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jeudi, 14 mai 2009

156. Saturation totale !

Jeudi 14 mai, 17h, près de la place Jemaa-el-Fna : j'ai une overdose et je pense que c'est une très bonne chose que je rentre samedi.

Hier, excursion à Ouarzazate : paysage grandiose de l'Atlas. Au retour, mon portable ne fonctionnait plus : il était dans ma pochette et j'avais oublié de le verrouiller. Conclusion : mon code PIN n'est plus valide et comme je ne connais pas le code PUK  (????), le téléphone est inutilisable. Ça m'a un peu perturbée car j'aime bien rester en contact avec ma fille. Un coup de bol, j'avais eu la bonne idée de noter dans un coin ses numéros de téléphone (que je n'arrive jamais à retenir de tête). Aussi je lui ai téléphoné depuis l'hôtel pour la prévenir que je ne suis plus joignable jusqu'à mon retour.

Ce matin je devais visiter des coins authentiques dans la médina. La visite a été annulée au dernier moment suite à un mouvement de grève de certains guides . Par chance, pour demain l'excursion à Essaouira aura quand même lieu.

J'ai donc passé ma journée à déambuler dans les souks, j'ai visité plusieurs musées. J'ai atteint la saturation complète : la foule, le harcèlement permanent, la vue des mendiants dans les ruelles, la chaleur, les odeurs .... 

Je vais prendre un petit taxi qui va me ramener à l'hôtel. Je vous donne rendez-vous dimanche pour le début de mon carnet de voyage.

Ah, j'oubliais, Peggy va être contente car je lui ai déniché un vrai tajine berbère. J'espère qu'il ne sera pas abimé durant le voyager du retour.

Autre chose, j'ai eu l'idée géniale de partir avec une paire de sandales neuves... Vous voyez où je veux en venir ? Non ?... Eh bien j'ai des ampoules un peu partout sur les deux pieds.

Ah, encore une chose pendant que j'y pense ( et puis j'en profite pour rester ainsi un peu plus longtemps dans ce cybercafé car il y a la clim' !): hier, j'ai rencontré le sosie de Jésus et il a accepté que je le photographie !

A dimanche donc !

19:22 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voyage, maroc, marrakech

lundi, 11 mai 2009

155. Il est 15h à Marrakech

et déjà 17h en France puisqu'il y a deux heures de décalage horaire.

Bon, me voici donc à bon port. Hier soir, j'ai eu un peu d'inquiétude à l'hôtel où j'étais descendue. Il me paraissait louche, je n'y ai vu personne à part le réceptionniste et peu de temps après mon arrivée j'ai entendu une sérieuse altercation entre deux hommes dans la cour. Autant vous dire que je suis restée coincée- barricadée- dans ma chambre jusqu'à ce matin 4h, heure à laquelle je suis partie à Orly. J'avais même pris la précaution de téléphoner à ma fille pour lui donner le nom, l'adresse et le numéro de ma chambre au cas je disparaitrais soudainement...

Après un voyage sans heurt ( comme quoi ça existe Esteban!) j'ai donc atterri dans la brume à Marrakech. Un chauffeur était venu me chercher. Premier petit problème : je dors ce soir dans l'hôtel d'à coté. Mais je ne perds pas au change car c'est un palais !!!

Demain matin je réintègre la chambre prévue à l'hôtel Le Caspien. Et puis après le petit déjeuner je pars dans la vallée de l'Ourika.

Au moment où je vous écris, je suis dans un cybercafé en plein dans la médina. Je viens d'acheter de l'huile d'argan pour ma fille. Pour être sure de ne pas me tromper j'ai pris de l'huile pour la peau et une autre (mais toujours d'argan) pour la cuisine. J'ai pris aussi de l'extait de fleur d'oranger, du curry citronné pour aromatiser le poulet, puis de la cannelle et encore autre chose... mais là, avec la chaleur, j'ai oublié ce que c'est !

J'ai visité en fin de matinée le jardin Majorelle. Hélas, il y a un monde fou, difficile de se concentrer dans de telles conditions. D'ailleurs il y a un monde fou partout, et surtout des Français. Marrakech a bien changé en cinq ans de temps. Les constructions neuves fleurissent un peu partout, trop chères pour les anciens habitants qui sont obligés de se réfugier en dehors de la ville.

J'allais dire : Marrakech n'est plus ce qu'elle était. Je pense que Thierry ne reconnaitrait pas grand chose, si ce n'est quand même la médina avec ses ruelles toujours aussi pittoresques. Tiens, à ce propos, je vais y retourner. Il faut aussi que je retrouve mon hôtel sur le plan.

A moi seule j'embaume tout le cybercafé car chez l'herboriste j'ai été inondée de parfums divers. Le résultat est assez détonant...

A bientôt !

 

 

17:01 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voyage, maroc, marrakech

dimanche, 10 mai 2009

154. Je suis venue vous dire


podcast

que je m’en vais. Le jour du départ est enfin arrivé : je quitte Tours aujourd’hui  à 17h. J’ai réservé une chambre dans un hôtel proche d’Orly car l'enregistrement des bagages est prévu tôt demain matin.

majorelle.jpgC’est le moment de boucler la valise, de vérifier que je n’oublie rien : passeport, billets de train et d’avion, quelques médocs au cas où… puis quelques fringues. Cette fois-ci je ne me suis pas encombrée. La météo prévoit de la chaleur et du soleil.

Comme à chaque départ, je vais dire hypocritement à mes chats :

Je reviens tout de suite, je vais juste chercher du pain, comme s’ils prêtaient la moindre attention à mes propos !

L’avion décolle d’Orly vers 8 heures et trois heures plus tard je serai LÀ. Il a l’air accueillant ce petit hôtel et il n’est pas trop loin du centre. J’ai prévu de faire quelques excursions, en particulier à Essaouira et à Ouarzazate.

Le reste du temps sera consacré à la visite des souks et de divers lieux dans Marrakech.

Le retour sera moins réjouissant : arrivant vers 23 heures à Orly, je devrai attendre 6 heures pour avoir une navette me permettant de rejoindre la gare Montparnasse. Mais bon, c’est le retour…

Je vous quitte donc pour une petite semaine que je vous souhaite aussi agréable que possible.

Pour Peggy : pense à prendre les oranges qui sont sur la table de la cuisine !

 

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04:00 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (5)

samedi, 09 mai 2009

153. Le dimanche au bord de l'eau


podcast

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Les distractions estivales de mon enfance étaient peu variées. A cette époque, rares étaient les gens qui possédaient une voiture, aussi nous allions passer le dimanche au bord de l’eau sur les bords de la Loire ou du Cher. Il faut dire que les hommes de la famille étaient des passionnés de pêche. Alors bon gré mal gré, toute la famille suivait.

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Mon père avait un triporteur qui servait à transporter tout le matériel et dans lequel je prenais place parmi les cannes à pêche et les victuailles. Cette fois là, la place avait été prise par un intrus.

Je ne garde aucun souvenir précis de cette époque. Seules les photos témoignent de ces journées. Mon père possédait un bateau et parfois nous allions passer la journée sur une île de la Loire, du côté du pont de La Motte.

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Quelquefois nous retrouvions sur place des amis de mes parents qui avaient deux filles et avec lesquelles je m’amusais. L’aînée, Claude, avait le même âge que moi. La semaine dernière j'ai croisé sa mère chez le toubib. C'est ainsi que j'ai appris qu'elle était décédée d'un cancer généralisé il y a quelques mois.

Mes parents ont toujours adoré nager. Ils avaient appris seuls et la natation était pour eux un réel plaisir. Ma mère sautait dans le Cher depuis la rambarde du pont de Saint-Sauveur.

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Quelques années plus tard, mon père se mit donc en tête de vouloir m’apprendre à nager. Les leçons se déroulaient dans le Cher et là, par contre, j’ai des souvenirs beaucoup plus précis. D’abord l’endroit choisi, parmi les roseaux sur la rive, les pieds qui s’enfoncent dans la vase et une eau plutôt froide et boueuse. Vous rajoutez un professeur peu patient et très autoritaire (en l’occurrence mon père) qui pensait qu’il suffisait de dire pour que cela rentre dans ma caboche de petite fille froussarde. Ce fut donc un échec total, je dirai même plus : c’est à partir de cette période que j’ai vraiment détesté l’eau et le monde aquatique dans son ensemble. Il faudra attendre mon entrée en sixième pour que j’apprenne toutefois à nager, juste ce qu’il faut pour ne pas me noyer et à condition qu’il n’y ait pas de grosses vagues. Et ce ne fut pas sans mal, à la piscine des ENT sur les rives du Cher, avec Gilbert Bozon comme professeur.

Ces journées passées au bord de l’eau étaient de véritables expéditions car le matériel de pêche était très conséquent. De temps à autre, je prenais une canne mais je n’avais pas la patience requise. J’ai d’ailleurs toujours été très étonnée de constater que mon père qui manquait totalement de patience, pouvait rester des heures assis à loucher sur le bouchon qui flottait sur l’eau sans prendre un seul poisson !

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Par contre, quand il y avait de belles prises, il fallait bien sûr immortaliser l’évènement par une photo. Et tant pis pour les têtes coupées, honneur aux poissons.

Cette passion ne l’a pour ainsi dire jamais quitté. Bien des années plus tard, une fois la retraite arrivée, il trouvait encore le moyen de taquiner le goujon dans la mare de la résidence où il habitait. Il avait même essayé de convaincre mon mari des bienfaits de la pêche à la ligne et ce dernier –pour lui faire plaisir car c’était un gentil garçon- s’était mis lui aussi à pêcher.

Partie de pêche dans le parc de la Marbellière ( la photo n'est pas très bonne mais c'est la seule que je possède).

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J'eus peur un court instant de revivre des journées fastidieuses à regarder monsieur pêcher, mais par chance mon mari n'avait aucune prédisposition particulière. La plupart du temps sa ligne se prenait dans les branchages et il passait le plus clair de son temps à tout démêler. Je m'empressais donc de fourguer tout le matériel de pêche à la cave.

En hiver les parties de pêche étaient remplacées par des sorties au théâtre municipal. C'est ainsi que j'ai été bercée dans mon enfance par toutes les opérettes. Mes parents avaient un abonnement et  pour rien au monde ils n'auraient voulu rater le spectacle. En sortant, nous allions ensuite au café de l'Univers où mon père faisait une partie de billard tandis que je dégustais un chocolat avec des croissants. Puis je regardais les joueurs d'échecs et de dames qui se répartissaient sur des tables tout autour de la vaste salle enfumée.

Autant je pouvais détester la pêche, autant le billard fut pour moi un véritable plaisir. J'appris vite et comme je jouais très régulièrement puisqu'il y avait un billard à la maison, je fis rapidement de grands progrès. Mais c'est une autre histoire...  

jeudi, 07 mai 2009

152. Une pensée...

en ce 7 mai 2009 à tous ces hommes qui ont donné leur vie pour ce qui semble aujourd'hui ne plus avoir grand sens, à savoir la patrie.

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C'était le 7 mai 1954 dans la cuvette de Dien Bien Phu.

Ils ne sont pas oubliés pour autant. J'avais été frappée de voir que le Mémorial est toujours fleuri et  les Vietnamiens viennent y brûler des bâtons d'encens. 

Dien Bien Phu

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