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dimanche, 27 mars 2011

90. Quatre-vingt-dix

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C'est l'âge auquel vient de s'éteindre Jean Royer, vendredi. La ville de Tours lui doit beaucoup. Élu maire en 1958, il restera à ce poste jusqu'en 1995. Grand bâtisseur, homme énergique et volontaire, il sut redonner à la ville endormie un essor considérable.

Je me souviens encore qu'avant son arrivée, il existait encore les baraquements construits après la guerre sur plusieurs places de la ville. Quant aux bords de Loire, n'en parlons même pas ! Des taudis qui s'écroulaient peu à peu.

Ses détracteurs lui reprochèrent d'avoir construit une autoroute passant dans la ville. Il faudrait tout de même se souvenir qu'à l'époque les autoroutes ( en Allemagne notamment) longeaient les faubourgs des grandes villes.

On lui reprocha aussi d'avoir fait construire un stade de foot un peu surdimensionné. Faudrait-il encore se souvenir que l'équipe de foot de l'époque se voyait déjà passer en première division.

La ville perd un homme qui se dévoua toute sa vie pour faire de Tours ce qu'elle est devenue, c'est à dire une ville agréable, animée et où il fait bon vivre. Alors un grand coup de chapeau à vous, Monsieur Royer ! On négligera votre côté un peu rigide qui fit que l'on vous surnomma le "père la pudeur".

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Dans quelques décennies on fera le bilan de vos successeurs.

dimanche, 26 septembre 2010

367. Éole était bien au rendez-vous

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Hier le temps était presque idéal pour faire voler les cerfs-volants. Le vent était bien là, et le soleil a fait quelques timides apparitions. De quoi faire un diaporama assez sympathique.

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Je pense qu'aujourd'hui le temps s'est montré moins propice. En plus il fait froid ! Il va falloir songer sérieusement à sortir les vêtements d'hiver, hélas.

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Donc, je suis restée à la maison toute la journée en compagnie de mon chat Théo. Et je n'ai rien fait ... ou presque. J'ai un problème avec une bouche d'aération située dans le plafond de la cuisine. Elle fait un bruit phénoménal, on dirait le ronflement d'un réacteur d'avion. Dans la journée, cela ne me gêne pas trop, mais c'est surtout la nuit, quand tout est silencieux, que cela devient agaçant, voire obsessionnel. 

 

jeudi, 09 septembre 2010

352. Les connaissez-vous ?

Quelle bonne idée d'avoir affiché les portraits de quelques chefs tourangeaux sur les grilles du jardin de la préfecture ! Souvent on connait, soit par ouïe-dire, soit pour avoir eu l'occasion d'y aller, le nom de leurs restaurants, mais on n'a pas forcément eu la chance de voir les cuistots.

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En voici donc cinq, installés à Tours. Je vous les présente plus en détail ICI.

mercredi, 25 août 2010

338. L'évasion du duc de Guise -2-

Sur son chemin, avant d’atteindre le faubourg la Riche, Charles trouve un boulanger conduisant à l’abreuvoir un cheval tout harnaché, il s’en empare et monte dessus. Mais, à peine a-t-il fait quelques pas que la selle se désangle, tourne et le jette à terre. Un ancien sergent de la ligue, nommé Barillet, rejoint le duc à ce moment. Celui-ci croit que c’est un soldat de la garnison envoyé à sa poursuite, se rend à lui et consent à rentrer dans sa prison. Le soldat, étonné, lui demande alors son nom, le prince s’étant fait connaître, le sergent met aussitôt pied à terre et lui donne son cheval, plus alerte et mieux harnaché que celui qu’il montait. Alors, prenant le galop, il se dirige vers le Cher et rejoint le baron de la Maisonfort, qui l’attendait de l’autre côté de la rivière, avec deux cents gentilshommes. Le duc arrive enfin sain et sauf à Bourges le 18 août, où il est reçu par des acclamations.

Voilà, tout est bien qui finit bien… pour le duc de Guise en tout cas. L’histoire ne raconte pas le sort réservé à la blanchisseuse qui avait fourni la corde !

Quant à Charles de Guise, il rejoint bientôt Paris où il devient le chef de la Ligue catholique.

Procession armée de la Ligue à Paris en 1590, musée Carnavalet

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mardi, 24 août 2010

337. L'évasion du duc de Guise -1-

220px-Justus_Sustermans_013[1].jpgCharles Ier de Guise est né le 2 août 1571 à Joinville, il décèdera le 30 septembre 1640 à Cuna en Italie.

Quel rapport avec la ville de Tours ?

Eh bien il fut emprisonné durant près de trois ans dans le château de Tours et réussit à s’enfuir.

Reprenons l’évènement en détail :

Le jeune Charles est âgé de dix-sept ans lorsque son père, Henri Ier de Guise, dit Le Balafré, est assassiné au château de Blois, le 23 décembre 1588. Toute sa famille est arrêtée et il se retrouve emprisonné dans une des tours du  château de Tours, confié aux bons soins du seigneur de Rouvray et de Jean d’O, qui étaient assistés de 100 hommes de la garde du roi, de 30 archers et de 12 Suisses. trschateau2[1].jpg

Nous sommes le 15 août 1591. Cela fait bientôt trois ans que le jeune homme est prisonnier à Tours. 

Charles entend midi sonner ; il descend à la chapelle du château pour y faire ses dévotions puis revient à la tour et s’entretient avec ses gardes. Au moment de pénétrer dans la tour, il leur propose un défi : c’est à qui montera le plus vite, à cloche-pied, l’escalier de la tour.

Par respect, les gardes lui laissent gravir les premières marches, il prend aussitôt sa course, escalade l’escalier, atteint sa chambre, en ferme la porte -doublée de fer- aux verrous et ordonne à ses gens de ne l’ouvrir à personne, quelque menace qu’on puisse leur faire.

Le duc prend aussitôt une corde que la blanchisseuse avait glissée la veille dans son linge, l’attache à un bâton qu’il place entre ses jambes et passe par la fenêtre, soutenu par ses domestiques. Quelques gardes l’aperçoivent des fenêtres du château et tirent sur lui ; à ce moment, ses domestiques, effrayés, lâchent la corde tout à coup et le duc tombe de la hauteur de quinze pieds environ (soit à peu près 4m50). Cette chute lui occasionne une légère blessure au genou qui ne l’empêche cependant pas de se relever et de s’enfuir, harcelé par les cris d’une vieille femme qui ne cesse de répéter :

Le Guisard se sauve !

 

On s’y croirait, n’est-ce pas ? Bon, je garde la suite pour demain !