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lundi, 20 août 2018

Appelez-moi Marie Charlotte


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Je suis toujours très occupée par les recherches généalogiques qui me font découvrir parfois des choses bien étranges. Ainsi, la semaine dernière, alors que j'effectuais des recherches sur des collatéraux dans la région de Chinon, je tombe sur l'arbre d'un probable cousin. Nous avons en effet plusieurs patronymes communs.

Afin de vérifier, j'ouvre donc son arbre et là, le choc ! Des blasons partout, des noms à rallonge qui font presque deux lignes de longueur.

Notez un peu les noms les plus fréquents sur son arbre : Roi de Suède, Roi d'Angleterre, Roi de France, Prince d'Israël, comte de Saxe, duc de Savoie, etc.

Une fois passé l'effet de surprise, je vérifie tout de même si nous avons bien les mêmes ancêtres. Mais oui, il n'y a pas de doute à avoir, ce sont bien les mêmes mais la présentation est un peu différente :

Ainsi Auguste BESNARD né au hameau de la Noblaie, à Ligré - comme indiqué sur l'acte de naissance dans les registres de Ligré-  est devenu  Auguste BESNARD DE LA FONTAINE né au château de la Noblaie. Évidemment, ça classe tout de suite !

Quelques fois, les deux patronymes sont accolés . On trouve ainsi une Louise Gabrielle JUETTE BESNARD DE LA FONTAINE née au château de Blackfort à Chinon alors que le registre d'état civil indique simplement Louise Gabrielle JUETTE  et ne précise pas le lieu de naissance. 

Un peu plus loin je trouve :

Louis ROY de LIGRÉ, propriétaire de vignobles à Chinon et à Ligré, fils de Louis ROY de LIGRÉ et de Perrine DURANT. 

Né en 1748, décédé en 1818, marié Marie DE ROUIN, d'où 

Jeanne ROY de LIGRE, née en 1792, décédée en 1870 à Chinon, mariée 1818 avec Nicolas JUETTE.

ALORS LA, JE DIS STOP ! 

Redescendons un peu sur terre. Voici ce que les registres paroissiaux nous révèlent :

Louis ROY, fils de Louis ROY, meunier, et de Perrine DEVANT, décédé à Ligré le 30 décembre 1818, marié à Ligré le 13 janvier 1777 avec Marie DROUIN (et non DE ROUIN !), d'où :

Jeanne ROY, née à Ligré le 15 août 1793, mariée à Ligré le 2 août 1815 avec Nicolas JUETTE.

Et tout est à l'avenant. En consultant son arbre de façon plus approfondie, je m'aperçois bien tristement que l'ascendance des JUETTE et des BESNARD est mise de côté au profit des autres familles  aux noms beaucoup plus pompeux comme par exemple PAVIN de LAFARGE de FABRY-FABREGUES ( pour faire plus simple, les descendants du cimentier LAFARGE !).

Les DUPUY deviennent DU PUY, ça fait plus chic évidemment. Quant à Vincent MAHIET, de simple journalier qu'il était de fait, il se retrouve soudainement affublé du titre de bourgeois ! Il aurait sûrement apprécié cet honneur car il n'a pas dû avoir une vie facile. Son fils, cordonnier paroisse St Jacques, devient propriétaire de vignobles et il est également qualifié de bourgeois. Bref, c'est une suite d'incohérences qui ont fini par me faire monter la moutarde au nez.

Quid des humbles, des sans grades, des petits ? J'ai réparé l'oubli en mettant en ligne tout ce que j'ai pu trouver concernant ces deux patronymes ( JUETTE et BESNARD) très courants dans le Chinonais. J'ai également raccroché à mon arbre la branche de ce cousin très prétentieux en omettant volontairement tous les titres honorifiques de ses ancêtres.

C'est comme si je décidais de m'appeler Danielle Blanche CLERC LEGER DE L'ARCHE DU PIN. On pourrait éventuellement rajouter DE JOUÉ LES TOURS, mais j'ai peur que cela fasse un peu trop long, non ?

Et comme armoiries, je choisirai un petit cochon rose car tout est bon dans le cochon !

J'ai envoyé un mail à ce cousin pour l'informer de notre parenté chinonaise. Pour l'instant je n'ai reçu aucune réponse.

Ce matin, je suis retournée sur son arbre dans l'espoir d'y trouver encore quelques anomalies. Et ça n'a pas tardé :

Du côté de la famille DERGOUGE, il n'a pas avancé du tout.Dommage pour lui, car c'est une famille intéressante qui, au fil des siècles, a eu des alliances très honorifiques. Je suis remontée jusqu'à 1646, date approximative de la naissance d'Urbain, qui fut maître salpêtrier.

Pour les MASSACRY, je relève quelques aberrations ; ce ne sont pas comme l'indique ce cher "cousin" quelques familles de Chalmazel qui seraient venues s'installer au milieu du XVIIIe siècle  dans le Chinonais pour jouir du climat, mais de malheureux paysans des monts du Forez qui s'exilaient l'hiver dans notre région pour y exercer le métier de sabotiers. Au printemps ils retournaient dans leur famille pour y cultiver la terre. Décidément on n'a pas du tout la même vision des choses.

Nos MASSACRY communs ont fini par s'installer à Chinon et à Huismes. Tous ou presque travaillaient le bois. Au fil du temps ils se sont intégrés à la population chinonaise, ont épousé des filles de petits commerçants, et à la fin du XIXe siècle, ils faisaient partie de la petite bourgeoisie de Chinon. Quelque part, ce sont les réfugiés de l'époque.

Ça aurait pu en rester là, mais ce matin, j'ai eu l'idée de vérifier sa branche LEGER et- oh surprise ! - l'arrière-grand-père de mon mari y figure (sans doute parce qu'il avait eu la Légion d'Honneur), les dates de naissance, mariage et décès sont correctes, mais il est indiqué : AUCUNE POSTÉRITÉ.

Alors là c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! Si monsieur, nous existons même si nous n'avons aucun titre honorifique.

Cette branche LEGER est toujours présente en Touraine. Elle ne compte plus que quatre représentants dans le département : Alfred le facteur, cousin de mon mari, ses deux filles et enfin ma fille.

Ce coup de gueule me fait un bien fou ...

Tiens, une petite dernière pour la route :

Il cite une certaine Anne d'AUBOURG de PORCHEUX. Elle arrive là, on ne sait pas d'où elle sort. Par contre, il est indiqué qu'elle est née en 575 et qu'elle décède le 8 avril 1608 "peut-être à l'âge de 1033 ans." Le record de longévité de Jeanne Calmant semble bien dérisoire à côté. Bon, il s'agit bien sûr d'une faute de frappe, mais ON SE RELIT AVANT DE METTRE EN LIGNE ! 

vendredi, 17 août 2018

Procession à Fatima

On peut se demander pourquoi cette ville porte un prénom arabe. Pour cela, il faut remonter loin dans le temps, à l'époque des invasions de la péninsule ibérique. Les forces chrétiennes avaient enlevé une princesse arable nommé Fatima qui fut fiancée au comte d'Ourem. Elle l'épousa en 1158 et en hommage, le village prit alors le nom de Fatima.

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Fatima est devenue célèbre dans tout le Portugal à partir de 1917 quand trois jeunes bergers virent à plusieurs reprises apparaître la vierge Marie. C'est devenu un lieu de pèlerinage aussi important que celui de Lourdes en France  et des milliers de pèlerins affluent du monde entier pour venir y prier, participer aux processions ou encore faire le chemin de croix sur les genoux.

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On y croise une foule cosmopolite et tandis que les membres du groupe se dirigeaient vers l'entrée de la basilique, je suis allée faire un tour en attendant que ça se passe !

Et si les boutiques ne manquent pas aux abords des lieux, autant vous dire que le choix est plutôt restreint côté articles ! Si vous enlevez les statuettes, les breloques représentant la vierge, les cierges de toutes tailles et à tous les prix, il ne reste plus grand chose... Ah si, pourtant, j'ai trouvé une pendule en liège avec un coq peint au milieu !

Je ne m'attarderai donc pas  sur ce lieu qui pour moi n'a aucun intérêt.

À suivre

 

18:23 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, portugal, fatima

mercredi, 15 août 2018

Le charme d'Obidos

Voilà bien une agréable étape de mon circuit au Portugal : la charmante cité médiévale d'Obidos, ceinte de ses remparts.

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Une des spécialités de la région est la ginja, une liqueur de griottes que l'on sert dans un minuscule gobelet en chocolat.

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L'ancien château a été restauré et transformé en pousada (hôtel de charme). J'aurais bien aimé y séjourner -au moins une nuit- afin de pouvoir profiter de la ville tôt le matin avant l'arrivée des touristes.

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 Mais ça n'est pas prévu au programme ! En route pour Fatima où nous resterons deux jours. 

À suivre

06:30 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, portugal, obidos

dimanche, 12 août 2018

Une absence incorrecte

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En ce 8 mai 2018, une foule conséquente se presse sur le parvis de la belle cathédrale d'Amiens, dans la Somme. Plus de trois mille personnes se sont réunies pour célébrer la bataille d'Amiens (mai 1918) qui marqua le début de la déroute allemande. Il y a là des Anglais, des Canadiens, des Australiens, des Irlandais, des Nord-Irlandais et des Français, beaucoup sont des descendants de soldats ayant participé à cette bataille.

Chaque pays a envoyé ses représentants. Pour le Royaume Uni, on peut voir Thérésa May, premier ministre, le prince William ; L'ancien président allemand, Joachim Gauck, est aussi présent.

Et la France, où est-elle ? Ah, j'aperçois Madame Brigitte Fouré, maire d'Amiens. Il y a aussi Geneviève Darrieusecq, secrétaire d'État, rejointe en toute dernière minute par la ministre des Armées, Florence Parly.

Mais point de président de la République française ! Bon sang, où est-il donc le président ? Serait-il malade ? Lui serait-il arrivé un accident ?

Mais non, rassurez-vous braves gens, Notre président va bien, il va même très bien. Il barbote dans sa pataugeoire au fort de Brégançon.

À un journaliste qui lui demandait ce qu'il faisait durant ses vacances, il a même répondu :

Je me repose, je bouquine, je suis comme tout le monde.

Non, Monsieur, vous n'êtes pas comme tout le monde, vous êtes le président d'un pays et vous avez des devoirs, en particulier le devoir de représenter votre pays lors de célébrations, même si cela vous en coûte.

 

vendredi, 10 août 2018

Une, deux, trois

Un correspondant vient de m'envoyer gracieusement une photo de la place Plumereau, à Tours, prise dans les années 60. C'est bien le souvenir que j'en gardais ...

Voici l'évolution de cet endroit en trois photos :

Vers 1930 :

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Vers 1960 :

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De nos jours :

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