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dimanche, 09 mars 2014

43. Carnet de voyage en Éthiopie -8-


podcast

Samedi 22 février : dans la région de Yabello

La première chose que je fais en me réveillant est de regarder mon pied : ouf, il n’est pas gonflé ! Ce matin, je vais mettre des chaussures de sport par précaution.

Avant de quitter l’endroit, je photographie quelques beaux oiseaux dans le jardin :

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Nous partons vers 8h30 et longeons pendant plusieurs kilomètres la chaîne de montagne sur une piste parfois très chaotique.

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Le paysage est très changeant : après une région verdoyante au sol fertile où les paysans sont en train de labourer des parcelles en terrasses, nous voici bientôt dans une région de savanes où l’on aperçoit les premiers troupeaux de dromadaires.

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Après cinq heures de route, nous nous arrêtons dans la ville de Yabello pour le déjeuner. Il n’y a qu’un seul hôtel, c’est là que nous passerons la nuit.

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Mais pour l’instant, c’est l’heure du déjeuner et l’on retrouve notre cuistot itinérant venu spécialement dans cet hôtel pour nous faire la cuisine ! Tant mieux, c’est signe que l’on va bien manger.

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L’après midi nous partons nous balader dans les environs. Nous découvrons un lac salin  niché au creux d’un ancien cratère. Le sel est ensuite récupéré puis expédié dans le reste du pays et même dans les pays voisins.

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Notre arrivée a fait sortir tous les habitants du village et un vieux déballe alors plein d’objets anciens. Un peu plus loin, le guide nous montre un puits immense dans lequel les hommes vont puiser l’eau et la remonte dans des seaux en faisant une chaîne humaine pour la déverser ensuite dans un abreuvoir qu’ils ont creusé dans le roc. Un large chemin pentu permet ensuite aux troupeaux de venir boire. Les photos ne rendent pas l’effet escompté, mais imaginez voir débouler du haut tout un troupeau assoiffé ! Mieux vaut se ranger sur le côté !

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La nuit tombe au moment où l’on rentre à l’hôtel et sur la piste il faut faire du gymkhana  entre les dromadaires qui déboulent de chaque côté.

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Je me couche très vite, un peu fatiguée par la journée et j’en oublie de vérifier l’état des lieux.

À demain  

05:29 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : voyage, ethiopie, yabello

samedi, 08 mars 2014

42. Carnet de voyage en Éthiopie -7-


podcast

Vendredi 21 février : Rencontre avec les Karo et les Hamer.

 

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Cette nuit sous la tente fut assez agréable. Nous allons prendre le petit déjeuner là où la veille au soir nous avons dîné. C’est également dans cet endroit que nous reviendrons dormir ce soir.

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Quel est le programme pour la journée ?

Ce matin, visite d’un village karo situé à deux heures sur une piste en très mauvais état. Les Karo forment une communauté d’environ trois cents personnes, ils vivent sur les hauteurs dominant la vallée de l’Omo. Ils se percent la lèvre inférieure dans laquelle ils introduisent différentes décorations.

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Les petits greniers à grains :

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De nouveau deux heures de piste et après le déjeuner, nous avons droit à une petite sieste jusqu’à 16h pour nous remettre avant de partir à la rencontre d’un village occupé par une autre tribu, les Hamer.

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Le principe reste toujours le même : 5 birrs pour une photo. Ma réserve de petites coupures a largement diminué et je suis obligée d’y aller au compte-goutte.

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Ah, justement, j’aperçois un vieil homme très digne ; je le photographie et lui tends mon billet. Mais il n’en veut pas, le jugeant trop usagé et il s’avance vers moi afin de me le redonner.

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Je recule et pose alors le pied sur une branche épineuse au sol, parmi les excréments d’animaux, les longues épines viennent se planter dans ma cheville gauche  et aussitôt le sang se met à dégouliner ! Et ça coule, ça coule, un kleenex, puis deux ne suffisent pas à arrêter l’hémorragie. Le pire dans tout ça est l’arrivée des mouches ! Les autres regardent :

— Oh dis donc, qu’est-ce que tu perds comme sang !

Par chance Muriel Robin qui est suréquipée prend les choses en mains :

— Bon, va t’asseoir sur le marche-pied du 4x4. Fais voir … Ah dis donc, qu’est-ce que ça saigne ! On va mettre tout de suite un antiseptique, puis un pansement.

Aussitôt dit, aussitôt fait ; le pansement ne tient pas très bien et je regarde avec appréhension les plaies afin qu’aucune mouche ne vienne s’y poser. Le sang a fini par s’arrêter de couler, mais j’ai perdu toute envie de faire de la photo.

Et pendant ce temps-là, le vieil homme nous a suivies, brandissant toujours le billet de cinq birrs !  

Le soir en arrivant à l’hôtel Sonia me refera un autre pansement plus solide après que j’aie redésinfecté avec de la biseptine ( qui était restée au fond de la valise). Sur ce coup-là, j’ai manqué de prudence, j’aurais dû mettre des chaussures fermées. Ça me servira de leçon pour une prochaine fois.

Pour me remettre de mes émotions, je déguste un gin-tonic en compagnie de Sonia à la terrasse de l’hôtel. La nuit tombe bientôt. Sonia réussit à avoir du réseau et me prête son téléphone pour appeler Peggy. Depuis le départ je n’ai pu lui envoyer qu’un seul texto et je ne sais même pas si elle l’a reçu :

— Allo Peggy ? Bon, je te téléphone pour te dire de ne pas t’inquiéter si tu ne reçois pas de nouvelles, mais il n’y a pratiquement jamais de réseau. Aujourd’hui je me suis écorchée la jambe, le sang n’arrêtait pas de couler et il y avait des mouches partout, partout. Mais bon, à part ça, tout va bien. Je ne te rappellerai pas, préviens Christine ! Grosses bises.

C’est alors que l’on voit monsieur Bidochon arriver avec Sa bouteille de pastis et Ses cacahuètes et s’installer sans complexe à une table avec ses amis ! J’hallucine devant un tel sans-gêne. Je suppose qu’en France il ne se permettrait pas un tel comportement.

Avant de me coucher j’enfile une chaussette afin de maintenir le pansement. Ça ne me fait pas mal mais j’appréhende le lendemain :

— Si ça se trouve, ça va gonfler, peut-être même s’infecter … Si ça se trouve, on va peut-être devoir me couper le pied !

Mais je finis par m’endormir.

À demain !

Pour en savoir davantage :

 

Rencontre avec les Hamer d’Éthiopie


Rencontre avec les Hamer d'Ethiopie par Autour_du_Monde

04:43 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : voyage, ethiopie, karo, hamer

vendredi, 07 mars 2014

41. Carnet de voyage en Éthiopie -6-


podcast

Bienvenue chez les Mursi :

Pour en savoir davantage sur les mœurs de cette tribu, reportez-vous ICI :

 

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05:43 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : voyage, ethiopie, mursi

jeudi, 06 mars 2014

40. Carnet de voyage en Éthiopie -5-


podcast

Jeudi 20 février : à la rencontre des Mursi.

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La nuit fut très agréable et je me réveille en pleine forme. Pourvu que cela dure car voyager comme hier me fut particulièrement pénible ; c’est la première fois que je me suis sentie aussi fatiguée.

Nous quittons le lodge vers huit heures et prenons la direction d’un village habité par la tribu des Mursi. Izhar nous a expliqué qu’il valait mieux s’y rendre tôt le matin, avant qu’ils soient un peu trop excités. D’autre part, il nous a donné quelques conseils :

— Pour les photos, il faut compter environ 5 birrs –soit 20 centimes d’euros-. Mettez-vous d’accord avec eux avant.

Ça commence à rouspéter au sein du groupe :

— C’est bien la première fois qu’on me demande de payer ! Il est hors de question que je débourse le moindre centime !

Allons, allons, Richard Bidochon, vous ferez comme vos petits camarades…

Sonia et moi savions à quoi nous attendre. Une recherche sur internet nous avait renseignées sur les us et coutumes de cette tribu. On peut ne pas être d’accord sur la méthode, mais si l’on veut garder un souvenir, il faut en passer par là. Chaque Mursi travaille pour lui.

Je me retrouve très vite entourée par une horde d’hommes et de femmes qui me tiraillent par les vêtements pour que je les photographie.

— Au secours le guide, viens me sortir de ce guêpier !

Se pose très rapidement le problème de la petite monnaie. Les billets de cinq birrs partent comme des petits pains ; d’autre part, ils (les billets) sont dans un état pitoyable et certains Mursi les refusent. Il faut alors se débrouiller, prendre un groupe plutôt qu’un seul individu. Sur ce coup-là, j’ai manqué d’astuce, j’aurais dû faire des gros plans sur les bijoux, les peintures corporelles et les scarifications impressionnantes. Mais bon, maintenant c’est un peu tard !

Le plateau labial porté par les femmes Mursi est spectaculaire, il est en argile et varie de taille. À l’origine, il fut créé pour éviter que les femmes soient prises comme esclaves par les Arabes. La laideur engendrée par ce rond disgracieux était une sorte de protection. Puis cela devint une tradition. On incisait la lèvre inférieure des jeunes filles à l’adolescence, puis, après leur avoir arraché les incisives, on introduisait un plateau de plus en plus grand dans la fente de la lèvre. Aujourd’hui le gouvernement a interdit cette  pratique. Mais la tradition perdure pour les oreilles.

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Après ce safari photo d’un genre spécial, nous quittons le camp des Mursi et nous nous arrêtons dans un village pour faire un tour sur le marché local fréquenté par différentes tribus ( Bani, Hari, Tsamaï).

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Puis nous déjeunons à Key Afer ; n’ayant pas pris de photo des lieux, je n’en ai aucun souvenir !

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En fin d’après-midi nous arrivons sur les lieux du campement. Les tentes sont installées sous les arbres pendant que Richard Bidochon arrive avec sa bouteille de pastis et des cacahuètes pour offrir l’apéro à tout le monde. Ça part d’un bon sentiment ! J’ai envie de lui dire :

— Où as-tu mis le jeu de boules ?

Décidément ces Bidochon sont impayables ! Ce couple me rappelle ceux qui étaient avec moi sur le Mékong et qui passaient leur temps libre à jouer à la belote.

Le couple de La Baule a déjà pris sa douche et s’est changé ! Ils ont également été les premiers à choisir leur tente. Kiki demande discrètement à Izhar que l’on installe sa tente un peu à l’écart car il ronfle et ne voudrait pas importuner ses voisins de campement. Très gentleman !

Moi je traînasse devant un coca et lorsque je veux prendre une tente … Elles sont déjà toutes occupées !

Les deux copines qui partagent normalement la même chambre se sont octroyées deux tentes individuelles.

— Et moi alors, je dors où ?

Finalement l’une des deux libère la tente, tout en marmonnant assez fort pour que je puisse entendre au passage :

— Trop bon, trop con !

Ah non, assez de ces mesquineries, flûte, déjà que j’ai payé un supplément assez conséquent pour être tranquille, pas la peine d’en rajouter. Je suis même prête à aller trouver le guide pour qu’il me conduise à l’hôtel proche, quitte à payer un supplément pour une chambre.

Mais je n’ai pas à le faire car la dernière tente est enfin mise en place et les deux nanas s’y engouffrent. Non, bien que tu sois une proche voisine, nous ne nous reverrons pas à Joué-les-Tours, ma chère !

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Le soir, nous partons à pied jusqu’à l’hôtel Buska pour le dîner. Nous empruntons le lit de la rivière à sec. Retour dans la nuit éclairée par nos lampes torches.

La nuit fut chaude et je n’ai pas eu besoin de déplier le sac de couchage.

À demain !

 

P.S : Mais où sont les Mursi ?

Cet après-midi je vais chez Peggy et je veux qu’elle soit la première à voir les photos. Repassez à la soirée, elles seront en ligne ! Mais, pour ne pas vous laisser complètement sur votre faim, voici quelques détails :

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09:03 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : voyage, ethiopie, mursi

mercredi, 05 mars 2014

38. Carnet de voyage en Éthiopie -4-


podcast

Mercredi 19 février : au pays des Konso

 La nuit fut fraîche. Vers 4h30 je suis réveillée par le chant des coqs. La toilette est rapide (vive les lingettes) et peu à peu chacun émerge de sa tente. Bientôt les critiques fusent dans le groupe :

— Oui, au prix qu’on paie ce voyage, il est tout de même inadmissible d’être logé de cette façon ! Cela ne va pas en rester là. Nouvelles Frontières va avoir de mes nouvelles !

Elle est remontée ce matin, Muriel Robin ! Et ce n’est pas le fait de savoir qu’Albert de Monaco a couché au même endroit qui la calme. Pourtant, dans la fiche technique, il est bien précisé que nous avons deux nuits en campement. Sans doute imaginait-elle se retrouver dans un camping quatre étoiles avec piscine au fin fond de l’Afrique …

Après le petit déjeuner, Izhar nous regroupe pour aller rendre visite au roi. Ainsi donc ce n’était pas une blague !

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Nous pénétrons alors dans ce qu’il est convenu d’appeler le palais royal du roi, entouré d’une solide palissade en bois. Les huttes sont extrêmement resserrées les unes contre les autres. Les animaux sont parqués dans des enclos tout autour.

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Je vous présente Gezahegne Woldu Kalla,  ingénieur à Addis Abeba. À la mort de son père, en 2005, il   devient le 20ème roi Konso. Ses fonctions sont limitées, il joue essentiellement un rôle de médiateur entre le peuple et le gouvernement et intervient pour gérer les éventuels conflits entre les clans.

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Monsieur Bidochon, qui est mal en point depuis deux jours, récupère une poudre miracle à préparer en tisane et censée le remettre en forme dans les vingt-quatre heures.

Nous quittons le campement vers 9h30 et allons visiter un village konso à quelques kilomètres. Il y aurait beaucoup à dire sur le mode de vie et les traditions de ce peuple. J’ai trouvé des liens forts intéressants que vous trouverez en bas de cette note.

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Le village est construit à flanc de colline à une altitude d'environ 1600m, la région est très verdoyante et l’accueil fait par la population locale est agréable. Après avoir quitté ce village, nous reprenons la route et déjeunons en terrasse d’un beau restaurant.

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C’est à partir de ce moment-là que je commence à me sentir épuisée …

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Un arrêt plus loin, pour admirer les falaises ocres qui rappellent un canyon, je sors sans grande conviction et avec peine de la voiture pour prendre une ou deux photos, histoire de dire que je ne suis pas venue jusqu’ici pour rien.

Mais à l’arrêt suivant, dans un autre village où l’on doit voir des artisans locaux, je suis prise d’un terrible coup de pompe et alors que les autres s’engagent dans le village, je m’allonge dans la voiture et m’endors aussitôt. Cette petite sieste d’une bonne heure m’a fait un bien fou et me voilà de nouveau en forme. Ouf, j’ai eu peur !

Avant la tombée de la nuit nous atteignons le Kanta Lodge, un lieu paradisiaque au milieu des arbres. Cet établissement aux normes écologiques est tenu par un Italien.

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Sonia tousse de plus en plus, aussi le soir je lui propose de nous shooter un peu –histoire de tuer les microbes-. Et tandis qu’elle sirote son gin-tonic, je m’avale un whisky bien tassé et monsieur Bidochon ingurgite sa poudre miracle !

C’est au tour de notre ami Kiki d’être malade. Il avale une soupe et part se coucher.

Quant à moi, je tombe très vite dans les bras de Morphée …

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À demain !

Pour en savoir davantage :

- Le peuple Konso 1

- Le peuple Konso 2

- Le peuple Konso 3

- Le roi ne meurt jamais

05:34 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : voyage, ethiopie, konso