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mardi, 04 octobre 2011

212. Un matin à Bénarès

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Les premières lueurs de l'aube viennent éclairer les façades des anciens palais qui connurent leurs heures de gloire et qui, aujourd'hui, ne sont plus que des ruines s'affaissant peu à peu dans les eaux troubles du fleuve nourricier, le Gange.

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Dans la demi-pénombre, je descends le ghât. La ronde incessante des horribles corbeaux croassants au-dessus de ma tête me donne la chair de poule. La brume qui recouvrait le fleuve s'estompe petit à petit et sur les berges on aperçoit les premiers arrivants pour le bain rituel. Il est temps de grimper dans la barque qui va très lentement longer toute la rive et me faire découvrir un spectacle à la fois surprenant, éblouissant et affreusement horrible.

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À chaque fois que je revois ces photos, je me sens envahie par un étrange sentiment, mélange de fascination et de mélancolie. Il m'arrive même parfois de douter un instant que j'y sois vraiment allée.

Et pourtant ... 


Inde 2011-9- par cheztinou

20:47 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, inde, benares

samedi, 01 octobre 2011

209. Bilan d'une décennie -49-


podcast

Vendredi 12 janvier 2007 :

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Après le déjeuner, nous partons visiter le musée historique situé à l’autre bout de l’artère principale de la ville. De part et d’autre du jardin situé à l’entrée se trouvent des vestiges de la bataille ( canons, chars et autres véhicules).

Le musée est bien sûr dédié aux soldats vietnamiens, on y trouve bon nombre de photos des héros Vietminh, des outils ayant servi à la constructions des tunnels, des documents, des cartes…

Dans une salle, une immense maquette retrace le déroulement de la prise de Diên Biên, jour après jour. Les explications sont données en français. C’est extrêmement bien fait.

 Après cette visite, on traverse la route et l’on se retrouve au pied de la colline «  Eliane ». Sur le côté se tient le cimetière viet, entièrement restauré en 1994, à l’occasion du 40e anniversaire de la bataille.

Puis nous nous rendons au QG du général De Castries et devant le monument aux morts dédiés aux soldats français ( je vous en ai parlé hier).

Tournons donc la page…

Voici Diên Biên en 2007 : une ville en pleine expansion, très commerçante, pas très belle et assez sale.

Comme il nous reste du temps avant le dîner, nous en profitons pour nous balader. Les filles ont soudainement une crise de fièvre acheteuse ! 

Mais la nuit tombe soudain à 18h et nous nous rendons compte que nous sommes bien loin de l’hôtel. La pénombre qui s’ensuit et les magasins qui baissent leurs grilles peu à peu rendent soudain l’endroit beaucoup moins attrayant ! On ne voit plus très bien sur quoi on met les pieds et c’est pratiquement au pas de course que nous rejoignons les autres pour le dîner. 

Samedi 13 janvier 2007 :

Le lendemain matin Tien nous emmène visiter un village situé en dehors de la ville. C’est un endroit assez isolé dans la forêt et où l’ANAPI a construit en 1991 une petite école.

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Puis retour à Diên Biên pour une visite du marché. Là j’ai pu découvrir d’où proviennent les gros vers blancs que l’on voit dans les bouteilles d’alcool ! Les femmes les récupèrent dans les tiges des jeunes pousses de bambou.

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Ensuite le car nous conduit à l’aéroport où nous devons prendre l’avion pour rejoindre Hanoï. Un pique-nique est prévu dans le hall d’attente.

L’aéroport a été reconstruit sur les bases de l’ancien aéroport français. Pour y accéder, il faut montrer patte blanche car l’accès en est farouchement gardé !

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Ah mais… voici notre avion. Il est environ 12h quand l’avion décolle. Nous survolons les rizières, le paysage est magnifique vu de haut. Adieu les plateaux du nord-ouest !

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Il est approximativement 13h30 quand nous atterrissons à Hanoï.

Nous voici donc de retour à Hanoï ! L’entrée dans la ville nous permet de constater le vaste chantier en cours : les usines ultra-modernes, les quartiers résidentiels et les hôtels ultra-chics sortent de terre à la vitesse des champignons ! Depuis la levée de l’embargo américain, en 1994, la prude Hanoï tend à devenir une vaste mégalopole où les investisseurs japonais, coréens,  américains et dans une moindre mesure, européens, implantent des complexes gigantesques.

Le centre garde heureusement son charme suranné de ville coloniale, avec son immense lac en plein cœur de la ville.

Nous commençons par visiter le musée d’ethnographie du Vietnam., situé à 20minutes du centre. Dans un vaste parc ce musée présente une collection intéressante d’objets artisanaux des différentes ethnies peuplant le Vietnam. On compte 54 ethnies au Vietnam. La plus représentée est l’ethnie des Viet qui compose 86 % de la population du pays. Les 14% restants regroupent 53 ethnies d’origine diverse parmi lesquelles les Hmong, les Yao et les Thaï.

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A l’extérieur du musée, on peut admirer une reconstitution de différentes maisons, des barques de pêche, un théâtre de marionnettes sur l’eau. Le jardin est le lieu rendez-vous privilégié des jeunes mariés qui viennent s'y faire prendre en photo.

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Retour au car pour une nouvelle visite. Cette fois-ci nous entrons dans le cœur de la ville, en pleine circulation.

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Voici le temple de la Littérature. Construit en 1070, ce temple fut consacré au culte de Confucius et accueillit la première université du Vietnam. Ce collège  fut par la suite transféré dans la ville de Hué ( en 1802).

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Il est composé de cinq cours majestueuses que l’on franchit par trois portes, la porte centrale étant réservée au mandarin.

Dans la troisième cour, on peut découvrir 82 stèles soutenues par des tortues de pierre. Y sont gravés en chinois les noms des lauréats des concours, au total 1307 « docteurs ». Le nom le plus récent date de 1779.

J’avoue bien humblement avoir un peu zappé les explications, occupée surtout à photographier les bonsaïs ! C’est ça le problème des voyages en groupe, on n’a jamais le temps de flâner.

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Après cette belle visite (pour ceux qui aiment l’architecture asiatique, ce qui n’est pas obligatoirement mon cas), nous repartons dans le centre pour une promenade à pieds.

Arrivée à un carrefour, je m’arrête deux minutes, le temps d’acheter un ananas tranché ( une soudaine petite envie), quand, me retournant, je m’aperçois avec angoisse que j’ai perdu le groupe ! Dans la cohue j’ai beau regarder à droite, à gauche, devant… Plus de Français ! Un certain vent de panique commence alors à m’envahir : je ne me souviens pas où le car s’est garé, je n’ai pas le nom de l’hôtel où nous devons passer la nuit, je n’ai pas pris le guide du routard ( là au moins je pourrai trouver l’adresse de l’ambassade)  et je n’ai aucun numéro de portable des membres du groupe ! Alors je me lance au beau milieu du carrefour, parmi les vélos, scooters, motos pétaradantes qui me passent de tous côtés et cherchant vainement une tête connue ! C’est alors que j’aperçois devant moi, mais assez loin… un béret basque ! C’est le grand Bruno, le kiné,  qui avait eu la bonne idée ce jour-là de mettre son béret. Sauvée par un béret au milieu des casques coloniaux et des chapeaux coniques… Merci Bruno !

 

Cette vidéo, trouvée sur le net, rend bien l'atmosphère du moment :



Vietnam-rues par lavilal

Le jour commence à décliner quand nous faisons une longue balade en cyclopousse à travers les vieux quartiers. Chaque rue regroupe une corporation différente.

Après le dîner (dont je n’ai aucun souvenir), le car nous fait faire un tour dans Hanoï. Au passage nous pouvons voir un gigantesque monument de marbre et de granit : il s’agit du mausolée de Hô Chi Minh. On retrouve tout à fait l’architecture des grands monuments de l’âge d’or du communisme. Quand on songe que Hô Chi Minh, mort en 1969, souhaitait se faire incinérer sobrement, qu’il voulait que ses cendres soient dispersées sur trois collines du Vietnam (au nord, au centre et au sud) afin de symboliser la réunification du pays … On est loin de ça ! Il repose dans ce sanctuaire, momifié comme le fut Lénine.

Un peu plus loin, on passe devant la maison du général Giap, le vainqueur de Diên Biên Phu. Il est toujours en vie et on peut l’apercevoir de temps en temps se promener tranquillement dans son jardin.

Voilà, la visite d’Hanoï s’arrête ici. Il est certain que nous n’avons pas tout vu et que cette ville mérite au moins qu’on y séjourne une semaine. Ce sera l’occasion d’y revenir !

L’hôtel nous attend pour une COURTE nuit : le réveil est prévu en effet à 3h45… Pourquoi une heure aussi matinale ?

Vous le saurez demain !

A suivre


jeudi, 29 septembre 2011

208. Bilan d'une décennie -48-


podcast

Vendredi 12 janvier 2007 :

C’est sans aucune nostalgie que je quitte cet hôtel le lendemain matin. Nous nous dirigeons à présent vers Diên Biên, située à une centaine de kilomètres plus au sud. Ce nom évoque de bien douloureux souvenirs, n’est-ce pas ? J’y reviendrai en détails dans la prochaine note.

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Pour l’instant nous traversons une très belle région montagneuse et verdoyante. Nous nous arrêtons à plusieurs reprises pour prendre des photos.

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Ici, c’est un paisible village, situé à flanc de côteau.

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Plus loin, nous visitons un village thaï avec ses maisons sur pilotis.

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Diên Biên ( Phu, qui signifie district) n’est plus très loin à présent…

De nos jours la ville connaît un essor considérable. Cette vallée fertile a été déclarée « nouvelle zone économique » et attire une population de plus en plus croissante de montagnards pauvres. C’est aussi une plaque tournante pour le trafic de l’opium, le Laos n’étant situé qu’à seulement quelques kilomètres. Le passage au Laos ne peut s’effectuer qu’au sud de Diên Biên  et en ayant pris soin au préalable d’avoir pris un visa à Hanoï et d’y aller en bus. La zone reste interdite.

Pour la petite histoire, sachez qu’en 1999, quinze personnes furent condamnées à mort pour trafic de drogue. 

La ville ne présente aucun attrait spécifique. C’est une sorte de grande rue commerçante bordée de part et d’autre de magasins divers.

 

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Mais voici notre hôtel, le «Muong Thanh », situé au début de cette artère. Un hôtel spacieux, agréable. Il y a même une piscine au centre ! Un petit bar se trouve également à l’entrée. On  y trouve en vente ces fameuses bouteilles d’alcool de riz dont je vous ai parlé auparavant !

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Tout serait idyllique donc, si ce n’est un détail mentionné d’ailleurs dans «  le guide du routard » : en fouinant un peu du côté de la piscine, on peut découvrir, caché de la vue, un endroit sombre et nauséabond où est alignée une dizaine de cages. Dans ces cages très étroites sont enfermés des ours qui font pitié à voir tellement ils semblent stressés. Et pour cause ! A l’aide d’une seringue la bile de leur vésicule est régulièrement ponctionnée  afin d’en faire un alcool prétendument aphrodisiaque !

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Nous déjeunons au restaurant de l’hôtel avant d’entamer la visite historique. 

« Béatrice, Eliane, Anne-Marie, Huguette, Claudine, Gabrielle…» Pour certains d’entre nous, ces prénoms évoquent de bien tristes souvenirs. C’était il y a plus d’un demi-siècle, quelque part dans ce pays lointain que l’on appelait encore l’Indochine et où notre armée combattait pour une cause perdue d’avance. Nous avions déjà perdu la face lors de l’invasion japonaise de 1945.

Dans cette cuvette de Diên Biên, entourée de collines auxquelles les Français avaient donné de si jolis prénoms, une bataille décisive fut déclenchée le 13 mars 1954 qui devait durer jusqu’au 7 mai, date à laquelle la dernière colline (Eliane) tomba aux mains du Vietminh.

A 17h30 ce jour-là le PC du général De Castries est pris d’assaut.

« Il y eut soudain un surprenant, un terrible silence. Après 56 jours et 57 nuits de bruit et de fureur, nous eûmes l’impression, tout à coup, que nous étions devenus sourds.» (Pierre Schoendoerffer).

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Voilà, j’y suis, et je dois dire que c’est un moment particulièrement émouvant. Les chiffres parlent d’eux mêmes : 3000 morts, 4000 blessés, 10 000 prisonniers dont seulement un tiers reviendra des camps vietminh.

 

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Nous grimpons en haut de la colline Eliane qui domine à peine la ville. Juste à côté nous pouvons apercevoir l’énorme trou fait par l’explosion de 900 kilos de TNT que les combattants vietminh avaient fait sauter.

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Un peu plus loin nous traversons le pont construit par les Français et franchi 53 ans plus tôt sous les cris de :« xung phong !» ( à l’assaut).

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Et voici enfin le Q.G du général De Castries. Les salles sont vides. Dans la première on repense au colonel Piroth, commandant de l’artillerie, qui se suicida le 15 mars 1954.

L’endroit fait penser à un tombeau hanté par des fantômes. Impressionnant !

Ne cherchez pas le cimetière des soldats français. Il n’y en a pas. Les morts furent enterrés ça et là, sur les lieux des combats.

 On franchit alors la route et on se trouve face à l’entrée d’un jardin bien entretenu, au milieu duquel trône un monument. Ce monument a été édifié par un ancien combattant de l’armée française, Rolf Rodel, le 7 mai 1994 à l’occasion du 40e anniversaire de la bataille de Diên Biên Phu. Nous déposons alors un bouquet de fleurs et nous nous recueillons un instant…A ce moment là, je pense au père de Mimi, je pense aussi à quelques amis de mon père qui avaient eu la chance d’en réchapper par miracle, je pense à cette infirmière que j’ai connue autrefois et qui avait accompagné les soldats durant toute la campagne. 

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À suivre



VIETNAM 2 par cheztinou

mardi, 27 septembre 2011

205. Bilan d'une décennie -47-


podcast

Jeudi 11 janvier 2007 :

 Lever à 6h30 et départ de l’hôtel à 8h. Nous quittons Sapa en direction du sud. La route que nous empruntons est très étroite et accidentée. À un moment nous ne pouvons plus avancer en raison d’un éboulement sur la chaussée qui rend tout passage impossible. Il nous faut donc attendre environ une bonne heure que les équipes de la voirie locale aient tout dégagé au moyen de pelles. Tout cela s’effectue dans le calme…À vrai dire, les seuls excités sont bien nous ! Puis notre car s’engage sur la route, mais de l’autre côté, un gros camion s’est également avancé.

Ça ne passera pas ! dit quelqu’un dans le car. Mais c’est mal connaître les Vietnamiens.

De l’autre côté de la route, c’est le précipice. Par chance, on est côté montagne ! Centimètre par centimètre, les deux véhicules finissent tout de même par se croiser sans accrochage.

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Allez, c’est reparti ! Bientôt on est dans les nuages, 2100 mètresd’altitude. C’est magnifique. Nous effectuons ensuite la descente dans la vallée jusqu’à Bin Luh. Là, nous effectuons une pause et allons faire un tour sur le marché. 

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Nous traversons des régions où la culture du riz se pratique en terrasses.

L’après midi, nous nous arrêtons dans un village thaï. Leurs  maisons sont construites sur pilotis. C’est un village paisible où les gens nous accueillent avec le sourire.

Le voyage continue alors que, peu à peu, le soleil décline et nous arrivons enfin à Lai Chau.

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Lai Chau est une petite bourgade loin des sentiers battus. Peu de touristes s’aventurent jusqu’à ce village sans grand intérêt, si ce n’est qu’il est condamné à disparaître prochainement en raison de la construction d’un barrage en aval. C’est peut-être pour cette raison qu’on a l’impression étrange d’un village plus ou moins à l’abandon.

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C’est là que nous allons passer la nuit, dans un hôtel local. Le cadre est très rustique… Tout est en bois, fait de bric et de broc. Ce qui est surprenant, c’est que cet hôtel a un site internet, ICI. Ne vous fiez pas trop aux photos, ça n’est pas aussi idyllique que cela peut paraître !

En attendant l’heure du repas, nous faisons un tour dans la rue principale. Durant la balade, je suis accostée soudain par une femme qui s’avance vers moi en poussant des plaintes. Elle me met sous le visage sa main, toute boursouflée et sanguinolente ! C’est alors que je m’aperçois qu’elle a les deux mains liées par une ficelle. Pourquoi lui a t-on attaché ainsi les mains ? Je ne le saurai jamais…

Le dîner s’avère des plus agréables, nous mangeons sur la terrasse. La faune environnante commence à se faire entendre.

Les choses se gâtent quand je vais me coucher. Dans la chambre, j’aperçois au sol une énorme bestiole rouge. Je m’apprête à l’écraser avec ma chaussure, quand je réalise que le bruit du corps broyé sous la semelle risque d’être assez désagréable comme sensation. Aussi je prends le guide du routard et  je le laisse tomber sur la bestiole en question. Vous pensez bien que l’insecte n’a pas attendu pour filer sous le lit ! Allons bon, me voilà bien. Je choisis  alors de dormir dans l’autre lit. Mais je suis mal à l’aise. Aussi je décide d’aller voir le guide pour lui demander ce que c’est :

Tien est en train de boire un verre  avec des clients de l’hôtel. C’est de l’alcool de riz contenu dans une bouteille remplie de gros vers blancs.

Quand je lui décris la bestiole, il me dit :

Ah, c’est un cancrelat ! Tu ne risques rien, ça ne pique pas !. Evidemment ce n’est pas fait pour me rassurer. Un des employés vient vérifier avec une lampe torche, mais ne trouve rien.

Bon, il faut que j’arrive à me raisonner. Mais c’est difficile quand on a une peur bleue des insectes rampants… J’imagine que s’il y a un cancrelat, il y en a forcément d’autres. De là à m’imaginer couverte de cancrelats durant la nuit, il n’y a qu’un pas que je franchis allègrement ! Et je n’arrive pas à m’ôter cette idée de la tête. Alors, finalement, j’ai dormi tout habillée, gardant même mes chaussures, et je me suis calfeutrée sous la moustiquaire en vérifiant bien qu’il n’y avait pas la moindre fissure permettant à l’insecte de s’engouffrer dans le lit . C’est à ce moment là qu’un énorme bruit se fait entendre au-dessus de la porte. On aurait cru qu’il y avait quelqu’un qui mangeait des biscottes. En fait c’étaient des termites en pleine action !

Une nuit affreuse donc. Vers quatre heures du matin, je me réveille et allumant la lampe de chevet, je m’aperçois que la bestiole est au pied de mon lit. Alors là, j’ai fait un bond hors du lit et je me suis retrouvée dehors. Je suis restée ainsi sur la terrasse à bouquiner jusqu’à 6h du matin.

A suivre 

05:00 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voyage, vietnam

vendredi, 23 septembre 2011

201. Bilan d'une décennie -46-


podcast

Mercredi 10 janvier 2007 :

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Le départ de l’hôtel est prévu à 8h30 mais dès le lever du jour je suis déjà dans la rue ! C’est en fait le seul moment de libre où je peux flâner à mon aise et photographier sans précipitation. Encore une chance que le petit déjeuner soit prêt dès 6h30…

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Me voilà donc partie dans les rues de Sapa. L’animation est déjà intense. De bonnes odeurs de grillades se font sentir et pour un peu je remangerais bien.

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Tout près de notre hôtel se dresse l‘église, vestige de la présence française. Juste derrière, dans le petit jardin on peut apercevoir le père Noël et la crèche, ainsi que deux tombes de Français (des prêtres ?).

A 8h30, le groupe quitte l’hôtel et le minibus nous conduit à quelques kilomètres de là. Le guide nous a prévenu :

—  Ce matin, marche à pieds d’environ 2 heures. Mais il faut se méfier avec lui car on a remarqué qu’il n’avait aucune notion des distances et du temps ! On s’attend donc toujours au pire… (N’est-ce pas Alain ?).

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Le car nous laisse en haut d’une colline et là, le spectacle est grandiose. La vallée s’offre à notre vue, à moitié cachée par la brume matinale. On peut admirer les rizières en terrasses, les petits cours d’eau qui serpentent au creux de la vallée.

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On déambule ainsi pendant près de trois heures, à la découverte des maisons, des gens qui vaquent tranquillement à leurs occupations quotidiennes. Pas de stress ici, tout n’est que calme, sérénité, gentillesse aussi. Quelques femmes nous invitent à pénétrer à l’intérieur de leur maison. Cette promenade fut un véritable régal ! Peu à peu le brouillard se dissipa…

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Dans un petit village nous avons pu voir une petite école.

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Quel dommage que nous n’ayons pas pu rester là pour déjeuner. A ce propos, il faut savoir que nous avons mangé vietnamien tous les jours, mais à la sauce européenne, c’est à dire que nous avions une cuisine adaptée (pas trop pimentée et surtout avec une hygiène alimentaire à peu près sûre). Il faut savoir que l’hygiène laisse quand même beaucoup à désirer. A nous de prendre nos responsabilités si nous voulions goûter ce qui était proposé dans la rue (ce que j’ai fait à plusieurs reprises sans soucis mais bon…).

Au détour du chemin, nous croisons un couple de jeunes mariés.

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Donc nous rentrons à Sapa pour le déjeuner, au restaurant des «  Mimosas ».

Après le déjeuner, nous partons faire une promenade digestive sur le marché local. C’est très coloré et animé.

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A 15h, nous nous retrouvons tous pour entamer la deuxième marche de la journée. Cette fois-ci nous partons de Sapa à pieds et nous nous dirigeons vers une vallée très encaissée où se trouve une cascade. Alain, prévoyant, décide de nous attendre en haut.

Et nous voilà donc partis : ça descend sur plusieurs kilomètres et on commence à fatiguer. C’est vrai ça, on n’a pas choisi ce voyage pour faire du trekking… M’enfin, comme dirait Gaston, on y est , il faut bien continuer.

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Arrêt photo devant la cascade. Ce n’est pas le tout, il faut maintenant remonter ! Le groupe s’est largement dispersé et Tien, notre guide, nous indique alors un chemin différent pour le retour. Huguette, Roselyne et moi  commençons donc la remontée vers Sapa. Gilles, le jeune marié qui est habitué aux randonnées, s’est gentiment proposé de nous accompagner et tout le long du chemin il nous prodigue des conseils, comme si nous étions des gamines :

—  Buvez les filles, vous vous déshydratez, respirez profondément… !. A un endroit, il faut enjamber un petit ru qui se jette dans le ravin. Oups, ne pense pas au vertige Tinou !

On rejoint enfin la route en terre…..Là, quelques motos taxis attendent les clients. Je dois être au bord de l’épuisement car Huguette et Roselyne me conseillent de rentrer derrière un de ces motards de la montagne. Personnellement je trouve qu’elles n’ont pas l’air mieux que moi, mais après tout, pourquoi se fatiguer inutilement ?... Me voici donc enfourchant la moto et hop ! c’est parti pour une montée rocambolesque. Je me dis que j’ai bien fait de faire de la moto avec Mimi l’année dernière, sinon je n’aurais jamais eu le courage de grimper. Dans le coup j’atteins rapidement Sapa et j’en profite pour aller dans un cybercafé pour donner de mes nouvelles à ma fille.

Le soir, j’apprends que le guide est revenu tranquillement en moto, passant sous le nez des quelques attardés du groupe qui en sont restés un peu estomaqués ! Imaginez qu’on soit tombé dans le précipice ? J’apprends également que mes deux acolytes ont pris aussi une moto taxi.

Les courbatures n’apparaîtront que quelques jours plus tard…

Pour l’heure nous allons dîner et nous coucher.

A suivre

Plus de photos dans le diaporama qui suit :