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jeudi, 31 mai 2012

107. Privées de chocolat

Christine et moi avions prévu, depuis l'année dernière déjà, de nous rendre à Noisiel en Seine-et-Marne pour visiter l'ancienne chocolaterie Menier. Au départ, nous devions y aller en septembre, mais nous avions repoussé la date en pensant que les jours étaient un peu courts et qu'il valait mieux faire cette visite au printemps.

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Hier donc, je téléphone afin de réserver deux places. En consultant l'agenda du site, j'avais noté qu'il y avait deux dates possibles en juin. Celle du 16 juin me paraissait idéale.

Dring :

— Oui, bonjour, je vous téléphone pour réserver deux places pour la visite de la chocolaterie et la cité ouvrière ...

Avant même que j'aie pu dire la date,  la jeune femme me répond :

— Je vous propose le 20 ... OCTOBRE !

Silence de ma part. Je ne m'attendais pas à ça ! Dans le coup, je n'ai rien réservé du tout, octobre me paraissant à des années lumières. On verra ça l'année prochaine ! Mais il faudra que je pense à téléphoner vers novembre. 

En attendant, on se contentera de ce qui suit :

mardi, 15 mai 2012

96. Le jardinier de Maulévrier


podcast

Une fois n’est pas coutume, je veux rendre aujourd’hui hommage aux jardiniers qui, par leur talent et leur travail, savent mettre en valeur la nature.

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de Louis, mon arrière grand-père qui était jardinier chef dans une propriété de la région parisienne où il exerça son métier jusqu’au début de la première guerre mondiale.

 

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À quoi reconnaît-on un  jardinier chef ? C'est celui qui, sur les photos de groupe, ne tient aucun outil. 

 

Aujourd’hui, c’est au tour d’Alphonse Duveau :

Né en 1871, il étudie l’horticulture à l’École Nationale d’Horticulture de Versailles d’où il sort en 1891 avec un premier prix de mosaïculture. Il entre alors comme jardinier chef au château de Chaalis dans l’Oise, propriété appartenant à l’époque au prince Joachim Murat (1834-1901).

 En 1900, Alphonse est présent à l’Exposition Universelle de Paris où il représente l’ENH. L’architecte Alexandre Marcel (1860-1928) est aussi présent : c’est lui qui fut  chargé de la réalisation des pavillons du Cambodge, de l’Espagne et de la Compagnie des Messageries Maritimes.alexandremarcel.jpg

Sans doute ne le savent-ils pas encore, mais leur sort va être très bientôt profondément lié.

En effet, en octobre 1901, le prince Murat décède et sa propriété de Chaalis est vendue le 14 juin 1902.

 Fin septembre 1902, Alphonse arrive alors au château Colbert à Maulévrier, dans le Maine et Loire, propriété appartenant à Alexandre Marcel.  Ce dernier  a décidé d’aménager autour du château un jardin à la française, un verger, un potager et un jardin exotique qu’il désigne sous le nom de « paysage japonais ».

Alphonse travaillera dans cette propriété jusqu’à sa mort, en 1939. Il y a planté beaucoup d’arbres, façonné de nombreuses allées et massifs, assisté au montage du temple Khmer provenant de l’Exposition Universelle. De nombreux coups de burins furent nécessaires pour donner à ce temple un air de « faux-vieux ». 

Le temple Khmer en 2010 :

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C’est donc grâce au labeur d’Alphonse et des autres jardiniers que l’on peut aujourd’hui admirer ce magnifique parc de Maulévrier !

Été 1906 devant la serre :

 

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Alphonse et son équipe de jardiniers. Il est en arrière-plan, avec une casquette noire. À l’avant on aperçoit son fils, Bernard, âgé de deux ans.

La maison du jardinier, 1929 :

 

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Camille, l’épouse d’Alphonse, est devant l’entrée de la maison. Alphonse est au fond, devant la porte de l’Orangerie. Ces deux bâtiments existent toujours : ils sont situés à l’angle de la rue Joseph Foyer et du chemin du Grand Pont, côté château.

Le potager, 1929 :

 

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Parterres dessinés par Alphonse, 1929 :

 

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Chargement des hortensias devant la maison, 1929 :

 

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Vues du parc en 1929 :

 

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L’embarcadère, 1938 :

 

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L'embarcadère, 2010 :

 

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Alphonse au crépuscule d'une vie bien remplie :

 

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Il est certain que lors de ma prochaine visite au parc de Maulévrier, j'aurai une pensée émue pour Alphonse !

Je remercie vivement le lecteur qui a bien voulu me fournir ces documents d'archives.

Aujourd'hui, le parc n'a rien perdu de sa beauté originelle et je vous invite à y pénétrer :


Maulévrier 2010 par cheztinou

lundi, 28 novembre 2011

256. Qui sera le trente-quatrième ?

Hier, Hervé Morin a annoncé sa candidature aux élections présidentielles de 2012. Un de plus sur une liste qui compte déjà 33 personnes d'horizons très divers puisqu'on y trouve aussi bien Christophe Alévêque, l'amuseur public, que l'écrivain Renaud Camus et son parti de l'In-nocence.

Il faut bien se dire que bon nombre de ces candidats n'obtiendra pas les cinq-cents signatures obligatoires pour la validation de leur candidature. Au final, il y aura donc une petite dizaine de postulants à un poste à haut risque en cette période de crise mondiale ! J'ai envie de dire : Ils sont fous ces Gaulois. 

Il n'y a pas de solution miracle et encore moins de candidat miracle. Ne nous leurrons pas, l'avenir sera pour le moins morose -pour ne pas dire plus- : un petit coup d'œil vers États Unis permet de voir ce qui nous attend d'ici peu !


Misère en Floride par Super_Resistence

En attendant ... Eh bien en attendant, profitons de ce beau printemps bel automne où la nature perd toute raison. Les rosiers se remettent à fleurir, les arbres bourgeonnent et les oiseaux chantent le matin comme au plus fort du printemps !

 

Tours 034d.jpg

 

 

jeudi, 27 octobre 2011

232. Détour par Chaumont-sur-Loire

debut.jpgCourant juin, je suis allée à Chaumont pour voir le festival international des jardins.  Le thème choisi pour cette vingtième édition était : Jardins d'avenir ou l'art de la biodiversité heureuse. Tout un programme !

À l'entrée de chaque jardin se trouve une petite pancarte sur laquelle se trouvent inscrits le titre donné au jardin, les noms des réalisateurs et leur objectif en rapport avec le thème de départ. Il faut bien avouer que, quelquefois, le contenu explicatif est un peu pompeux, voire totalement hermétique ! Mais bon, ça donne une apparence de sérieux. Ça me rappelle un peu les fiches préparatives que l'on nous demandait de faire à l'école afin d'expliquer en long, en large et en travers le déroulement des leçons proposées aux élèves.

Vingt-quatre jardins étaient donc présentés avec chacun leur propre spécificité. Il y en a pour tous les goûts . Cette année un jardin a retenu mon attention :

Chaumont 138.JPG

Lucy in the sky, qui représente un jardin situé en haut d'une tour en pleine ville. Dans ce jardin on aurait sans doute pu rajouter quelques ruches puisque cela devient de plus en plus tendance !

Voici donc un résumé de cette édition 2011 : 


Chaumont 2011 par cheztinou

dimanche, 20 février 2011

63. Patrimoine culturel immatériel-7-


podcast
Terminons ce tour de France en beauté ! En novembre dernier, c'est la gastronomie française qui fut à l'honneur et obtint ainsi le droit de figurer dans la liste des traditions à sauvegarder de par le monde.

Plus précisément, il s'agit du repas gastronomique qui, selon les règles, débute par un apéritif, suivi d'une entrée, d'un poisson, d'une viande, d'un plateau de fromage, d'un dessert, du café et du pousse-café. Ouf, n'en rajoutez pas, je suis déjà repue après l'entrée !

L'importance est mise sur le côté festif, et également sur la transmission des valeurs et du savoir-faire culinaire. Bon, de ce côté-là, j'ai appris pas mal avec ma grand-mère et celle de mon mari, et j'ai tout naturellement transmis ces recettes à ma fille : le hachis Parmentier, la blanquette de veau, le bœuf bourguignon, le ragoût de mouton, les champignons à la grecque, les rognons sauce Madère, sans oublier ma fameuse terrine de foies de volaille dont la renommée a largement dépassé les frontières de l'hexagone !

 Maman n'avait qu'une spécialité culinaire : le beurre blanc pour accompagner le brochet. Mais comme je n'aime pas le poisson de rivière, je n'ai pas retenu sa recette. Je sais qu'il faut des échalotes grises et un tour de main pour obtenir une émulsion du beurre.

Et puis vient se greffer à la cuisine l'art de la table : savoir disposer les couverts, les différents verres, plier les serviettes etc.

Bon appétit !

La prochaine fois, nous irons voir les spécificités de nos voisins européens.