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jeudi, 28 novembre 2019

Seule à Villandry !

Dimanche matin, le soleil fait une belle apparition, assez inattendue ma foi, et suffisamment durable pour que cela me fasse sortir de ma torpeur. Et si j'allais à Villandry ?

Aussitôt dit, presque aussitôt partie. Il fallait quand même attendre l'ouverture prévue à 10 heures. En hiver, le château reste uniquement ouvert pour la visite des jardins. Personne à l'accueil, juste une boîte dans laquelle on vous demande de mettre 2 euros.

Un léger voile brumeux planait au-dessus des jardins et pas âme qui vive ! J'avais l'impression d'avoir réservé une visite privée !

L'atmosphère y est tout à fait différente bien sûr, c'est la saison creuse et tout semble endormi. J'ai toutefois fait quelques photos intéressantes. Je les ai toutes regroupées dans le diaporama en bas de cette note.

touraine,chateau,villandry

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Je reviendrai cet hiver s'il neige.

Le château de Villandry a une très longue histoire que vous pouvez retrouver ICI.

Aujourd'hui c'est une demeure privée appartenant à la famille Carvallo.

Joachim Carvallo et son épouse Ann Coleman

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Joachim Carvallo, né en Espagne en 1869, est un brillant médecin ayant travaillé avec le professeur Richer (prix Nobel de médecine en 1913). Il découvre le château en 1906 :

« Je me trouvais près de Lyon lorsque j'entendis parler de cette propriété. Je vins la visiter. Le château était tout en fenêtres, en balcons, en ouvertures à trompe-l'œil. Le parc était constitué à l'anglaise, en vallonnements et mamelonnements […], planté de maintes espèces exotiques récemment importées: cèdres, pins, thuyas, magnolias, massés sur les revers de monticules artificiels. Le château lui-même disparaissait au milieu d'une forêt d'arbres et de verdure. […] L'ensemble cependant me plut. Le prix ne me parut pas exagéré. L'acte de vente fut signé sur l'heure. Deux jours après, le pauvre homme mourait de la goutte. Quand, au début de 1907, je vins m'installer à Villandry, je fus effrayé, en examinant de près le château et la propriété, de la charge écrasante que j'avais assumée. Pendant les premiers mois je fus presque uniquement préoccupé par les travaux d'aménagement et de toilette du château. […] Ce n'est que vers le mois de septembre 1907 que je pus me mettre à l’œuvre. […]

 Après les premières transformations que je lui fis subir, l’effet fut surprenant. En moins d’une semaine, Villandry avait repris le caractère qu’il avait à la Renaissance. J’invitai les membres de la Société d’Archéologie de Touraine à venir se rendre compte du travail que j’avais fait. Ces messieurs qui étaient habitués à voir Villandry couvert de fausses fenêtres, ce qui lui donnait l’aspect monotone et triste d’une caserne, furent émerveillés ; ils n’en pouvaient croire leurs yeux et pensaient que, par l’effet d’un coup de baguette magique, j’avais reconstruit un nouveau château. »

Vue du château au moment des travaux :

Château_de_Villandry_en_chantier_au_début_du_XXe_siècle.jpg

C'est en 1920 que le château ouvre ses portes au public. Aujourd'hui c'est l'un des plus visités de Touraine, en particulier pour ses jardins à la Française.

vendredi, 15 novembre 2019

Bienvenue chez Louis XI

Une idée en amène très souvent une autre et, alors que je détaillais cette belle carte de René Settier datant de 1619 sur la ville de Tours, j'aperçois l'abbaye de Beaumont. J'y reviendrai ultérieurement.

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Sur la gauche de la carte on voit le ruau Sainte-Anne reliant la Loire au Cher et, connaissant bien les lieux puisque j'y suis née, je suis à peu près certaine que la partie située en bas à gauche correspond à l'ancien château de Plessis-lèz-Tours, située sur la commune de La Riche, et qui fut la demeure du roi Louis XI.

Bingo ! Cette autre partie de la carte (un peu floue) indique bien le château !

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En été, quand le niveau du Cher est très bas, on peut voir apparaître quelques anciens piliers de bois du pont, appelé le pont neuf, qui reliait le château à la plaine de la Gloriette.

Je profite donc de la matinée d'hier pour partir en expédition. Petit arrêt aux deux cimetières de La Riche pour vérifier que tout est en ordre. Le vieux cimetière a de moins en moins de tombes, faute de renouvellement des concessions ;  mes arrières-grands-parents sont un peu isolés maintenant. 

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Dans l'autre cimetière, les nombreux chrysanthèmes rappellent que la fête des morts a été célébrée il y a peu. Je n'étais pas venue depuis deux ou trois ans, mais cela ne veut pas dire pour autant que j'ai oublié mes parents. Mes nuits sont peuplées de leur présence ...

Me voici maintenant arrivée devant l'entrée du château qui est à seulement deux rues du cimetière. Quand j'étais gamine, j'étais allée le visiter deux ou trois fois. Je me souviens encore de la grande galerie de tableaux représentant les portraits des rois et des reines. 

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Nous sommes chez le roi Louis XI, dit le Prudent. Ses ennemis l'avaient surnommé l'universelle aragne ce qui peut se traduire de nos jours par la grande araignée ou le grand tisseur de toiles, faisant ainsi référence à sa capacité à employer la ruse et à tisser un réseau très étendu d'informateurs pour déjouer tous ses adversaires.

J'ai toujours eu un faible pour Louis XI, sans doute lié au fait qu'il n'était pas très beau, mais aussi pour son action politique. C'est lui qui développa l'industrie de la soie dans la région tourangelle.

Pour sa biographie, reportez-vous ICI.

C'est en 1464 qu'il acheta le château du Plessis ; il en fit sa demeure principale et la ville de Tours a bien failli devenir la capitale de la France  !

Quelques dates clés concernant l'historique du château :

1464 : acquisition des lieux par LouisXI et début des travaux de construction. À cet effet, il fit venir des ouvriers de Béthune pour la réalisation de l'aile en briques. Il est intéressant de noter par-ailleurs que c'est justement cette partie du château qui demeure encore aujourd'hui intacte !

Vue du château en 1699 :

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1781 : le château, plus ou moins à l'abandon, devient le dépôt de mendicité de la ville de Tours.

1790 : il est vendu comme bien national.

1796 : destruction aux trois-quarts des bâtiments.

XIX ème siècle : il devient successivement une fabrique de plombs de chasse, un dépôt d'entreprise et un bâtiment de ferme.

1890 : le docteur Edmond Chaumier, originaire de Saint-Flovier, rachète le château et crée un Institut vaccinogène pour lutter contre la variole. 

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1932 : la ville de Tours acquiert le site et l'ouvre aux visites.

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1993 : le château ferme faute d'un nombre suffisant de visiteurs. (moins de 3000 par an).

1998 : la compagnie théâtrale Cano Lopez s'installe sur le site.

2016 : la ville de Tours met en vente le château. Le directeur du théâtre refuse de quitter les lieux.

2019 : la convention de mise à disposition arrive à son terme et le château n'a toujours pas trouvé acquéreur !

Maintenant, place à la visite extérieure :

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samedi, 13 juillet 2019

De Tours à Copenhague -2-

Jeudi 4 juillet : de Hambourg à Odense.

Départ de l'hôtel à 8 heures. Dans la matinée nous passons la frontière. Ça y est, nous sommes maintenant au Danemark, dans le Jutland du sud  et ... Il se met à pleuvoir !

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Pause déjeuner dans un très bel établissement situé au bord de l'eau. On ne sait pas trop ce qu'on mange, mais bon ... Parait-il que c'est la toute nouvelle cuisine danoise qui se veut "haut-de-gamme".

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Nous filons vers le nord et après la ville de Frédéricia, nous arrivons à Egeskov pour la visite du parc et du château. Il fait un vent à décorner un cocu et il pleut par intermittence. La température ne doit pas dépasser les 15°.

Autant vous dire que les photos sont sombres à souhait.

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Ce château de style Renaissance a été construit sur l'eau, sur des pilotis de chêne. Il est toujours habité et on ne visite qu'une partie seulement.

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Dans le beau parc, on peut admirer des sculptures modernes. Le propriétaire des lieux est un grand collectionneur de voitures. Il expose ses trophées dans les anciennes dépendances du château.

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Allez savoir pourquoi, je n'ai fait aucune photo ! En fait, j'étais à cet instant précis d'une humeur de chien, j'avais froid et j'étais surtout préoccupée par une seule chose : trouver des timbres pour expédier le courrier de Thierry ! Il a dessiné un si joli timbre représentant le port de Copenhague qu'il serait dommage que son courrier n'arrive pas à destination.

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Notre guide, Thomas, nous avait dit que les timbres étaient difficiles à trouver depuis que la poste du Danemark avait été supprimée. On pouvait s'en procurer au compte-gouttes dans certains  magasins de souvenirs, quelquefois aussi dans les super-marchés ! Bref, ça s'annonçait galère ... Et ce le fut jusqu'au dernier jour ! Un vrai parcours du combattant pour arriver à timbrer correctement les 14 lettres ! 

Là, à Egeskov, je réussis à obtenir 12 timbres, mais le tarif pour la France est de 30 couronnes et mes timbres ne font que 14 couronnes. Le casse-tête va pouvoir commencer.

Après cette visite contrariée par le mauvais temps (dommage), nous redescendons vers le sud et traversons la mer pour rejoindre l'île de Fionie. Nous atteignons Odense vers 19 heures.

Nous logeons pour une nuit au grand hôtel :

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À suivre

 

 

17:05 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : danemark, egeskov, château

jeudi, 21 février 2013

35. Errare humanum est

On peut sans doute pardonner à Lise Lucet, présentatrice des infos sur France 2, de ne pas connaître la Touraine et d'annoncer un reportage sur le château de la Belle au Bois dormant ... à Azay-le-Rideau !

Pourtant, le temps d'une seconde, j'ai eu un doute et je suis allée vérifier sur Google.  Non, pas d'erreur, le château qui a inspiré Charles Perrault pour le conte de La Belle au Bois dormant  n'est pas celui d'Azay-le-Rideau, mais bien celui d'Ussé, sur la commune de Rigny-Ussé.

Vous allez me dire peut-être que ce n'est pas très loin, mais bon, les deux châteaux n'ont pas du tout le même style :

Voici le château d'Ussé, pris depuis la route qui lui fait face :

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Et voici le château d'Azay-le-Rideau au bord de l'Indre :

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Et pendant qu'on y est, voici un diaporama sur Azay.


Azay-le-Rideau par cheztinou

vendredi, 08 février 2013

29. Promenade insolite

Tout à fait fortuitement, je viens de redécouvrir un ancien diaporama que j'avais fait sur le château du Rivau en m'attardant non pas sur le château en lui-même mais plutôt sur la décoration originale du jardin.

Alors, si ça vous dit :


Le Rivau insolite par cheztinou