Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 19 janvier 2018

Quand Haïti s'appelait Saint-Domingue

Reprenons les recherches généalogiques. Après ces premières découvertes, je reprends les fiches incomplètes à la recherche de ses ancêtres "fantômes".

Parmi ceux-ci, il y a un nom qui me pose problème depuis très longtemps. Il s'agit d'une Marie Charlotte mariée avec un ancêtre de mon mari, un certain Mathieu Albert Joseph PERKIN dont l'ascendance fut assez difficile à remonter. Sur son acte de décès (1830 à Chinon), on apprend qu'il était né en 1758 à Lille dans le Nord et qu'il était veuf d'une "Marie Charlotte .OUILLY ". L'acte est peu lisible et je n'arrive pas à déchiffrer correctement le nom : s'agit-il de ROUILLY, ou bien de SOUILLY ? 

Bref pendant des années je consulte les registres de mariage aux Archives départementales, mais rien ... J'avais fini par abandonner la trace de Marie Charlotte quand, avant-hier, en consultant les données fournies sur Geneanet sur le patronyme  PERKIN, je trouve une personne qui indique que :

Mathieu Albert Joseph PERKIN fut marié à Marie Charlotte BOUILLY de NIRAY, née le 8 mai 1772 à Saint-Marc, Saint-Domingue. Du coup, j'ai retrouvé trois générations de cette famille :

SaintDomingue.360.jpg

132. Marie Charlotte BOUILLY de NIRAY

° Saint-Marc ( Saint-Domingue) le 8 mai 1772

x Mathieu Albert Joseph PERKIN ( Où et quand ? )

+ ...

264. Jean Armand BOUILLY de NIRAY

° Chinon 27 novembre 1719, + ...

x  le 19 juin 1753 à Saint-Marc Marie Madeleine (Geneviève) VIOLEAU, ° St Marc le 17septembre 1735, fille de Pierre VIOLEAU et de Françoise RAUFORT.

528. Jean Armand BOUILLY de NIRAY, conseiller du Roi, Grenetier au grenier à sel de Chinon (Parilly)

x Marie COURTILLER (patronyme très répandu dans le Chinonais).

Cette implantation en terre lointaine ne m'étonne qu'à moitié car j'en avais déjà entendu parler dans la famille de mon mari. On parlait d'ancêtres qui seraient partis s'installer à Saint-Domingue. Bon, maintenant c'est plus précis.

J'ai trouvé un autre document intéressant répertorié aux Archives Nationales, Inventaire, série F12 concernant le secours aux réfugiés et colons spoliés :

" Marie Magdeleine BOUILLY de NIRAY, veuve MAUFFRAIS, née vers 1790 à l'Artibouste (St-Domingue), décédée à Chinon le 14 décembre 1851."

Elle pourrait avoir un lien de parenté avec les précédents BOUILLY. Pour cela, je consulte les archives en ligne. Quelle bonne invention quand même ! Autrefois, j'aurais dû me rendre aux archives et demander à consulter les registres (avant que tout soit mis sur microfilms afin de préserver les livres des dégradations. Certaines pages manquantes sont souvent le fait de lecteurs qui les arrachaient ).

 Il serait également  intéressant de retrouver le mariage de Jean Armand BOUILLY de NIRAY avec Marie COURTILLER. Mais ça, c'est une autre paire de manches !

Pour en savoir davantage :

La colonie française de Saint-Domingue  

 

jeudi, 18 janvier 2018

Réouverture de la chasse

Il y a deux jours, l'envie m'a prise de remettre le nez dans mes archives généalogiques. Cela fait en effet plusieurs mois déjà que j'avais tout remisé dans l'armoire, totalement submergée par toutes les notes que j'avais prises et que je n'arrivais pas à enregistrer.

Je ressors donc mon fichier -à savoir une boîte à chaussures dans laquelle sont rangées par ordre alphabétique les fiches des patronymes de mon arbre.

Alors, par où commencer ? Tiens, allons donc voir sur Geneanet où en est mon nom de jeune fille. Pour l'instant je suis remontée jusqu'à la dixième génération et mes recherches m'ont conduite dans des petits villages de la Nièvre où mes ancêtres exerçaient les professions de vigneron, manouvrier, laboureur.

Et là, BINGO ! Je retrouve le mariage recherché et me voilà maintenant dans le département de la Saône et Loire. Trois générations supplémentaires viennent s'ajouter sur ma fiche. Je pense que je n'irai pas au-delà.

Donc, si l'on résume, mes ancêtres directs vivaient en Saône et Loire au début du XVIIe siècle ( Lucenay-L'Évêque, Anost, Sommant) où ils exerçaient la profession de laboureur. On les retrouve par la suite dans la Nièvre (fin XVIIe, début XVIIIe), toujours laboureurs dans les villages de Teigny, Saizy, Vignol.

Puis c'est l'exode vers Paris au milieu du XIXe siècle. Mon ancêtre Pierre quitte probablement son village natal (Vignol) vers 1850-1860, s'installe à Paris où il exerce la profession de champignonniste, puis se marie (où? quand ?) avec une certaine Marie Louise MANCHON dont je ne connais que la date du décès qui ne m'apprend que le nom de ses parents. 

Trente ans que je cherche la trace de cette ancêtre sans aucun succès. Sans grande conviction je relance les recherches sur ce patronyme et là, soudainement, apparaît le mariage de Marie Louise avec Pierre !

Ils se sont mariés à Paris (12e) le 31 octobre 1861. À partir de là, je peux remonter sur trois générations et c'est d'autant plus excitant que cette famille exerce la profession de jardinier-maraîcher. Les collatéraux sont aussi des maraîchers. Tout ce petit monde vivait à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne. Je les imagine bien allant vendre leur production aux Halles de Paris ! Et en contemplant ce tableau de Léon Lhermitte, Les Halles, peint en 1895, je  peux imaginer à quoi ils pouvaient ressembler.

 

Les_Halles-Léon_Augustin_Lhermitte.jpg

 J'ai soudain très envie de relire Le ventre de Paris de Zola.

Mais je ne suis pas au bout de mes surprises !

À suivre

Pour en savoir davantage :

Le maraîchage à Paris au XIXe siècle

Les maraîchers parisiens du XIXe siècle

lundi, 15 janvier 2018

Mon antidépresseur

Il m'arrive comme tout le monde d'avoir des moments de blues, d'être de mauvaise humeur sans raison, bref d'être un peu dépressive. Pour  lutter contre cet état j'ai trouvé une formule qui opère chez moi comme un électrochoc. J'ouvre alors mon ordinateur, je mets le son à pleine puissance -comme on en est en hiver, les fenêtres sont fermées, les voisins ne sont donc pas gênés par le bruit-

Puis je farfouille dans mes favoris jusqu'à ce que je trouve ceci :

Je vous assure qu'après j'ai une pêche formidable !

Un petit deuxième pour la route ?

Merci Tina !

Nos amies les bêtes -2-


podcast

Au cours de ce voyage au Vietnam, nous avons eu l'occasion de nous arrêter très souvent dans des villages. Les habitants élèvent encore leurs animaux comme cela se faisait autrefois chez nous.

kontum44.jpg

vietnam 039.jpg

kontum16.jpg

vietnam1 306.jpg

Bien sûr, ils passeront un jour ou l'autre à la casserole, mais en attendant ils mènent leur petite vie en toute liberté et cela fait plaisir à voir !

sapa39.jpg

vietnam 227.jpg

En les regardant s'ébrouer, j'ai envie de leur dire :

— Si vous saviez le calvaire que l'on fait endurer à vos congénères ! Profitez de la vie car cela ne durera pas.

vietnam1 436a.jpg

vietnam1 280.jpg

Et voilà, la dernière heure est arrivée. On les retrouve sur le marché :

vietnam3 466.jpg

vietnam1 018.jpg

Ce petit oiseau a eu droit à une deuxième chance. C'était à Sapa et j'ai payé pour qu'on lui rende sa liberté. Envole-toi vite !

sapa15.jpg

Mais il ne faut pas se faire trop d'illusions. L'élevage industriel commence à pointer le bout de son nez:

Un Vietnamien vient de se lancer dans l'élevage intensif de canards sauvages. 

L'élevage intensif des poulets a commencé, la viande est expédiée au Japon, j'en passe et des meilleures.

Et que dire des élevages de poissons nourris aux farines animales !

Terminons ce périple au Vietnam avec cette photo prise dans les rues d'Hoi Anh :

hoi83.jpg

Après l'effort, le réconfort.

À suivre

Viande de poulet pour le Japon

 

03:25 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 13 janvier 2018

Nos amies les bêtes -1-


podcast

Peut-on d'ailleurs employer ce terme d'amies quand on voit la façon dont on traite le monde animal ? Enfin, là n'est pas le sujet de ma note. Lors de mes voyages, il m'arrive de croiser des animaux - sauvages ou domestiques -. La plupart du temps je les photographie avec plus ou moins de chance et c'est assez rare que dans mes carnets de voyage je montre ces photos. Elles sont pourtant intéressantes et l'idée m'est donc venue de vous proposer un regard sur la faune d'ailleurs.

On commence par le Vietnam, en 2007. Mon premier étonnement survint lors d'une balade en bateau dans la baie d'Halong. Ce vaste territoire fait de pitons rocheux émergeant de la mer me semblait un refuge pour les oiseaux. Mais pas un seul en vue ! Un étrange silence régnait tout autour de nous. Il semblerait que les oiseaux ont trouvé refuge sur la partie terrestre de la baie et il est assez difficile de les voir.

Je me contente donc de ce poisson bizarre qui nageotait dans une bassine.

vietnam1 133.jpg

ou encore de ce petit chien sur un bateau :

vietnam1 196.jpg

Durant mon voyage, je n'ai croisé aucun animal sauvage en liberté. À Dien Bien Phu, j'ai découvert avec horreur le sort réservé aux ours. Ils sont enfermés dans des cages et régulièrement on leur ponctionne la bile qui -selon la médecine chinoise- stimulerait la virilité !

vietnam 216.jpg

Ces ours étaient dans de minuscules cages cachées derrière la piscine de l'hôtel où nous étions descendus. La photo n'est pas très bonne car l'endroit était très sombre et je me suis surtout dépêchée car je savais que ma présence en ce lieu apporterait des désagréments au guide.

Vous trouverez en bas de cette note un lien sur le sujet.

J'ai croisé aussi quelques éléphants. La plupart sont maintenant utilisés pour le tourisme. Personnellement j'ai refusé de faire la balade à dos d'éléphant.

vietnam 584.jpg

Dans les rizières on voit de nombreux buffles et chevaux.

riz11.jpg

riz10.jpg

sapa37.jpg

vietnam 587.jpg

À suivre

La bile d'ours 

 

12:29 Publié dans Animaux | Lien permanent | Commentaires (0)