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lundi, 11 novembre 2019

L'âme du vieux Tours, 1/3

À la suite d'une mauvaise manipulation, j'ai effacé la note précédente concernant "L'âme du vieux Tours" !

Il ne me reste plus qu'à tout reprendre car impossible de récupérer une note malencontreusement effacée !

Je disais donc que je viens de mettre en ligne trois diaporamas sur les photos en noir et blanc de Paul Martinaud. Ces clichés montrent le vieux quartier de Tours - compris entre la Loire et le boulevard Béranger du nord au sud, puis de l'ancien canal au pont Napoléon d'est en ouest - au moment de sa démolition partielle, puis de sa restauration.

indre et loire,tours

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Grosso modo, la période concernée va de 1968 à 1974.

J'ai donc repris une partie des photos publiées dans les deux tomes parues aux Editions Sutton. Ces deux petits livres sont maintenant en rupture de stock. Ça me fait toujours bizarre de revoir cette période car j'ai l'impression que c'était hier. J'en garde un souvenir très précis et nostalgique à la fois. Quand le tome 1 a été présenté à la télé sur la chaîne locale — j'avais refusé de participer à l'émission par timidité j'avoue et c'est un représentant des éditions Sutton qui m'avait remplacée ! —, un des invités avait fait cette étrange remarque, disant que ce quartier était "mal famé". Moi qui à l'époque me baladais très souvent dans le quartier, je n'avais jamais ressenti une impression de dangerosité quelconque. Certes le quartier était sale, les maisons insalubres, la population bigarrée. Mais c'était vivant ! On sentait une profonde solidarité entre les habitants et, mise à part la sempiternelle bagarre du jour de la foire à l'ail (le 26 juillet) place de la Victoire, la vie s'y déroulait comme partout ailleurs. Les mômes jouaient dans les rues, les femmes allaient chercher l'eau à la fontaine pour la lessive, le linge pendait aux fenêtres, les hommes refaisaient le monde au bistrot du coin... Une impression de village ressortait de cette atmosphère et je m'y sentais très à l'aise. 

indre et loire,tours

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Après, tout a changé, les maisons restaurées ont été achetées par des promoteurs et des gens aisés. Les petites gens ont été expulsés des lieux et envoyés en banlieue dans des cages à lapin. Ah, c'est sûr, ils avaient le confort qui manquait dans leurs anciens taudis, mais je ne suis pas certaine qu'ils aient gagné au change ! 

Le vieux Tours était bel et bien mort. Aujourd'hui, le quartier est très branché comme on dit. Les restaurants et les magasins chics ont remplacé les vieilles boutiques. Mais tout ça n'est qu'une façade sans âme. En plus, le quartier est devenu dangereux la nuit. Un comble quand même !

J'y vais de temps en temps car j'aime bien l'architecture des lieux, mais côté ambiance, c'est glacial, totalement inintéressant - à part un ou deux troquets , rue du Grand Marché et rue Colbert-. 

Bon, si on se replongeait maintenant cinquante ans en arrière ?

 

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