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jeudi, 16 septembre 2010

357. L'élégance du hérisson

elegance.jpg.jpg"Je m'appelle Renée, j'ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j'ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins, auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l'image que l'on se fait des concierges qu'il ne viendrait à l'idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants."

Ainsi débute le livre de Muriel Barbery. Si je vous en parle ce matin, c'est que bien sûr, l'histoire m'a beaucoup plu. Le sujet est en effet intéressant. Quelle image donnons-nous à voir ? Sur quels critères sommes-nous jugés par les autres ? Et, au bout du compte, est-ce que tout cela a une réelle importance ?

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La concierge Renée est une autodidacte, elle s'est instruite en lisant beaucoup et son niveau de connaissances dépasse largement celui des habitants de son immeuble bourgeois. Aussi se garde-telle de montrer sa culture en adoptant l'image conventionnelle d'une concierge conforme à ce qu'on attend, en laissant croire qu'elle occupe ses rares moments de loisirs avachie devant le poste de la télé.

L'élégance du hérisson ou comment derrière une façade ingrate peut se cacher un petit bijou. Heureusement que sur terre il existe des gens capables de discerner le vrai du faux. Hélas, ils sont bien rares !

Lors d'une récente sortie, on m'a fait remarquer que je ne parlais pas beaucoup-  sous entendu que je n'avais surement rien de bien intéressant à dire- mais que,malgré tout, j'étais sympathique ! 

Sympathique ? Moi ? ... Allons, cela devient dangereux, il va falloir que je me reprenne. Je tiens à garder mon image, je suis un peu comme Renée !

mercredi, 18 novembre 2009

406. À vos binettes !

lebonjardinier.jpgVous possédez un bout de jardin et cherchez à l'exploiter au mieux ? Voici un livre paru récemment et qui devrait vous apporter plein de conseils judicieux.

Alain Baraton est le jardinier en chef des jardins de Versailles. Il a eu la bonne idée de faire ré-éditer ce livre de 1920, "Le bon jardinier, l'essentiel", ne supprimant de la version originale que la liste des horticulteurs. Pas d'images mais des dessins très minutieux des plantes.

Bref ce livre peut être considéré comme la Bible du parfait jardinier.

mardi, 31 mars 2009

103. J'ai du pain sur la planche !

guidevoyageur.jpgEh oui, c'est la réflexion que je me suis faite en  parcourant le livre de Frederick Gersal : "Les 1000 lieux qu'il faut avoir vus en France".

Par curiosité, j'ai noté les endroits où je suis déjà allée. Résultat des courses : 114 ! Un peu plus d'un dixième, c'est bien peu quand même, vous ne trouvez pas ?

Il y a des régions entières que je ne connais pas du tout, à savoir les Alpes, les Pyrénées, le Nord Pas-de-Calais, d'autres que j'ai visitées il y a très longtemps.

Voici quelques photos de différentes régions. Saurez-vous retrouver le nom de l'endroit ?

Photo 1:

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Photo 2 :

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Photo 3 :

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Photo 4 :

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Photo 5 :

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Photo 6 :

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Photo 7 :

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samedi, 07 février 2009

38. Cul-de-sac

culdesac.jpgChangeons totalement de décor : je vous propose de voyager en Australie au travers d’un roman policier que ma fille m’a offert pour Noël.

Tout commence le jour où un journaliste américain qui travaille pour une feuille de chou à la rubrique des chiens écrasés achète une carte de l’Australie sans trop savoir pourquoi. Et soudain, sa vie va basculer. Il vend sa voiture, donne sa démission, retire ses économies et part, le nez au vent, à la découverte de ce pays vaste comme un continent à lui tout seul.

 Ce livre est construit en trois parties.

 

La première partie débute ainsi :

«  Jamais je n’avais vu une telle épidémie de tatouages. Pas un habitant de Darwin ne semblait y avoir échappé.  Toute la faune du bar était tatouée – y compris la strip-teaseuse, qui se brandouillait sur la scène en exhibant un vulcain rutilant sur sa fesse gauche.

Pas vraiment pulpeuse, l’effeuilleuse. Une greluchonne, dans les trente ans à vue de nez – cinquante kilos toute mouillée, le sein anémique et la cuisse maigre… »

 

Puis soudain, tout bascule dans le premier chapitre de la deuxième partie (page 89) :

«  La guerre nucléaire venait de commencer. Les États-Unis de la libre Amérique avaient décidé d’en finir avec un dictateur arabe et mégalo, qui menaçait de faire d’Hawaï une République islamique moderne. Déjà, ses fous d’Allah s’étaient emparés de Waikiki et avaient entrepris d’imposer le port du tchador aux danseuses hawaïennes… »

Haletante, oppressée par la tension, mais curieuse aussi de connaître la fin, je n’ai pas lu ce livre, je l’ai quasiment dévoré et j’en avais fini la lecture bien avant que l’avion ne se pose à Cotonou.

 

Fin du livre :

«   Monsieur, monsieur… Monsieur !

Je me suis réveillé en sursaut. Une hôtesse était penchée sur moi , l’air inquiet.

- Vous hurliez…

- Vraiment ?

- Très fort même

- Ah ?

- Quelque chose ne va pas ?

- Non, non… Tout va très bien…

Elle m’a flashé un sourire immaculé.

 Vous avez dû faire un mauvais rêve.

Un cauchemar sans nom, je dirais… 

 

Ce livre devrait être adapté au cinéma. Cela ferait un EXCELLENT film d’aventures. Je vois bien Gérard Lanvin dans le rôle du héros. Le choix de la femme serait de toute évidence plus délicat. Il faudrait trouver une actrice à la carrure d’une ancienne nageuse est-allemande !

 

mercredi, 24 décembre 2008

Le Baiser de la Nourrice

baiser.jpg« La brosse raya la surface de cirage noir, puis déposa la pâte sur le bout de la chaussure, une paire de rechange graissée d’abord minutieusement, longuement séchée, intérieur et extérieur, et dont les surplus de cirage ancien et la poussière avaient été assainis par un lait nettoyant.»

 

Ainsi débute le roman de Christian, intitulé « Le Baiser de la Nourrice ».

 

« Il ressentit comme un fluide irriguant ses pensées, le dédain des chiens disparus et le mépris pour les barbares rendus au statut de fragiles mortels. Et toute peur le quitta.»

 

Ainsi s’achève le roman de Christian. Ne comptez pas sur moi pour vous en faire un résumé. Faites comme moi, lisez-le. Mais, qui mieux que l’auteur lui-même peut parler de son ouvrage ?

Toc, toc ! On peut entrer ? … ICI.