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samedi, 10 octobre 2009

356. Carnet de voyage à Istanbul -12-

Samedi 26 septembre, suite.

Avant de poursuivre le récit, voici la fin de la visite du palais de Topkapi. Le premier diaporama  est la suite de la visite dans le harem, et le second diaporama vous montre le reste du palais. Il est déjà 13h et je retourne vers  tranquillement vers Sultanahmet.

 

Au passage, je découvre une vieille maison en ruines dont la porte est ouverte et on aperçoit à l’intérieur des toiles accrochées au mur. Intriguée, je pénètre dans la maison et en suivant les flèches dessinées aux murs j’aboutis bientôt dans une galerie de peinture. Vous voulez peut-être jeter un œil ?

Le peintre s’appelle Ilhami Atalay. J’aime beaucoup ses toiles représentant des scènes de la vie traditionnelle turque.

C’est son fils qui m’accueille et me convie à regarder toute une pile d’aquarelles disposée sur une table basse. Et…

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Et OUI, je me suis laissé tenter ! J’ai eu un coup de foudre pour ces derviches tourneurs. Après tout, j’avais prévu d’assister à une démonstration dans les jours à venir. Mais en y réfléchissant bien, cela ne pouvait valoir la démonstration que j’avais vue en Cappadoce en hiver 2002. derviche1.jpg

C’était dans un ancien caravansérail. Il y avait trois derviches qui se sont alors mis à tourner sur eux-mêmes, accompagnés de musiciens. On gelait à l’intérieur de ce caravansérail, au-dehors, il faisait -15° ! Mais le spectacle avait été grandiose. Ce n’est pas dans un restaurant d’Istanbul que je pourrai retrouver une telle ambiance. Alors, autant rapporter cette aquarelle…

Toute contente de mon achat, je suis rentrée à l’hôtel pour reprendre des forces.

Au réveil (c'est-à-dire après une petite sieste) je repars en vadrouille. Cette fois-ci je vais aller visiter la mosquée Bleue. J’ai pris avec moi un foulard pour me couvrir la tête, mais finalement cela ne fut pas nécessaire.

La mosquée Bleue (Sultanahmet Camii) fut construite de 1611 à 1616 sous le règne du sultan Ahmet Ier. Elle fait face à Sainte Sophie, les deux édifices étant séparés par un jardin public. Le sultan voulait dépasser en grandeur la basilique mais il n’y parvint pas complètement. Cependant l’ensemble est très harmonieux. Pourquoi ce qualificatif de bleu ? Quand vous pénétrez à l’intérieur de la mosquée, vous comprenez aussitôt : les murs sont tapissés de 21 043 carreaux de faïence d’Iznik à fond bleu et motifs floraux ! L’aspect extérieur de la mosquée donne également une impression bleutée suivant certaines heures du jour.

sultan ahmet I.jpgLe sultan avait fait construire six minarets comme à la mosquée de La Mecque ce qui provoqua la colère des autorités religieuses. Aussi pour se faire pardonner son audace, il offrit un septième minaret à la mosquée de La Mecque !

On visite ? Avant toute chose, déchaussez-vous et couvrez-vous la tête ! Si si, j’y tiens, sinon je ne vous fais pas entrer. Après tout, c’est moi le guide, non ?

 

À suivre…

 

11:05 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : voyage, turquie, istanbul

vendredi, 09 octobre 2009

355. Carnet de voyage à Istanbul-11-

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Le soleil baisse à l'horizon, la nuit ne va pas tarder. C'est à ce moment-là que dans toutes les mosquées de la ville retentit cette clameur :


podcast

Grâce à ce site -ICI-  que Catherine m'avait indiqué, j'ai pu retrouver EXACTEMENT  ce que j'entendais chaque soir et chaque matin dans ma chambre d'hôtel.
C'est comme si vous étiez à Istanbul !

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Je vous donne rendez-vous demain pour la suite du récit.

 

 

21:52 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : voyage, turquie, istanbul

jeudi, 08 octobre 2009

352. carnet de voyage à Istanbul -10-

Samedi 26 septembre : le palais de Topkapi, première partie.

 

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Ce matin j’ai décidé d’aller visiter le palais de Topkapi. L’ouverture est à 9h et il est fortement conseillé d’arriver tôt afin d’éviter l’affluence qui règne dans ce lieu. Aussi, dès 8h je suis dans le quartier de Sultanahmet et j’en profite pour faire un tour. Je découvre alors un vieux quartier où subsistent encore pas mal de vieilles maisons en bois. Certaines ont été restaurées, d’autres sont à l’abandon.

 À 8h45 me voici devant l’entrée du palais. La grande porte du jardin  appelée Porte Impériale, est déjà ouverte, aussi je m’y engouffre. Peu après la billetterie ouvre à son tour.

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 Un peu d’histoire avant de commencer la visite :

Topkapi signifie « la Porte du Canon ». Ce palais est situé sur un promontoire à l’extrême est de la Corne d’Or. La vue est assez grandiose car on domine à la fois la mer de Marmara, la côte asiatique et l’entrée du Bosphore.

Ce fut la demeure de 26 sultans sur les 36 que compta la dynastie ottomane.

Sa construction débuta sous le règne du sultan Mehmet II. Chaque nouveau sultan apportait sa touche personnelle en agrandissant la demeure par l’ajout, d’une fontaine, ou bien d’un pavillon ou encore en enrichissant la décoration intérieure des pièces du palais. C’est ainsi que l’on obtient un ensemble assez complexe.

mahmut II.jpg Le dernier sultan qui occupa les lieux fut Mahmut II (1808-1839). Les sultans s’installèrent par la suite sur les bords du Bosphore dans le palais de Dolmabahçe.

Je commence la visite par le harem, situé dans la 2ème cour, juste à gauche après avoir franchi la Porte du Salut. Lors de ma précédente visite du palais, je n’avais pas pu le voir car il était fermé !

Le harem du sultan était à l’origine situé à l’emplacement de l’actuelle université. Ce n’est que sous le règne du sultan Selim que le harem fut adjoint au palais. Il est composé d’environ 400 pièces –on peut en voir une vingtaine- et le nombre de femmes oscillaient autour de mille, chacune ayant un rôle bien défini. À ce stade des explications, je vous passe les détails car on y serait encore demain. Sachez seulement que c’est la mère du sultan qui régnait sur tout ce petit monde féminin qui était étroitement surveillé par les eunuques noirs. Les rivalités, les intrigues, les infanticides et les meurtres étaient monnaie-courante.

A propos des eunuques, j’ai trouvé un lien intéressant, ICI.

Cette visite m’a pris pas mal de temps. En ressortant du harem, je me suis promenée un peu au hasard dans les différentes cours du palais. J’ai bientôt fait une pause café sur la terrasse du restaurant Konyali.

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Entre-temps, la foule avait considérablement augmenté avec l’arrivée des premiers cars de touristes. J’ai eu bien du mal à photographier les lieux. J’ai commencé à faire la queue pour pénétrer dans le pavillon des reliques saintes. On peut y voir le manteau de Mahomet, ainsi qu’une empreinte de son pied et quelques poils de sa barbe. Mais bien vite, j’ai fait demi-tour, effrayée par la masse compacte des gens qui se pressaient à l’intérieur. Tant pis pour les poils de barbe !

Dans le coup, je ne savais plus trop ce que j’avais vu ou pas. Lors de ma précédente visite, j’avais eu l’occasion d’admirer  les anciens costumes des sultans.

Je suis alors prise d’un gros coup de pompe et j’en ai zappé la découverte du trésor et les cuisines. Bon, ce n’est pas bien grave. On verra ça une autre fois. Pour compenser cet oubli, j’achète un livre.

Il est déjà 13h et je retourne vers  tranquillement vers Sultanahmet.

Voici la première partie du diaporama concernant le harem :

 

mercredi, 07 octobre 2009

351. Carnet de voyage à Istanbul -9-

Vendredi 25 septembre, les îles des Princes.

 podcast

Ce matin, après le petit déjeuner, j’attends un guide pour une sortie prévue dans l’archipel des îles des Princes. Cet archipel est constitué de neuf îles, dont cinq sont habitées et il  est situé à environ deux heures de bateau d’Istanbul, dans la mer de Marmara. Il n’y a rien de spécial à y voir ou y faire, c’est juste une envie de m’aérer un peu.

Autrefois elles servaient de lieu d’exil aux sultans déchus et aux princes gênants. Sur ces îles on trouve encore une dizaine de monastères orthodoxes, des églises, quelques mosquées et trois synagogues.

Quelle n’est pas ma surprise de voir apparaitre Burhan, le guide que j’avais eu précédemment pour la promenade sur le Bosphore. Il me dit que nous serons simplement trois à effectuer cette sortie. En m’approchant du minibus, deuxième surprise : les deux personnes sont le couple de Roumains avec qui j’avais sympathisé deux jours auparavant. C’est doublement réjouissant et je vais pouvoir bavarder en français !

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 Nous prenons le bateau à Kabatas, près du palais de Dolmabahçe. En longeant les rives, nous avons une superbe vue sur Sainte-Sophie et la mosquée Bleue.  A bord, il y a plusieurs groupes d’Iraniens venus en famille pour passer une journée peinarde. Il faut savoir qu’ils sont Iraniens car, à première vue, les femmes font plutôt penser à de belles Italiennes habillées à la toute dernière mode et maquillées comme de véritables actrices. Burhan m’explique alors que les Iraniens viennent fréquemment en Turquie car ce n’est pas loin (frontière commune à l’est) et ils peuvent se défouler à loisir ! Et effectivement ils ne s’en privent pas. On peut les comprendre…  

Le bateau s’arrête bientôt sur les premières îles, laissant descendre son flot de promeneurs venus souvent avec le pique-nique. Nous descendons, pour notre part, sur la plus grande des îles, Büyükada. Il n’y a pas –ou très peu- de voitures et l’on peut se déplacer à vélo ou en calèche. Pour l’heure nous nous promenons pedibus jambus le long des quais.

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Les îles des Princes ont été et sont encore le refuge de la bourgeoisie stambouliote qui vient s’y reposer en été.  Nous sommes en septembre, beaucoup de ces yalis (maisons de bois) sont déjà closes. Ce n’est pas sans rappeler certaines de nos îles françaises de l’Atlantique.

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Avant d’aller se restaurer, nous faisons une balade en calèche qui nous conduit en haut de l’île (ça grimpe pas mal) d’où l’on a une superbe vue (sauf que les arbres cachent tout !).

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Sur ces îles, les rois sont incontestablement les chats et les oiseaux ! Pas une maison devant laquelle ne se prélassent  deux ou trois chats, pas un toit qui ne soit le perchoir d’un groupe de mouettes.

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Pour déjeuner Burhan nous conduit dans un restaurant dont la terrasse couverte donne directement sur la mer. Les mouettes sont si près qu’on pourrait aisément les toucher de la main. Il aurait été judicieux de manger du poisson, mais, comme vous le savez, je n’aime pas beaucoup ça. Par contre, un petit raki, je ne dis pas non ! (Photo en bas de la note car je n'arrive pas à la placer correctement).

La Turquie, qui cherche à tout prix à entrer dans la communauté européenne, a mis en vigueur l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Alors, pour le café, on change de place et on va s’installer en face de la rue. C’est de là que l’on assiste, pliés en deux, à la démonstration magistrale donnée par une jeune femme en burka.

Le retour s’effectue vers 15h. Le bateau est alors totalement submergé de monde. On a beaucoup de mal à trouver un endroit pour s’asseoir. Florin, mon ami roumain, opte pour l’escalier tandis que sa femme se retrouve coincée à l’arrière du bateau et moi je me suis fait une toute petite place près d’un jeune couple d’amoureux qui a bien voulu se serrer un peu…

Aux escales suivantes d’autres personnes montent encore. Ça devient vite la boîte à sardines, manquerait plus que le bateau chavire !

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Il est environ 17h30 lorsque nous débarquons à Kabatas. Le minibus n’est pas au rendez-vous, suite à des problèmes techniques. C’est donc en taxi que Burhan nous raccompagne à nos hôtels. Je dis adieu à mes deux amis roumains. Qui sait ? Peut-être nous reverrons-nous prochainement à Bucarest ?

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À suivre …

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04:12 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, turquie, istanbul

mardi, 06 octobre 2009

349. Carnet de voyage à Istanbul -8-

Jeudi 24 septembre, suite et fin.

 La promenade en bus du jeudi matin :

 En sortant de la basilique Sainte-Sophie, que vois-je, située juste en face ?

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Eh bien… Sultanahmet camii, ou si vous préférez la mosquée du sultan Ahmet Ier, que l'on nomme plus généralement "la mosquée Bleue" en raison des teintes bleutées que prend la pierre à certains moments du jour. ! Il n’y a qu’un jardin  public à traverser, un joli petit jardin avec des bassins remplis d’eau, des fleurs, de la verdure et de l’ombre.

Dans la foulée, je pénètre donc dans l’enceinte de la mosquée. L’entrée y est gratuite, il faut simplement s’armer de patience -car il y a foule- et se déchausser. Alors que je m’apprêtais à prendre place dans la file des visiteurs, je remarque un grand panneau écrit en plusieurs langues sur lequel il est indiqué aux femmes de se couvrir la tête. Mince, et je n’ai rien prévu pour ! Je regarde les femmes autour de moi, elles ont toutes mis quelque chose sur la tête. Je me dis qu’il serait un peu idiot d’attendre et d’être refoulée au dernier moment à l’entrée. Aussi je fais demi-tour. J’aurai l’occasion d’y revenir dan sune prochaine note. 

Je traverse alors l’ancien hippodrome qui fut le centre stratégique de Constantinople durant près de dix siècles. Sa construction débuta en 203, mais il atteignit ses proportions définitives en 324 sous l’empereur Constantin : 400m de longueur sur une largeur de 200m, ce qui en faisait le 2ème plus grand hippodrome de l’Antiquité. Il était non seulement un lieu de divertissements (courses de chars), mais aussi l’endroit où les adversaires politiques pouvaient se confronter. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

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L’obélisque de Théodose, datant de 3500 ans avant J.C et que l’empereur Théodose fit venir du temple de Karnak en 390. Sur le socle on peut découvrir des scènes de vie représentant Théodose.

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La colonne serpentine, datant de 479 avant J.C, est rapportée de Delphes en 326 par l’empereur Constantin. Elle représentait trois serpents entrelacés –aujourd’hui disparus-  dont les têtes supportaient un vase en or.

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L’obélisque murée, mesurant 33m de haut, et dont l’origine est incertaine. Les Croisés (encore eux !) la dépouillèrent de ses plaques de bronze.

Tout cet ensemble se situe aujourd’hui dans un jardin tout en longueur. 

La loge de l’empereur était ornée de quatre magnifiques chevaux qui sont aujourd’hui à Venise. Leur histoire est assez intéressante pour que je vous la raconte :

L’origine de ce magnifique quadrige est incertaine. Certains historiens prétendent qu’ils proviendraient de l’île de Chio, d’autres parlent de Corinthe. Toujours est-il qu’on les retrouve à Rome, surmontant l’arc de Trajan. Puis l’empereur Théodose les fit transporter à Constantinople. Plus tard, lors de la quatrième croisade, les Vénitiens s’en emparèrent pour les placer sur la basilique Saint-Marc à Venise.

En 1797 Napoléon s’empare à son tour du quadrige qui se retrouve devant le Louvre, sur l’arc de triomphe du Carrousel.

Après Waterloo, les Autrichiens restituent les chevaux à Venise. Des copies sont alors placées sur le Carrousel. Aujourd’hui les chevaux originaux ont été mis à l’abri de la pollution à l’intérieur de la basilique Saint-Marc. Ceux que l’on aperçoit à l’extérieur ne sont que des répliques.

 

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Je flâne alors dans les rues. C’est ainsi que je me retrouve à une des portes d’entrée du grand Bazar. Il existe depuis le XVe siècle, c’est la «grande surface» de l’époque. Des caravansérails furent construits à l’intérieur du Bazar pour recevoir les caravaniers livrant leurs produits. Il brûla de nombreuses fois au cours des siècles. L’actuel bazar date des premières années du XIXe siècle. Sur une superficie d’environ 200 000m2 avec ses 4000 échoppes, il est le plus grand bazar couvert du monde. Chaque rue regroupe les artisans d’une même corporation. Certes il n’a plus le même prestige qu’autrefois, on y trouve maintenant beaucoup de produits manufacturés, de la pacotille, un joyeux  bric-à-brac, les produits made-in-China  ne sont pas en reste. Cependant l’endroit garde un côté magique de par son ambiance très orientale. Comme je n’avais pas d’objectif précis – à savoir l’achat d’un kilim ou bien encore un vieux bijou en argent- je me suis donc laissée porter par la foule à travers le méandre des rues et ruelles. En sortant du grand Bazar je suis rentrée tranquillement à pied jusqu’à mon hôtel.J’ai traversé alors un quartier où tout était écrit en russe. Je n’ai pas réussi à savoir si cette immigration était récente. Toujours est-il que c’est le quartier des prostituées. Les Turcs l’appellent le quartier «Natacha».

Un peu plus loin, j’ai cru être revenue en Afrique en traversant un quartier habité par une grande majorité d’Africains. Un court instant je me suis revue déambulant dans les rues de Saint-Louis du Sénégal !

Là encore je n’ai pas pu savoir de quel pays ils étaient originaires. C’est à cet endroit que je suis entrée dans un cybercafé pour lire mon courrier.

 

À suivre …

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08:59 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : voyage, turquie, istanbul