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vendredi, 11 juillet 2008

Regagnons un moment la terre ferme


podcast
rouen30.jpgA force d'avoir la tête en l'air à photographier les mâts et les drapeaux qui flottent au vent j'en aurais presque le mal de mer. Parlons un peu de la ville de Rouen. Quand on évoque cette ville, on dit volontiers que c'est la ville aux cent clochers.

" Ami, c'est donc Rouen, la ville aux vieilles rues, aux vieilles tours, débris de races disparues, la ville aux cent clochers carillonnant dans l'air, le Rouen des châteaux, des hôtels, des bastilles..." Victor Hugo, Feuilles d'Automne.

En fait Victor Hugo ne se trompait pas beaucoup en écrivant ces lignes puisqu'il y avait 104 clochers à Rouen juste avant la Révolution ! Aujourd'hui il n'en reste plus qu'une trentaine.

J'ai rempli 4 cartes de photos, 2 de 1Go et 2 de 2 Go. Tout y est mélangé, bateaux, églises, maisons, enseignes, boutiques, marins ... De plus, je n'ai pas envie de faire l'historique de la ville, c'est trop fastidieux et cela risque de vous ennuyer. Le plus simple est donc de vous présenter Rouen comme je l'ai découvert, en flânant dans les rues.  

Voici donc Rouen-1- ou les photos du vendredi 4 juillet.

jeudi, 10 juillet 2008

Escapade à Rouen, III

Rouen b 187a.JPGSamedi 5 juillet : à sept heures tapantes j’étais dans la salle du petit déjeuner. Evidemment j’étais toute seule à cette heure.

Une demi-heure plus tard, me voici dans la rue, équipée du K-way ( on ne  sait jamais) et de l’attirail photographique. J’ai eu le temps d’aller voir les bateaux de la rive gauche avant d’embarquer sur la Jolie France. Pas de bol ! A ce moment précis, le temps s’est obscurci et il a même plu un peu. Regardez un peu le manque de luminosité sur la photo !

Le bateau descend la Seine jusqu’aux premiers voiliers amarrés puis remonte ensuite. Durant la nuit d’autres bateaux sont arrivés.

Après cette promenade d’une heure sur la Seine , je décide de faire à pied le quai de la rive droite. La foule devient de plus en plus compacte au fur et à mesure que le temps s’écoule. D’autre part, j’ai manqué d’organisation. Je ne m’en suis rendue compte qu’au retour, en regardant les photos. douillet1.jpgTellement absorbée par le détail intéressant ( comme cette rencontre ) je n’ai pas pensé qu’il me fallait des repères précis pour ne pas mélanger tous les voiliers.

Pause déjeuner : un cornet de chichis.

En début d’après-midi je quitte les quais car il y a trop de monde et je retourne dans les vieux quartiers. Je m’arrête à l’hôtel au passage pour y faire une petite sieste ( j’ai quand même au moins 6km dans les jambes et j’ai mal dormi la nuit précédente).

train.jpg Vers 16h je ressors. J’ai prévu de faire un tour en petit train afin de repérer les endroits intéressants à visiter. C’est un bon moyen de voir l’essentiel. robec.jpg

Ainsi je découvre la fameuse rue Eau de Robec, traversée en son milieu par un cours d’eau. Je flâne dans les rues, dans une librairie je trouve un livre intéressant sur Rouen, un peu plus loin dans une boulangerie j’achète une salade et une tarte aux pommes puis  je rentre à l’hôtel. Il est environ 21h. Je termine la soirée en  me plongeant dans la lecture. Cette nuit, je laisserai la fenêtre fermée !

A suivre…

mercredi, 09 juillet 2008

Escapade à Rouen, II

joliefrance.jpgSur les quais, des bateaux proposent des balades sur la Seine à partir du samedi. Je réserve une place pour le lendemain à bord de la Jolie France. Puis je commence ma déambulation sur la rive droite. A l’office de tourisme j’ai obtenu un plan des quais avec la position de tous les voiliers. La plus grande partie des bateaux se situe rive droite sur une longueur d’environ 2,5km. Sur la rive gauche il faut compter environ 1km. Ça promet de la marche !Rouen 1 090a.JPG

On voit les voiliers qui arrivent peu à peu, tirés par les remorqueurs. Certains bateaux ont des passagers à bord.

Cette balade m’a surtout permis de repérer les lieux et je remonte la rive droite pour aller maintenant à la découverte du centre de Rouen. Rouen 1 269a.JPG

La ville a conservé des quartiers entiers datant du Moyen Age. Entre 1865 et 1870, la construction de deux grands axes dans la ville entraîna la démolition d’une partie des anciennes maisons. Puis en 1940, un incendie ravagea tout un quartier situé entre la cathédrale et la Seine. Néanmoins il reste une bonne centaine de maisons à pans de bois.

«  Ce qui est admirable à Rouen, c’est que les murs de toutes les maisons sont formés de grands morceaux de bois placés verticalement à un pied les uns des autres (…) Les morceaux de bois ne sont point recouverts par le crépi, de façon que de tous les côtés l’œil aperçoit des angles aigus et des lignes verticales… » Stendhal, Mémoires d’un touriste.

Soudainement j’ai eu très faim. Il est vrai que j’avais totalement oublié de déjeuner à midi. Je n’aime pas aller toute seule au restaurant, c’est ennuyeux. Pourtant j’ai dû m’y résoudre car j’avais envie de viande. Finalement je me suis rapprochée de l’hôtel et j’ai trouvé un troquet où j’ai pu commander un steak-frites.

La nuit fut brève en raison du tapage nocturne ! J’avais une chambre à double-vitrage mais je dors toujours avec la fenêtre ouverte. J’ai somnolé plus que dormi, réveillée  par les sirènes des pompiers, la musique à fond la caisse dans les voitures qui passaient sous les fenêtres, les jeunes qui sortaient des boites de la rue ( oui, dans cette rue il y avait des endroits louches ), et le bouquet final a été un type complètement saoul qui, vers 4h du matin, est resté plus d’une demi-heure au milieu de la rue à hurler des injures à je ne sais qui. Bref, j’ai dormi de 5h à 7h.

A suivre...

mardi, 08 juillet 2008

Escapade à Rouen, I

joué.jpgVendredi 4 juillet, 6h30 du matin : je quitte la maison et je me rends à pied jusqu’à la gare de Joué-les-Tours. Rendue à mi-chemin, je suis soudain envahie par un doute affreux : ai-je bien fermé la porte-fenêtre du salon ? J’aurais probablement eu le temps de faire demi-tour mais j’ai eu la flemme.

A 7h30, je me retrouve dans la gare de Tours. Là je croise Mme D, une ancienne collègue qui habite également à Joué et qui s’en va voir ses parents du côté d’Angoulême. Nous papotons un peu, ça fait passer le temps puis me voici bientôt dans le train pour Paris-Austerlitz. Le trajet s’effectue sans incident notoire, le train s’arrête dans toutes les petites gares jusqu’à Orléans, ensuite c’est direct. J’arrive à Paris vers 10h50.

Je prends un taxi pour rejoindre St Lazare. Le chauffeur est sympa et durant le trajet nous avons le temps de bavarder. Il travaille quatre mois à Paris comme chauffeur et le reste du temps il vit en Afrique, au Sénégal.

Avant de monter dans le train qui va à Rouen, je laisse un message à ma fille pour qu’elle aille vérifier si j’ai fermé ou pas la fenêtre.

Le train pour Rouen est bondé. Nous quittons la gare à 12h04 très précises. Des odeurs de pâté de foie se font alors sentir : ce sont les gens de devant qui piquent-niquent. Sur la droite un jeune téléphone. Il restera l’oreille scotchée à son portable jusqu’à l’arrivée à Rouen ! (13h38).

Une fois sortie de la gare, je sors mon plan pour me rendre à l’hôtel. Pour cela, je descends la rue Jeanne d’Arc et je bifurque plus bas à gauche dans la rue du général Leclerc, ensuite à droite rue Grand Pont et enfin à gauche dans la rue de la Savonnerie. Je suis arrivée : hôtel Notre Dame. Ma chambre se situe au troisième étage sans ascenseur. Un dernier effort et ouf… je m’étale sur le lit pour reprendre des forces.

corneille.jpgUne demi-heure plus tard je repars : je me suis changée car il fait chaud. La réceptionniste m’a dit que certains bateaux sont déjà sur les quais et ils arrivent peu à peu. Allez, ne perdons pas de temps !

En sortant de l’hôtel je me retrouve aussitôt sur les quais de la Seine. Un petit bonjour à Pierre Corneille au passage.Déjà , au loin, j’aperçois les mâts… mats.jpg

 

mercredi, 11 juin 2008

Faisons un grand saut dans le passé

fon4.jpgpuisque nous voici au XIIe siècle en Anjou, et plus précisément à l'abbaye royale de Fontevraud. L'abbatiale fut construite de 1105 à 1160, avec des remaniements au cours des siècles suivants. Au début du XIXe siècle, Napoléon transforme l'abbaye en prison. La nef est alors partagée en quatre niveaux de dortoirs et de magasins.fon33.jpg

Si la prison ferma officiellement ses portes en 1963, les derniers prisonniers quittèrent Fontevraud en 1985 !

A l'intérieur de l'abbatiale, on peut admirer quatre magnifiques gisants. Trois sont en pierre, celui d'Isabelle d'Angoulême étant en bois.

Je n'ai pas encore trié toutes mes photos, mais je peux vous proposer un diaporama des gisants : il s'agit d'Aliénor d'Aquitaine, de son second mari , Henri II PLantagenêt, de son fils Richard Cœur-de-Lion et de sa belle-fille, Isabelle d'Angoulême ( épouse de Jean-sans-Terre).

Les gisants de Fontevraud