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mercredi, 04 décembre 2019

S comme ...

Strapontins :

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lundi, 02 décembre 2019

Jean Carmet

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Pour ses amis du monde du cinéma, c'était Jeanjean ou encore Jeannot ; pour nous c'est le Tourangeau qui fleure bon le terroir, bon vivant et amateur de vin.

Jean Carmet est né à Bourgueil le 25 avril 1920, fils de Gabriel Eugène Alphonse, bourrelier, et de Edmée Marcelle Elisabeth Doublet.

Pour sa biographie, reportez-vous ICI.

J'ai recherché son ascendance paternelle et je suis remontée jusqu'en 1676, année de naissance de son ancêtre Maurille Carmet à Vern-d'Anjou.

Sa famille est originaire de l'Anjou, à l'ouest d'Angers, dans des petits villages tels que  Vern-d'Anjou, Saint-Léger-des-Bois, Saint-Clément de la Place, La Pouëze, Bécon-les-Granits, Bouchemaine. Ses ancêtres sont meuniers.

C'est son grand-père, Jean, sellier, qui vient s'installer en Touraine après son mariage. 

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Avant la Révolution, la région de Bourgueil faisait partie intégrante de l'Anjou. Avec la création des départements, la région est intégrée au département d'Indre et Loire, au grand mécontentement de la population locale.

Quelques vues de Bourgueil au début du XXe siècle :

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La petite ville est surtout connue pour ses vins, mais aussi pour son abbaye.

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L'abbaye a été mise en vente en 2012, mais il semblerait qu'elle n'a pas trouvé d'acquéreurs.

La maison natale de Jean Carmet est devenue aujourd'hui La maison des Vins.

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Jean Carmet est décédé le 20 avril 1994 à Sèvres. Il est enterré à Paris, au cimetière du Montparnasse.

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Le village de Tigné, situé à mi-chemin entre Angers et Saumur, fut le premier à donner son nom à une rue. Un hommage rendu par l'acteur Gérard Depardieu à son vieil ami.

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C'est à Tigné que l'acteur possède un domaine viticole autour du château.

Tours a également une rue au nom de Jean Carmet, elle se situe dans le quartier des Deux-Lions.

Parmi tous ses rôles, je retiens en particulier celui du curé Birotteau dans Le curé de Tours, d'après la nouvelle de Balzac. Mais également le sinistre Thénardier dans Les Misérables de Victor Hugo, ou encore le légat du pape dans la controverse de Valladolid.

Sans oublier le Bombé, dans La soupe aux choux, adaptation du roman de René Fallet (un autre Angevin).

Un petit dernier, pour la route :

vendredi, 29 novembre 2019

Les vieux manèges

Un p'tit tour de manège ?

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Voici ce qu'il reste aujourd'hui des vieux manèges des années cinquante sur un air du film Jour de fête, de Jacques Tati :

jeudi, 28 novembre 2019

Seule à Villandry !

Dimanche matin, le soleil fait une belle apparition, assez inattendue ma foi, et suffisamment durable pour que cela me fasse sortir de ma torpeur. Et si j'allais à Villandry ?

Aussitôt dit, presque aussitôt partie. Il fallait quand même attendre l'ouverture prévue à 10 heures. En hiver, le château reste uniquement ouvert pour la visite des jardins. Personne à l'accueil, juste une boîte dans laquelle on vous demande de mettre 2 euros.

Un léger voile brumeux planait au-dessus des jardins et pas âme qui vive ! J'avais l'impression d'avoir réservé une visite privée !

L'atmosphère y est tout à fait différente bien sûr, c'est la saison creuse et tout semble endormi. J'ai toutefois fait quelques photos intéressantes. Je les ai toutes regroupées dans le diaporama en bas de cette note.

touraine,chateau,villandry

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Je reviendrai cet hiver s'il neige.

Le château de Villandry a une très longue histoire que vous pouvez retrouver ICI.

Aujourd'hui c'est une demeure privée appartenant à la famille Carvallo.

Joachim Carvallo et son épouse Ann Coleman

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Joachim Carvallo, né en Espagne en 1869, est un brillant médecin ayant travaillé avec le professeur Richer (prix Nobel de médecine en 1913). Il découvre le château en 1906 :

« Je me trouvais près de Lyon lorsque j'entendis parler de cette propriété. Je vins la visiter. Le château était tout en fenêtres, en balcons, en ouvertures à trompe-l'œil. Le parc était constitué à l'anglaise, en vallonnements et mamelonnements […], planté de maintes espèces exotiques récemment importées: cèdres, pins, thuyas, magnolias, massés sur les revers de monticules artificiels. Le château lui-même disparaissait au milieu d'une forêt d'arbres et de verdure. […] L'ensemble cependant me plut. Le prix ne me parut pas exagéré. L'acte de vente fut signé sur l'heure. Deux jours après, le pauvre homme mourait de la goutte. Quand, au début de 1907, je vins m'installer à Villandry, je fus effrayé, en examinant de près le château et la propriété, de la charge écrasante que j'avais assumée. Pendant les premiers mois je fus presque uniquement préoccupé par les travaux d'aménagement et de toilette du château. […] Ce n'est que vers le mois de septembre 1907 que je pus me mettre à l’œuvre. […]

 Après les premières transformations que je lui fis subir, l’effet fut surprenant. En moins d’une semaine, Villandry avait repris le caractère qu’il avait à la Renaissance. J’invitai les membres de la Société d’Archéologie de Touraine à venir se rendre compte du travail que j’avais fait. Ces messieurs qui étaient habitués à voir Villandry couvert de fausses fenêtres, ce qui lui donnait l’aspect monotone et triste d’une caserne, furent émerveillés ; ils n’en pouvaient croire leurs yeux et pensaient que, par l’effet d’un coup de baguette magique, j’avais reconstruit un nouveau château. »

Vue du château au moment des travaux :

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C'est en 1920 que le château ouvre ses portes au public. Aujourd'hui c'est l'un des plus visités de Touraine, en particulier pour ses jardins à la Française.

mercredi, 27 novembre 2019

Cousins célèbres -13-

Aujourd'hui, je vais vous parler de Frédéric Prudent BOUCHERON. Il vit le jour à Paris le 17 décembre 1830.

Il est le fils de Louis Boucheron, négociant, marchand de soieries et de nouveautés à Paris, et de Marie Louise Aurore Voizot.

Son grand-père paternel, Pipe Boucheron est né à Barville-en-Gâtinais (dans le Loiret) en 1747. Monté à Paris pour y faire fortune, on le retrouve en 1801 rue du Faubourg Poissonnière où il exerce la profession de marchand de vin. C'est là qu'il rencontre Marie Thérèse Fromentin et ils se marient en 1776.

Etudions d'abord la famille Boucheron : je suis remontée à Guillaume Boucheron, meunier, né vers 1592. Il demeure à Château-Landon en Seine-et-Marne. 

On les retrouve ensuite à Barville-en-Gâtinais au début du XVIIIe siècle. 

Les Fromentin, quant à eux, vivent à Paris où ils exercent la profession de maître-jardinier de père en fils.. Je suis remontée à Philippe Fromentin  marié avec Geneviève Danois. Le couple eut plusieurs enfants parmi lesquels :

1.Michel, maître jardinier, marié à Marguerite Baudin. Ce sont les ancêtres de Frédéric Prudent Boucheron cité comme "cousin célèbre".

2. Jean, maître jardinier, marié à Barbe Dumarne. Ce sont mes ancêtres.

Donc, pour faire plus simple, Prudent Frédéric Boucheron et moi-même avons en commun le couple Philippe Fromentin, jardinier à Paris et Geneviève Danois.

Dans mon arbre, le patronyme Fromentin disparaît avec Victorine, jardinière-maraîchère,née à Saint-Mandé en 1822 et marié à Simon Manchon, né à Paris, également jardinier-maraîcher. L'ascenseur social n'a pas évolué pour eux. La reconstruction de Paris les a chassés vers la banlieue où ils continuent de planter des salades et de venir les vendre sur Paris. J'ai été de nombreuses années avant de trouver des renseignements sur cette famille.Je les imagine bien sur un de ces tableaux représentant des scènes de marchés parisiens :

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Actuellement je cherche la descendance de cette famille depuis Philippe Fromentin. En fait, tous ne sont pas des jardiniers ; parmi eux, il y en un qui sort du lot. Il s'agit de Jacques Clément Fromentin, fils de Jacques, maître jardinier et de Marie Reine BORDIER.

Né à Paris en 1738, il fait des études et devient ingénieur des Ponts-et-Chaussées.De son mariage avec Louise Marie Taillarda, il aura au moins deux fils, Jean Rodolphe et Adrien Charles, nés à Neuilly-sur-Seine.

Mon attention a été retenue par le deuxième fils, Adrien Charles, militaire de carrière, commandeur de la Légion d'honneur, chevalier de l'ordre de Saint-Louis. En effet, par une ordonnance du roi Louis XVIII datée du 5 juin 1816, il obtient l'autorisation d'adjoindre à son nom de naissance, FROMENTIN, celui de SAINT-CHARLES.

Ainsi donc naît la famille FROMENTIN de SAINT-CHARLES. Je vous épargnerai la suite, à savoir des  mariages avec des noms à rallonge à ne plus savoir qu'en faire. Comme dit le dicton : On ne mélange pas les serviettes avec les torchons.

Et moi de rajouter : Mieux vaut un torchon propre qu'une serviette sale !

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à celui qui nous intéresse aujourd'hui, à savoir : Frédéric Prudent BOUCHERON.

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Il naît à Paris le 17 décembre 1830 et ouvre son premier magasin en 1850. Le magasin est situé alors au 150 galerie de Valois, au Palais Royal. L'histoire de ce lieu est très intéressante, voir ICI.

Avant 1848, on y trouvait plus de 400 boutiques, allant de simples échoppes à des magasins de luxe. Le Palais-Royal fut pillé lors de la Révolution de 1848, puis restauré.  

Vue de la galerie de Valois :

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Mais alors, quelle boutique tenait donc Frédéric Boucheron ? Patience, tout vient à point à qui sait attendre !

Quand on observe son portrait, on se dit qu'il n'a pas l'allure d'un marchand de laitue.Dès le départ c'est un grand succès et en 1893 Frédéric Boucheron déménage sa boutique et les ateliers pour s'installer place Vendôme. 

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On ne parle plus de boutique, mais de Maison !

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Eh oui, il s'agit de la joaillerie Boucheron. Belle réussite quand même !

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