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jeudi, 22 mai 2014

88. Maman les p'tits bateaux

Dans une semaine exactement, je serai à bord de l'avion en partance pour Séville. On peut dire que ce voyage tombe à propos car en ce moment j'ai bien du mal à émerger : le problème avec les rats n'est toujours pas résolu, Théo me manque énormément et il pleut des cordes ! Rajoutez à ça mes enceintes d'ordinateur qui ne fonctionnent plus, une prise électrique que j'ai cassée, une rentrée d'argent qui se fait attendre ...

Donc jeudi matin, direction Nantes ! Christine m'emmène en voiture car elle part une semaine chez sa mère en Vendée. Au retour, elle passera me chercher à l'aéroport. 

J'ai reçu le carnet de voyage mais j'avoue que je ne l'ai pas étudié très en profondeur. Mon guide du routard date de plus de treize ans, mais ce sera bien suffisant pour les visites historiques. 

Voici le bateau :

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J'ai la cabine 120 sur le pont principal, tout près du restaurant.

Je n'ai encore réservé aucune excursion, je le ferai le jour de l'arrivée.

Durant cette croisière, nous allons donc descendre le Guadalquivir de Séville à Cadix, puis le bateau prendra la mer jusqu'à Vila Real, au Portugal. Retour à Cadix, puis excursion jusqu'au rocher de Gibraltar. De Séville nous devons également nous rendre à Grenade et à Cordoue. Beaucoup de car en perspective, mais ça permet de découvrir les paysages ! 

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vendredi, 21 mars 2014

52. Carnet de voyage en Éthiopie, épilogue


podcast

Demain ça fera exactement trois semaines que je suis revenue d’Éthiopie. Grace à mon carnet de voyage j’ai prolongé un peu cette aventure en revivant au jour le jour quelques anecdotes. J’ai encore un livre de photos à faire et puis ce sera fini. Il ne me restera plus que les souvenirs …

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De ce voyage j’ai rapporté quelques labrets de femmes Mursi, une cloche en bois mise parfois autour du cou des chèvres, un petit banc sur lequel nous serions bien incapables de nous asseoir, un sac en bandoulière traditionnel et deux statuettes Konso.

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Et vous, qu’avez-vous pensé de ce pays ? Est-ce qu’il y en a, parmi vous, qui seraient tentés d’y aller un jour ? N’hésitez pas à me contacter pour d’éventuelles informations.

Un grand merci à l’agence éthiopienne qui a organisé le circuit et à tous ses membres qualifiés et très professionnels. 

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L’excitation de la découverte, puis l’effervescence de la narration laissent maintenant place à l’ennui. Les mauvaises habitudes reprennent peu à peu le dessus, malheureusement. Il va falloir que je me secoue un peu !

Je vous signale aussi un magnifique site de photos concernant les tribus de la vallée de l’Omo, ICI.

 

Adieu donc l’Éthiopie …. Bonjour l’Andalousie  en juin prochain. Le dépaysement sera moindre, mais c’est une région que je ne connais pas. 

11:58 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voyage, ethiopie

jeudi, 20 mars 2014

51. Carnet de voyage en Éthiopie -16-


podcast

Vendredi 28 février : le dernier jour.

 Et voilà, nous sommes aujourd’hui au terme de ce voyage !

Ce matin, nous descendons les valises qui sont chargées dans un minibus et nous quittons Dire Dawa. Nous n’aurons rien vu de cette ville, ni de sa gare construite naguère par les Français.

Direction l’aéroport pour un embarquement immédiat : les contrôles sont multiples depuis qu’un copilote a détourné un avion d’Éthiopian Airlines ! C’était il y a une dizaine de jours.

Le vol est rapide ; une heure plus tard nous atterrissons à Addis Abeba.

Petite balade dans la ville en minibus. Nous traversons le marché à ciel ouvert, le plus grand d’Afrique selon Izhar. Effectivement, c’est très impressionnant. Quelques photos prises depuis la voiture :

voyage, ethiopie, dire dawa

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Notre minibus est coincé dans les embouteillages et soudain j’aperçois une tête qui surgit d’une bouche d’égout sur le trottoir ; un homme d’environ trente ans s’en extrait péniblement. Il est entièrement nu ! Il se couche alors sur le trottoir. Les gens passent près de lui, indifférents. Une minute plus tard, il se redresse puis avance péniblement en se traînant sur les fesses. C’est terrible à voir …

Nous allons déjeuner au même endroit que le premier jour. Je n’en avais aucun souvenir ! Pourtant on y mange très bien, l’accueil est très chaleureux et l’endroit est très propre.

C’est à la fin du repas que Kiki remarque le manège de Mr La Baule. Ce dernier a piqué discrètement son verre de bière et, après l’avoir nettoyé, l’enfourne dans le panier en osier de Mme La Baule. De mieux en mieux ! C’est d’autant plus choquant que nous sommes dans le restaurant tenu par la femme de notre guide. Il suffisait tout simplement de demander à Izhar s’il pouvait prendre le verre pour sa collection, je suis sûre que ce dernier aurait accepté sans problème. Mais non, on pique sournoisement … Quelle mentalité déplorable !

Après le déjeuner, le minibus nous ramène à l’hôtel Siyonat, celui-là même où nous avions passé la première nuit.  Après tout ce périple, ces nuits sous la tente, l’hôtel m’apparait soudain très luxueux. Nous avons quartier libre jusqu’à 19h. La réception a mis à notre disposition des chambres pour le cas où nous voulions prendre une douche, nous changer. Mais c’est déjà fait.

Ah mais voici les couples Bidochon et La Baule qui reviennent de faire leurs emplettes et montrent leurs achats aux autres. Ce que je vois alors ne me surprend guère : Richard et Yolande Bidochon vont pouvoir bientôt étrenner leur superbe tee-shirt « Made in Ethiopian » dans les rues de Mulhouse !

Mais c’est l’heure du dîner et pour clore en beauté ce voyage, nous sommes invités dans un restaurant traditionnel au son de la musique éthiopienne. On y retrouve tous les groupes de Français que nous avions vus quinze jours auparavant. Ce n’est pas le genre de manifestation que j’apprécie spécialement – trop de monde, trop de bruit- mais je m’y plie cependant de bonne grâce.

C’est le moment que choisit Muriel Robin pour donner l’enveloppe contenant le pourboire à Izhar. Cette fois-ci pas de discours, c’est vite expédié !   

Nous avons également droit à un petit cadeau de la part de l’agence : une écharpe et un paquet de café.

Toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin et bientôt nous arrivons à l’aéroport d’Addis Abeba. C’est le moment des adieux …

Et nous voilà repris dans le tourbillon de la vie qui va. Enregistrement des bagages, contrôles, course à l’échalote pour dépenser les quelques birrs restants. Sonia ne trouve pas ce qu’elle veut et nous nous précipitons au bureau de change.

— Vite l’embarquement commence !

Au petit matin nous atterrissons à Roissy.

— Au revoir Kiki, au revoir Ghislaine !

Sonia et moi sommes maintenant attablées devant un bon petit déjeuner à la gare TGV de Roissy :

— Y a pas à dire, qu’est ce que c’est bon les croissants !

À 8h20 je monte dans le TGV :

— À bientôt Sonia pour un nouveau voyage ! Rentre bien !

Et revoici la gare de Saint-Pierre-des-Corps :

— Coucou Christine !

 FIN

Dire Dawa, l'ancienne ville française d'Éthiopie

09:17 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : voyage, ethiopie, dire dawa

mercredi, 19 mars 2014

50. Carnet de voyage en Éthiopie -15-

Voici le diaporama dans lequel j'ai mis toutes les photos prises à Harar. Bonne balade ! 

Ethiopie-1- par Tinoulamutti

09:10 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voyage, ethiopie, harar

mardi, 18 mars 2014

49. Carnet de voyage en Éthiopie -14-


podcast

Jeudi 27 février : visite d’Harar, suite.

 Située à 1855 mètres d’altitude, Harar est une ancienne ville fortifiée qui a été inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité en 2006 par l’UNESCO.

 

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La vieille ville entourée de remparts a un charme réel avec ses maisons colorées, ses ruelles étroites. La ville est considérée comme le 4e lieu saint de l’Islam. 

 

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 La maison dite « maison de Rimbaud »  n’est pas la maison où vécut Rimbaud (celle-ci ayant été démolie), mais le poète y séjourna et le lieu a été transformé en un petit musée qui lui est consacré.  Cette maison appartint à la famille de l’empereur Haïlé Sélassié.

Nous pénétrons également à l’intérieur d’une vieille maison traditionnelle, avec son petit jardin. L’intérieur est très particulier, les murs sont couverts d’objets. (voir la note jointe).

Nous flânons ensuite dans les rues de la vieille ville. Un arrêt dans le musée de la ville qui possède de beaux vêtements et divers bijoux anciens.

 

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Nous nous retrouvons pour la pause déjeuner. Durant le repas, Muriel Robin fait circuler une enveloppe pour récolter le pourboire de nos trois chauffeurs qui nous quittent ce soir même.

L’après midi, nous faisons une balade hors des murs. Vue de la vieille ville :

 

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Arrêt chez un marchand de souvenirs. Yolande Bidochon craque pour une plaque en bois représentant une girafe, le genre d’objet fabriqué en Chine et que l’on trouve sur tous nos marchés français, vendu par les Africains.

Voici donc son mari, Richard, qui se lance dans une très longue négociation pour obtenir le dit-objet à un moindre prix ; et ça dure, ça dure …

Comme il est le seul du groupe à vouloir acheter quelque chose, le marchand cède finalement et rattrape Bidochon dans la ruelle pour la transaction.

Il est à peine 16h et voilà que surgit bientôt un nouveau problème : nous devons en théorie assister au repas des hyènes à partir de 19h à la sortie de la ville. Il reste encore trois heures à attendre et certains préfèrent rentrer à l’hôtel à Dire Dawa ( les couples Bidochon et La Baule). Les choses sont évoquées tout net :

—  On préfère rentrer à l’hôtel et prendre tranquillement l’apéritif au bord de la piscine. On n’a rien à foutre des hyènes !

Izhar, qui sans doute veut éviter les conflits, cède donc à leur demande et c’est Salomon qui est chargé de ramener ce joli monde à Dire Dawa. Mais avant, il faut donner les enveloppes aux chauffeurs ! Nous voici donc attablés à la terrasse d’un restaurant. Les chauffeurs prennent place en bout de table. C’est Mr La Baule qui est le nouveau détenteur de la fameuse enveloppe ( tiens, elle a changé de mains ?).

 

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Il se lance alors dans un discours pompeux, très élogieux ; Izhar traduit au fur et à mesure aux trois chauffeurs un peu gênés. Tout en écoutant, je remarque que l’enveloppe a fortement diminué de volume depuis le midi. On peut penser que certains ont remplacé de petites coupures par de plus grosses. Enfin j’espère ! Mais j’ai soudain comme un doute …

Bref, l’enveloppe est remise et aussitôt les quatre nous quittent. L’un d’entre nous propose alors de dîner sur place, cela occupera le temps libre et ainsi nous n’aurons pas à attendre le retour à l’hôtel pour manger. Aussitôt Muriel Robin met son véto :

— Hors de question ! Nous dînerons comme prévu à l’hôtel !

Tout le monde s’écrase. Alors, on attend …

Certains sont partis se balader, mais il n’y a pas grand-chose à voir dans le quartier.

À 19h nous reprenons les 4x4 et allons voir le spectacle des hyènes. Dans les phares des voitures, on voit alors un bonhomme qui pousse des cris et peu à peu quelques hyènes tachetées s’approchent ; il leur jette alors des morceaux de viande qu’elles viennent récupérer. Très vite ce spectacle m’ennuie et je remonte dans la voiture. Peu après Sonia vient me rejoindre :

— C’est flippant, il balance les morceaux de viande jusqu’à nos pieds !

Avant de reprendre la route, je m’informe auprès d’Izhar – en compagnie de Sonia, Kiki et Ghislaine - pour savoir si le pourboire des chauffeurs était proportionnel au discours :

Après un léger silence, il déclare avec un sourire attristé :

— Ils ont été très déçus, c’est la première fois qu’ils reçoivent aussi peu.

— C'est-à-dire ? Précise !

Il nous indique alors le montant perçu par chacun, soit environ 70 euros. Si l’on considère le niveau de vie en Éthiopie, on peut en conclure que cela représente une somme  relativement coquette ; cependant il faut déduire les frais d’hôtel et de nourriture qu’ils doivent payer sur quinze jours.

Durant le retour à l’hôtel, dans le 4x4,  je fais un rapide calcul, sachant les sommes qu’ont données Kiki, Sonia et Ghislaine. Il faut en conclure qu’à nous quatre nous avons donné la moitié du pourboire ; ce qui revient à dire que les 8 autres ont donné environ 5 euros par chauffeur ! Un profond sentiment de révolte m’anime alors. C’est tout de même lamentable ! Durant ces quinze jours passés ensemble, ils ont été aux petits soins pour nous, portant les valises, installant les tentes, aidant les plus fragiles dans les passages  périlleux – n’est-ce pas Yolande Bidochon ?- Tout ça pour obtenir le prix d’un café pris en terrasse à Paris !

Je ne suis pas la seule à bouillir dans la voiture ; Sonia est également très remontée.

Lorsque nous atteignons l’hôtel, je vais voir les deux chauffeurs et rallonge le pourboire. Je ne peux malheureusement pas leur expliquer la raison car ils ne parlent ni français, ni anglais. Je voudrais leur dire que parfois j’ai honte d’être française devant une telle attitude. Je n’ai pas envie que l’on me mette dans le même sac que ces mesquins, ces voleurs ( anecdote à suivre).

Sonia fait de même et nous décidons que nous ne participerons pas à l’enveloppe commune pour Izhar. Nous lui donnerons le pourboire de la main à la main.

Il est environ 21h et cette histoire m’a coupé l’appétit ; je prends une salade de fruits et vais me coucher. Auparavant, j'ai la valise à boucler car demain c'est le retour à Addis Abeba.

Demain je mettrai en ligne un diaporama sur Harar car j'ai fait pas mal de photos dans la ville.

À suivre

Harar, la cité de Rimbaud

Les hyènes d'Harar :

 

 

17:00 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : voyage, ethiopie, harar