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mardi, 26 mai 2009

174. Il y a de l'orage dans l'air !

La Flèche 259a.jpgOh, je ne voudrais pas me trouver à la place des filles de l’agence de voyage NF aujourd’hui ! Julie a prévu une opération «coup de poing» qui risque d’être houleuse. Remarquez, je la comprends. Mais je vous explique :

Nous devions partir ensemble au Maroc et nous étions allés nous inscrire fin mars pour ce voyage. Seulement, entre-temps, Olivier a dû subir une opération au cerveau, à la suite de laquelle il lui est interdit de conduire, de faire le moindre effort. Bref, il est contraint au repos , les troubles suivant l’opération pouvant se reproduire à tout moment. Il est en arrêt pour quelques mois. Dans ces conditions tout voyage devenait impossible, à fortiori à l'étranger.

Ils avaient réglé le montant total du voyage, mais, ayant contracté l’assurance annulation, il semblait tout à fait logique que ladite assurance rembourse l’intégrité de la somme versée.

Après avoir effectué les différentes démarches et avoir rempli un nombre incalculable de paperasses, avoir fourni tous les certificats médicaux (c’est tout juste si le compte-rendu de l’opération n’a pas été exigé), envoyé le tout par lettre recommandée, ils ont reçu la réponse : L’assurance refuse de leur rembourser le voyage !

Personnellement, je trouve ça un peu fort de café. Pas vous ?

Quel recours ont-ils ?

dimanche, 17 mai 2009

158. À la maison

Hier encore je pouvais admirer cela :

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et ce matin, en ouvrant la fenêtre de la chambre d'hôtel juste en face de la gare Montparnasse (bah oui, il faisait trop froid pour rester dehors), j'ai découvert  ceci :

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Avouez que ça fiche un sacré choc. Il va me falloir plusieurs jours pour me remettre... M'enfin, je suis heureuse de vous retrouver !

samedi, 09 mai 2009

153. Le dimanche au bord de l'eau


podcast

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Les distractions estivales de mon enfance étaient peu variées. A cette époque, rares étaient les gens qui possédaient une voiture, aussi nous allions passer le dimanche au bord de l’eau sur les bords de la Loire ou du Cher. Il faut dire que les hommes de la famille étaient des passionnés de pêche. Alors bon gré mal gré, toute la famille suivait.

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Mon père avait un triporteur qui servait à transporter tout le matériel et dans lequel je prenais place parmi les cannes à pêche et les victuailles. Cette fois là, la place avait été prise par un intrus.

Je ne garde aucun souvenir précis de cette époque. Seules les photos témoignent de ces journées. Mon père possédait un bateau et parfois nous allions passer la journée sur une île de la Loire, du côté du pont de La Motte.

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Quelquefois nous retrouvions sur place des amis de mes parents qui avaient deux filles et avec lesquelles je m’amusais. L’aînée, Claude, avait le même âge que moi. La semaine dernière j'ai croisé sa mère chez le toubib. C'est ainsi que j'ai appris qu'elle était décédée d'un cancer généralisé il y a quelques mois.

Mes parents ont toujours adoré nager. Ils avaient appris seuls et la natation était pour eux un réel plaisir. Ma mère sautait dans le Cher depuis la rambarde du pont de Saint-Sauveur.

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Quelques années plus tard, mon père se mit donc en tête de vouloir m’apprendre à nager. Les leçons se déroulaient dans le Cher et là, par contre, j’ai des souvenirs beaucoup plus précis. D’abord l’endroit choisi, parmi les roseaux sur la rive, les pieds qui s’enfoncent dans la vase et une eau plutôt froide et boueuse. Vous rajoutez un professeur peu patient et très autoritaire (en l’occurrence mon père) qui pensait qu’il suffisait de dire pour que cela rentre dans ma caboche de petite fille froussarde. Ce fut donc un échec total, je dirai même plus : c’est à partir de cette période que j’ai vraiment détesté l’eau et le monde aquatique dans son ensemble. Il faudra attendre mon entrée en sixième pour que j’apprenne toutefois à nager, juste ce qu’il faut pour ne pas me noyer et à condition qu’il n’y ait pas de grosses vagues. Et ce ne fut pas sans mal, à la piscine des ENT sur les rives du Cher, avec Gilbert Bozon comme professeur.

Ces journées passées au bord de l’eau étaient de véritables expéditions car le matériel de pêche était très conséquent. De temps à autre, je prenais une canne mais je n’avais pas la patience requise. J’ai d’ailleurs toujours été très étonnée de constater que mon père qui manquait totalement de patience, pouvait rester des heures assis à loucher sur le bouchon qui flottait sur l’eau sans prendre un seul poisson !

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Par contre, quand il y avait de belles prises, il fallait bien sûr immortaliser l’évènement par une photo. Et tant pis pour les têtes coupées, honneur aux poissons.

Cette passion ne l’a pour ainsi dire jamais quitté. Bien des années plus tard, une fois la retraite arrivée, il trouvait encore le moyen de taquiner le goujon dans la mare de la résidence où il habitait. Il avait même essayé de convaincre mon mari des bienfaits de la pêche à la ligne et ce dernier –pour lui faire plaisir car c’était un gentil garçon- s’était mis lui aussi à pêcher.

Partie de pêche dans le parc de la Marbellière ( la photo n'est pas très bonne mais c'est la seule que je possède).

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J'eus peur un court instant de revivre des journées fastidieuses à regarder monsieur pêcher, mais par chance mon mari n'avait aucune prédisposition particulière. La plupart du temps sa ligne se prenait dans les branchages et il passait le plus clair de son temps à tout démêler. Je m'empressais donc de fourguer tout le matériel de pêche à la cave.

En hiver les parties de pêche étaient remplacées par des sorties au théâtre municipal. C'est ainsi que j'ai été bercée dans mon enfance par toutes les opérettes. Mes parents avaient un abonnement et  pour rien au monde ils n'auraient voulu rater le spectacle. En sortant, nous allions ensuite au café de l'Univers où mon père faisait une partie de billard tandis que je dégustais un chocolat avec des croissants. Puis je regardais les joueurs d'échecs et de dames qui se répartissaient sur des tables tout autour de la vaste salle enfumée.

Autant je pouvais détester la pêche, autant le billard fut pour moi un véritable plaisir. J'appris vite et comme je jouais très régulièrement puisqu'il y avait un billard à la maison, je fis rapidement de grands progrès. Mais c'est une autre histoire...  

lundi, 04 mai 2009

149. Le diamant de tous les chagrins


podcast

Juillet 1956 : les écoles publiques se préparent au traditionnel défilé des élèves costumés. Ce vaste rassemblement se déroule sur le stade dans le parc Grammont.

Il fait terriblement chaud, les enfants sont parqués dans des baraquements. C’est le moment d’enfiler le fameux costume. Cette année-là, nous avions été paticulièrement gâtées, nous les petites de CE1  puisque nous étions déguisées en DIAMANT ! Diamant de carton, diamant fragile dans lequel nous ne pouvions bouger les bras.fete56.jpg

Ensuite le calvaire commence : le défilé en pleine chaleur sous les rayons ardents du soleil. Un véritable cauchemar. Aucun endroit pour se mettre à l’ombre.

Le cortège s’ébranle enfin et je ne sais plus très bien pourquoi , je me heurte à la camarade située juste devant moi ! Patatras, les deux diamants complètement cabossés, ma copine très en colère et moi… en pleurs  et pas moyen de me moucher et de m’essuyer les yeux !

Sur la photo je suis à gauche, voyez l’air enthousiaste . A côté de moi c’est ma copine Odile surnommée Didile , la fille du garde -barrière. J’adorais aller jouer chez elle car quand les trains passaient (à l’époque c’était encore les grosses locomotives à vapeur), on avait l’impression que toute la maison allait s’écrouler !

 

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La maison est encore là, mais pour peu de temps. Tout fout le camp ma pauvre dame !

 

samedi, 02 mai 2009

145. Rien n'a profondément changé

cormery.jpgdepuis le temps où je jouais dans l'allée du jardin menant aux bords de l'Indre. C'était en août 1952.jardin.jpg

En allant chez eux, je suis passée devant "la Pegriotte". La maison ne s'appelle pas ainsi mais elle aurait pu ! Mon père l'avait fait construire dans les années soixante-dix. Comme le portail était ouvert, j'ai ralenti pour jeter un coup d'oeil sur le jardin . Ça m'a fichu un terrible coup de bourdon... C'est là que maman est décédée en 1980 et plein de souvenirs me sont alors revenus en tête ce qui fait que je suis passée devant chez mes cousins sans m'arrêter, trop occupée dans mes pensées ! Ce n'est qu'en arrivant au stop au bout de la route que je me suis réveillée... Je n'aime pas emprunter cette route.

Peggy et René dans le jardin à Cormeryan78g.jpg

Ce fut une journée agréable, ensoleillée. Je leur avais apporté mes albums sur le Bénin car ils avaient déjà effectué un voyage dans ce pays dans les années soixante. En comparant nos photos nous avons pu constater que finalement là aussi rien n'avait réellement changé !

Ma cousine, qui est une excellente cuisinière, avait préparé une salade de raie tiède, puis du chevreuil. Un de leurs voisins est chasseur et elle a ainsi l'occasion d'avoir fréquemment du gibier. Quant à mon cousin, il se désole car il n'y a plus un seul poissons dans l'Indre.

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Je suis rentrée à la maison vers 18 heures. Et toujours pas d'hirondelles !