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lundi, 30 juin 2014

118. Regards d'enfants -5-


podcast

Terminons tranquillement cette descente du fleuve Sénégal :

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Avant de quitter le pays, je vous emmène faire un petit tour dans le quartier des pêcheurs, à Saint-Louis ; sensations assurées !  

mardi, 29 novembre 2011

257. Bilan d'une décennie -71-

Jeudi 20 décembre 2007 :

Le bateau a repris sa route en direction de Saint-Louis. Bientôt nous arrivons au barrage de Diama, qui sert également de point de contrôle entre le Sénégal et la Mauritanie.

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Le passage de l’écluse s’effectue assez rapidement, juste le temps de photographier ces groupes de personnes qui se rendent vers le Sénégal.

 

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Ce barrage permet de filtrer l’eau saline qui remonte le fleuve et d’irriguer les champs de canne jusqu’à Podor.

Sur la rive nord le paysage mauritanien annonce déjà le désert. On aperçoit des dunes de sable dans le lointain. Nous arrivons à Saint-Louis en fin de matinée.

 

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Une foule de petits marchands attend fébrilement notre débarquement le long du quai. Il faut savoir que chacun se prépare à fêter la Tabaski (fête du mouton). Ce jour-là, chaque Musulman pratiquant se doit d’acheter un mouton, l’égorger,  le manger en famille et en offrir à ses voisins.

Pas étonnant si dans les rues on peut voir, attachées devant les portes des maisons, des centaines de pauvres bêtes bêlant à tue-tête ( sans doute pressentent-elles ce qui les attend !).

Pour l’heure, Ansou nous propose une balade en calèche à travers la ville.

 

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A la pointe nord de l'île, on aperçoit la langue de Barbarie, longue étendue de sable séparant le fleuve de la mer.

 

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Cette  étrange machine est une grue à vapeur, installée à Saint-Louis afin de permettre de soulever de lourdes charges ( locomotives en particulier) à l'époque de la construction d'une voie ferrée. Elle est demeurée intacte, juste recouverte d'une bonne couche de rouille.

Un peu plus loin, nous passons devant l'ancienne demeure du général Faidherbe.

En nous dirigeant vers le centre, nous empruntons le pont Malick-Gaye et nous bifurquons peu après sur la gauche : nous voici à Guet N'Dar, le quartier des pêcheurs, en pleine effervescence en cette veille de fête. 

Ansou nous a une fois de plus mis en garde : « Méfiez-vous, les gens n'aiment pas être photographiés.»

Bon, qu'à cela ne tienne,  on photographiera les poissons !

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L'odeur qui règne dans ce quartier est pestilentielle (et le mot est assez faible). Mais nous sommes des gens polis et nous respirons à pleins poumons comme si de rien n'était. Et dans l'échelle des valeurs je ne sais trop si cette odeur est pire que celle respirée aux abords d'un Mac Donald. (odeur fétide qui me fait tirer au cœur à chaque fois que je passe devant ces établissements).

 Seuls, les deux petits Néerlandais qui nous accompagnent se cachent le nez dans leur pull. Ils font la curiosité des gamins du coin, pauvres petits mendiants débraillés, qui sont étonnés par la blondeur de leurs cheveux. 

Après avoir jeté un œil rapide sur les milliers de poissons en train de sécher en plein soleil, nous nous dirigeons vers la mer. A cet instant précis, je repense au récit de Pierre Loti, découvrant la côte saint-louisienne :

« On aperçoit aussi ce que l'on n'avait pas vu du large : d'immenses fourmilières humaines sur le rivage, des milliers et des milliers de cases de chaume, des huttes liliputiennes aux toits pointus, où grouille une bizarre population nègre. Ce sont deux grandes villes yolofes : Guet-n'dar et N'dar-toute, qui séparent Saint-Louis de la mer.

Si l'on s'arrête dans ce pays, on voit bientôt arriver de longues pirogues à éperon, à museau de poisson, à tournure de requin, montées par des hommes noirs qui rament debout. Ces piroguiers sont de grands hercules maigres, admirables de formes et de muscles (...).

En passant les brisants, ils ont chaviré dix fois pour le moins.(...) La sueur et l'eau de mer ruissellent sur leur peau nue, pareille à de l'ébène verni.» ( Le roman d'un spahi).

 

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Au fond, rien n'a beaucoup changé depuis l'époque de Loti.Seules les huttes ont laissé la place à des maisons souvent bien branlantes. Et, à cet instant précis, je suis envahie par une très forte émotion. Emotion face à la mer rugissante, bonheur de découvrir des paysages extraordinaires, je sais que cet instant très bref restera gravé pour très longtemps dans ma mémoire ! Je suis pleinement heureuse, je voudrais faire durer le plus longtemps possible ce moment. Hélas, nous sommes au terme du voyage, l'idée du retour vient casser la rêverie... Demain il va falloir rentrer, retrouver la grisaille, les gens indifférents et si égoïstes, ma vie monotone. Allez, je ferme les yeux, je respire à fond l'air chargé d'embruns... Encore quelques minutes de répit ! 

 

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A suivre...

samedi, 05 novembre 2011

241. Bilan d'une décennie -62-

Samedi 15 décembre 2007

 
podcast

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Les habitudes sont bien ancrées et à 6h je suis déjà debout. Par chance le petit déjeuner est servi très tôt à l’hôtel. Une heure plus tard je suis dans la rue pour assister au premier lever du soleil. La lecture du guide du routard les jours précédant le voyage m’ont déjà permis de repérer les différents quartiers. Comme la carte postale le montre, la ville s’étire du nord au sud à l’embouchure du fleuve Sénégal. La partie ancienne de la ville se situe sur l’île reliée à la ville moderne par le pont Faidherbe. A l’avant, entre le bras du fleuve et la mer se trouve le quartier des pêcheurs.

Le nom de «Saint-Louis» fut donné à la ville en l’honneur du roi Louis XIII. Aujourd’hui la ville compte environ 172 000 habitants.

Ce comptoir colonial, très prospère au XVIIIe siècle avec l’exportation de la gomme arabique et  la traite des esclaves, connut son apogée à la fin du XIXe siècle. Les citoyens sont des Français et sont représentés àl’Assemblée Nationale par un député. La ville est le siège de l’A.O.F ( Afrique Occidentale française). Mais au début du 20e siècle, la gomme arabique est détrônée au profit de l’arachide et c’est bientôt le déclin de la ville. Le siège de l’A.O.F est transféré à Dakar. Peu à peu la ville tombe en léthargie. Les belles demeures coloniales des colons et des signares (métisses aristocrates) vont bientôt subir les affres du temps.

Le jumelage de Saint-Louis avec Lille, l’aide apportée par la région Nord- Pas-de-Calais depuis 1986 permettent de faire bouger un peu les choses. Et en  2000 l’UNESCO classe la ville au patrimoine mondial.  

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Lever du soleil sur le pont Faidherbe. Au départ ce pont avait été commandé pour traverser le Danube. Les plans en auraient été tracés par Gustave Eiffel.On ne sait trop pourquoi il atterrit à Saint-Louis. Il mesure 507 mètres dans sa longueur.

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Je me rends jusqu'au bord du fleuve, face au village des pêcheurs. Les couleurs sont grandioses.

 

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 Je vais m'acheter de l'eau dans cette alimentationpuis je retourne à l’hôtel où je retrouve Anne et Louis. Nous avons toute la matinée de libre et nous en profitons pour nous balader dans les rues.

  L’animation devient très intense et nous hésitons à nous  rendre à pied jusqu'à la mer.  Nous sommesun peu harcelés et cela devient assez rapidement pénible. Il faut savoir que la semaine prochaine se déroule la fête de l’Aïd-el-Kebir (fête du mouton) et les habitants ont besoin d’argent pour acheter le plus gros mouton possible. Mais j’aurai l’occasion de vous en reparler au retour à Saint-Louis, à la fin du voyage.

 Nous rentrons à l'hôtel pour le déjeuner. Bon, me direz-vous, où est-il ce fameux bateau pour la croisière ? Eh bien il n’est pas à Saint-Louis mais à Podor. Il effectue le trajet dans les deux sens et cette semaine l’embarquement est prévu à Podor.

 Nous reprenons donc le minibus en direction de Podor,  situé à  215km à l’est de Saint-Louis.

 

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Voici un diaporama sur le quartier des pêcheurs :


SENEGAL 2 par cheztinou

À suivre

dimanche, 30 octobre 2011

235. Bilan d'une décennie -60-

Ce matin, en recherchant de nouvelles vidéos pour alimenter mes notes, je suis tombée sur un petit bijou qui préfigure ce départ effectué en décembre 2007.

J'ai été d'autant plus émotionnée que j'ai retrouvé sur cette vidéo des gens que j'ai eu l'occasion de cotoyer : Baba qui tient le gouvernail, le cuistot qui nous faisait de si bons plats de cuisine locale, Sophie en train de faire les crêpes, le berger et  son troupeau de moutons, le serveur derrière son comptoir qui nous concoctait des cocktails à tomber à genoux. 

On retrouve également Bohringer, toujours aussi exalté et devenu tellement amoureux de l'Afrique qu'il a pris la nationalité sénégalaise.

Et enfin, celui sans qui rien de tout cela n'aurait pu se faire, Jean-Jacques Bancal, le propriétaire de l'hôtel de la Résidence à Saint-Louis.

Voici donc un avant-goût de ce que je vais bientôt vous proposer :

jeudi, 23 avril 2009

133. Le bateau de Saint-Louis du Sénégal

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Demain soir sur France 3, Thalassa propose un reportage sur le "Bou-el-Mogdad", le bateau que j'ai emprunté en décembre 2007 pour rejoindre Podor à Saint-Louis. Vous pensez bien que je ne vais pas rater l'émission !

Dans le lien qui suit, cliquez sur la photo du bateau pour voir un extrait du reportage.

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Je garde un souvenir très fort de ce voyage sur le fleuve Sénégal : le calme, la beauté des couchers de soleil, la cordialité des matelots à bord. Je sens que je vais devoir prendre mon paquet de Kleenex avec moi !

Quant à Jean Jacques Bancal à qui l'on doit le retour de ce bateau mythique à Saint-Louis, je l'avais rencontré à l'hôtel dont il est le propriétaire, l'hôtel de La Résidence.  D'ailleurs dans la salle du restaurant, il y a sa caricature !

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J'en profite pour vous remettre le diaporama de ce bateau plein de charme :

Le Bou-el-Mogdad.