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mardi, 11 octobre 2011

218. Bilan d'une décennie -54-


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Mercredi 17 janvier 2007 :

Adieu la belle ! Nous n’oublierons pas ton accueil chaleureux et ton beau sourire !

 

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Direction le sud-ouest pour rejoindre la fameuse route 14. Pourquoi dis-je « fameuse » ? Parce qu’il s’agit de l’ancienne route reliant le nord au sud et plus connue sous l’appellation de   piste Ho Chi Minh. Cette route relie Da-Nang à Kontum et traverse la cordillère annamitique.

C’est par-là que transitait le matériel Vietcong pour approvisionner l’armée au combat. Maintes fois détruite par les B52, elle était remise en état dans la nuit même par une fourmilière humaine. Parmi les combattants il y avait de nombreuses  jeunes filles qui s’étaient portées volontaires et dont l’avenir fut bien triste. 

La route serpente à travers les montagnes, longe les rivières, se perd dans les rizières, le tout baignant dans une brume ouateuse. Le paysage est grandiose.

Le guide nous a prévenu :

Cette région n’est pas fréquentée par les touristes. Nous allons donc déjeuner ce midi dans un restaurant local à Dak Glei. Vous serez les cobayes ! Si vous êtes satisfaits, nous reprendrons les visites, sinon, cette région restera hors des circuits.

Quelques pancartes de propagande… En fait, il y en a peu, c’est étonnant !

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Pour sûr qu’ils ne voient pas souvent des « longs nez » par ici ! Nous sommes regardés comme des bêtes curieuses, ils n’osent pas s’approcher de nous. Eh bien, nous irons à leur rencontre !

Nous avons très bien déjeuné.

Nous sommes dans une région habitée par les ethnies Bahnar, Sedang et Giairai.

Nous nous arrêtons pour visiter un village. Chaque village possède une maison communale à l’architecture très caractéristique (très haut toit de chaume et construction sur pilotis).

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 Un, deux…trois……douze, et de treize….vingt-cinq ! Non, ce ne sont pas les kilomètres parcourus mais le nombre de moustiques que j’écrabouille sur la vitre depuis que nous sommes montés dans le bus. Le chauffeur est obligé de s’arrêter et de foutre un bon coup de bombe avant que nous puissions reprendre la route.

La matinée est consacrée à la visite de Kontum :

Tout d’abord nous nous rendons à l’église construite du temps des missionnaires. C’est en 1851 que les premiers pères blancs vinrent s’installer dans cette région. Leur rôle fut extrêmement important. Ils créèrent des écoles, éditèrent des livres en franco-bahnar.

Il y avait même un séminaire. A la fin de la guerre les séminaristes furent obligés de quitter le pays. Nombreux sont ceux qui allèrent se réfugier au Canada ou en France.

Après cette visite, nous nous rendons dans un village de l’ethnie bahnar. Le chef du village parle un français impeccable. C’est un ancien soldat qui avait combattu au côté des Français.

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Les habitants fabriquent des paniers. Le petit que vous voyez sur la photo n’a que 5 ans et il est déjà capable de tresser. Le guide nous explique que les enfants commencent dès l’âge de trois ans.

Un peu plus loin, nous découvrons une petite école. La maîtresse s’occupe d’une dizaine de petits… sous l’œil vigilant d’oncle Hô !

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C’est amusant de voir comme les poupées ont les yeux ronds.

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Nous terminons la matinée sur le marché local, très animé et varié. On y trouve vraiment de tout.

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Tiens, encore un ancien ! Mais les gamins veulent aussi être pris en photo !

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Nous quittons avec regret le jeune guide local qui nous a accompagnés depuis la veille et nous prenons la route en direction de Ban Mê (ou Mâ) Thuôt. Nous entrons dans la région des plantations de café. Le Vietnam est le deuxième exportateur mondial de café juste après le Brésil.

En chemin, nous nous arrêtons au bord d’un lac.

Arrivée à Pleiku pour le déjeuner.

A suivre.

dimanche, 09 octobre 2011

217. Bilan d'une décennie -53-

 


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Lundi 15 janvier 2007 :

Nous avions déjà chargé les bagages dans le car le matin même, et après le déjeuner nous quittons donc définitivement Huê en direction du sud.

La route nous faisait passer par le col des Nuages. Malheureusement pour nous, c’est la saison des pluies dans cette région et nous n’avons pas pu admirer le paysage, ni même descendre du car.

Juste avant l’arrivée à Da Nang, nous constatons avec tristesse les dégâts causés par le typhon lors de son passage en octobre dernier. Les immeubles en bord de mer portent encore les stigmates du raz-de-marée.

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Da Nang est la 3e ville du Vietnam en importance économique. C’est une ville portuaire en pleine croissance.

Nous faisons un arrêt pour visiter le célèbre musée Cham. Il fut construit en 1915 par l’école française d’Extrême-Orient et réunit des œuvres provenant de la culture des Cham.

C’est la saison où les frangipaniers sont en fleurs.

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Après cette visite nous reprenons la route et arrivons bientôt à Hôi An, située à 35 kilomètres plus au sud.

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Ah voici l’hôtel où nous allons pouvoir poser les valises pour deux nuits !

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Un vrai petit paradis cet hôtel, avec sa belle terrasse plongeant sur la piscine, son jardin où l’on s’imagine déjà prendre le petit déjeuner le lendemain.

Hôi An a beaucoup de charme ! l’architecture date du XVII et du XIX è siècle. Lorsque la dynastie Ming fut renversée par les Mandchous en Chine, de nombreuses familles chinoises vinrent s’établir dans  ce qui n’était alors qu’un gros bourg sur la rivière Thu Bon. Plus tard, ils furent rejoints par des Japonais.

Au fil du temps le port, trop éloigné de la mer, s’ensabla peu à peu. Ce qui explique en partie pourquoi, durant la guerre du Vietnam, elle fut miraculeusement épargnée par les bombardements.

La vieille ville a été classée au Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO à partir de 1985.

Mardi 16 janvier 2007 :

Nous commençons la visite de la ville par un passage sur le marché situé le long de la rivière.

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Puis, balade dans les rues à la découverte des maisons. La ville est touristique, on y croise beaucoup d’étrangers. Mais elle continue quand même à garder toute son authenticité.

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Certaines maisons sont ouvertes à la visite, il suffit de consulter le petit fascicule qui nous est distribué à l’entrée de la vieille ville. De plus, toute cette partie est réservée aux piétons !

Nous avons visité ainsi plusieurs maisons en compagnie de Thuan, notre guide.

Après le déjeuner, il nous annonce :

— Cet après midi, vous avez quartier libre !

Ah, quelle chance, j’ai l’impression d’être comme un militaire qui a droit à une permission.

Libre ! Libre d’aller où bon me semble, de m’arrêter à mon gré, de fouiner dans les boutiques sans risquer de perdre le groupe. Libre de me poser un instant à une terrasse de café et d’observer la vie autour de moi.

Cette escapade dans les rues de Hôi An fut comme une bouffée d’air pur !

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J’ai visité quelques galeries de tableaux, musardé sur les quais, flâné dans les rues, photographié pas mal de façades, caractéristiques avec leurs couleurs vives, leur balcon en bois sculpté.

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 Alors tout ça donne une série de photos hétéroclites mais  ce sont des instants marqués à jamais sur la pellicule.

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Le soir je suis ressortie pour aller dans une boutique d’habillement avec quelques uns du groupe. Les petites vendeuses ont été particulièrement persévérantes et adroites car elles ont fini par nous convaincre et nous leur avons tous commandé des vêtements sur mesure !

Imaginez une petite boutique avec un stock phénoménal de tissus. Sur une table, des piles de catalogues venus du monde entier avec des modèles. Ça va de la jupe droite au costume trois pièces en passant par la chemise, et c’est du sur-mesure !

D’ailleurs, ça y est, la plus jeune qui ne doit pas avoir plus de 16 ans commence à marquer mes mesures. Bon, OK, je vais choisir deux débardeurs pour l’été. J’ai à peine eu le temps de choisir le tissu que déjà elle est en train de couper et téléphone. Trois secondes plus tard, un gamin en vélo vient chercher le tissu et le papier…

De leur côté, Michel et Jean-Marie ont opté pour une chemise.

Il est 18 heures. Nous versons la moitié de la somme, le restant à la livraison à l’hôtel.

A 21h30, alors que nous attendions dans le hall, la petite jeune est arrivée, toute souriante, avec ses paquets sous le bras. Le résultat est surprenant ! Travail impeccable… Derrière tout ça on imagine aisément des ateliers obscurs où des petites mains travaillent sans relâche jour et nuit ! Je dis nuit car je pense à ceux du groupe qui avaient commandé des manteaux et des costumes livrables à 7h le lendemain matin ! Et si on leur parle des 35 heures, elles rient doucement…

Voilà, nous étions en direct d’Hôi An, ai-je envie de dire…

Demain nous quittons cette jolie petite ville pour reprendre la route vers la frontière cambodgienne.

À suivre

Visite d'Hôi An :

jeudi, 06 octobre 2011

214. Bilan d'une décennie -51-


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Continuons notre découverte de Huê :

Après le déjeuner, nous partons visiter la citadelle.

Cette ville porta différents noms au cours des siècles. Ce n’est qu’en 1802 qu’elle devint définitivement « Huê » et fut considérée comme la capitale. L’empereur Gia Long, le premier appartenant à la dynastie des Nguyên, commença alors d’importants travaux en vue de l’embellissement de la ville. Ces travaux s’achevèrent en 1833.

13 empereurs régnèrent alors sur le Vietnam jusqu’en 1945. Le dernier empereur, Bao Dai, mourut en exil à Paris en 1997. Il est enterré au cimetière de Passy. Sa dernière épouse, la princesse Vinh Thuy, était une Français, Monique, originaire de Pont-à-Mousson. Ça, c‘est pour la petite histoire.

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On sent tout de suite l’influence française dans cette construction qui rappelle de l’extérieur les fortifications de Vauban.

La citadelle couvre une superficie de 400 hectares et elle est entourée d’une muraille haute de 6 mètres, de remparts, de parapets et de bastions.

Au centre de la citadelle se dresse la cité impériale qui reprend la même disposition que la cité interdite de Pékin.

« La porte du midi » est l’entrée principale de la cité.

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Le pont de la Voie centrale puis l’esplanade des Grands Saluts.

Le palais du Trône (construit en 1805). C’est l’unique bâtiment qui par miracle a échappé aux bombardements américains de 1968. Il est en effet important de rappeler qu’à Huê se déroula une des plus sanglante bataille de la guerre du Vietnam.

C’était le 31 janvier 1968, au moment de la fête du Têt… Rappelez-vous !

La cité Pourpre interdite qui prolongeait cet ensemble fut malheureusement détruite. C’est dans cet actuel  carré de désolation que se trouvaient les appartements privés, les harems de l’empereur.

La couleur des tuiles varie entre le jaune (pour l’empereur) et le vert (pour les mandarins).

Je dois vous avouer quelque chose : j’ai encore été une très mauvaise élève sur ce coup-là ! Au départ j’étais relativement attentive à ce que nous disait notre guide. Or, nous avons eu affaire à un passionné d’histoire… et comme tout passionné, il ne sait plus s’arrêter ! J’ai donc très vite décrochée et je me suis perdue dans les allées, à photographier des fresques, des bonsaïs etc.

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Après cette longue visite, nous avons eu droit à un petit tour de cyclopousse puis nous nous sommes bientôt retrouvés sur le marché. Peu de temps car il y avait un monde fou et l’on était complètement oppressé par la foule et les motos qui déambulent également dans les allées étroites.

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Lundi 15 janvier 2007 :

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Nous voici au 9e jour : ce matin nous quittons l’hôtel pour une promenade en bateau sur «la rivière des Parfums ». Cette rivière porte ce nom car sur ses rives poussent des plantes médicinales et aromatiques. Nous embarquons sur l’un de ces bateaux amarrés tout le long des berges et nous voici partis. Il est encore tôt et une légère brume recouvre la rivière.

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Je retrouve le même plaisir que j’avais connu lors de la remontée du Nil, la chaleur en moins.

La principale activité sur la rivière est le ramassage du sable. A longueur de temps des sampans récupèrent ainsi le sable, à l’aide d’un seau jeté au fond. Puis il est remonté à la force des mollets ! Ce travail pénible rapporte environ 20€ par bateau  rempli. Il faut compter une bonne journée de labeur (soit plus de 10h de travail) pour que le bateau soit plein et toute la famille participe, même les enfants.

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Le paysage est grandiose, la végétation est particulièrement luxuriante.

Premier arrêt pour visiter la pagode de Thiên Mu, appelée aussi « la pagode de la Dame céleste ».L’essentiel des bâtiments et la tour ont été construites en 1841. Une stèle racontant l’histoire de cette pagode est fixée sur une énorme tortue.

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Le jardin est splendide.

Nous reprenons le bateau et continuons la promenade. Au passage nous apercevons un éléphant qui vient s’abreuver.

L’arrêt suivant nous permet de découvrir le tombeau de Minh Mang, empereur qui régna de 1820 à 1840. On retrouve le même principe de constructions, les différentes cours, les statues des mandarins.

Retour au bateau : les affaires vont bon train ! Le bateau appartient à une famille qui vit sur ce bateau et tout le temps que dure la promenade, les jeunes filles ont sorti toutes sortes d’objets artisanaux ainsi que de beaux ensembles en soie et en coton… Comment voulez-vous résister ? En tout cas ce matin-là, les affaires furent bonnes pour cette famille car tout le monde (ou presque) est redescendu avec un ou plusieurs paquets sous le bras. Pour ma part j’ai acheté deux ensembles en coton (dont un pour Peggy de couleur écrue), puis un autre ensemble en soie.

[ À ce jour, si l’ensemble en coton a fait de l’usage, l’autre est toujours dans son emballage.]   

 

 

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Le car nous attend au débarcadère : en chemin nous recroisons un éléphant. Retour à Huê pour le déjeuner.

A suivre…

La bataille du Tet, janvier 1968 :

mardi, 04 octobre 2011

212. Un matin à Bénarès

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Les premières lueurs de l'aube viennent éclairer les façades des anciens palais qui connurent leurs heures de gloire et qui, aujourd'hui, ne sont plus que des ruines s'affaissant peu à peu dans les eaux troubles du fleuve nourricier, le Gange.

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Dans la demi-pénombre, je descends le ghât. La ronde incessante des horribles corbeaux croassants au-dessus de ma tête me donne la chair de poule. La brume qui recouvrait le fleuve s'estompe petit à petit et sur les berges on aperçoit les premiers arrivants pour le bain rituel. Il est temps de grimper dans la barque qui va très lentement longer toute la rive et me faire découvrir un spectacle à la fois surprenant, éblouissant et affreusement horrible.

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À chaque fois que je revois ces photos, je me sens envahie par un étrange sentiment, mélange de fascination et de mélancolie. Il m'arrive même parfois de douter un instant que j'y sois vraiment allée.

Et pourtant ... 


Inde 2011-9- par cheztinou

20:47 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, inde, benares

samedi, 01 octobre 2011

209. Bilan d'une décennie -49-


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Vendredi 12 janvier 2007 :

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Après le déjeuner, nous partons visiter le musée historique situé à l’autre bout de l’artère principale de la ville. De part et d’autre du jardin situé à l’entrée se trouvent des vestiges de la bataille ( canons, chars et autres véhicules).

Le musée est bien sûr dédié aux soldats vietnamiens, on y trouve bon nombre de photos des héros Vietminh, des outils ayant servi à la constructions des tunnels, des documents, des cartes…

Dans une salle, une immense maquette retrace le déroulement de la prise de Diên Biên, jour après jour. Les explications sont données en français. C’est extrêmement bien fait.

 Après cette visite, on traverse la route et l’on se retrouve au pied de la colline «  Eliane ». Sur le côté se tient le cimetière viet, entièrement restauré en 1994, à l’occasion du 40e anniversaire de la bataille.

Puis nous nous rendons au QG du général De Castries et devant le monument aux morts dédiés aux soldats français ( je vous en ai parlé hier).

Tournons donc la page…

Voici Diên Biên en 2007 : une ville en pleine expansion, très commerçante, pas très belle et assez sale.

Comme il nous reste du temps avant le dîner, nous en profitons pour nous balader. Les filles ont soudainement une crise de fièvre acheteuse ! 

Mais la nuit tombe soudain à 18h et nous nous rendons compte que nous sommes bien loin de l’hôtel. La pénombre qui s’ensuit et les magasins qui baissent leurs grilles peu à peu rendent soudain l’endroit beaucoup moins attrayant ! On ne voit plus très bien sur quoi on met les pieds et c’est pratiquement au pas de course que nous rejoignons les autres pour le dîner. 

Samedi 13 janvier 2007 :

Le lendemain matin Tien nous emmène visiter un village situé en dehors de la ville. C’est un endroit assez isolé dans la forêt et où l’ANAPI a construit en 1991 une petite école.

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Puis retour à Diên Biên pour une visite du marché. Là j’ai pu découvrir d’où proviennent les gros vers blancs que l’on voit dans les bouteilles d’alcool ! Les femmes les récupèrent dans les tiges des jeunes pousses de bambou.

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Ensuite le car nous conduit à l’aéroport où nous devons prendre l’avion pour rejoindre Hanoï. Un pique-nique est prévu dans le hall d’attente.

L’aéroport a été reconstruit sur les bases de l’ancien aéroport français. Pour y accéder, il faut montrer patte blanche car l’accès en est farouchement gardé !

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Ah mais… voici notre avion. Il est environ 12h quand l’avion décolle. Nous survolons les rizières, le paysage est magnifique vu de haut. Adieu les plateaux du nord-ouest !

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Il est approximativement 13h30 quand nous atterrissons à Hanoï.

Nous voici donc de retour à Hanoï ! L’entrée dans la ville nous permet de constater le vaste chantier en cours : les usines ultra-modernes, les quartiers résidentiels et les hôtels ultra-chics sortent de terre à la vitesse des champignons ! Depuis la levée de l’embargo américain, en 1994, la prude Hanoï tend à devenir une vaste mégalopole où les investisseurs japonais, coréens,  américains et dans une moindre mesure, européens, implantent des complexes gigantesques.

Le centre garde heureusement son charme suranné de ville coloniale, avec son immense lac en plein cœur de la ville.

Nous commençons par visiter le musée d’ethnographie du Vietnam., situé à 20minutes du centre. Dans un vaste parc ce musée présente une collection intéressante d’objets artisanaux des différentes ethnies peuplant le Vietnam. On compte 54 ethnies au Vietnam. La plus représentée est l’ethnie des Viet qui compose 86 % de la population du pays. Les 14% restants regroupent 53 ethnies d’origine diverse parmi lesquelles les Hmong, les Yao et les Thaï.

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A l’extérieur du musée, on peut admirer une reconstitution de différentes maisons, des barques de pêche, un théâtre de marionnettes sur l’eau. Le jardin est le lieu rendez-vous privilégié des jeunes mariés qui viennent s'y faire prendre en photo.

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Retour au car pour une nouvelle visite. Cette fois-ci nous entrons dans le cœur de la ville, en pleine circulation.

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Voici le temple de la Littérature. Construit en 1070, ce temple fut consacré au culte de Confucius et accueillit la première université du Vietnam. Ce collège  fut par la suite transféré dans la ville de Hué ( en 1802).

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Il est composé de cinq cours majestueuses que l’on franchit par trois portes, la porte centrale étant réservée au mandarin.

Dans la troisième cour, on peut découvrir 82 stèles soutenues par des tortues de pierre. Y sont gravés en chinois les noms des lauréats des concours, au total 1307 « docteurs ». Le nom le plus récent date de 1779.

J’avoue bien humblement avoir un peu zappé les explications, occupée surtout à photographier les bonsaïs ! C’est ça le problème des voyages en groupe, on n’a jamais le temps de flâner.

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Après cette belle visite (pour ceux qui aiment l’architecture asiatique, ce qui n’est pas obligatoirement mon cas), nous repartons dans le centre pour une promenade à pieds.

Arrivée à un carrefour, je m’arrête deux minutes, le temps d’acheter un ananas tranché ( une soudaine petite envie), quand, me retournant, je m’aperçois avec angoisse que j’ai perdu le groupe ! Dans la cohue j’ai beau regarder à droite, à gauche, devant… Plus de Français ! Un certain vent de panique commence alors à m’envahir : je ne me souviens pas où le car s’est garé, je n’ai pas le nom de l’hôtel où nous devons passer la nuit, je n’ai pas pris le guide du routard ( là au moins je pourrai trouver l’adresse de l’ambassade)  et je n’ai aucun numéro de portable des membres du groupe ! Alors je me lance au beau milieu du carrefour, parmi les vélos, scooters, motos pétaradantes qui me passent de tous côtés et cherchant vainement une tête connue ! C’est alors que j’aperçois devant moi, mais assez loin… un béret basque ! C’est le grand Bruno, le kiné,  qui avait eu la bonne idée ce jour-là de mettre son béret. Sauvée par un béret au milieu des casques coloniaux et des chapeaux coniques… Merci Bruno !

 

Cette vidéo, trouvée sur le net, rend bien l'atmosphère du moment :



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Le jour commence à décliner quand nous faisons une longue balade en cyclopousse à travers les vieux quartiers. Chaque rue regroupe une corporation différente.

Après le dîner (dont je n’ai aucun souvenir), le car nous fait faire un tour dans Hanoï. Au passage nous pouvons voir un gigantesque monument de marbre et de granit : il s’agit du mausolée de Hô Chi Minh. On retrouve tout à fait l’architecture des grands monuments de l’âge d’or du communisme. Quand on songe que Hô Chi Minh, mort en 1969, souhaitait se faire incinérer sobrement, qu’il voulait que ses cendres soient dispersées sur trois collines du Vietnam (au nord, au centre et au sud) afin de symboliser la réunification du pays … On est loin de ça ! Il repose dans ce sanctuaire, momifié comme le fut Lénine.

Un peu plus loin, on passe devant la maison du général Giap, le vainqueur de Diên Biên Phu. Il est toujours en vie et on peut l’apercevoir de temps en temps se promener tranquillement dans son jardin.

Voilà, la visite d’Hanoï s’arrête ici. Il est certain que nous n’avons pas tout vu et que cette ville mérite au moins qu’on y séjourne une semaine. Ce sera l’occasion d’y revenir !

L’hôtel nous attend pour une COURTE nuit : le réveil est prévu en effet à 3h45… Pourquoi une heure aussi matinale ?

Vous le saurez demain !

A suivre