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dimanche, 17 septembre 2017

L'île verte -1-

Première chose évidente : si vous n'aimez pas la couleur verte, je vous déconseille vivement ce voyage. Si d'autre part vous n'appréciez que moyennement la pluie, on peut alors dire que vous ne serez pas gâtés !

Mises à part ces deux constatations, vous découvrirez de magnifiques paysages, des gens agréables, une nourriture simple mais bonne, vous croiserez des centaines de moutons à tête noire

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et des haies de fushias  

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Bienvenue en Irlande !

Mais reprenons le récit à son début. 

Jeudi 7 septembre :

Je quitte la maison à 10h30. J'ai appelé un taxi qui me conduit à la gare de Tours. Là je suis prise en charge par un minibus qui prend la direction de Roissy. Nous sommes huit en tout. Les autres vont 15 jours au Canada.

Le chauffeur me dépose en premier au Terminal 1.

— Vous allez pouvoir vous débrouiller seule ? me dit-il avec un rien d'inquiétude dans le regard.

— Pour qui tu me prends mon p'tit gars ? Je n'en suis pas à mon premier voyage seule. Quand on est passé par les aéroports de Bangkok, de Sao Paulo, quand on a affronté l'immonde fumoir de l'aéroport de Tripoli,  on est blindé ! 

Mais naturellement je ne lui ai pas dit ça. J'ai simplement répondu :

— Oui je pense que ça va aller, merci.

Rassuré (je pense qu'il n'avait aucune envie de me conduire jusqu'au comptoir d'enregistrement), il me souhaite alors bon voyage. 

Allez c'est parti pour de nouvelles aventures !

C'est un vol régulier sur la compagnie irlandaise AER LINGUS. L'avion décolle à 17h10 pour Dublin.

Je devais arriver à Shannon mais cinq jours avant le départ, en allant chercher mon carnet de route, le voyagiste m'a indiqué que l'arrivée serait à Dublin. Il s'est bien gardé de me dire qu'ensuite nous aurions trois heures de bus pour arriver dans la banlieue de Limerick. Ça encore ce n'est pas trop grave. Mais ce qui m'a le plus ennuyé c'est d'apprendre que pour le retour je serai obligée de prendre le train. Flûte alors, j'ai choisi ce voyagiste justement pour éviter de prendre ce foutu TGV ! D'accord, il me donne un billet de train, mais c'est en 2e classe.

Vous allez sans doute penser que je suis snob. Eh bien non ! Tout simplement je ne prends que des billets en 1ere classe car en s'y prenant tôt, ce n'est pas plus cher qu'en seconde, il y a moins de monde, et donc on peut caser plus facilement la valise. Donc, je sais que je vais pouvoir apprécier la gare de St-Pierre-des-Corps une nouvelle fois ... 

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18h55 : l'avion atterrit. Première chose à faire : retarder la montre d'une heure. Deuxième chose : récupérer la valise, puis sortir et chercher le guide. Ah le voici ! Il s'appelle Jérémy et il est Français.

Peu à peu le groupe se forme. Nous sommes huit pour l'instant. Jérémy nous demande de patienter quelques minutes car il doit retrouver d'autres voyageurs venant de Lyon. Puis nous nous dirigeons ensuite au Terminal 2 afin de récupérer 4 touristes venant de Nantes. Tout le monde est là maintenant, nous sommes 18 au total. C'est bien ! 

Nous quittons l'aéroport, grimpons dans le car et arrivons vers 22h à l'hôtel. La restauration est terminée, aussi nous avons droit à une assiette de sandwichs. Pour faire couler, je commande un irish coffee.

Avant de rejoindre la chambre, je sors pour fumer. Il pleut et il fait frisquet !

Bon, on y verra plus clair demain ...

À suivre

01:12 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voyage, irlande

samedi, 16 septembre 2017

Un avant-goût

Je suis rentrée de voyage jeudi soir et avant de débuter mon récit je vous propose quelques photos de ... Mais je vous laisse découvrir  avec une petite musique — qui n'est pas locale — pour l'accompagnement (cliquez deux fois sur la petite flèche verte).


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À suivre

01:05 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (8)

mercredi, 06 septembre 2017

Départ imminent

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Je pars me mettre au vert une semaine. Je vous donne rendez-vous pour un nouveau récit de voyage à partir du 16 septembre. D'ici là, portez-vous bien !

samedi, 05 août 2017

Lectures estivales -1-

Je viens de terminer la lecture du dernier  livre de Régis Debray intitulé Civilisation - Comment nous sommes devenus américains-. Tout un programme  et un constat affligeant, certes, mais inéluctable : Les Français et plus largement les Européens deviennent ce que Debray surnomme des Gallo-Ricains.

Le livre débute par deux citations ; la première est de Paul Valéry en 1939 dans Cahiers:

Je me demande si tout ceci — l'Europe — ne finira pas par une démence ou un ramollissement général. " Au quatrième top — il sera exactement ... la fin d'un Monde".

La seconde citation est tirée des Écrits historiques et politiques de la philosophe Simone Weil (1943) :

Il y va du destin de l'espèce humaine. Car de même que l'hitlérisation de l'Europe préparerait sans doute l'hitlérisation du globe terrestre, accomplie soit par les Allemands, soit par leurs imitateurs japonais — de même une américanisation de l'Europe préparerait sans doute une américanisation du globe terrestre. Le second mal est moindre que le premier, mais il vient immédiatement après. Dans les deux cas, l'humanité entière perdrait son passé.

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Cette transformation de la société se fait de manière sournoise, insidieuse, sans qu'on y prête forcément grande attention. Mais pourtant...

Dans son livre, Régis Debray nous présente un petit personnage, Hibernatus, qui avait vingt ans en 1960 et habitait le Quartier Latin à Paris. Il se retrouva cryogénisé - les progrès de la science !-  et, une fois décongelé en 2010, il retrouve son quartier. 

Extrait :

" Commençant sa tournée matinale par les jardins du Luxembourg, il fut plongé dans la perplexité par le spectacle d'une épaisse colonne d'individus essoufflés, hommes et femmes, jeunes et vieux, en petite tenue, courant le long des grilles, certains tout à leur affaire, la plupart tirant la langue. Punition collective ? Marathon d'arrondissement ? Il n'eut pas le temps d'éclaircir ce point , quand, arrivant au bas de la rue Soufflot, qui menait au Panthéon, vers les grands hommes et la patrie reconnaissante, il ne reconnut pas les deux propylées d'angle. À la place du Café Mathieu ( où les garçons étaient assez antipathiques, ne faisant bon accueil qu'aux Légions d'honneur), se tenait un McDonald's, et, de l'autre côté, à la place du Capoulade (où il avait ses habitudes) se dressait un Quick (Quality Burger Restaurant), le Mega Giant en réclame. Le choc visuel fut absorbé, mais d'autres vinrent à sa rencontre quand il descendit le Boul'Mich. Deux boutiques sur trois étaient de fringues, leurs enseignes en anglais ou en un dialecte approchant. À la file Derby, " Very Good Soldes" en lettres rouges, H.P. Caterpillar, New Shop, Luxury Outlet. Un opticien s'affichait OnOptic, un autre Optical Discount, un pharmacien Sagacosmetics, un autre The Body Shop. Le bureau de tabac, Altersmoke. Le pâtissier Pradier exhibait en vitrine un minute take away. Hibernatus passa et repassa sans broncher devant le Mark & Spencer Food, le Starbucks Coffee, le Gap vestimentaire, au coin de la  rue des Écoles, Baby Gap en bas, Women Gap en haut : normal, que du classique. Mais le coup au plexus fut, à mi-chemin, la grande librairie des Presses universitaires de France, où profs et étudiants, plusieurs fois par semaine, venaient se rafraîchir la tête en regardant les nouveautés, remplacée par un fastueux magasin Nike, le plus beau de tous. La photo d'un grand athlète noir sur la vitrine était barrée, en grosses lettres blanches, d'un  Are you running today ? qui rappelait le passant à ses devoirs de vélocité ( Hibernatus s'expliqua alors l'encombrement du Luxembourg), avec, en gros plan, une Apple Watch, griffée NRC (pour Nike Run Club), Backto basics. Les pieds d'abord. Et le minutage.

Hibernatus poursuivit sa marche, longea le musée de Cluny, ceint d'une palissade avec l'inscription Welcome to Medieval World et une flèche Entrance this way. Curieux de revoir La Joie de lire, la librairie Maspero (4, rue Saint-Séverin), où il avait pris, à vingt ans, ses premiers cours de planète en parcourant à la dérobée toutes sortes de feuilles subversives en espagnol, italien, anglais, roumain, etc ., il traversa le boulevard Saint-Germain et vint à tomber sur un shop de vêtements Celio, Enter on your right. Hibernatus, très secoué, sentit une petite faim. Avisant dans un recoin un petit HD'S Dance prometteur, car intitulé Back to the Fifties (Best Burgers and Shakes), non loin d'un Vintage Standards, magasin de fourrure pourvu d'une bande lumineuse défilante Europa first opening, il alla s'affaler dans ce bistro et commanda machinalement, bêtement, un jambon-beurre : " Nous n'avons pas cela, Monsieur, mais le burger est fait maison." Soit. Un jet de ketchup par-dessus, le sandwich multicouche s'avéra excellent.

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Je m'arrête là, mais avouez quand même que c'est excellent. Personnellement ça aurait tendance à me ficher la frousse. Déjà à la télé la moitié des publicités sont en anglais. Aussi j'ai prévu dans les prochains jours une sortie pour voir si cette intrusion dans nos rues est aussi importante que dans l'exemple de Paris.

Pour en savoir un peu plus.

16:59 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (2)

vendredi, 04 août 2017

Disparition alarmante


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J'aime bien écouter les oiseaux chanter dans mon jardin. Mais je dois dire que cela devient de plus en plus rare . Où est passé le coucou, où sont donc les moineaux qui gazouillaient allègrement dans la haie ? Tout cela a malheureusement disparu depuis deux ou trois ans. Depuis le début de l'année je n'ai pas vu un seul moineau dans le jardin ! Inquiétant, non ?

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Seules subsistent encore les mésanges, mais pour combien de temps ? Les gens ne semblent pas s' apercevoir de cette disparition ; il faut dire aussi qu'ils auraient du mal à le voir vu qu'ils ont les yeux rivés  sur leur smartphone 24h sur 24.

Les causes de ce phénomène n'ont pas été clairement identifiées.

Pour en savoir un peu plus :

Où sont passés les moineaux ?

11:57 Publié dans Enigmes | Lien permanent | Commentaires (0)