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mercredi, 11 juillet 2012

140. Où l'on reparle de Turpenay

J'ai déjà eu l'occasion de vous parler de l'abbaye de Turpenay, nichée dans la forêt de Chinon sur la commune de Saint-Benoît-la-Forêt. Ce devait être en septembre 2010.

Je ne reviendrai pas sur l'historique -que vous trouverez ICI- mais plutôt sur le site en lui-même.

Le plan cadastral de 1813 fait état des parties déjà détruites à cette époque.

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Venons-en maintenant au début des années soixante-dix. Un promeneur curieux passant par-là fut émerveillé par la beauté du lieu et fit une série de clichés. Ai-je besoin de vous donner son nom ? Paul Martinaud.

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Aujourd'hui, l'abbaye a été rachetée par un particulier et des travaux de grande ampleur ont été mis en œuvre pour réhabiliter le site.

Voici quelques photos que j'ai prises en 2010 :

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samedi, 24 décembre 2011

287. Un p'tit tour au verger

Ce matin je vais aller faire le plein de fruits de saison. Pour cela, je me rends aux Vergers de Charlemagne.

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Cet endroit se situe sur la commune de  Joué-les-Tours en direction de Ballan, un lieu perdu en pleine campagne. Heureusement un fléchage permet de ne pas se perdre.

Ils sont ouverts ce matin, mais seront fermés la semaine prochaine. J'ai aussitôt pensé au Réveillon de la Saint-Sylvestre ! Ce soir-là, en effet, j'ai pris l'habitude de me faire une compote tiède de pommes avec des poires, le tout accompagné de petits fours et après ce festin je vais au lit.

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Ce matin donc je vais acheter des pommes, des poires, du jus de fruits et aussi des noix s'il en reste. Je me suis fait avoir par deux fois en achetant des noix en grande surface. La première fois, elles avaient été lavées et elles avaient donc un goût de moisi. La seconde fois, j'ai pris des noix en sachet, mais le résultat était tout aussi décevant. J'ai eu l'impression qu'elles avaient dû être passées au four pour justement éviter de moisir. Elles étaient très dures à casser et se brisaient en mille petits morceaux. Il était impossible d'obtenir des cerneaux entiers. 

Au retour, je vais m'attaquer au ménage car ce soir je reçois. Nous serons quatre à table, un exploit pour moi qui vis en ermite ! Je sens d'ailleurs le stress qui commence à monter...

jeudi, 09 juin 2011

132. Il suffit d'un rien ...

... pour m'amuser ! Vous avez vu la bannière de google ce matin ? Elle représente une guitare et on peut s'amuser à faire de la musique en passant la souris sur les cordes ! Donc, entre deux constructions de franchises de restaurants indiens dans mes différentes villes, je m'octroie une pause musicale. On s'amuse comme on peut.

Sinon, ça va, merci à ceux qui se sont inquiétés de mon silence (trois personnes). C'est là qu'on se rend vraiment compte de l'intérêt que les gens vous prêtent.  Il y aura des jours meilleurs, patience !

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Une idée de sortie pour le dimanche de la Pentecôte : une visite du village de Pussigny, après La- Celle-St-Avant, pour assister au 3e salon du grand format

lundi, 30 mai 2011

130. Festival des roses


podcast

Sidney Bechet s'impose pour cette note sur les roses qui ne sont pas de Picardie, mais de Chédigny !

Hier donc les roses étaient à l'honneur à Chédigny. Il faut dire que dans ce charmant village, situé entre Tours et Loches, un rosier grimpant orne la façade de la plupart des maisons.

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Il y avait déjà un petit moment que je n'étais pas retournée là-bas ;  c'était donc l'occasion rêvée et je n'ai pas regretté ma visite ! Avec le temps ensoleillé que nous avons ces jours-ci, les rosiers croulaient sous les fleurs. Ce festival semble être apprécié car il y avait beaucoup de monde à flâner dans les ruelles. Si vous ne connaissez pas l'endroit, je ne peux que vous inciter à vous y rendre.

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À l'occasion de cette journée, une nouvelle rose a été baptisée : il s'agit de la "Jeanne de Chédigny", en hommage à la doyenne du village. En 2002, cette dame reçut le titre de Juste parmi les nations donné  par l'institut Yad Vashem de Jérusalem. Durant l'Occupation, elle et son mari avaient caché des Juifs allemands dans leur ferme.  

Sur les murs de certaines maisons étaient exposées de très belles photos de chevaux de trait, réalisées par Pierre Bosquet.

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Et puis j'en ai profité pour acheter une nouvelle mangeoire pour les oiseaux de mon jardin qui sont de plus en plus nombreux à venir s'y restaurer.

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Bon, on visite ?


Chédigny 2011 par cheztinou

lundi, 23 mai 2011

126. Sur les terres du cardinal


podcast

« Nous arrivâmes par une avenue qui borde un côté du parc. Enfin on se trouve en une place fort spacieuse ; je ne me souviens pas bien de quelle figure elle est : demi-ronde ou demi-ovale, cela ne fait rien à l’histoire, et pourvu que vous soyez avertie que c’est la principale entrée de cette maison, il suffit. Je ne me souviens pas non plus en quoi consistent la basse-cour, l’avant-cour, les arrière-cours, ni le nombre de pavillons et corps de logis du château, encore moins de leur structure. [ …]

C’est assez que le tout est d’une beauté, d’une magnificence, d’une grandeur digne de celui qui l’a fait bâtir. Quand on a passé le pont-levis, on trouve la porte gardée par des dieux, Mars et Hercule. […]

Autour du château sont force bustes et force statues, la plupart antiques, comme vous pourriez dire des Jupiters, des Apollons, des Bacchus, des Mercures et autres gens de pareille étoffe ; […]

Je ne m’amuserai à vous décrire les divers enrichissements ni les meubles de ce palais. Nous n’eûmes quasi pas le loisir de considérer ces choses, l’heure et la concierge nous faisant passer de chambre en chambre, sans nous arrêter qu’aux originaux des Albert Dürer, des Titien, des Poussin, des Pérugin, des Mantegna et autres héros dont l’espèce est aussi commune en Italie que les généraux d’armée en Suède. […]

Nous sortîmes de cet endroit, et traversâmes je ne sais combien de chambres riches et magnifiques, des mieux ornées, et dont je ne dirai rien ; […] Toutefois je vous avouerai que l’appartement du roi m’a semblé merveilleusement superbe ; celui de la reine ne l’est pas moins.[…]

Enfin nous descendîmes dans les jardins, qui sont beaux et fort étendus. Rien ne les sépare d’avec le parc. C’est un pays que ce parc, on y court le cerf. Quant au jardin, le parterre est grand et l’ouvrage de plus d’un jour. Il a fallu pour le faire qu’on ait tranché toute la croupe d’une montagne.»

Ainsi s’exprime, dans une lettre à sa femme, le fabuliste Jean de la Fontaine, décrivant sa visite chez le cardinal de Richelieu.

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Armand Jean du Plessis ! Un homme exceptionnel et qui, à l’apogée de sa gloire, voulut créer son propre petit royaume. En 1632, le roi Louis XIII lui donna donc l’autorisation de bâtir un château et un bourg, clos de murs et fossés, avec deux marchés par semaine.

Les travaux furent confiés à l’architecte Jacques Lemercier. Il reste par bonheur des gravures d’époque :

 

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La mort du cardinal en 1642 sonna le glas de la ville qui retomba vite dans l’oubli.

Aujourd’hui, que reste-t-il de tout cela ?

Le château n’existe plus. Il fut racheté par des marchands de biens qui le démantelèrent totalement. Reste seulement le dôme et l’orangerie, perdue au fond du parc.

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La ville, quant à elle, subsiste bien. Son tracé rectiligne, sa symétrie en font un exemple d’architecture du XVIIe siècle.

Hier donc, je suis allée me balader à Richelieu en compagnie de Christine. Il faut bien avouer que l’on ne vient pas à Richelieu par hasard. C’est retiré de tous les grands axes touristiques.

La rue Royale avec ses hôtels particuliers, presque similaires (quelques détails différent) a gardé de sa grandeur, malgré une restauration un peu surprenante : ainsi les façades de certaines maisons laissent apparaître la pierre, tandis que d’autres ont été recouvertes d’un crêpi dont la couleur varie d’une maison à l’autre !

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La place de l’église a été également rénovée. Autrefois elle était divisée en quatre sections identiques bordées d’arbres. Aujourd’hui c’est un immense parking au milieu duquel trône un malheureux jet d’eau. Ça donne une impression de grand vide.

Quelques magasins étaient ouverts, mais on doit bien avouer que les touristes étaient peu nombreux !

Décidément, la ville de Richelieu a bien du mal à sortir de sa torpeur …

Le matin, nous étions allées voir l’abbaye de Bois-Aubry, à Luzé. Je voulais surtout montrer la tombe de Yul Brynner à Christine. Elle se situe près de l’abbaye, en bord de champs. Et là, surprise ! Le petit cimetière des moines orthodoxes est entièrement clos de barbelés électrifiés empêchant tout accès ! Si on avait voulu mettre une fleur sur la tombe (ce qui n’était pas le cas) on n’aurait pas pu. Étrange tout de même !