Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 30 octobre 2011

235. Bilan d'une décennie -60-

Ce matin, en recherchant de nouvelles vidéos pour alimenter mes notes, je suis tombée sur un petit bijou qui préfigure ce départ effectué en décembre 2007.

J'ai été d'autant plus émotionnée que j'ai retrouvé sur cette vidéo des gens que j'ai eu l'occasion de cotoyer : Baba qui tient le gouvernail, le cuistot qui nous faisait de si bons plats de cuisine locale, Sophie en train de faire les crêpes, le berger et  son troupeau de moutons, le serveur derrière son comptoir qui nous concoctait des cocktails à tomber à genoux. 

On retrouve également Bohringer, toujours aussi exalté et devenu tellement amoureux de l'Afrique qu'il a pris la nationalité sénégalaise.

Et enfin, celui sans qui rien de tout cela n'aurait pu se faire, Jean-Jacques Bancal, le propriétaire de l'hôtel de la Résidence à Saint-Louis.

Voici donc un avant-goût de ce que je vais bientôt vous proposer :

jeudi, 20 octobre 2011

226. Bilan d'une décennie -57-


podcast

Dimanche 21 janvier 2007 :

La promenade dans Saïgon se poursuit avec la visite de la pagode de Giac Lâm. Elle fut construite vers 1744 par des Chinois.

Après avoir franchi le portail, nous découvrons une splendide statue de Bouddha. Les marchands d’oiseaux attendent les clients. Une fois achetés, ils sont ensuite libérés.

 Dans cet endroit de recueillement vivent 25 moines. Les prières ont lieu tous les jours. Le cimetière est très coloré.

Visite suivante : le temple de Thiên Hâu dans le quartier chinois de Cholon. C’est, paraît-il, le plus grand sanctuaire chinois du sud- Vietnam.

Le quartier de Cholon compte environ 500 000 Vietnamiens d’origine chinoise. Beaucoup d’entre eux ont fui lors de la  prise de Saïgon en 1975. C’était autrefois le quartier des fumeries d’opium, des tripots et des maisons closes.

Nous sommes ici dans un temple, lieu dédié aux  dieux traditionnels, à la différence des pagodes où l’on vénère Bouddha.

voyage,vietnam

On est un peu enfumé par le feu qui sort du  grand fourneau métallique au centre du patio. On est observé par une multitude de personnages en céramique. Ce temple fut fondé en 1835 par des Chinois originaires de Canton. Il est dédié à la déesse Thiên Hâu, protectrice des navigateurs.

voyage,vietnam

La matinée de termine par un petit tour sur le marché Bên Thành. L’animation est à son comble et il fait de plus en plus chaud. 

voyage, vietnam

Ici, à la différence d’Hanoï, les mendiants sont très nombreux et harcèlent les touristes jusqu’à l’épuisement ! Ce sont principalement des estropiés.

Sur le marché, je découvre enfin les fameux nids d’hirondelles !

voyage, vietnam

Bon, ce n’est pas tout, mais on irait bien manger maintenant !

Thuan, notre guide, nous propose alors de nous emmener dans un restaurant local qu’il connaît bien car il vient y déjeuner de temps à autre avec sa petite famille.

—  A table tout le monde ! 

voyage, vietnam

Nous quittons le restaurant. Dernier petit tour dans les rues de Saïgon… Il est environ 14 heures et il fait très chaud.

Derniers achats dans la boutique de l’hôtel. Les plus courageux ressortent en ville. Je reste dans le hall de l’hôtel à regarder les allées et venues. Je ferme les yeux, j’écoute les gens parler, je m’imprègne de l’ambiance comme si je voulais l’imprimer à jamais dans ma mémoire, je sais que je ne retournerai probablement jamais ici… C’est toujours un moment déchirant de quitter un endroit  où l’on a été heureux.

Seize heures trente :

Allez, en route pour l’aéroport !

L’avion est annoncé avec plus d’une heure de retard. Premier stress ! Comment allons-nous faire à Hanoï ?

Thuan se donne beaucoup de mal auprès de la préposée aux bagages pour qu’elle accepte de nous enregistrer en transit. OUF ! Nous n’aurons pas à refaire un enregistrement à Hanoï !

Nous voici tous affublés d’un auto-collant «  Transit  » sur nos vêtements. Huguette le colle sur son front pour rigoler.

C’est le moment de faire les derniers achats avec les dongs (la monnaie vietnamienne) restants. J’en profite pour acheter des CD de musique (celle que vous avez entendue au cours de mes notes).

— Adieu Thuan ! Nous n'aurons sans doute jamais l'occasion de nous revoir.

voyage, vietnam

La nuit  est tombée sur Saïgon.  Du hublot, j’aperçois les lumières de la ville qui  disparaissent peu à peu  au fur et à mesure que nous prenons de l’altitude.

                                                   Good bye Vietnam !

Le trajet entre Saïgon et Hanoï dure environ 4h30 et, singulièrement, je n’en garde aucun souvenir ! Où étais-je placée ? Qui était à mes côtés ? Qu’ai-je fait durant tout ce temps ? …C’est le trou noir. Ai-je sombré dans un profond sommeil ?

Toujours est-il que nous voici, pour la troisième fois, à l’aéroport d’Hanoï. A la descente de l’avion une hôtesse nous attend avec un petit drapeau sur lequel est inscrit « Transit ».

Nous lui emboîtons le pas, même pas le temps de faire une pause-cigarette. L’avion pour Paris est là et nous avons juste le temps de nous engouffrer à l’intérieur et nous voici bientôt de nouveau dans les airs. Mais cette fois-ci c’est pour une durée d’environ 13 heures !

Pas question de refaire la même bêtise qu’au départ, je me passe de somnifère. Quitte à souffrir moralement, autant que ce soit dans un état lucide ! D’office j’ai pris une place côté couloir. J’aurais dû me trouver placée entre deux personnes, mais je prétexte un problème intestinal pour changer de place. Ainsi je vais pouvoir me lever régulièrement et faire le tour de l’avion. Passionnant de regarder les gens dormir ! Comment font-ils ? Certains ont eu la chance de n’avoir personne à leur côté et ainsi ils bénéficient de deux places pour s’allonger ! Devant notre siège, l’écran nous propose des jeux. Je me lance alors dans des parties de solitaire, entrecoupées de moments de somnolence.

Je ne sais plus exactement  quelle heure il est, ni si nous sommes encore dimanche ou déjà lundi. A quel moment exact s’opère le changement d’heure ?

Ai-je peur dans un avion ? Non, je ne pense pas au fait que nous soyons dans une boîte à des milliers de kilomètres au-dessus du sol. Ce que je ne supporte pas, c’est l’inconfort.

Sur l’écran apparaît de temps à autre la carte nous indiquant où nous sommes. J’ai l’impression que nous n’avançons pas. Nous survolons l’Inde, puis le Pakistan, l’Afghanistan, la mer  Noire… Je commence à avoir un sursaut quand j’aperçois des noms connus : Roumanie, Autriche. Plus que quelques heures d’attente.

Lundi 22 janvier 2007 :

L’avion entame sa descente progressive. Ça y est, nous y sommes, voici la piste qui apparaît sur notre écran. Nous assistons en direct à l’atterrissage.

Les moteurs sont maintenant coupés. Attente interminable avant la descente. Il n’y a pas de passerelle !  Au bout d’une bonne heure, nous voici à l’air libre.

Brrr ! Il fait froid en France.

Mais le voyage n’est pas encore terminé. Après avoir récupéré les valises, il faut maintenant faire la queue au guichet de la gare pour prendre un billet de train.

Huguette, Roselyne et Alain partent sur Nantes, moi sur Bordeaux. Nous nous retrouvons donc dans la salle d’attente pour encore quelques heures, les dernières. Ah, la première cigarette, qu’elle est bonne, même si on se gèle au dehors, dans ce hall désert et poussièreux !

voyage,vietnam

Alain ne se laisse pas démonter et va déjeuner tout seul au restaurant du Sheraton ! Il revient une heure plus tard avec le sourire angélique de celui qui s’est régalé…

Bon, ce n’est pas le tout, mais le train ne va pas tarder. Nous descendons sur les quais grisâtres. Quai 5 pour Nantes, quai 6 pour Bordeaux. 

Bises d’adieux, ou plutôt d’au revoir… au printemps !

13h 38 : le TGV pour Nantes entre en gare.

13h45 : voici mon train. « Ouf ! que c’est lourd…. Ah merci bien monsieur !»  

La campagne défile, mais où sont les rizières verdoyantes ? Tout est gris, uniformément gris, comme la mine des gens dans le train qui se renferment dans leur mutisme. Ah oui, je suis en France.

Saint-Pierre-des-Corps, 5 mn d’arrêt.

« Oups, attendez, j’ai encore une valise ! »

Il est environ 16 heures. Je hèle un taxi, encore un quart d’heure et me voici devant la porte.

La clef tourne dans la serrure. Derrière la porte ils sont là, tous les deux. Ils, ce sont mes deux chats.

« Salut les gars ! Me revoici !»

Coup de fil à ma fille  qui passe le soir même pour m‘embrasser. Le lendemain je tombe malade, cela durera une semaine.

Cette fois-ci, le voyage est bien fini !

05:08 Publié dans Croque mots, Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : voyage, vietnam

samedi, 15 octobre 2011

222. Bilan d'une décennie -56-


podcast

Jeudi 18 janvier 2007 :

Avant de visiter le marché de Ban Mê Thuôt, le guide local nous emmène faire une balade dans un très joli village de l’ethnie Edé. Les habitants du village ont investi dans la plantation de caféiers et les affaires sont florissantes actuellement. Rien à voir avec les villages pauvres vus ça et là.

vietnam3 657.jpg

Ici, les maisons sont pimpantes, entourées de jardins luxuriants où poussent à profusion avocats, bananes, pamplemousses, noix de coco etc.

Les Vietnamiens attachent beaucoup d’importance à « la famille ». Ils vivent volontiers à plusieurs générations dans la même maison.

Ici, c’est un peu différent : la relative aisance financière leur a permis de prendre un peu d’indépendance. Les anciens ont gardé leur demeure ancestrale tandis que les enfants font construire une maison plus moderne à l’arrière. 

Nous passons près du cimetière situé un peu plus loin.

vietnam3 678.jpg

Retour à Ban Mê Thuôt. La température est d’environ 27° , le ciel est d’un bleu éclatant.

Nous prenons congé de Dô, le guide local. Puis quartier libre jusqu’au soir !

Mais la ville offre peu d’intérêt et il fait très chaud. Je rentre donc directement à l’hôtel.

Il est grand temps de mettre un peu d’ordre dans les valises ! Mine de rien ça s’est entassé peu à peu et il va falloir que j’opère une coupe sinon je ne pourrai pas fermer les valises.

Ah les valises ! Au départ on a droit à 20 kilos et au retour… 30 kilos. Dix kilos de rabe c’est peu en fait ! Heureusement que j’ai acheté un sac-valise à Hanoï. Tout ce qui est très lourd sera dedans et je le garderai avec moi en cabine. Mais sera t-il accepté au moment de monter à bord ? L’idée d’un refus me stresse un peu à ce moment-là.

Le soir après le dîner, nous allons boire un verre dans un café branché près de l’hôtel. Toute la jeunesse se regroupe ainsi le soir devant un verre. Ils sont sympas tous ces petits jeunes. Notre intrusion les amuse beaucoup !

Au retour, nous croisons les hommes du groupe qui, en compagnie de leur tendre et chère, s’en vont manger une glace. C’est amusant, mais ils ont l’air beaucoup moins gais que le matin dans le car.

Demain, c’est sûr, nous avons une rude journée qui nous attend !

Vendredi 19 janvier 2007 :

Dernière grande étape du voyage : nous rejoignons Hô Chi Minh –ville qui devient Hô Chi Minh-city pour peu que l’on soit anglo-saxon ! Alors faisons simple et disons SAÏGON et tout le monde comprendra ! D’ailleurs je suis sûre que l’ancien nom retrouvera toute sa gloire dans quelques décennies. Prenez l’exemple de Leningrad ! Tout le monde dit maintenant Saint-Pétersbourg…

Huit heures de route au bas mot pour parcourir environ 590 kilomètres.

Dans la matinée, nous faisons un arrêt dans la forêt tropicale.

« Préparez vos mâchettes messieurs dames ! La forêt est dense. Avancez  groupir – comme diraient les Teutons - , un tigre peut surgir à tout instant ! Tapez le sol de vos pieds pour que les vibrations fassent fuir les éventuels serpents somnolant dans le coin.

Allons bon, ne manquait plus que cela ! C’est une blague j’espère ?

Mais oui, bien sûr ! Nous sommes à Dray Sap et nous allons découvrir des chutes d’eau cachées au fond de cette belle forêt bien balisée.

vietnam3 711.jpg

vietnam3 720.jpg

Retour dans le car. Prenons nos aises car maintenant nous allons rouler, rouler….

Par un moment nous longeons la frontière cambodgienne. Il y a quelques années, les Khmers avaient envahi cette région du Vietnam et il y avait eu des combats. Depuis tout est rentré dans l’ordre.

Nous nous arrêtons dans un village pour une pause café. Le temps de photographier une bande de joyeux gamins et cet homme qui transporte des décorations en vue de la fête du Têt qui est toute proche.

Puis c'est la pause déjeuner dans un restaurant sur la route.  Notre présence intrigue beaucoup la petite fille du restaurateur qui n’a pas souvent l’occasion de voir des étrangers.

vietnam3 780.jpg

Et c’est reparti !

Vers 18 heures nous remarquons que la circulation s’intensifie. Saïgon est à trente kilomètres…

vietnam3 805.jpg

Il est environ 20 heures quand nous arrivons à l’hôtel, situé non loin de l’ancien  quartier colonial.

Le temps de déposer les valises dans les chambres et nous voici repartis en ville pour le dîner.

Mais la journée n’est pas finie pour autant !

Au retour du restaurant, il faut prévoir le bouclage définitif des valises car demain matin, nous les mettons dans les soutes du car et nous ne les récupérons ensuite qu’à l’aéroport.

C’est un vrai casse-tête !

Samedi 20 janvier 2007 :

Dernier jour au Vietnam ! Quelle tristesse soudain de savoir que tout va finir, qu’il va falloir revenir en France. Certains d’entre nous ont opté pour une semaine supplémentaire dans le sud. Quant à notre cher ami le commandant, arrivé une semaine avant nous, je ne serai pas surprise de savoir qu’il y est toujours !

La matinée promet d’être speed.

Les valises sont chargées dans le car, on ne garde avec soi que les bagages de cabine.

En route pour une visite de Saïgon : 

Premier arrêt devant palais de la Réunification, l’ancien palais présidentiel avant la chute de Saïgon le 30 avril 1975.

vietnam3 821.jpg

Nous nous dirigeons ensuite dans le quartier colonial : voici la cathédrale Notre-Dame sur l’ancienne place de la Commune-de-Paris. Construite entre 1877 et 1880, elle tend ses deux flèches hautes de quarante mètres vers le ciel d’un bleu éclatant.

Nous arrivons à l’heure de la messe et l’intérieur est archi-bondé !

vietnam3 827.jpg

Sur le côté droit de la place on découvre ensuite la poste centrale. Sa construction date de 1886 à 1891 et l’intérieur est dû à Gustave Eiffel pour la charpente métallique.

vietnam3 838.jpg

En entrant on ne peut manquer de voir l’énorme tableau représentant l’oncle Hô. Sur les côtés deux tableaux représentent, l’un, Saïgon et son agglomération en 1892, et l’autre, les lignes télégraphiques du sud-Vietnam et du Cambodge en 1936.

Retour devant la cathédrale : devant nous commence la rue Dong Khoi, plus connue des Français sous l’ancien nom de «  rue Catinat ». Cette rue aboutit au théâtre municipal. Après 1955, il devint le siège de l’Assemblée nationale. Depuis il a retrouvé sa vocation première.

vietnam3 875.jpg

A l’angle se dresse toujours le fameux « hôtel Continental », le Q.G des journalistes durant la guerre du Vietnam. La rue débouche sur une place où trône le théâtre construit à la Belle Epoque.

vietnam3 876.jpg

On bifurque sur la droite et bientôt on arrive devant l’hôtel de ville. A ce moment-là, je reconnais l’architecture ! C’est celle qui apparaît sur la photo où mon papa est pris avec ses copains. J’avais toujours pensé qu’il s’agissait de la cathédrale. Sur le parvis, une gigantesque statue d’Hô Chi Minh en compagnie d’une petite fille. Vous avez pu remarquer comme moi que les dictateurs ont toujours aimé s’entourer d’enfants.

vietnam3 885.jpg

Nous reprenons le car pour nous rendre dans un atelier de laque. Dans ce magasin nous avons pu admirer le travail des artistes. Certains tableaux sont réalisés avec des coquilles d’œufs.

vietnam3 902.jpg

vietnam3 910.jpg

A suivre

En lien, une vidéo sur la chute de Saïgon en avril 1975 (durée approximative de 25mn).

 

 

mardi, 11 octobre 2011

218. Bilan d'une décennie -54-


podcast
Mercredi 17 janvier 2007 :

Adieu la belle ! Nous n’oublierons pas ton accueil chaleureux et ton beau sourire !

 

vietn46.jpg

Direction le sud-ouest pour rejoindre la fameuse route 14. Pourquoi dis-je « fameuse » ? Parce qu’il s’agit de l’ancienne route reliant le nord au sud et plus connue sous l’appellation de   piste Ho Chi Minh. Cette route relie Da-Nang à Kontum et traverse la cordillère annamitique.

C’est par-là que transitait le matériel Vietcong pour approvisionner l’armée au combat. Maintes fois détruite par les B52, elle était remise en état dans la nuit même par une fourmilière humaine. Parmi les combattants il y avait de nombreuses  jeunes filles qui s’étaient portées volontaires et dont l’avenir fut bien triste. 

La route serpente à travers les montagnes, longe les rivières, se perd dans les rizières, le tout baignant dans une brume ouateuse. Le paysage est grandiose.

Le guide nous a prévenu :

Cette région n’est pas fréquentée par les touristes. Nous allons donc déjeuner ce midi dans un restaurant local à Dak Glei. Vous serez les cobayes ! Si vous êtes satisfaits, nous reprendrons les visites, sinon, cette région restera hors des circuits.

Quelques pancartes de propagande… En fait, il y en a peu, c’est étonnant !

vietnam3 228.jpg

Pour sûr qu’ils ne voient pas souvent des « longs nez » par ici ! Nous sommes regardés comme des bêtes curieuses, ils n’osent pas s’approcher de nous. Eh bien, nous irons à leur rencontre !

Nous avons très bien déjeuné.

Nous sommes dans une région habitée par les ethnies Bahnar, Sedang et Giairai.

Nous nous arrêtons pour visiter un village. Chaque village possède une maison communale à l’architecture très caractéristique (très haut toit de chaume et construction sur pilotis).

vietnam3 253.jpg

 Un, deux…trois……douze, et de treize….vingt-cinq ! Non, ce ne sont pas les kilomètres parcourus mais le nombre de moustiques que j’écrabouille sur la vitre depuis que nous sommes montés dans le bus. Le chauffeur est obligé de s’arrêter et de foutre un bon coup de bombe avant que nous puissions reprendre la route.

La matinée est consacrée à la visite de Kontum :

Tout d’abord nous nous rendons à l’église construite du temps des missionnaires. C’est en 1851 que les premiers pères blancs vinrent s’installer dans cette région. Leur rôle fut extrêmement important. Ils créèrent des écoles, éditèrent des livres en franco-bahnar.

Il y avait même un séminaire. A la fin de la guerre les séminaristes furent obligés de quitter le pays. Nombreux sont ceux qui allèrent se réfugier au Canada ou en France.

Après cette visite, nous nous rendons dans un village de l’ethnie bahnar. Le chef du village parle un français impeccable. C’est un ancien soldat qui avait combattu au côté des Français.

vietnam3 387.jpg

Les habitants fabriquent des paniers. Le petit que vous voyez sur la photo n’a que 5 ans et il est déjà capable de tresser. Le guide nous explique que les enfants commencent dès l’âge de trois ans.

Un peu plus loin, nous découvrons une petite école. La maîtresse s’occupe d’une dizaine de petits… sous l’œil vigilant d’oncle Hô !

vietnam3 395.jpg

C’est amusant de voir comme les poupées ont les yeux ronds.

vietnam3 412.jpg

Nous terminons la matinée sur le marché local, très animé et varié. On y trouve vraiment de tout.

vietnam3 447.jpg

vietnam3 475.jpg

Tiens, encore un ancien ! Mais les gamins veulent aussi être pris en photo !

vietnam3 473.jpg

Nous quittons avec regret le jeune guide local qui nous a accompagnés depuis la veille et nous prenons la route en direction de Ban Mê (ou Mâ) Thuôt. Nous entrons dans la région des plantations de café. Le Vietnam est le deuxième exportateur mondial de café juste après le Brésil.

En chemin, nous nous arrêtons au bord d’un lac.

Arrivée à Pleiku pour le déjeuner.

A suivre.

dimanche, 09 octobre 2011

217. Bilan d'une décennie -53-

 


podcast
Lundi 15 janvier 2007 :

Nous avions déjà chargé les bagages dans le car le matin même, et après le déjeuner nous quittons donc définitivement Huê en direction du sud.

La route nous faisait passer par le col des Nuages. Malheureusement pour nous, c’est la saison des pluies dans cette région et nous n’avons pas pu admirer le paysage, ni même descendre du car.

Juste avant l’arrivée à Da Nang, nous constatons avec tristesse les dégâts causés par le typhon lors de son passage en octobre dernier. Les immeubles en bord de mer portent encore les stigmates du raz-de-marée.

vietn39.jpg

Da Nang est la 3e ville du Vietnam en importance économique. C’est une ville portuaire en pleine croissance.

Nous faisons un arrêt pour visiter le célèbre musée Cham. Il fut construit en 1915 par l’école française d’Extrême-Orient et réunit des œuvres provenant de la culture des Cham.

C’est la saison où les frangipaniers sont en fleurs.

vietn40.jpg

Après cette visite nous reprenons la route et arrivons bientôt à Hôi An, située à 35 kilomètres plus au sud.

vietn45.jpg

Ah voici l’hôtel où nous allons pouvoir poser les valises pour deux nuits !

vietn50.jpg

Un vrai petit paradis cet hôtel, avec sa belle terrasse plongeant sur la piscine, son jardin où l’on s’imagine déjà prendre le petit déjeuner le lendemain.

Hôi An a beaucoup de charme ! l’architecture date du XVII et du XIX è siècle. Lorsque la dynastie Ming fut renversée par les Mandchous en Chine, de nombreuses familles chinoises vinrent s’établir dans  ce qui n’était alors qu’un gros bourg sur la rivière Thu Bon. Plus tard, ils furent rejoints par des Japonais.

Au fil du temps le port, trop éloigné de la mer, s’ensabla peu à peu. Ce qui explique en partie pourquoi, durant la guerre du Vietnam, elle fut miraculeusement épargnée par les bombardements.

La vieille ville a été classée au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO à partir de 1985.

Mardi 16 janvier 2007 :

Nous commençons la visite de la ville par un passage sur le marché situé le long de la rivière.

vietn42.jpg

vietn51.jpg

vietn47.jpg

Puis, balade dans les rues à la découverte des maisons. La ville est touristique, on y croise beaucoup d’étrangers. Mais elle continue quand même à garder toute son authenticité.

voyage, vietnam, hoi an

Certaines maisons sont ouvertes à la visite, il suffit de consulter le petit fascicule qui nous est distribué à l’entrée de la vieille ville. De plus, toute cette partie est réservée aux piétons !

Nous avons visité ainsi plusieurs maisons en compagnie de Thuan, notre guide.

Après le déjeuner, il nous annonce :

— Cet après midi, vous avez quartier libre !

Ah, quelle chance, j’ai l’impression d’être comme un militaire qui a droit à une permission.

Libre ! Libre d’aller où bon me semble, de m’arrêter à mon gré, de fouiner dans les boutiques sans risquer de perdre le groupe. Libre de me poser un instant à une terrasse de café et d’observer la vie autour de moi.

Cette escapade dans les rues de Hôi An fut comme une bouffée d’air pur !

vietn44.jpg

J’ai visité quelques galeries de tableaux, musardé sur les quais, flâné dans les rues, photographié pas mal de façades, caractéristiques avec leurs couleurs vives, leur balcon en bois sculpté.

vietn52.jpg

 Alors tout ça donne une série de photos hétéroclites mais  ce sont des instants marqués à jamais sur la pellicule.

vietn49.jpg

Le soir je suis ressortie pour aller dans une boutique d’habillement avec quelques uns du groupe. Les petites vendeuses ont été particulièrement persévérantes et adroites car elles ont fini par nous convaincre et nous leur avons tous commandé des vêtements sur mesure !

Imaginez une petite boutique avec un stock phénoménal de tissus. Sur une table, des piles de catalogues venus du monde entier avec des modèles. Ça va de la jupe droite au costume trois pièces en passant par la chemise, et c’est du sur-mesure !

D’ailleurs, ça y est, la plus jeune qui ne doit pas avoir plus de 16 ans commence à marquer mes mesures. Bon, OK, je vais choisir deux débardeurs pour l’été. J’ai à peine eu le temps de choisir le tissu que déjà elle est en train de couper et téléphone. Trois secondes plus tard, un gamin en vélo vient chercher le tissu et le papier…

De leur côté, Michel et Jean-Marie ont opté pour une chemise.

Il est 18 heures. Nous versons la moitié de la somme, le restant à la livraison à l’hôtel.

A 21h30, alors que nous attendions dans le hall, la petite jeune est arrivée, toute souriante, avec ses paquets sous le bras. Le résultat est surprenant ! Travail impeccable… Derrière tout ça on imagine aisément des ateliers obscurs où des petites mains travaillent sans relâche jour et nuit ! Je dis nuit car je pense à ceux du groupe qui avaient commandé des manteaux et des costumes livrables à 7h le lendemain matin ! Et si on leur parle des 35 heures, elles rient doucement…

Voilà, nous étions en direct d’Hôi An, ai-je envie de dire…

Demain nous quittons cette jolie petite ville pour reprendre la route vers la frontière cambodgienne.

À suivre

Visite d'Hôi An :