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mercredi, 31 décembre 2008

L'heure du bilan


podcast

Voici donc le dernier jour de l’année. Plus que quelques heures et bientôt l’année 2008 ne sera plus qu’un souvenir, un livre lu que l’on range ensuite sur une étagère poussiéreuse (mes étagères sont presque toujours poussiéreuses).

Autrefois je notais sur un grand livre tous les évènements –bons ou mauvais- de ma vie,  et j’agrémentais le tout de quelques photos, articles de journaux et autres documents divers. Depuis trois ans, j’ai pris l’habitude de le faire sur ce blog, lisible par tous ceux qui passent. Il est évident que cela n’a rien d’un journal intime car je ne confie que très rarement mes sentiments les plus profonds. Ce n’est pourtant pas l’envie qui a manqué et plusieurs fois même j’ai ouvert un blog sous un anonymat total afin de « délirer » un peu… Mais au final, je me suis rapidement aperçue que cela me faisait plus de mal qu’autre chose. Un journal intime exige une mise à nu totale que je ne veux pas faire. Ah la complexité de l’être humain ! C’est comme un iceberg, il y a la partie émergée visible de tous, qui essaie d’être en harmonie avec le monde qui l’entoure. Et puis il y a la zone sombre, celle des non-dits, des instincts, des pulsions, des ressentiments…

 

Mais revenons à l’année moribonde. Ce fut pour moi une année en demi-teinte sans joie particulière. Néanmoins je me souviendrai quand même de certains moments assez drôles comme :

flamme.jpg

 

Le parcours chaotique de la flamme olympique à Paris en avril.

rallyecandé.jpg

 

Ma visite mouvementée au château de Candé en juin.

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Ou encore ma poignée de main bien involontaire à Nicolas Sarkozy.

 

En 2008, j’ai découvert de nouvelles régions que je ne connaissais pas encore :

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Belle-Ile-en-Mer en mars avec Juju et Olivier.

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Rouen et son Armada en juillet. 

 

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Une belle balade en Normandie, Honfleur, Étretat.

 

L’année 2008 eut aussi son lot de tristesse et de souffrance :

 

Le décès brutal de Dan en juillet.

Le mois d’août passé au lit en raison d’un lumbago.

 

Et puis, voilà, on arrive en décembre. Quelques mots encore avant que de refermer le livre :

 

MERCI A VOUS TOUS POUR VOS COMMENTAIRES ET VOTRE PASSAGE CHEZ MOI.

 

Je vous souhaite un joyeux Réveillon de fin d’année et je vous donne rendez-vous à l’année prochaine !

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mardi, 30 décembre 2008

À rajouter dans la valise

 

J’ai la liste des hôtels où nous allons descendre durant le voyage. Comme je suis du genre prévoyant, j’ai naturellement consulté internet ainsi que les guides touristiques sur le Bénin. Et c’est ainsi qu’hier je suis tombée sur cet article :

Cette auberge du groupe V… offre 12 chambres aménagées dans un ancien bâtiment sinistre qui aurait bien besoin d’être  rénové. Aucun effort de décoration aussi bien dans les parties communes que dans les chambres qui sont spartiates et sans aucun charme, si ce n’est un banal napperon jeté sur une table de nuit brinquebalante. Certains W.-C. sont cassés, alors que de larges morceaux de ruban adhésif recouverts d’une grossière couche de peinture dissimulent mal les fissures des murs.

Jusque là, rien de bien extraordinaire, après tout c’est d’une importance secondaire, le principal étant d’avoir un lit pour dormir. Mais où ça commence à m’inquiéter, c’est quand je lis un peu plus loin :Fourmi_rouge[1].jpg

Fourmis rouges, moustiques et autres insectes hantent murs et literies.

Qu’est-ce qu’ils entendent par « autres insectes » ?

Donc, à prévoir une lampe torche. Je sens déjà que la nuit sera agitée !

Par chance toutes les auberges n’ont pas la même critique.

D’autre part, il est conseillé de voyager avec un sac à dos, plus facile à transporter dans les minibus qu’une valise rigide. Là-dessus vous rajoutez les chaussures de marche (Ah bon ? On va marcher ? Je n’avais pas prévu !).

lundi, 29 décembre 2008

Je comprends mieux pourquoi ...

amboise5.jpgj’ai eu si froid hier matin en allant visiter le château d’Amboise ! J’avais comme l’impression que mes pieds s’étaient transformés en deux blocs de glace et pourtant j’étais chaudement couverte. J’ai donc effectué la visite librement, presque au pas de course, n’ayant qu’une idée en tête : me retrouver bien au chaud à la maison. 

amboise22.jpg

 

 

Je viens de réaliser un diaporama de cette visite. Si cela vous tente, vous pouvez le regarder. C’est ICI.

Mais permettez-moi de vous faire une petite recommandation avant de me suivre : couvrez-vous bien, il ne faudrait pas que vous attrapiez froid trois jours avant le réveillon de la Saint-Sylvestre. Je dégage toute responsabilité en cas de rhume !

La musique manque un peu d’entrain (c’est le moins que l’on puisse dire !) mais ça correspond bien à mon état d’esprit du moment. L’année se termine et je suis en train de faire le bilan. En 2009, je vais entrer dans le club des sexagénaires. Cela ne me réjouit pas outre-mesure, mais on n’y peut rien, ainsi va la vie …

mardi, 23 décembre 2008

S.O.S Amitié


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J’ai été très surprise ce matin de découvrir une carte de Noël dans ma boîte aux lettres. Cette carte, sous enveloppe, avait été envoyée en lettre prioritaire et émanait d’une certaine Hélène W…

A priori, je ne voyais pas qui ça pouvait bien être. J’ai donc ouvert l’enveloppe.

Ah, oui, ça y est, cela me revient ! Il s’agit d’une femme qui était avec moi et Juju en Egypte, il y a quatre ans ! Aide-soignante à la retraite, elle effectuait la croisière en compagnie de son fils qui était, à l’époque, directeur de la prison d’une ville importante de Normandie. N’ayant aucun point commun avec elle, si ce n’est le même âge, j’avais plutôt sympathisé avec le fils, un passionné de photos et par la suite, je lui avais d’ailleurs envoyé un diaporama de notre voyage.

Mais revenons à cette brave dame : elle commence sa lettre, assez longue, en mettant « tu seras étonnée de recevoir cette carte… ». Elle me tutoie alors que je me souviens très bien que l’on se vouvoyait. Mais cela n’est pas grave en soi. Puis elle me raconte qu’elle est tombée malade (dépression). Elle me parle ensuite de ses petits-enfants que je ne connais pas.

Elle espère retourner en Egypte l’année prochaine. Son fils est maintenant à Bordeaux. Elle me demande des nouvelles de Julie et finit par :

« Bon je t’embrasse bien fort. Sincèrement. J’attends de tes nouvelles. »

Alors comme on est presque à la veille de Noël, je vais faire une bonne action en lui répondant. Mais franchement je n’ai rien à lui dire… Je compte donc sur Juju et nous lui posterons un petit mot dans le courant de la semaine prochaine.

C’est quand même étrange d’écrire à des gens que l’on ne connait pour ainsi dire pas en leur parlant comme si l’on s’était toujours fréquenté !

C’est sûr que Juju aura plein de choses à lui raconter, mais moi …? 

A part, « Je vais bien, merci », il n’y a pas grand-chose à dire. Quoique, en cherchant bien, je pourrais lui décrire avec des détails  croustillants des péripéties de ma vie depuis quatre ans. Mais je crains qu’elle soit profondément choquée !  

C'est sûr, Tinou, tu finiras en enfer... 

lundi, 22 décembre 2008

Un dimanche comme les autres

Petit tour sur le marché de Joué-les-Tours. J’achète deux tartes au fromage. Je cherche vainement du houx et du gui.

Ensuite je me rends dans une grande surface. Il y a un peu plus de monde que la semaine dernière. Je regarde les puzzles au passage. Le choix est mince. Je ressors bientôt avec, dans mon panier, du produit pour la vaisselle, du café, des rouleaux de Sopalin et des croquettes pour les chats.

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Mes fauves, parlons-en justement ! Ils squattent mon lit depuis que la température a chuté et c’est tout juste s’il me reste une place. Le plus jeune, Théo, c’est une bonne pâte, je peux donc le prendre et le pousser. Mais l’autre, Popy, je m’en méfie, il a des réactions bizarres.

popydec08.jpg

Il porte un collier anti puce autour du cou depuis plus de deux ans. D’énormes tapons de poils se sont formés autour de son cou. Il faudrait que je puisse lui ôter le collier et couper les tapons. Mais c’est impossible, il se rebiffe aussitôt dès que je touche au collier.

Mais revenons à cette journée de dimanche. En fin de matinée, je suis donc allée chercher le livre commandé. J’en ai commencé la lecture hier soir et je suis déçue par le récit. L’histoire d’une gamine rebelle qui, à l’adolescence,  plaque tout (études et parents) pour vivre avec des marginaux. Les défonces à l’éther, les nuits passées dans des squats… Mais au bout du chemin, papa et maman étaient toujours là pour la récupérer. Aurait-elle mené cette vie si elle n’avait pas eu l’assurance de ce secours en tout dernier recours ? J’en doute un peu.

Je pense à tous ces jeunes qui se retrouvent dans cette situation et qui, eux, ne l’ont pas voulu. Ce sont les circonstances de la vie qui les y mènent. Récemment j’ai eu des nouvelles d’un ancien élève. Il a maintenant 26 ans. C’était un très gentil gamin. Sa mère décède alors qu’il a 13 ans et il est alors repris par son père qu’il ne connait pas. Il m’explique dans un mail qu’il est alors devenu SDF pendant plusieurs années. Par chance il a rencontré sur son chemin une main secourable qui l’a sorti de l’enfer de la rue. Aujourd’hui il a un métier.

Bon, je vais cependant continuer la lecture jusqu’au bout.

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Dans l’après-midi, j’ai terminé mon patchwork. Un grand vide m’a alors envahie. Qu’allais-je faire maintenant ? J’ai pris l’habitude de coudre tout en écoutant la télé (en regardant de temps à autre aussi, entre deux points). Je ne peux rester sans rien faire, sinon je dors…

Par chance, j’ai un autre patchwork à finir. Alors je me suis empressée de le doubler et c’est reparti pour un tour !

Cela va m’occuper jusqu’à mon départ. Je compte les jours maintenant. J’ai retenu une chambre d’hôtel à Roissy pour être certaine de ne pas rater le départ de l’avion. Je pars donc le 15 janvier. L’avion décolle de Roissy le 16 au matin. Escale à Tripoli, puis Cotonou. Sur ma table de nuit j’ai deux guides touristiques que je consulte régulièrement. Mais cela ne sert pas à grand-chose, car la réalité est toujours très différente de ce qu’on peut lire. L’agence m’a dit que nous étions 15 en tout.