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samedi, 11 janvier 2020

Funeste présomption

Dimanche dernier, j'étais allée au cimetière et j'avais constaté que la tombe des grands-parents de mon mari était en fort mauvais état.

Tôt ou tard elle va disparaître, avais-je alors pensé avec une certaine tristesse.

Ce matin, profitant d'une éclaircie, je suis retournée au cimetière pour photographier les tombes de quelques "célébrités tourangelles". En repassant devant le carré 14, j'ai fait un détour, pensant ôter les fleurs en plastique qui ont été déposées sur la tombe familiale.

Mais là, le choc ... La tombe avait disparu !  J'ai d'abord pensé que je m'étais trompée d'allée. Mais non, pas de doute, je suis bien au bon endroit.. À la place, j'ai trouvé ceci :

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Cette disparition m'a fortement perturbée et il a fallu que je téléphone à ma fille pour lui faire part de mon désarroi. Cette fois-ci c'est bien fini ...

jeudi, 09 janvier 2020

Les habitants du Carré 14

Dimanche matin, je suis allée rendre visite aux habitants du Carré 14, et, plus particulièrement, à trois personnes.

Depuis ma dernière visite, le lieu s'est considérablement dépeuplé et les espaces de verdure sont de plus en plus nombreux. Il faut dire que les demeures de beaucoup des locataires des lieux sont devenues insalubres, voire  dangereuses. Alors, elles sont démolies.

Démolie, c'est hélas le sort qui attend très probablement la demeure  devant laquelle je viens de m'arrêter. Réfléchissons, me dis-je, depuis quand ne suis-je pas venue, deux ans ? Trois ans ? ... Je fais la triste constatation de la décrépitude : basculement dangereux de la base, trous en surface, et de surcroît dépotoir de toutes les autres habitations  adjacentes qui ont disparu. 

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Ils sont seuls, tous les trois, dans un immense carré de verdure. Certes, il y a encore quelques voisins: Jean Royer, par exemple, ou bien encore Jean Meunier. C'est amusant de voir ces deux anciens maires de Tours qui se trouvent aussi proches !

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Je suis la seule personne qui vient encore leur rendre visite. Qui sont-ils ?

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La première arrivée dans les lieux fut Yvette. C'était en 1945 ...Infirmière en Algérie, mère d'un petit garçon âgé d'à peine un an, elle tomba subitement malade et fut rapatriée en France chez ses parents qui habitaient à l'époque Saint-Cyr-sur Loire. Elle décéda un mois plus tard. Elle avait vingt-huit ans.

En 1960, son père, Charles Henri, ancien receveur principal à la Trésorerie, vint la rejoindre. Il avait soixante ans.

Puis, en 1986, ce fut le tour de son épouse, Armande, âgée de quatre-vingt-dix ans.Ma fille Peggy l'appelait Mémé-gâteaux.

Aujourd'hui ils n'ont plus de famille pour s'occuper de leur tombe, il n'y a que moi, l'épouse du petit garçon d'Yvette. 

Alors, à quoi bon faire des travaux coûteux pour un lieu qui, de toute façon, est condamné à disparaître tôt ou tard ? Il n'empêche, ça fait de la peine .

On est bien peu de choses

Et mon amie la rose me l'a dit ce matin ... 

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16:24 Publié dans Croque mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tours, cimetiere, tombes

mercredi, 08 janvier 2020

De la gloire à la fuite

Ou les péripéties de Carlos Ghosn !

Aujourd'hui l'ancien PDG de Renault-Nissan, qui a rejoint le Liban, va tenir une conférence de presse pour expliquer les raisons de sa fuite.

C'est un incroyable feuilleton médiatique qui met en lumière la vie très secrète des puissants de ce monde. Quand on visionne par exemple la fête ayant eu lieu à Versailles pour fêter les quinze ans de l'alliance de Renault avec Nissan en mars 2014, on est un peu abasourdi par le faste et le luxe de cette cérémonie ! 

De même, était-il bien utile de fêter l'anniversaire de la nouvelle Madame Ghosn encore dans les dorures ? 

Il semblerait que les déboires de Monsieur Ghosn ne font que commencer car la justice française semble s'intéresser de près à certaines transactions pour le moins mystérieuses.

J'ai été frappée par le changement physionomique frappant qui apparaît entre ces deux photos : la première le représente alors qu'il est directeur de l'usine Michelin au Puy-en-Velay. La seconde est récente. 

carlos ghosn.jpg

Comme dit le proverbe chinois : Plus on s'élève et plus dure sera la chute.

mardi, 07 janvier 2020

Tours qui disparaît -4-

Planche XXXV. — Grande-Rue

Logis de " La Pucelle armée ". Deux maisons contiguës portaient autrefois cette enseigne, prise, peut-être, par le successeur de l'armurier Colas de Montbazon qui, en 1429, fabriqua l'armure de Jeanne d'Arc.

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L'une d'elles, à laquelle pendait primitivement l'enseigne de " l'Homme Armé " , a été remplacée par une maison moderne ; celle représentée pl. XXXV date de la fin du XVe siècle, ou du commencement du XVIe.

Elle fut adjugée le 6 septembre 1749 au sieur Toussaint Lambron Patas, marchand bourgeois à Tours, après le décès de d'Anne Monmousseau, veuve de  Jean-Baptiste Valois, procureur, qui en était propriétaire ; elle appartenait en 1677 à Michel Falaiseau, bourgeois de Tours.

Elle porte actuellement le n° 39 de la rue Colbert.

Voici ce que nous dit Edouard Gatian de Clérambault au sujet de cette belle demeure toujours existante :

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Dans les archives j'ai retrouvé un Michel Falaiseau, marchand, né à Tours en septembre 1640 et baptisé le 10 septembre 1640 au temple (protestant). Il se serait marié à Blois (église-Réformée) le 21 septembre 1664 avec Maguerite Baignoux et serait mort le 1er janvier 1687 paroisse St-Denis à Tours. Cela reste une probabilité.

Quant à Jean-Baptiste Valois, il était procureur au baillage et siège présidial de Tours. Marié une première fois, il se  remarie le 31 janvier 1735 à Tours (St-Saturnin)  avec Anne Monmousseau (parents non identifiés). 

Avant-après :

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C'est ma dernière note concernant les vieilles demeures recensées par Gatian de Clérambault. En effet, je n'ai pas réussi, pour l'instant, à en identifier d'autres. 

 

lundi, 06 janvier 2020

Charles Plumereau

Voilà bien un personnage dont le nom est connu par tous les Tourangeaux — la place Plum' comme on dit aujourd'hui  —, mais, en même temps, totalement inconnu du grand public !

placeplume2.jpg

Il y avait un petit bout de temps déjà que je voulais faire des recherches sur ce fameux Plumereau, Charles de son prénom. C'est chose faite et voilà ce que j'ai pu trouver :

Charles Plumereau est né à Tours le 18 novembre 1818, au n° 15 Carroi des Tanneurs (place aujourd'hui disparue). Il est le fils de Charles Philippe, boucher, et de Louise Berthereau.

Il possédait un cabinet d'affaire et demeurait 2 rue de la Grandière. C'est là qu'il décéda le 13 mai 1885, sans postérité. C'est ce qu'on appelle une belle ascension dans l'échelle sociale !

Il légua à la ville de Tours une rente de 3.000 francs destinée aux écoles laïques, ainsi que des maisons situées sur la place qui porte son nom (par délibération du 16 novembre 1888).

Il fut conseiller municipal, membre du parti radical. 

Tombe au cimetière de La Salle :

charlesplumereau.jpg

(Photo de Michèle et Jean MONTAGNE)

J'ai tenté de remonter son arbre, mais je ne suis pas  allée très loin dans le temps. La recherche nous emmène à La-Chapelle-sur-Loire, à l'ouest de Tours, sur la rive droite de la Loire :   

chapelle sur loire.jpg

I. François Charles Plumereau marié à Marguerite Petit. Je n'ai pas trouvé trace de leur mariage, mais par contre, j'ai trouvé un fils, qui suit en II.

II.Charles François Albert Fidèle Amant Plumereau, marchand.

Né vers 1759, il se marie à La Chapelle-sur-Loire le 14 juillet 1783 avec Françoise Geneviève Jeanne Ruelle, née vers 1757, fille d'Albert, notaire royal, et de Françoise Avril. Le couple a, au moins, 4 enfants :

—1. Joseph Michel Plumereau, marchand boucher, marchand de veaux (1820).

   Né le 1er décembre 1789, marié le 1er février 1813 avec Marie Guessard, fille de René et de        Madeleine Delaunay.

—2. Françoise Charlotte Plumereau, mariée le 5 février 1823 avec Adrien Guillain Joseph           Personne, gendarme, né à Bapaume (Nord), fils de Guillaume Joseph et de Louise Joseph     Huguenin. 

—3. Charles Philippe Plumereau, boucher (le père de Charles Plumereau).

 Né le 5 décembre 1787 à La Chapelle-sur-Loire On le retrouve à Tours où il se marie le 28  octobre 1816 avec Françoise Louise Berthereau, née à Tours le 23 frimaire an III, fille de Jacques, boucher, et de Marie GAVEAU. D'où  Charles Plumereau.

—4. Hippolyte Plumereau qui suit en III.

III  Hippolyte Plumereau, marchand tonnelier

Né le 2 août 1792, il se marie le 14 mai 1816 avec Françoise Caroline Bourget, fille de François,    marchand tonnelier, et de Jeanne Plou. Le couple a 3 enfants nés et mariés à La-Chapelle-sur-Loire :

1. Françoise Joséphine, née le 12 juin 1817, mariée le 2 juillet 834 avec Urbain Delaunay,       tonnelier, fils de René et de Jeanne Delanoue. 

2. Hippolyte, cafetier, né le 12 mai 1820, marié le 12 janvier 1853 avec Fleurie Bodin, fille d'Urbain  et de Fleurie Renaud. Le couple a 1 fille, Marie Clémentine, née le 14 décembre 1854 et mariée le 14 avril 1875 avec Pierre Leroux, médecin-vétérinaire originaire de Montjean (Maine-et-Loire) fils de Pierre, receveur-buraliste et de Jeanne Viau.

3. Julie Plumereau, née le 26 janvier 1825, mariée le 6 août 1845 avec Louis Boisnard, marinier, fils de Louis, également marinier, et de Marie Roy.

Voilà ce que je peux vous dire concernant Charles Plumereau et son ascendance.