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mercredi, 28 août 2019

Road trip dans le 3-7, chapitre IV, fin

Nous arrivons bientôt à Loché-sur-Indrois. Le nom m'est familier car j'ai des ascendants ayant vécu là aux 17e et 18e . Le bourg traversé par l'Indrois compte environ 536 habitants. Il s'est développé autour de son église. Nous n'avions pas prévu de nous y arrêter mais, en le traversant, nous apercevons un café restaurant face à l'église. Nous traversons le pont enjambant la rivière et garons la voiture.

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Le cours d'eau rappelle un peu le marais poitevin : 

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La propriétaire du café est en train d'afficher le menu du jour sur son tableau.

— On peut déjeuner ?

— Bien sûr, aujourd'hui le menu du jour est du couscous !

Ce n'est pas que l'on n'aime pas le couscous, mais il faut dire qu'il fait chaud aujourd'hui ! Devant notre peu d'enthousiasme elle nous propose alors de nous préparer une salade de tomates :

— Je vais vous rajouter un peu de jambon, de la mozarella, quelques croûtons. Ça vous convient ?

— C'est parfait ! On peut s'installer dehors ?

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La petite terrasse compte quatre ou cinq tables disposées sur le trottoir face à l'église. Cette pause déjeuner est très agréable, nous parlons de tout et de rien ... Le repas se termine par une crème brûlée-maison et un petit café. C'est alors qu'une idée saugrenue me traverse l'esprit. Je me vois très bien tenir un troquet dans un village paumé, loin de tout, surtout loin des villes. Je m'imagine déjà derrière le comptoir ... Un café, c'est l'âme d'un village. Quand le café disparaît, le village meurt. Bien sûr que cette idée ne verra jamais le jour car il y a trop de contraintes à la réalisation de ce projet. Tout d'abord trouver le lieu approprié, ensuite l'aménagement , enfin et surtout le fonctionnement ! Allons il faut se faire une raison, le troquet Chez Tinou ne verra jamais le jour ... Pourtant cela aurait pu être un lieu accueillant, j'aurais mis ma bibliothèque à disposition, les murs auraient été couverts de mes tableaux, de temps à autre j'aurais invité des groupes de musique, enfin les jours d'euphorie, j'aurais même pu me mettre au fourneau pour préparer mes spécialités. STOP !

Une petite voix me susurre à l'oreille :

— Tu penses à ton âge , au boulot quotidien que cela représente, toi qui te plains de ton dos à longueur de journée ? Et puis, dois-je te rappeler que tu es loin de respirer la joie de vivre, toi, aussi accueillante qu'une porte de prison !

Elle n'a pas tort la petite voix. Je ne suis plus à un âge où l'on fait des concessions. 

Notre prochaine étape est le village de Villedômain, situé tout près du département de l'Indre.Les habitants s'appellent les Villedominis et sont au nombre de 136 au dernier recensement. Bon, le tour est vite fait, une église, un café, une vieille publicité sur le mur et basta.

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Direction Esves-le-Moutier, à quelques kilomètres plus à l'ouest. On traverse une zone de culture céréalière très monotone. 

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En 2016 les Esvanais étaient au nombre de 149. Tout semble endormi ici. Il ne reste plus que quelques enseignes indiquant qu'il y avait de la vie autrefois : c'est déprimant !

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Il nous reste encore deux villages à visiter— Vou et Civray-sur-Esves — mais, canicule oblige, on ne se sent pas le courage de continuer ; ainsi s'achève donc ce road trip dans le 3-7 version 2019.

FIN

mardi, 11 juin 2019

Road trip dans le 3-7, chapitre II, fin

Après Luzé, nous allons à Verneuil-le-Château. Le village compte aujourd'hui 127 habitants. Il n'est plus situé sur la route qui va de Pouzay à Richelieu. Pour y pénétrer il faut faire un détour ; une fois qu'on est dans le village, la route se termine en cul-de-sac. C'est le type même d'un village mourant, pas un seul commerce, rien ... Le néant !

Pourtant, dans les années soixante-dix, il était encore animé. À l'époque je travaillais à Richelieu et je traversais ce village au moins deux fois par semaine. C'était loin d'être le désert qu'il est devenu.

On reprend la route vers Champigny-sur-Veude, puis Assay.

Là encore, on trouve un village bien propret mais quasi-désert (163 habitants). Aucun commerce non plus.

Photo de l'église :

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— Bon, si on allait déjeuner ? J'ai réservé une table à l'Ile-Bouchard pour midi.

— Excellente idée, je commence à avoir la fringale !

J'avais réservé quelques jours auparavant afin d'être sûre d'avoir de la place. Le restaurant se situe sur une île au milieu de la Vienne. Comme il fait un temps superbe, nous allons pouvoir déjeuner sur la terrasse.

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On choisit de manger à la carte.

Pour Catherine, ce sera :

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- Suprême de Maigre de Méditerranée à la Plancha, fondue de fenouil aux citrons confits, parfumé à la badiane.

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- Gâteau aux cinq chocolats et sa salade d'oranges.

De mon côté, je choisis :

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- Suprême de pigeonneau de la Tinnelière (nom de l'élevage local), patates douces aux dattes et noix, abattis en nem croustillant.

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- Fraises du pays, crémeux à la rhubarbe et glace au fromage blanc. 

On termine le repas devant un café servi avec d'énormes tuiles faites maison et des macarons.

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C'ÉTAIT PARFAIT !

L'adresse : l'auberge de l'île, L'ILE-BOUCHARD.

On ferait bien une petite sieste maintenant au bord de la Vienne. Mais le programme de la journée n'est pas fini. Nous filons donc maintenant vers Pussigny, à la limite entre les départements de la Vienne et de l'Indre et Loire.

Pussigny, 169 habitants. Rien à voir de particulier, si ce n'est une jolie balade sur les bords de la Vienne. Depuis maintenant dix ans, une manifestation estivale se déroule en juin : des artistes peintres se réunissent dans le village et doivent réaliser un tableau sur une toile de 2m / 4m dans la journée. Les toiles restent exposées durant tout l'été. C'est en 2009 que j'ai découvert ce lieu. J'en avais fait un diaporama :

La manifestation a pris de l'ampleur, l'année dernière il y eut plus de trois mille visiteurs. Comme le village n'a plus aucun commerce, je suppose que des stands sont montés pour la restauration de tout ce peuple.

Aujourd'hui, nous sommes le 2 juin et la fête est prévue dimanche prochain.  

Il fait de plus en plus chaud et on commence à traîner des pieds. Plus qu'une étape : La Guerche, 183 habitants. Ce village est situé sur les bords de la Creuse, beaucoup plus au sud du département sur la route qui va vers Tournon-Saint-Martin. J'ai pris la rive gauche pour que Catherine puisse profiter de la belle vue que l'on a du château au bord de la rivière. Il est ouvert aux visites. Historique ICI.

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On cherche désespérément un café, mais tout est fermé. 

Le programme est rempli, il ne reste plus qu'à rentrer. Au retour, on s'arrête prendre un pot à Descartes puis on rattrape ensuite l'ancienne nationale 10. 

— On va passer par Monts ; je vais te montrer quelque chose !

Entre Sorigny et Monts, se trouve un autre petit bijou, le château de Longue-Plaine. Il aurait appartenu, m'a t-on dit, au chanteur Carlos pendant un temps.

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Ainsi s'achève ce deuxième chapitre du road trip. On se donne rendez-vous pour le week-end prochain.

À suivre

mercredi, 05 juin 2019

Road trip dans le 3-7, chapitre I

Avant mon départ en Croatie, Catherine et moi avions décidé de visiter les plus petits villages du département — l'Indre et Loire —, ceux qui comptent moins de 200 habitants (ou légèrement plus). Nous en avons repéré 18 au total. 

Dans un premier temps, nous les avons marqués sur une carte détaillée du département. Six d'entre eux se situent au sud de la Loire, à l'est d'une ligne fictive reliant Tours à Descartes. Il s'agit de  :

Candes-Saint-Martin (212h), Couziers (118h), Assay (163h), Chézelles (135h), Verneuil-le-Château (127h), Pussigny (169h). 

Il ne ne nous restait plus qu'à fixer une date en espérant que le beau temps soit de la partie. Notre escapade débute donc le

Vendredi 31 mai.

Départ de la maison à 9 heures.On retourne d'abord à Tours car Catherine avait oublié son appareil photo.Puis direction Azay-le-Rideau, contournement de Chinon et arrivée à notre première étape, Candes-Saint-Martin.

Candes est situé sur les bords de la Vienne, à la confluence de la Vienne et de la Loire. La commune compte 212 habitants (recensement 2016) et les habitants sont les Candais.

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Armoiries : De gueules à un château de trois tours couvertes girouettées d'or, ouvert du champ et ajouré de sable.

Candes sur la carte de Cassini.

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Nous garons la voiture derrière la Collégiale et grimpons sur le côteau pour profiter du panorama. On aperçoit au loin la centrale nucléaire d'Avoine qui crache ses fumées blanches, puis la Loire et la Vienne. 

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Retour au bord de la Vienne. Les maisons en bord de rivière appartenaient autrefois aux pêcheurs et bateliers, quand la Loire était encore navigable et que le commerce prospérait de Chinon jusqu'à Nantes. On a du mal à l'imaginer aujourd'hui.

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Les maisons construites autour de la Collégiale appartenaient aux artisans. Enfin, celles qui sont construites dans et sur le côteau étaient habitées par les paysans. Sur le côteau, on a retrouvé un trou qui servait autrefois à déverser les grappes de raisin qui tombaient plus bas dans un pressoir. On retrouve le même système dans toute la région ; à Luynes, chez Peggy et Thierry, il y a aussi une cave troglodytique avec le même genre d'ouverture.

À l'entrée du village subsiste un café qui fait aussi station service avec deux pompes. Elles avaient l'air hors d'âge, mais non, elles fonctionnaient ! Heureusement car c'était la panne assurée quelques kilomètres plus loin.

Nous pénétrons ensuite dans la Collégiale; pour l'historique du lieu, se reporter ICI.

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Certaine statues à l'entrée ont été décapitées. Cela remonte à l'époque des guerres de religion entre catholiques et protestants. 

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Il est midi (déjà ?) et l'auberge de la route d'or n'attend que nous ! 

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Le temps que Catherine va à sa voiture, je prends en photo un groupe d'Américaines à vélo qui veulent un souvenir devant l'église.  Puis nous nous installons à la terrasse du restaurant. Le serveur nous apporte la carte. Il y a trois menus, chacun proposant une entrée, un plat et un dessert. Aucun des menus ne nous satisfait, le premier proposant de la dorade en plat principal et les autres étant un peu trop chers. Nous aurions préféré seulement deux plats.

Vous n'avez pas de carte ? 

— Non, mais je peux demander si l'on peut vous proposer autre chose à la place de la dorade.

Quelques minutes plus tard il revient :

— Non, ce n'est pas possible, je suis désolé.

— Et nous aussi ! Tant pis, nous reviendrons une autre fois.

Avant de quitter Candes, je voudrais vous présenter un peintre parisien qui a vécu dans le village et  y avait un atelier. Il s'agit de Paul-Désiré TROUILLEBERT, né à Paris en 1829 et mort en 1900. C'est un peintre de l'Ecole de Barbizon.

Autoportrait :

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Voici sa maison, photo de Joël Thibault  :

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Quelques toiles :

Rive de la Loire, près de Chouzé , 1883. Ce tableau est au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg.

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Bords de Loire, au musée de Cambrai.

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Vallée de la Loire

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Candes, vu du bord de la Vienne.

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Automne à Candes

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Bords de la Vienne

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Nous quittons Candes-Saint-Martin  vers midi trente.

À suivre