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mercredi, 07 septembre 2011

191. Bilan d'une décennie -39-


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Nous consacrons une journée entière à visiter la ville en bus découvert. Dans une petite brochure remise au moment de la réservation, toutes les choses à découvrir sont indiquées pour chaque arrêt. De plus il y a plusieurs circuits possibles. Je dois dire que nous en avons profité au maximum puisque nous avons fini la visite vers 21h.

Et malgré le bruit incessant qui venait de la rue, nous n’avions pas besoin d’être bercées le soir pour nous endormir !

espagne, barcelone

Nous réservons la dernière journée pour le quartier du port : balade à Montjuic, promenade en bateau dans le port et enfin baignade sur la plage pour Julie, pendant que je faisais des photos.

espagne, barcelone

Enfin, pour terminer en beauté ce séjour, nous nous sommes offert un bon dîner dans un restaurant au bord de la mer ! Enfin, quand je dis bon dîner, c’est exagéré. Le restaurant était assez cher et la paëlla assez mauvaise (trop salée).

espagne, barcelone

Il ne nous reste plus qu’à rentrer à l’hôtel pour une nuit écourtée puisque notre car Eurolines part à 3h du matin.

À 2h, nous voici donc à la réception de l’hôtel. Je demande alors qu’on nous appelle un taxi. Les minutes s’écoulent et toujours rien en vue ! On commence à s’inquiéter un peu et je retourne dans l’hôtel pour que le réceptionniste rappelle le taxi. Ah, le voici enfin !

Nous arrivons à la gare routière vers 2h50 et il ne nous reste plus qu’à attendre, attendre, attendre encore et toujours … Oh, ce ne sont pas les cars qui manquent, seulement aucun car Eurolines en vue !

À un moment on voit un petit homme traverser la place avec une pancarte et gesticuler en criant : Parisse ! Parisse ! Il est très drôle à voir, on dirait un pantin et ça nous amuse beaucoup.

Mais le temps, 3h30, 4h et toujours pas de car !

Un jeune couple de Français arrive alors et nous engageons la conversation.

— Vous allez où ?

— À La Rochelle, et vous ?

— À Tours, mais nous commençons à trouver le temps long. Le car était prévu à 3h.

— Si vous voulez, nous pouvons aller nous renseigner, je parle espagnol.

— Volontiers ! Et  je le suis jusqu’à une sorte de bureau, tandis que Julie garde les valises.

Tiens, mais c’est notre petit homme de tout à l’heure.

— Que dit-il ?

— Votre car est déjà passé. Il a fait vainement le tour de la gare avec une pancarte pour prévenir les passagers manquants.

— Mince, effectivement nous l’avons bien vu, mais nous n’avons pas réagi car ce n’était pas un car « Eurolines » ! 

(Depuis j’ai appris qu’Eurolines utilise parfois d’autres cars).

Reste maintenant à apprendre la nouvelle à Julie !

— Nous avons raté le car. On peut toujours essayer d’obtenir des places dans celui qui va à La Rochelle, mais ce n’est pas gagné d’avance !

Effectivement, le car est plein et Julie a beau supplier, dire qu’elle va se coucher devant le car, le chauffeur reste imperturbable.

— Bon, et maintenant, que fait-on ?

— Je crois que le mieux est de retourner à l’hôtel, se reposer un peu et après on verra.

Nous ressortons de la gare routière et cherchons un taxi. À cet instant, nous voyons arriver au loin sur le même trottoir, une bande de jeunes armés de battes de base-ball et qui tapent en gueulant sur les poubelles et les voitures en stationnement. C’est à la vitesse de l’éclair, malgré la lourdeur de nos sacs, que nous nous réfugions de nouveau dans la gare  et attendons que la tempête passe.

Une heure plus tard, nous voici de nouveau à l’hôtel. Je consulte alors sur Internet les horaires de train.

espagne, barcelone

Il y a quatre gares à Barcelone et bien sûr, nous nous sommes trompées de gare. Il a donc fallu reprendre un taxi. Le retour fut très fragmenté : d’abord Barcelone-Montpellier, ensuite Montpellier-Bordeaux. Il fallut ensuite prendre le TGV Bordeaux-Poitiers (en 1ère) et enfin Poitiers-St-Pierre-des-Corps que nous atteignons vers 23h.  

espagne, barcelone


Ce fut mon dernier voyage avec Julie. On en reparle assez souvent car ce fut d’excellents moments passés ensemble. Quant à la compagnie Eurolines, je dois dire qu’elle fut correcte puisqu’elle accepta de nous rembourser les billets de retour !

Barcelone en photos :

mardi, 06 septembre 2011

190. Bilan d'une décennie -38-

Ces cinq jours à Barcelone sont menés tambour battant ! Nous ne nous accordons que peu de répit, arpentant la ville en long, en large, en travers et même en hauteur, prenant le bus, le métro, le bateau. Nous avons parcouru plusieurs dizaines de kilomètres pedibus jambus et malgré la fatigue, nous étions insatiables ! Que de choses à voir à Barcelone ...

Durant ce court séjour, nous avons même pris le temps d'aller à Figueiras voir le musée Salvador Dali, puis aussi à Gérone. 

On ne peut évoquer Barcelone sans songer à l'architecte Antoni Gaudi qui marqua la ville de son empreinte : je vous propose donc aujourd'hui trois diaporamas.

La casa Battlo, la casa Mila et le parc Güell. Pour ce qui est des petites anecdotes, ce sera pour plus tard.

lundi, 05 septembre 2011

189. Bilan d'une décennie -37-


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À petit budget, petit voyage ! C’est ainsi que début septembre 2006, Julie et moi sommes rue Edouard Vaillant, où nous attendons le car Eurolines qui doit – si tout se passe bien- nous conduire jusqu’à Barcelone.

Sur Internet j’ai déniché un petit hôtel pas trop cher qui a le gros avantage d’être très central.

Il est environ 18h30 quand le car arrive ; c’est à peine si l’on a le temps de grimper qu’il est déjà reparti … Tout se passe bien jusque vers 20h. Là, nous commençons à avoir une petite faim et une pause serait la bienvenue. Mais que nenni ! Nous traversons une région très vallonnée et la route zigzague énormément. Le chauffeur fonce comme un fou et nous sommes ballotées d’un côté sur l’autre. Encore une chance que nous ne souffrions pas du mal  des transports !

C’est vers 22h que nous nous arrêtons ENFIN. Il y a une sorte de cafétéria où nous allons pouvoir nous restaurer.  Après avoir pris un plateau, nous nous dirigeons donc toutes deux vers le buffet où le choix des plats est très varié. Le temps de choisir, de payer et nous nous installons à une table. C’est à ce moment là, alors que je regarde au dehors, que j’aperçois tous les passagers remonter dans le car sous l’œil attentif des deux chauffeurs.

— Vite Julie, le car repart !

À la hâte j’enfourne le yaourt avec la petite cuiller dans mon sac et nous nous hâtons de rejoindre les autres. Ce fut la seule et l’unique pause de ce voyage !

Certes, il y avait des toilettes dans le car, mais il semble me souvenir qu’à mi-parcours elles furent fermées à clef car elles étaient bouchées.

Au passage de la frontière, le car s’arrête un bref instant et j’essaie alors de sortir pour fumer une cigarette. Mais le chauffeur refuse de m’ouvrir la porte.

Au petit matin (ou en pleine nuit, selon vos goûts) le car atteint la gare routière de Barcelone. Un des chauffeurs descend pour sortir nos bagages de la soute et les balancer sur la chaussée. Nous avons à peine le temps de descendre du car qu’il disparait bientôt dans la nuit noire en direction du sud …  BIENVENUE À BARCELONE !

À trois heures du matin dans la gare routière de Barcelone, il n’y a pas foule, je dirai même que c’est désert. Bon, ce n’est pas le tout, il faut maintenant trouver l’hôtel.

Je sors alors mes papiers pour avoir l’adresse précise, puis, une fois sorties de la gare, nous hélons un taxi. Je lui montre alors l’adresse indiquée sur ma feuille de réservation.

Une petite demi-heure plus tard, il nous laisse devant une grande place. J’ai beau regarder en détail, je ne vois aucune enseigne d’hôtel. Il me fait alors un geste vague en direction de la place.

Il nous faudra bien une heure avant de comprendre que l’hôtel se situe dans un des nombreux immeubles donnant sur l’artère principale. Pour cela il nous faut regarder toutes les boîtes à lettres.

La deuxième étape est réussie. Nous nous engouffrons dans l’ascenseur qui nous mène jusqu’au quatrième (ou septième ?, je ne sais plus) étage. L’accueil n’est pas très chaleureux, sans doute en raison de l’heure très matinale. Mais nous faisons comprendre à l’hôtelier que nous voulons juste laisser nos bagages et que nous reviendrons plus tard pour la chambre.

Et nous revoici dans la rue, à errer comme deux âmes en peine. Par chance, Barcelone est une ville animée et nous trouvons facilement un café à proximité.  Dans ce bistro il y a de l’animation : des touristes américains pas mal éméchés sont en pleine conversation avec des prostituées. Quand nous ressortons, nous assistons de loin à une bagarre en règle entre plusieurs hommes. Je vous l’ai dit, Barcelone est très animée !

 

espagne, barcelone

 Assises sur un banc, nous préparons alors notre programme de la journée avec l’aide du guide du routard. Il y en a des choses à voir et à faire dans cette ville que finalement cinq jours paraissent un peu courts comme délai.  

Retour à l’hôtel où nous obtenons enfin la clef de la chambre : c’est une grande pièce meublée très sommairement. Un petit lavabo est fixé le long du mur derrière la porte d’entrée et la salle de bains est dans le couloir. La fenêtre est assez large et donne sur une avenue très passante. Nous le découvrirons bien vite ! En face se trouve un bel immeuble rénové et mes yeux se posent alors sur une fenêtre sans rideaux. J’y aperçois alors un homme tout nu en train de se laver. Naturellement j’appelle aussitôt Juju pour venir assister aux ablutions de ce brave homme.  Nous nous accordons une petite pause, le temps de nous rafraîchir, de nous changer, puis nous voilà parties à la découverte de la capitale de la Catalogne !

À suivre

mardi, 23 août 2011

181. Bilan d'une décennie -32-


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Samedi 18 septembre 2004 : Michel est venu me voir avec sa moto, toute neuve, achetée durant le mois d’août. J’appréhende un peu de monter sur cet engin dont je garde un très mauvais souvenir. En 1969, lors d’un séjour en Allemagne, un correspondant était venu me rendre visite en moto alors que j’étais à Greifswald. J’avais donc eu l’occasion de monter avec lui et cela s'avéra fort périlleux !

Deuxième tentative, trente-cinq ans plus tard ! En fait, ça se déroule très bien, je trouve même ça plutôt agréable et dans le coup, nous allons à Tours en moto.

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 Lundi 20 septembre 2004 :c’est le centenaire du lycée Balzac et, à l’occasion, je reçois une invitation pour aller visiter les lieux. Retour au bahut !   Je n’y étais pas allée depuis juin 1968, date à laquelle je l’avais quitté. Ça fait tout drôle de revoir l’endroit où j’ai passé quand même plus de dix ans de ma vie. Il y a pas mal de monde, mais je ne retrouve aucune ancienne élève connue.

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Dans la cour, un nouveau bâtiment a été construit à l’emplacement de l’ancien préau et cela rétrécit considérablement l’espace. Cette cour m’apparait bien petite soudainement. En parcourant les longs couloirs, je me revois encore, vêtue d’une blouse bleue ou rose selon la semaine, bien en rang devant l’entrée de la classe, à attendre l’arrivée du professeur, l’anxiété quand c’était les périodes de compositions trimestrielles. Dix longues années régies par une discipline très stricte, ça laisse forcément des traces. Il m’arrive encore fréquemment de rêver que je suis au lycée ou bien que je repasse les épreuves du bac !  Les fortes têtes ne restaient jamais très longtemps, soit elles se pliaient, soit elles étaient renvoyées.

Une époque complètement révolue …

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 Dimanche 26 septembre 2004 : avec Michel nous allons voir une manifestation qui se tient à Neuville-sur-Essonne. Durant le week-end, des passionnés se retrouvent et essaient de revivre comme autrefois : il y a les mordus du Moyen Age, d’autres qui font revivre des scènes de bataille  et qui jouent à la guerre avec leurs mousquets. Un mélange hétéroclite assez amusant ! Naturellement Michel trouve ça passionnant. Je le vois bien d’ailleurs déguisé en empereur romain, vautré sur un lit à déguster des grappes de raisins que de jolies esclaves lui tendraient. Bref, il trouve quand même le moyen d’acheter une cotte de maille (pratique pour aller au bureau !), puis un casque.

 Mercredi 20 octobre 2004 : première matinée aux restos du cœur en tant que bénévole. Je fais connaissance de l’équipe, composée essentiellement de retraités. Parallèlement, je  m’investis aussi dans une association qui lutte contre l’illettrisme. J’interviens dans le quartier du Sanitas, à Tours,  pour donner des cours de français à des étrangers.

C’est à cette période que je commence à ressentir une vive douleur dans l’épaule droite. Mon toubib me prescrit alors quelques séances chez le kiné.

 Novembre s’écoule tranquillement.

 Jeudi 16 décembre 2004 : dans l’après-midi je retrouve Michel à Paris et nous prenons le train gare du nord  en direction de Bruxelles pour une petite virée de trois jours en Belgique.

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Arrivés dans la capitale belge, nous dînons le soir sur la Grande Place, toute illuminée.

 Vendredi 17 décembre 2004 : il pleut comme vache qui pisse ! Après avoir visité le Centre de la B.D, nous optons pour une découverte de la ville en car, ainsi sommes-nous à l’abri pour un certain temps. L’Atomium est malheureusement fermé à la visite pour cause de travaux.

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En fin de matinée, nous prenons le train pour Bruges.

 Samedi 18 décembre 2004 : il fait un froid de canard mais le ciel est magnifiquement bleu ! Toute la journée est consacrée à la visite de la ville que nous arpentons vaillamment, en long, en large et en travers et même en hauteur : 

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Dimanche 19 décembre 2004 : nous quittons avec un peu de regret cette jolie ville de Bruges. J’arrive à Tours vers 20h.

Vendredi 24 décembre 2004 : je réveillonne chez Peggy cette année.

 Dimanche 26 décembre 2004 : les terribles images du tsunami qui a touché bon nombre de pays de l’océan indien viennent nous faire oublier pour un temps que nous sommes en période de fête.

L’année 2004 se termine donc dans la douleur. Que réserve l’année 2005 ?

À suivre

samedi, 20 août 2011

180. Bilan d'une décennie -31-

 Vendredi 3 septembre 2004 : dans l’après-midi, au moment où le soleil tape le plus fort, notre guide nous emmène visiter le temple de Karnak ! La sueur me dégoulinait sur la figure et je ne voyais plus rien. Je n’ai rien écouté de ses explications vasouillardes. Je reconnais avoir un peu honte, être sur un tel site prestigieux, le rêve de  tous les égyptophiles !

voyage, egypte

voyage, egypte

Oui, bon, primo je ne suis pas égyptophile et secundo on n’emmène pas les gens en plein cagnard au risque qu’ils fassent un malaise !

voyage, egypte

Le soir, après le dîner- spectacle (une danseuse du ventre et un faux derviche tourneur),  quand un peu de fraîcheur revient, on s’en va traînasser dans les souks.

voyage, egypte

— Tiens, le portrait de أم كلثوم !

De qui ?

— Oum Kalthoum, LA chanteuse arabe par excellence. Si vous ne la connaissez pas, vous trouverez une vidéo en bas de cette note. Elle est morte au Caire le 3 février 1975.

 Samedi 4 septembre 2004 : le matin est consacré au bouclage de la valise, puis, avant le dernier déjeuner à bord du bateau, nous allons faire une balade en calèche et dépenser nos derniers sous.

voyage, egypte

voyage, egypte

voyage, egypte

Le départ des membres du groupe est étalé tout au long de la journée. Julie et moi quittons le navire vers 13h30, direction l’aéroport. L’avion décolle vers 16h30 et fait une escale à Sharm-el-Sheikh.

voyage, egypte

À cet instant précis, je repense avec douleur au crash aérien de janvier 2004, survenu juste après le décollage du Boeing 747.

L’arrivée à Roissy se situe vers 22h30. Nous nous renseignons pour avoir une chambre, malheureusement tous les hôtels sont complets ! Il est presque minuit et cela ne vaut pas le coup d’aller jusqu’à Paris. Donc, il suffit de prendre son mal en patience ! Le premier train est à 7h30 … On a de la marge.

On commence donc par faire de la musique avec nos crincrins, mais sans grande conviction, il n'y a qu'à voir nos têtes !

voyage, egypte

Ensuite nous errons, comme deux âmes en peine, dans les couloirs de Roissy, à la recherche d’une machine à café. Bernique !

On finit par s’allonger à même le sol, essayant de dormir. Mais le dallage est très froid.

Finalement, sur  le coup des quatre heures, on trouve un ouvrier sympa qui nous emmène dans un entrepôt pour prendre un café ! Ça nous a requinquées un peu.

Dans le TGV, il ne fallait surtout pas qu’on s’endorme, au risque de louper l’arrêt à Saint-Pierre-des-Corps. La maman de Julie était sur le quai pour nous accueillir. Nous n’étions pas très fraîches !

En conclusion, je dirai que je garde un excellent souvenir de ce voyage en Égypte. J’ai trouvé les paysages grandioses, les sites archéologiques sont impressionnants. Si j’avais une deuxième vie à vivre, je crois que je m’orienterais vers une carrière d’archéologue. Ce doit être fabuleux de faire des fouilles à la recherche du patrimoine culturel passé.

Et si nous embarquions pour une promenade sur le Nil ?


Le Nil par cheztinou

 Oum Kalthoum :

À suivre

19:51 Publié dans Croque mots, Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : voyage, egypte