lundi, 02 février 2009
26. Petite parenthèse
J’ai donc repris le cours normal de ma vie. Ma fille est venue hier et elle est repartie avec deux ananas, des pralines, de la noix de coco, des tout petits citrons verts, un beau jeu d’awalé en ébène, des coussins en appliqué –une spécialité de la région d’Abomey-, un pot de confiture de corossol, un pot de piment rouge, un instrument de musique pour compléter sa collection d’instruments du monde. J’ai aussi un pot de beurre de karité à lui donner pour la peau.
Comme souvenirs, j'ai rapporté un chapeau peulh, un tableau représentant les piroguiers de Ganvié, deux statuettes, quelques bijoux fantaisies que je ne porterai sûrement que très rarement ( mais bon, j’ai fait marcher le commerce), une très belle nappe tissée avec les serviettes, une sorte de djellabah en coton très utile pour être à la maison et enfin… une porte de grenier Dogon !
Le tableau ne tenait pas dans la valise, il a donc fallu que je l’emballe dans des sacs en plastique, puis je l’ai attaché avec la courroie de mon grand sac de voyage et à chaque fois que je montais dans l’avion, je le confiais à l’hôtesse. Un vrai cirque !
Mon chat Popy qui n’en manque jamais une, et qui doit être le cousin félin du chien Rantanplan a encore fait des siennes à mon retour. A chaque fois que je reviens de voyage, il faut qu’il se fasse remarquer. Lors des deux précédents voyages, il n’avait rien trouvé de mieux que de faire pipi dans ma valise que j’avais eu l’imprudence de laisser ouverte au sol. Cette fois-ci, je pensais ne pas me faire avoir, aussi ai-je mis la valise dans la chambre d’amis le temps de la vider, en prenant la précaution de bien refermer la porte derrière moi à chaque fois. J’étais toute contente de mon coup, mais il a encore eu le dernier mot : il a fait pipi sur mes chaussures dans le couloir !

Cet après-midi je suis allée à Tours pour chercher le double de mon ordonnance de lunettes datant d’avril dernier et que je n’avais pas encore fait faire, car durant mon voyage j’ai cassé la monture pourtant réparée juste avant le départ. Par chance j’avais emporté une paire de loupes vendue en pharmacie. Ça m’a bien dépannée. Quant aux nouvelles lunettes, ça attendra le mois prochain car la tirelire est complètement vide !
En sortant du magasin j’ai constaté qu’il neigeait et j’ai eu tôt fait de rentrer à la maison.

Je n’ai plus de montre non plus. Le bracelet en cuir de la montre de mon mari doit être impérativement changé au risque de se casser à tout moment. J’ai donc décidé de changer et j’ai repris mon ancienne montre dont la pile est morte. Aussi, en ai-je profité pour aller chez l’horloger du magasin Le Printemps. Naturellement le réparateur a essayé de me caser un nettoyage (150 € quand même !). Pour ce prix-là je préfère racheter une autre montre. Je n’ai donc fait changer que la pile, mais en arrivant à la maison, le bracelet en métal a rendu l’âme. Décidément ! Dans le coup, j’ai retrouvé une autre montre de mon mari, la dernière qu’il portait, pratiquement toute neuve, et dont bien sûr il faut changer la pile. J’irai donc demain à Joué faire mettre une pile neuve.
La neige a cessé de tomber mais les branches des arbres sont toutes givrées.

17:34 Publié dans Croque mots | Lien permanent | Commentaires (7)
25. Si Dieu s'en mêle à présent
... on n'est pas sorti de l'auberge, ou plutôt devrais-je dire du maquis !

Les maquis sont des petits restaurants de rue qui fleurissent dans les villes.
11:06 Publié dans Les insolites | Lien permanent | Commentaires (5)
24. Carnet de voyage au Bénin -4-
Samedi 17 janvier : de Cotonou à Dassa-Zoumé, suite et fin.
Le train file à une allure pèpère à travers la campagne béninoise. Je me suis installée sur la plate-forme à l’arrière pour avoir un peu d’air et aussi pour pouvoir admirer à mon aise le paysage. Mais que se passe t-il donc soudain ?
Jean-Claude est affalé sur son siège, cramoisi et haletant. Coup de chaud ! On lui allonge aussitôt les jambes, on lui applique une serviette mouillée sur le crâne duquel on a préalablement dévissé le chapeau. Ça fumait presque en-dessous ! Quelle idée aussi de garder sans arrêt un chapeau sur la tête, même à l’intérieur du train. Je pense qu’on aurait pu faire cuire un œuf sur le plat sur le dessus de son crâne.
Le voyage se poursuit donc… De temps à autre, on jette subrepticement un œil en direction de Jean-Claude pour voir s’il respire toujours. Sa femme soupire en haussant les épaules. Toutes les 5mn il asperge sa casquette d’eau puis la revisse sur son crâne. Il finit bientôt toute la bouteille, heureusement nous avons des réserves à bord !
Le soleil décline au moment même où nous arrivons en gare de Dassa-Zoumé. Adrien et Francis nous attendent sur le quai. Sans plus attendre, nous grimpons dans les petits bus (surtout le bus blanc qui fait penser à un bus pour enfants tellement les sièges sont exigus, mais à la guerre comme à la guerre, cela ne décourage pas les touristes que nous sommes). Je précise également que nous n’avions pas de climatisation à l’intérieur, ce qui entraînera quelque temps plus tard des conflits entre ceux qui ne supportent pas le courant d’air de la fenêtre et qui, hypocritement, en catimini, referment systématiquement la fenêtre dès qu’on l’entrouvre. Je ne cite personne, chacun se reconnaîtra. Dans le clan des « avec air », on retrouvait le père Noël, la mère Noël et moi…
L’autre bus avait été squatté par la famille du sud-ouest. On peut comprendre aisément qu’ils aient eu envie de voyager ensemble et d’ailleurs cela n’a posé aucun problème. Seule Janine, la femme de Jean-Claude voyageait avec nous, devant, car elle était malade en voiture.

Mais revenons au récit du voyage : nous arrivons à l’auberge de Dassa. Elle est située tout près de la gare dans un cadre de verdure très agréable au milieu duquel a été installé un élevage d’autruches.

Chacun prend possession de sa chambre et après une douche salvatrice, nous nous retrouvons tous à table. Au menu :
Soupe de légumes légèrement épicée
Poisson avec riz
Bananes
Je n’ai pas mangé le poisson car je trouvais qu’il avait un goût de vase, comme ont souvent les poissons de rivière. Mais bon, je n’en ai pas fait une maladie, je n’ai même pas pensé à demander si je pouvais avoir autre chose.
A suivre…

08:55 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : voyage, bénin, afrique



