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samedi, 15 juin 2019

Road trip dans le 3-7, chapitre III, suite

Après la visite du bourg de Lublé, nous retournons donc sur nos pas vers Braye-sur-Maulne. Juste avant se trouve le village de Marcilly-sur-Maulne et en fait c'est là que se situe le château que nous avions vu au loin. L'entrée principale est dans le centre, mais, ne sachant pas, nous avons tourné sur la gauche avant l'entrée du village. Sur notre droite on découvre alors une large allée bordée d'arbres.

— C'est certainement l'entrée du château. On y va ?

—Allez, zou, c'est parti !

touraine,marcilly-sur-maulne

On traverse un grand parc où la tempête d'hier a fait quelques dégâts. Catherine est obligée de slalomer pour éviter de grosses branches. On débouche alors devant de hauts murs et un portail fermé.

Après avoir garé la voiture sur le côté, on descend pour appréhender les lieux. Il n'y a aucune pancarte indiquant une propriété privée ou une interdiction de pénétrer.

touraine,marcilly-sur-maulne

Sur la droite le mur aboutit à une très ancienne tour datant probablement du Moyen-Age. On se dirige vers la gauche. Dans le parc, il y a quelques bâtisses ...

touraine,marcilly-sur-maulne

touraine,marcilly-sur-maulne

Au bout d'une centaine de mètres on aperçoit alors un porche d'entrée dans le mur et une pancarte indiquant : Début de la visite.

touraine,marcilly-sur-maulne

Une fois le porche franchi, nous voici dans une vaste cour entourée de bâtiments et face à nous ...

touraine,marcilly-sur-maulne

Le ciel s'est malheureusement obscurci à cet instant. 

— C'est une merveille !

— Tu as vu ? Il est entouré de douves.

Vous trouverez d'autres photos dans le diaporama.

Notre balade se termine en fait par le devant du château. Il est tellement large que je ne peux pas le prendre dans sa totalité, le champ sur lequel il donne n'étant pas fauché.

De retour à la maison, j'ai fait des recherches pour en savoir un peu plus sur l'historique. Il existait à Marcilly-sur-Maulne une ancienne forteresse datant du XIVe siècle qui fut rachetée en 1608 par Charles Fouquet, trésorier du roi à Tours. C'est lui qui fit construire ce château de style Henri IV-Louis XIII.

Le 24 novembre 1610 à Lublé, il épousa Renée Frézeau, fille de René et de Charlotte de la Grandière. Le château fut transmis par les femmes et resta dans la famille jusqu'en 1970.

Parmi les propriétaires, il faut citer Marie Madeleine Ombeline de Vassé, dite "la diablesse". Pourquoi ce surnom ? La dame avait un fort caractère et pouvait même se montrer violente. Elle portait des habits d'homme, tirait au fusil et au pistolet ; c'était une cavalière infatigable. 

Née à Équilly, dans la Manche en 1695, elle épousa en 1713 Louis Joseph de Fesques, seigneur de la Roche Bousseau. En litige avec sa belle famille à propos de la succession du château de Coulaine (à Beaumont-en-Véron, près de Chinon), elle y tua son beau-frère, Henri Quirit. Ayant échappé à la justice, elle obtint des lettres de grâce de Louis XV. Elle mourut en 1786, à l'âge de 90 ans.

Revenons à l'histoire du château. Le 3 août 1944, le château, les communs et le parc sont classés au titre des Monuments Historiques. 

De nos jours, il est ouvert au public du 14 juillet au 3 septembre et durant les Journées du Patrimoine.

Maintenant nous allons à Château-la-Vallière pour prendre un café et acheter de quoi manger. Population en 2016 :1777 habitants.

touraine,marcilly-sur-maulne

C'est le jour du marché : un seul stand. En face, deux boutiques en vente. Ça sent le déclin tout ça.Vue de l'office de tourisme à quelques années d'écart :

touraine,marcilly-sur-maulne

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Notre bistro est sur la gauche. C'est un café à l'ancienne comme il en existait autrefois dans tous les villages. Les habitués sont au comptoir. La patronne accepte que nous prenions quelques photos :un groupe de motards en vadrouille investit bientôt les lieux. 

touraine,marcilly-sur-maulne

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Après un passage à la boulangerie puis à l'épicerie pour le ravitaillement, nous quittons la ville pour notre prochaine étape : Épeigné-sur-Dême.

À suivre

vendredi, 14 juin 2019

Road trip dans le 3-7, chapitre III

Samedi 8 juin : 

Je retrouve Catherine pour un nouveau chapitre de nos aventures. Cette fois-ci, nous partons au nord de Tours, à la limite avec les départements du Maine-et-Loire et de la Sarthe.

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Premier arrêt à Braye-sur-Maulne, 175 habitants. Pas âme qui vive !

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En face de l'église, cette belle maison rose, un ancien café, est à vendre. Selon mes sources, elle aurait été construite par un maçon du nom de Raoul Pélé. Cela explique les deux lettres inscrites R.P

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Accrochées aux murs, d'anciennes plaques Michelin

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Au loin, au-delà des toits, on aperçoit un très beau château. On décide de revenir un peu plus tard pour voir si on peut s'en approcher un peu plus.

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Pour l'instant on se dirige vers Lublé. Après avoir traversé la route départementale qui relie Château-la-Vallière à Noyant, on découvre sur le côté cette ancienne voie de chemin de fer qui s'arrête comme ça, d'un coup. En face se trouve une mignonne maisonnette en vente. 

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Lublé, 145 habitants, son monument aux morts, puis, en face l'église :

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Sur le côté, un long bâtiment sert aux joueurs de la boule de fort. Vous trouverez l'historique de ce jeu ICI.

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Derrière l'église on aperçoit la mairie, un peu perdue dans les champs :

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— Et maintenant, tâchons de trouver le château !

On reprend donc la direction de Braye-sur-Maulne.

À suivre

23:54 Publié dans C'est en France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : touraine

jeudi, 13 juin 2019

Exploration urbaine

Connaissez-vous l'exploration urbaine ?  C'est la pratique consistant à visiter des lieux construits puis abandonnés par l'homme. Le pratiquant de cette activité s'appelle un urbexeur. Il faut avoir le goût de l'aventure, être curieux de nature et parfois enfreindre les interdits.

Le champ d'action est très vaste ;cela peut concerner une maison, un château, une usine, un commerce,etc. Pénétrer dans de tels lieux provoque obligatoirement une décharge d'adrénaline. Je le sais parce que je l'ai fait deux fois, tout à fait par hasard, sans savoir même que j'étais une "urbexeuse".

La première fois, en 2005, ce fut lors de ma découverte de l'abbaye Saint-Michel-de-Bois-Aubry. 

Cette même année, j'avais repéré des tags sur les murs d'une usine. Cette usine, je la connaissais bien puisqu'elle se trouvait dans mon quartier d'enfance. Je l'avais connue au moment où  elle prospérait, je connaissais plusieurs personnes qui y travaillaient. Puis, dans les années soixante-dix, ce fut la dégringolade : moins de commandes (je suppose), une mauvaise gestion ? ... Bref, l'usine mit la clef sous la porte et fut mise en vente.  

Le temps passa, l'usine n'était toujours pas vendue, ses murs extérieurs étaient devenus le terrain de jeux des tagueurs locaux. Certains de ces dessins étaient d'ailleurs très réussis (originaux du moins).

urbex, usine

urbex, usine

urbex, usine

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Un matin je me décide enfin et je pars avec mon appareil photo. Je photographie tous les dessins, puis tout excitée, je tourne dans la petite rue située sur la gauche. Là je me rends compte que le site est ouvert à tous vents. Une envie folle me prend alors de pénétrer à l'intérieur.

urbex, usine

Une petit voix intérieure me rappelle à l'ordre :

— Est-ce bien raisonnable ? Tu es toute seule, tu n'as même pas ton téléphone portable ! Qui te dit que les lieux ne sont pas habités ?  

— Soit, mais je vais revenir !

Effectivement, quelques jours plus tard j'étais de nouveau sur les lieux avec Peggy. 

Nous y sommes restées une bonne heure. Aujourd'hui je regrette de ne pas avoir pris plus de photos des murs, des matériaux restant. Hélas, c'est trop tard car l'usine fut finalement rasée en 2007.

 Je n'ai pas eu l'occasion de rééditer cette expérience, et ce n'est pas l'envie qui me manque, c'est seulement le lieu à dénicher ! Avec Catherine, on cherche, on cherche ... Il y avait bien un orphelinat au nord du département, mais depuis quelques années il est sous surveillance permanente et entièrement bouclé.

J'avais déjà fait un diaporama sur cette usine ; mais hier, j'ai repris toutes mes photos et je l'ai amélioré :

09:20 Publié dans Les insolites | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : urbex, usine

mardi, 11 juin 2019

Road trip dans le 3-7, chapitre II, fin

Après Luzé, nous allons à Verneuil-le-Château. Le village compte aujourd'hui 127 habitants. Il n'est plus situé sur la route qui va de Pouzay à Richelieu. Pour y pénétrer il faut faire un détour ; une fois qu'on est dans le village, la route se termine en cul-de-sac. C'est le type même d'un village mourant, pas un seul commerce, rien ... Le néant !

Pourtant, dans les années soixante-dix, il était encore animé. À l'époque je travaillais à Richelieu et je traversais ce village au moins deux fois par semaine. C'était loin d'être le désert qu'il est devenu.

On reprend la route vers Champigny-sur-Veude, puis Assay.

Là encore, on trouve un village bien propret mais quasi-désert (163 habitants). Aucun commerce non plus.

Photo de l'église :

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— Bon, si on allait déjeuner ? J'ai réservé une table à l'Ile-Bouchard pour midi.

— Excellente idée, je commence à avoir la fringale !

J'avais réservé quelques jours auparavant afin d'être sûre d'avoir de la place. Le restaurant se situe sur une île au milieu de la Vienne. Comme il fait un temps superbe, nous allons pouvoir déjeuner sur la terrasse.

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On choisit de manger à la carte.

Pour Catherine, ce sera :

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- Suprême de Maigre de Méditerranée à la Plancha, fondue de fenouil aux citrons confits, parfumé à la badiane.

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- Gâteau aux cinq chocolats et sa salade d'oranges.

De mon côté, je choisis :

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- Suprême de pigeonneau de la Tinnelière (nom de l'élevage local), patates douces aux dattes et noix, abattis en nem croustillant.

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- Fraises du pays, crémeux à la rhubarbe et glace au fromage blanc. 

On termine le repas devant un café servi avec d'énormes tuiles faites maison et des macarons.

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C'ÉTAIT PARFAIT !

L'adresse : l'auberge de l'île, L'ILE-BOUCHARD.

On ferait bien une petite sieste maintenant au bord de la Vienne. Mais le programme de la journée n'est pas fini. Nous filons donc maintenant vers Pussigny, à la limite entre les départements de la Vienne et de l'Indre et Loire.

Pussigny, 169 habitants. Rien à voir de particulier, si ce n'est une jolie balade sur les bords de la Vienne. Depuis maintenant dix ans, une manifestation estivale se déroule en juin : des artistes peintres se réunissent dans le village et doivent réaliser un tableau sur une toile de 2m / 4m dans la journée. Les toiles restent exposées durant tout l'été. C'est en 2009 que j'ai découvert ce lieu. J'en avais fait un diaporama :

La manifestation a pris de l'ampleur, l'année dernière il y eut plus de trois mille visiteurs. Comme le village n'a plus aucun commerce, je suppose que des stands sont montés pour la restauration de tout ce peuple.

Aujourd'hui, nous sommes le 2 juin et la fête est prévue dimanche prochain.  

Il fait de plus en plus chaud et on commence à traîner des pieds. Plus qu'une étape : La Guerche, 183 habitants. Ce village est situé sur les bords de la Creuse, beaucoup plus au sud du département sur la route qui va vers Tournon-Saint-Martin. J'ai pris la rive gauche pour que Catherine puisse profiter de la belle vue que l'on a du château au bord de la rivière. Il est ouvert aux visites. Historique ICI.

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On cherche désespérément un café, mais tout est fermé. 

Le programme est rempli, il ne reste plus qu'à rentrer. Au retour, on s'arrête prendre un pot à Descartes puis on rattrape ensuite l'ancienne nationale 10. 

— On va passer par Monts ; je vais te montrer quelque chose !

Entre Sorigny et Monts, se trouve un autre petit bijou, le château de Longue-Plaine. Il aurait appartenu, m'a t-on dit, au chanteur Carlos pendant un temps.

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Ainsi s'achève ce deuxième chapitre du road trip. On se donne rendez-vous pour le week-end prochain.

À suivre

lundi, 10 juin 2019

Road trip dans le 3-7, chapitre II, suite

Après cette incursion imprévue dans le monde très fermé des cathos, nous reprenons la route. Comme nous sommes près de Luzé, je propose alors à Catherine de lui montrer l'abbaye royale Saint-Michel-de Bois-Aubry. 

— C'est là que les cendres de l'acteur Yul Brynner ont été enterrées. 

Pourquoi ici tout particulièrement ? Parce que l'acteur était probablement de confession orthodoxe. C'est sa dernière épouse qui  apporta l'urne contenant les cendres de l'acteur au monastère orthodoxe de l'abbaye Saint-Michel de Bois Aubry à Luzé en 1990. Le cimetière était situé de l'autre côté de la route, à l'arrière de l'abbaye en ruines que les moines avaient rachetée. Avant 2006, on pouvait circuler librement dans les ruines de cette abbaye. En 2005, j'avais découvert ce lieu et j'avais fait alors une série de photos.

Je viens donc de reprendre ces photos (de qualité médiocre) pour en faire un diaporama que voici :

Cette abbaye dans un bien piteux état avait été achetée en 1978 par une communauté monastique orthodoxe.

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Leur maison se situe sur la gauche de la route quand on vient de Luzé ; ils sont face à l'abbaye. Derrière cette dernière, ils avaient  créé un cimetière pour y enterrer leurs morts. Les moines ont entrepris des travaux d'envergure pour restaurer l'abbaye, mais je pense que la tâche était pratiquement insurmontable, faute de moyens. Le site ainsi que le terrain où se trouvait le cimetière fut alors revendu en 2006. Le nouveau propriétaire s'est empressé d'installer des clôtures tout autour du lieu. L'affiche apposée à la barrière est explicite !

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Voilà pourquoi on ne peut plus accéder au cimetière !

Le côté spirituel s'est envolé aussi  au profit de l'argent. Le côté historique est laissé de côté pour faire place à la marchandisation des lieux. On trouve des gîtes dans les communs, une piscine aussi. Pourquoi pas un jacuzzi au centre du cloître ? 

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Les festivités à venir ne manquent pas de piquant non plus ! Pour le week-end du 14 juillet, les cow-boys vont débarquer dans l'abbaye. 

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Imaginez un peu ce que cela aurait été si, au lieu de Yul Brynner, c'eût été le marquis de Sade qui ait été enterré ici ! On aurait probablement eu droit à des soirées sado-maso dans les ruines, de quoi réjouir tous les libertins du département !

En une heure de temps nous nous sommes trouvées devant deux paradoxes : d'un côté, un village racheté en partie par une communauté religieuse pour en faire un lieu de festivités religieuses ; de l'autre un site religieux transformé en ... en quoi d'ailleurs ? Une grande foire. Ne manquent plus que le vide-greniers, l'élection de Miss Luzé, Halloween, le concours de la meilleure andouillette,etc. 

Tout ça me plonge dans une profonde consternation.

À suivre