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mardi, 19 novembre 2019

Rue du Capitaine Pougnon, suite

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Quelques photos supplémentaires en cliquant ICI.

lundi, 18 novembre 2019

Rue du Capitaine Pougnon

Revenons à jeudi dernier ; après être passée devant le pavillon Condé, dans la rue Walvein, je tourne à gauche, puis encore à gauche et je me retrouve dans la rue du Capitaine Pougnon. Sur la gauche , le long mur qui entourait autrefois la caserne est recouvert de dessins muraux.

L'occasion est trop belle pour la laisser passer et je me gare donc sur le côté. Avant de poursuivre, un petit mot sur ce Capitaine qui a donné son nom à une rue de la ville. Emile Pougnon est un Tourangeau, né à Civray-de-Touraine en 1882 et mort au champ de bataille, à Jumel dans la Somme, le 11 avril  1918.Il est inhumé au carré militaire des Ursulines à Amboise.

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Le ciel est très ensoleillé et il n'y a pratiquement personne dans la rue, si ce n'est, au loin, quelques ouvriers.

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Je passe devant l'entrée de la caserne, puis, la rue est bouchée à la circulation par un grillage en raison des travaux sur la route éventrée. Je réussis à me faufiler et continue à photographier quand j'aperçois à l'autre bout de la rue, un ouvrier qui s'avance vers moi. Il va falloir que je fasse vite ...

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— Bonjour ! Vous êtes dans une zone interdite au public. Je vous demanderai donc de bien vouloir faire demi-tour.

— Oui, je sais, mais rassurez-vous, je ne vais pas tomber dans le trou ! Vous m'accordez une minute pour terminer ?

Il est bien conciliant et me laisse finir de photographier deux ou trois dessins. Puis il m'ouvre le grillage afin que je sorte du chantier.

Je suis contente, j'ai pu prendre tout ce que je voulais. 

Et les dessins alors ?

Au compte-gouttes, ICI.

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dimanche, 17 novembre 2019

L'abbaye de Beaumont

Il a donc fallu que je consulte cette vieille carte de René Settier pour que me revienne en tête l'existence d'une abbaye, dite abbaye Saint-Jean de Beaumont, qui fut construite vers 1002 sur l'ordre du trésorier Henri de Buzançais. 

L'historique de cette abbaye a déjà été étudiée, reportez-vous ICI.

Quand j'étais gamine, j'allais souvent au lycée à pied. Afin d'éviter l'ennui, je prenais des itinéraires différents et je suis donc passée souvent dans ce quartier où, aujourd'hui encore, on peut voir quelques vestiges.

Après ma visite du château du Plessis, je suis donc retournée sur les lieux. La première bâtisse est l'ancien logis abbatial, appelé le pavillon Condé, qui fut construit en 1786, après le terrible incendie de 1784 qui détruisit l'abbaye.

Côté rue Walvein :

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Côté caserne :

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Il se situe dans la rue Walvein. Quelques maisons plus loin, on trouve la nef de l'ancienne église qui fait partie d'une demeure privée.

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Comme je suis en voiture, je ne peux pas m'arrêter et c'est donc aujourd'hui que je suis venue faire des photos avec Catherine.

Historique en quelques dates:

1002 : construction de l'abbaye. Elle sera l'une des plus riches de France.

1699 : vue de l'abbaye. En regardant en détail, on s'aperçoit  de l'immensité des lieux puisque l'on aboutit jusqu'aux rives du Cher ! 

 

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13 août 1784 : l'abbaye disparaît dans un incendie.

1786 : reconstruction du logis abbatial (le pavillon Condé encore visible et qui va être conservé).

1792 : l'abbaye est vendue comme bien national.

1866 : l'hospice général de Tours acquiert le domaine de l'ancienne abbaye. Les terrains sont alors consacrés au maraîchage pour alimenter l'établissement hospitalier. 

1913 :la ville de Tours acquiert les huit hectares pour construire des nouvelles casernes (Beaumont et Chauveau).

1945 : l'École d'application du train s'installe sur les lieux.

1946 : le pavillon Condé est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. 

2009 : fermeture de la caserne.

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2010 : reconversion du site en un nouveau quartier.

2019 : le projet est toujours en cours. Mais il a pris énormément de retard car, comme on pouvait s'y attendre, des vestiges ont été retrouvés dans le sol et d'importantes fouilles archéologiques sont entreprises.

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Le projet est ambitieux :

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Avant de partir, nous faisons une intrusion sur le site :

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Dans ma prochaine note, je vous montrerai quelques dessins muraux photographiés jeudi dernier dans la rue du Capitaine Pougnon.

 

 

 

 

samedi, 16 novembre 2019

Le fait du prince

Il y a parfois des coups de gueule qui font du bien, même si au final ça ne sert pas à grand chose.

Ce matin, en parcourant le site généalogique, j'ai soudain repensé à ce cousin de mon mari qui a eu le toupet d'indiquer que nous n'existions pas puisque sur son arbre il indique que ses grands-parents(ceux de mon mari) n'ont pas eu d'enfants. Un comble qui m'avait fait sortir de mes gonds ICI.

J'avais écrit un ou deux mails à ce monsieur, qui se dit prince de je ne sais plus trop quoi, mails auxquels bien sûr il n'a jamais répondu. Et cependant il vient régulièrement sur son site. 

Seul changement apparent : sa photo en ligne ! En passant, il a pris un coup de vieux.

Bref, c'est plus fort que moi, je lui renvoie un courrier :

Bonjour,

Je constate que malheureusement vous n'avez pas tenu compte de mes précédents messages et que vous indiquez toujours dans votre généalogie que le couple LEGER/DERGOUGE, mariés à Chinon en 1865, est sans postérité.

Que dois-je faire pour que vous daigniez enfin rectifier cette erreur ? Votre refus de répondre est — à mon avis — un manque total de politesse, ce qui, de la part d'un prince, est pour le moins affligeant !

Bien à vous

Et je signe. Ouf, ça fait du bien ...

PS : je viens de m'apercevoir qu'il figure sur wikipédia et qu'il a rajouté à son nom "de l'Aubespine" !

vendredi, 15 novembre 2019

Bienvenue chez Louis XI

Une idée en amène très souvent une autre et, alors que je détaillais cette belle carte de René Settier datant de 1619 sur la ville de Tours, j'aperçois l'abbaye de Beaumont. J'y reviendrai ultérieurement.

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Sur la gauche de la carte on voit le ruau Sainte-Anne reliant la Loire au Cher et, connaissant bien les lieux puisque j'y suis née, je suis à peu près certaine que la partie située en bas à gauche correspond à l'ancien château de Plessis-lèz-Tours, située sur la commune de La Riche, et qui fut la demeure du roi Louis XI.

Bingo ! Cette autre partie de la carte (un peu floue) indique bien le château !

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En été, quand le niveau du Cher est très bas, on peut voir apparaître quelques anciens piliers de bois du pont, appelé le pont neuf, qui reliait le château à la plaine de la Gloriette.

Je profite donc de la matinée d'hier pour partir en expédition. Petit arrêt aux deux cimetières de La Riche pour vérifier que tout est en ordre. Le vieux cimetière a de moins en moins de tombes, faute de renouvellement des concessions ;  mes arrières-grands-parents sont un peu isolés maintenant. 

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Dans l'autre cimetière, les nombreux chrysanthèmes rappellent que la fête des morts a été célébrée il y a peu. Je n'étais pas venue depuis deux ou trois ans, mais cela ne veut pas dire pour autant que j'ai oublié mes parents. Mes nuits sont peuplées de leur présence ...

Me voici maintenant arrivée devant l'entrée du château qui est à seulement deux rues du cimetière. Quand j'étais gamine, j'étais allée le visiter deux ou trois fois. Je me souviens encore de la grande galerie de tableaux représentant les portraits des rois et des reines. 

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Nous sommes chez le roi Louis XI, dit le Prudent. Ses ennemis l'avaient surnommé l'universelle aragne ce qui peut se traduire de nos jours par la grande araignée ou le grand tisseur de toiles, faisant ainsi référence à sa capacité à employer la ruse et à tisser un réseau très étendu d'informateurs pour déjouer tous ses adversaires.

J'ai toujours eu un faible pour Louis XI, sans doute lié au fait qu'il n'était pas très beau, mais aussi pour son action politique. C'est lui qui développa l'industrie de la soie dans la région tourangelle.

Pour sa biographie, reportez-vous ICI.

C'est en 1464 qu'il acheta le château du Plessis ; il en fit sa demeure principale et la ville de Tours a bien failli devenir la capitale de la France  !

Quelques dates clés concernant l'historique du château :

1464 : acquisition des lieux par LouisXI et début des travaux de construction. À cet effet, il fit venir des ouvriers de Béthune pour la réalisation de l'aile en briques. Il est intéressant de noter par-ailleurs que c'est justement cette partie du château qui demeure encore aujourd'hui intacte !

Vue du château en 1699 :

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1781 : le château, plus ou moins à l'abandon, devient le dépôt de mendicité de la ville de Tours.

1790 : il est vendu comme bien national.

1796 : destruction aux trois-quarts des bâtiments.

XIX ème siècle : il devient successivement une fabrique de plombs de chasse, un dépôt d'entreprise et un bâtiment de ferme.

1890 : le docteur Edmond Chaumier, originaire de Saint-Flovier, rachète le château et crée un Institut vaccinogène pour lutter contre la variole. 

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1932 : la ville de Tours acquiert le site et l'ouvre aux visites.

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1993 : le château ferme faute d'un nombre suffisant de visiteurs. (moins de 3000 par an).

1998 : la compagnie théâtrale Cano Lopez s'installe sur le site.

2016 : la ville de Tours met en vente le château. Le directeur du théâtre refuse de quitter les lieux.

2019 : la convention de mise à disposition arrive à son terme et le château n'a toujours pas trouvé acquéreur !

Maintenant, place à la visite extérieure :

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