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mercredi, 07 décembre 2011

267. Le 7 juin 1971 à Tours

Entre 1000 et 2000 personnes s’étaient réunies dans le parc de Grandmont où se trouvait la Faculté des Lettres ; le temps était très mauvais, le ciel gris et bas n’était pas favorable à la photo.

Lire la suite ICI.

Notez bien que c'est un peu "chaud". ÉLOIGNEZ DONC LES ENFANTS.

vendredi, 08 juillet 2011

140. Le 8 juillet 1621

Ce jour-là naquit à Château-Thierry un personnage qui  aujourd'hui encore reste connu des Français. C'est assez rare pour pouvoir le mentionner ! Avant de vous dévoiler son nom, je vais vous donner quelques indications pour vous mettre sur la piste :

C'est un écrivain, plus exactement un fabuliste. Vous avez trouvé je pense ? Non ?

Si je vous dis : le loup et l'agneau ? 

Mais non, ce n'est pas Alphonse Daudet, lui raconte l'histoire d'une chèvre (celle du brave Mr Seguin). 

Bon, alors ? Le corbeau et le renard ! Jean de La Fontaine bien sûr !

Je pense que tous les écoliers de France et de Navarre ont, un jour ou l'autre, récité une de ses fables animalières. 

Tiens, j'en profite pour vous proposer une fable un peu moins connue, mais assez savoureuse.

La besace

 

Jupiter dit un jour : Que tout ce qui respire

S'en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur.

Si dans son composé quelqu'un trouve à redire,

Il peut le déclarer sans peur,

Je mettrai remède à la chose.

Venez, singe ; parlez le premier, et pour cause.

Voyez ces animaux, faites comparaison

De leurs beautés avec les vôtres.

Etes-vous satisfait ? — Moi ! dit-il, pourquoi non ?

N'ai-je pas quatre pieds aussi bien que les autres ?

Mon portrait jusqu'ici ne m'a rien reproché :

Mais pour mon frère l'ours, on ne l'a qu'ébauché.

Jamais, s'il me veut croire, il ne se fera peindre.

L'ours venant là-dessus, on crut qu'il s'allait plaindre.

Tant s'en faut : de sa forme il se loua très fort,

Glosa sur l'éléphant, dit qu'on pourrait encor

Ajouter à sa queue, ôter à ses oreilles ;

Que c'était une masse informe et sans beauté.

L'éléphant étant écouté,

Tout sage qu'il était, dit des choses pareilles :

Il jugea qu'à son appétit

Dame baleine était trop grosse.

Dame fourmi trouva le ciron trop petit, (animal d'une extrême petitesse)

Se croyant, pour elle, un colosse.

Jupin les renvoya s'étant censurés tous,

Du reste contents d'eux. Mais, parmi les plus fous,

Notre espèce excella ; car, tout ce que nous sommes,

Lynx envers nos pareils, et taupes envers nous,

Nous nous pardonnons tout, et rien aux autres hommes :

On se voit d'un autre œil qu'on ne voit son prochain.

Le fabricateur souverain

Nous créa besaciers tous de même manière,

Tant ceux du temps passé que du temps d'aujourd'hui.

Il fit pour nos défauts la poche de derrière,

Et celle de devant pour les défauts d'autrui.

Fables, livre I, fable VII.

poutre.jpg


Aujourd'hui on emploie plus volontiers l'expression :

On voit la paille dans l'œil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien.  


 

lundi, 18 octobre 2010

391. De tout et de rien

Aujourd'hui nous sommes le 18 octobre. Je voulais vous parler du salon des arts ménagers. En effet le premier salon ouvrit ses portes au Champ de Mars à Paris le 18 octobre 1923, à l'intitiative de Jean-Louis Breton, le sous-secrétaire d'état aux Inventions. Mais j'ai eu beau chercher, je n'ai rien trouvé de bien intéressant à dire sur le sujet. D'ailleurs il me semble bien que ce salon n'existe plus, ou alors il porte un autre nom. Comme si c'était dévalorisant de faire le ménage ! Bon, c'est sûr, ça n'a rien de très jouissif en soi... artsmenagers.jpger

Autre date : le 18 octobre 1685. Ce jour-là, Louis XIV révoque l'Édit de Nantes. Il devient désormais interdit de pratiquer la religion protestante. Sur la ville de Tours, cette mesure entraina quand même le départ de plus de dix-mille personnes, soit environ le tiers de la population. Le secteur le plus gravement touché fut l'industrie de la soie. Du côté de mon mari, j'ai retrouvé des familles de protestants dans l'Indre. Ils ont abjuré leur religion afin de pouvoir rester et continuer leurs activités. À vrai dire, ils n'avaient guère le choix : c'était l'abjuration ou alors la fuite à l'étranger (principalement l'Allemagne, la Hollande et l'Angleterre) avec les risques que cela comportait : en effet, devant l'exode massif des protestants, Louis XIV avait ordonné leur arrestation aux frontières et beaucoup terminèrent leur vie sur les galères royales.

Voici l'acte retrouvé dans les registres de Villentrois et daté du 24 novembre 1685 :

abjuration.jpg

On peut s'amuser à imaginer que dans vingt, trente, voire quarante ans, on sera peut-être amené à abjurer le catholicisme au profit de l'islam. Va savoir Edouard ! L'histoire n'est toujours qu'un éternel recommencement. Je vous laisse méditer ... Personnellement je m'en fous car il y aura déjà longtemps que je mangerai les pissenlits par la racine.

Là encore j'ai eu la flemme de faire des recherches plus approfondies car je crains fort que le sujet n'intéresse guère de monde.

Dans le coup, je me suis rabattue sur le jardin et j'ai tondu pour la dernière fois de la saison. J'ai ensuite tout rangé sous une bâche (tondeuse, table, chaises, tuyau d'arrosage). L'hiver peut arriver ...  

dimanche, 15 août 2010

324. Foire aux melons et aux canards

pouzay.jpg.jpgParmi les idées de sortie du week-end, j’aurais pu également citer la foire aux melons et aux canards de Pouzay qui se déroule chaque année le jour du 15 août. Cela me rappelle un fort mauvais souvenir : 

C’était le dimanche 15 août 1999. Nous avions décidé d’aller déjeuner à Pouzay. Nous n’avions pas pensé que cela tombait le jour de la foire aux melons et aux canards. Nous avions réservé une table dans un des deux restaurants qui se font face, juste avant le pont, et qui proposent chacun des spécialités de fruits de mer.

L’entrée dans Pouzay était bloquée par des barrières, aussi nous fumes obligés de nous garer assez loin. Il était environ midi et nous nous rendîmes tranquillement à pieds jusqu’au restaurant. C’était une belle journée ensoleillée, la température était relativement élevée.

Le repas se déroula fort bien. Nous étions installés dans la cour intérieure sous une pergola où couraient des volubilis. Je me souviens que nous avions pris du melon au porto, puis une platée de langoustines et enfin un dessert glacé. Un repas léger mais délicieux.

Il fallut ensuite rejoindre le parking parmi  la foule qui avait envahi les rues de Pouzay. Ce fut laborieux pour mon mari qui avait perdu depuis longtemps l’habitude de marcher sur une longue distance.

De retour à la maison, nous nous installâmes dans le salon. Je m’allongeai sur le canapé tandis que mon mari alluma la télé et prit place dans son fauteuil. Bientôt le chat Popy s’invita sur le canapé, prenant mon estomac pour un coussin. Je ne tardai pas à piquer du nez devant le reportage proposé.

Quand je rouvris un œil, environ une heure plus tard, je constatai que mon mari dormait lui aussi. Cela m’étonna un peu car il ne faisait jamais la sieste. L’étonnement se transforma vite en inquiétude quand, après avoir vainement tenté de le réveiller d’abord en parlant, ensuite en le secouant doucement puis de plus en plus fort,  je m’aperçus qu’il ne réagissait pas.

Mon mari était diabétique. Il avait déjà fait deux comas quelques années auparavant et je fis alors tout de suite le rapprochement. Je téléphonai aussitôt au médecin de garde. Il n’arriva qu’une heure plus tard. Je ne sais pas ce que ce médecin avait fait avant, mais il était incapable de lui faire une piqûre. Il décida donc de faire venir une ambulance. Quand les secouristes arrivèrent, ils prirent aussitôt son taux de sucre dans le sang : 0,11g …

Départ précipité vers les urgences de Bretonneau.

Quand je rentrai à la maison, il faisait nuit depuis déjà longtemps. C’était la première fois que je me retrouvai seule dans cette maison au bord de l’Indre et j’eus soudain très peur, peur du silence, peur du noir, peur de la solitude.

Mon mari revint quelques jours plus tard.

Aussi, quand on évoque Pouzay, je ne pense pas aux melons mais à cette journée qui aurait pu tourner au drame.

jeudi, 22 juillet 2010

286. Triste anniversaire

Eh oui, Dan, c'est aujourd'hui la date de ton anniversaire et bien que tu nous aies quittés voici maintenant deux ans -le 19 juillet 2008 - tu restes présent dans nos pensées. Et ton site est toujours là ...