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jeudi, 04 juin 2009

187. Une bien belle cité royale

Lundi, je suis allée faire un tour à Loches. Le but était de reprendre des photos de la ville, du château et du donjon puisque j'ai perdu toutes les photos précédentes de Loches lors du changement d'ordinateur. Et puis, c'était l'occasion de flâner dans une bien jolie petite cité. Quand on songe comment était Loches dans les années soixante !

D'ailleurs, cet été, comme je reste en Touraine, je pense revisiter des endroits connus mais pour lesquels j'ai envie de refaire de nouvelles photos. Ainsi donc, vous aurez probablement droit, dans les mois d'été tout proches, à la maison de Rabelais, celle de Balzac - je devrais plutôt dire la maison où il aimait à venir séjourner car cette demeure ne lui a jamais appartenu. Et puis, il y aura aussi une balade à Richelieu, la visite du musée du chat -endroit insolite dans un superbe hôtel particulier - etc.

Mais pour l'heure, je vous emmène  donc dans la cité royale de Loches. Pourquoi royale ? Parce que ce lieu fut la demeure de différents rois, de Charles V à Louis XII. Par la suite, la ville connut un déclin, le château fut gravement endommagé et le donjon servit de prison.

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J'ai un faible pour ces deux vitraux représentant Charles VII et Agnès Sorel qui fut sa favorite.  

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En mettant en ligne ces diaporamas, je pense surtout à mes lecteurs de l'étranger. C'est une façon de leur faire découvrir la Touraine.

samedi, 09 mai 2009

153. Le dimanche au bord de l'eau


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Les distractions estivales de mon enfance étaient peu variées. A cette époque, rares étaient les gens qui possédaient une voiture, aussi nous allions passer le dimanche au bord de l’eau sur les bords de la Loire ou du Cher. Il faut dire que les hommes de la famille étaient des passionnés de pêche. Alors bon gré mal gré, toute la famille suivait.

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Mon père avait un triporteur qui servait à transporter tout le matériel et dans lequel je prenais place parmi les cannes à pêche et les victuailles. Cette fois là, la place avait été prise par un intrus.

Je ne garde aucun souvenir précis de cette époque. Seules les photos témoignent de ces journées. Mon père possédait un bateau et parfois nous allions passer la journée sur une île de la Loire, du côté du pont de La Motte.

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Quelquefois nous retrouvions sur place des amis de mes parents qui avaient deux filles et avec lesquelles je m’amusais. L’aînée, Claude, avait le même âge que moi. La semaine dernière j'ai croisé sa mère chez le toubib. C'est ainsi que j'ai appris qu'elle était décédée d'un cancer généralisé il y a quelques mois.

Mes parents ont toujours adoré nager. Ils avaient appris seuls et la natation était pour eux un réel plaisir. Ma mère sautait dans le Cher depuis la rambarde du pont de Saint-Sauveur.

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Quelques années plus tard, mon père se mit donc en tête de vouloir m’apprendre à nager. Les leçons se déroulaient dans le Cher et là, par contre, j’ai des souvenirs beaucoup plus précis. D’abord l’endroit choisi, parmi les roseaux sur la rive, les pieds qui s’enfoncent dans la vase et une eau plutôt froide et boueuse. Vous rajoutez un professeur peu patient et très autoritaire (en l’occurrence mon père) qui pensait qu’il suffisait de dire pour que cela rentre dans ma caboche de petite fille froussarde. Ce fut donc un échec total, je dirai même plus : c’est à partir de cette période que j’ai vraiment détesté l’eau et le monde aquatique dans son ensemble. Il faudra attendre mon entrée en sixième pour que j’apprenne toutefois à nager, juste ce qu’il faut pour ne pas me noyer et à condition qu’il n’y ait pas de grosses vagues. Et ce ne fut pas sans mal, à la piscine des ENT sur les rives du Cher, avec Gilbert Bozon comme professeur.

Ces journées passées au bord de l’eau étaient de véritables expéditions car le matériel de pêche était très conséquent. De temps à autre, je prenais une canne mais je n’avais pas la patience requise. J’ai d’ailleurs toujours été très étonnée de constater que mon père qui manquait totalement de patience, pouvait rester des heures assis à loucher sur le bouchon qui flottait sur l’eau sans prendre un seul poisson !

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Par contre, quand il y avait de belles prises, il fallait bien sûr immortaliser l’évènement par une photo. Et tant pis pour les têtes coupées, honneur aux poissons.

Cette passion ne l’a pour ainsi dire jamais quitté. Bien des années plus tard, une fois la retraite arrivée, il trouvait encore le moyen de taquiner le goujon dans la mare de la résidence où il habitait. Il avait même essayé de convaincre mon mari des bienfaits de la pêche à la ligne et ce dernier –pour lui faire plaisir car c’était un gentil garçon- s’était mis lui aussi à pêcher.

Partie de pêche dans le parc de la Marbellière ( la photo n'est pas très bonne mais c'est la seule que je possède).

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J'eus peur un court instant de revivre des journées fastidieuses à regarder monsieur pêcher, mais par chance mon mari n'avait aucune prédisposition particulière. La plupart du temps sa ligne se prenait dans les branchages et il passait le plus clair de son temps à tout démêler. Je m'empressais donc de fourguer tout le matériel de pêche à la cave.

En hiver les parties de pêche étaient remplacées par des sorties au théâtre municipal. C'est ainsi que j'ai été bercée dans mon enfance par toutes les opérettes. Mes parents avaient un abonnement et  pour rien au monde ils n'auraient voulu rater le spectacle. En sortant, nous allions ensuite au café de l'Univers où mon père faisait une partie de billard tandis que je dégustais un chocolat avec des croissants. Puis je regardais les joueurs d'échecs et de dames qui se répartissaient sur des tables tout autour de la vaste salle enfumée.

Autant je pouvais détester la pêche, autant le billard fut pour moi un véritable plaisir. J'appris vite et comme je jouais très régulièrement puisqu'il y avait un billard à la maison, je fis rapidement de grands progrès. Mais c'est une autre histoire...  

dimanche, 26 avril 2009

138. Des poules heureuses, ça existe !


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Si si, je vous assure, j'en ai rencontrées cet après-midi.

Mais reprenons par ordre. Après ma promenade au jardin botanique je suis rentrée à la maison pour déjeuner. Le beau temps avait l'air de vouloir se maintenir et je pouvais donc envisager une deuxième sortie. Mais je ne voulais pas aller trop loin.

En regardant dans le dépliant "de ferme en ferme", j'ai alors constaté qu'il y avait une ferme indiquée à Chambray-les-Tours. Pour les non-Tourangeaux, Chambray est la banlieue huppée au sud de Tours. L'endroit n'a rien d'exceptionnel, c'est situé sur le plateau, il y a là tous les magasins des grandes chaînes commerciales et puis beaucoup de pavillons, certains affreux, d'autres de très grand standing. Les terrains sont très recherchés et peu à peu le monde paysan a totalement disparu du paysage. Enfin presque, parce que, en cherchant bien, on peut encore trouver ça :

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Bienvenue à la ferme de la Brissonnière ! 

L'exploitation s'étend sur 45 hectares. Le propriétaire cultive des céréales et il produit sa farine. Il a également un petit élevage de poules pondeuses (environ 90 poules qui s'égaillent sous une plantation de noisetiers). Pour l'heure, elles font la sieste !

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Un peu plus loin, il cultive des légumes sous serre : trois variétés de tomates, des fraises et d'autres légumes maraîchers. En plein champ il cultive aussi des pommes de terre, des choux, des oignons, de l'ail, des patissons.

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Enfin voici la boulangerie :

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Bon, je sais maintenant ce qu'il me reste à faire. Dès que j'ai terminé mon abonnement en cours, je viendrai m'approvisionner ici.

Je ne suis pas repartie les mains vides : j'ai acheté un pot de fromage frais, un Sainte-Maure et un pain aux fruits secs. Bon, avec mes dents, ça va être un peu galère, mais je n'ai pas pu résister à l'envie !

boulangerie.jpgPour ceux qui seraient intéressés voici les horaires d'ouverture de la boulangerie :

dimanche, 19 avril 2009

129. Des girouettes comme s'il en pleuvait

Plus de soixante-dix girouettes sont installées dans le parc du château du Rivau à Lémeré. Parmi celles-ci, j'en ai sélectionné quatre que voici :

"Coup de vent", de Larvat.

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"Mireille et Daniel", de Raymond Huard.

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"La nageuse", de Henri-Robert Couturier.

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"Maryline", de Jean Claude Delagneau.

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Enfin sur le diaporama suivant, vous en découvrirez une cinquantaine environ.

Les girouettes du Rivau.

On se retrouve demain ?

 

samedi, 04 avril 2009

109. Hommage à Jean Carmet

cim64.jpgJe ne pouvais pas quitter le cimetière sans aller faire un coucou à un Tourangeau que j'aimais beaucoup, à savoir Jean Carmet. Il est né à Bourgueil, le pays des vignes. A l'occasion du 10e anniversaire de sa mort en 2004, ses deux fils ont lancé la cuvée Jean Carmet.

Sur sa tombe, on remarque une photo représentant la plaque d'une rue. C'est celle de la rue Jean Carmet, située dans le quartier des Deux-Lions à Tours. Merci au fils de Louisette pour ce petit clin d'œil tourangeau !

Allez, on se réécoute quelques brèves de comptoir ? ICI.

Pour une balade un peu plus longue dans le cimetière Montparnasse, vous cliquez LÀ.