuel et c'est bien dommage ! Aujourd'hui, on doit tous être habillés de la même façon, bouffer des produits de merde et -surtout-  fermer sa gueule.

Pour en savoir davantage :

Le barrage hydroélectrique de la vallée de l'Omo

Écrire un commentaire