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lundi, 12 décembre 2011

274. Bilan d'une décennie -75-

Samedi 7 juin 2008 :

Je retrouve Thierry et ses amis devant la bibliothèque de Saint-Pierre-des-Corps. Ils sculptent en direct avec leurs tronçonneuses et je suis là pour faire quelques photos. Je les quitte peu après et comme il me reste du temps libre, je décide d’aller voir les voitures de collection du Grand Prix de Tours qui sont regroupées dans le parc du château de Candé à Monts.   

Quand j’arrive sur les lieux (toute couverte de sciure de bois, dans ma petite voiture décapotée), un des organisateurs me laisse monter la côte menant au château car il juge que ma voiture ne dénote pas dans le contexte. C’est donc sous les applaudissements d’une foule exaltée que je grimpe lentement vers le château !

— Regardez, c’est Tinou dans sa p’tite voiture !

— Bravo Tinou ! Bravo !

(Notez bien que là je dois en rajouter un peu).  

 


Grand prix de Tours-1- par cheztinou


Grand prix de Tours-2- par cheztinou

28 juin 2008 :

Journée passée au Puy du Fou avec Julie et Olivier. Nous assistons le soir au spectacle et rentrons ensuite, totalement exténués, à Tours. J’en rapporte quelques beaux clichés :

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Voici bientôt les vacances estivales.

Vendredi 7 juillet 2008 :

Je pars trois jours à Rouen. Pourquoi Rouen, me direz-vous peut-être ? Eh bien parce que c’est le début de l’Armada qui réunit quelques beaux voiliers du monde. De plus, je ne suis jamais allée dans cette ville et ainsi je fais d’une pierre deux coups. J’ai réussi à réserver une chambre près des quais de la Seine dans un petit hôtel tout à fait comme il faut. Ainsi donc, pendant deux jours entiers, je vais arpenter la ville dans tous les sens, me promener (le matin de préférence car il y a moins de monde) sur les quais, photographier les bateaux sous toutes les coutures, obtenir quelques beaux portraits de marins.

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Au retour, je fais toute une série de diaporamas (16 au total), que je mets en ligne sur Internet –via Dailymotion et YouTube-. Ce qui est amusant, c’est que par la suite j’ai reçu deux ou trois mails de marins (dont un beau Mexicain !) qui se sont reconnus sur les photos…

Voici le dernier de la série, consacré aux marins :

31 juillet 2008 :

Petite virée à Paris en compagnie de Julie. Nous avions prévu de visiter les catacombes, mais il y a trop de monde. Alors nous optons pour une balade sur le canal Saint Martin :

Le midi, nous avons retrouvé Michel pour déjeuner en terrasse. C’est la dernière fois que je l’ai vu. D’ailleurs je n’ai plus aucune nouvelle de lui  …

Comme dit si bien le proverbe : Loin des yeux, loin du cœur.

À suivre

samedi, 10 décembre 2011

272. Bilan d'une décennie -74-

Reprenons, si vous le voulez bien, le cours de ma vie… Nous étions donc arrivés à l’année 2008.

Pour Noël  2007, Peggy m’a offert un objectif (70-300) pour mon nouvel appareil photo. Il s’avère très efficace pour prendre des portraits de loin de façon discrète et je l’emporte toujours avec moi lorsque je pars en vadrouille.

 10 février 2008 :

Je vais voir le Carnaval de Manthelan pour la première fois. Il n’est jamais trop tard pour bien faire ! Le temps est très ensoleillé et les photos des chars sont magnifiques. Depuis cette première visite, je ne loupe aucun Carnaval :

 

27 et 28  février 2008 :

Je pars deux jours à Paris. J’ai en effet reçu une invitation de la part de l’équipe HautetFort, pour faire partie des VIB dans la catégorie PHOTO. Ça ne se refuse pas…

Je profite de cette petite virée pour visiter le musée des Arts forains, dont voici un aperçu :

 


Musée des arts forains-1- par cheztinou


Musée des arts forains-2- par cheztinou

22 et 23 mars 2008 :

Petite escapade à Belle-Ile-en-Mer en compagnie de Juju et d’Olivier. Le temps était ensoleillé mais il faisait un froid de canard !

 


Belle-Île-en-Mer par cheztinou

Lundi 7 avril 2008 :

La veille, l’envie d’aller me balader à Paris m’a prise soudainement. Aussi ce matin à 7h, me voici donc à la gare, attendant le train. Une journée très printanière durant laquelle j’ai arpenté les  quais de la Seine. Puis je me retrouve soudain en pleine manifestation sur la place de l’Hôtel de Ville : c’est en effet aujourd’hui que la flamme olympique arrive à Paris et doit être présentée au maire. Seulement c’est sans compter avec les nombreux manifestants pro-tibétains. Finalement la flamme ne parviendra jamais jusqu’à l’hôtel de ville où flotte le drapeau de Reporters sans frontières.


Fiasco de la flamme olympique par cheztinou

À suivre


vendredi, 09 décembre 2011

270. De la célébrité

Par définition, une célébrité est une personne connue d'un grand nombre de gens. Sur le plan mondial on peut dire que Staline, Hitler furent célèbres en leur temps, qu'Obama est célèbre aujourd'hui , tout comme Sarkozy ou encore Benoît XVI (j'arrête ici la liste sinon j'y serai encore dans un mois !).

Si vous rajoutez les "people", la liste des célébrités devient gigantesque !

Sur un plan purement local, les célébrités sont tout d'abord le maire, puis, bien souvent, des personnes anonymes -la plupart du temps, on ne connait pas leur patronyme- mais ils font partie du paysage, on les croise régulièrement et ils finissent par nous être très familiers. Ce sont des personnalités bien particulières comme vous allez pouvoir le constater !

Lire la suite ICI.

dimanche, 04 décembre 2011

263. Bilan d'une décennie -73-

Voyage au Sénégal, épilogue

Vendredi 21 décembre 2007, suite et fin :
Il me reste encore un peu de temps pour flâner dans les rues de Saint-Louis. Tous les gens s’affairent dans les maisons et la ville est devenue subitement bien calme.

A midi je retourne à l’hôtel de La Résidence où nos valises ont été déposées avant le transfert pour Dakar.

J’y retrouve Anne et Louis qui ont bien du mal à digérer le fait de partir dans la nuit !

Sont également présents deux autres couples dont le vol, en direction de Nantes, est fixé vers 19h.

Nous déjeunons ensemble puis c’est le chargement des valises dans le minibus.

voyage, croisiere, senegal, bou el mogdad

Adieu Saint-Louis ! Reviendrai-je un jour ? Derniers clichés de l’hôtel… Au passage j’en profite pour laisser mes coordonnées de blog.

 

voyage, croisiere, senegal, bou el mogdad

Le trajet est beaucoup moins fatigant qu’à l’aller, la circulation est quasi inexistante et le petit car file sur la route. De temps à autre on aperçoit une carcasse d’animal sur le bas-côté. Des bandes de vautours voraces s’appliquent à le dépecer.

 

voyage, croisiere, senegal, bou el mogdad

 Le chauffeur, très sympa, nous arrête à deux reprises pour faire une pause clope et prendre en photo quelques baobabs.

 

voyage, croisiere, senegal, bou el mogdad

Les abords de Dakar sont plus difficiles. La ville est en pleine construction, partout des immeubles neufs et des ébauches de grands axes.

Nous arrivons bientôt devant l’entrée de l’aéroport. L’accès en est gardé par des hommes armés qui demandent à voir les passeports. A l’intérieur c’est un grand brouhaha, d’énormes files d’attente de touristes bronzés qui reviennent des clubs de la côte. Un guide nous attend pour se charger des formalités d’embarquement. Nous quittons les Nantais qui prennent la queue pour l’enregistrement de leurs bagages. Le guide  revient peu après avec mon billet. Mon vol est à 21h. Mais Anne et Louis sont prévus pour le vol de nuit. Anne se précipite alors au guichet pour essayer d’obtenir des places dans le vol de 21h. Elle va ainsi attendre, debout, pendant près de trois heures, un éventuel désistement qui leur permettrait d’avoir des places. J’ai été obligée de les quitter pour enregistrer mes bagages.

Dans la salle d’embarquement la confusion est totale. Les affichages ne correspondent pas à ce qui est annoncé. Les gens s’énervent. Je m’installe prendre un café et j’observe toute cette foule surexcitée… Soudain je vois apparaître Anne ! Ils ont réussi à obtenir deux places.

Ah, le vol pour Roissy est annoncé porte 3A et il s’affiche au-dessus de la porte 4A. Bousculades… 3 ou 4 ? Finalement ce sera porte 4.

Bienvenue à bord ! Airbus A320. J’ai la place 11D. Petit problème, il n’y a pas de place 11D.

De 11C, on passe directement à 11E ! Le steewart me demande alors de patienter.

Voici bientôt le passager de la place 11E. Comme d’autorité j’avais posé mes affaires sur le siège, il s’installe donc près du hublot, en 11F.

Bon,  l’embarquement semble être fini, je me réinstalle donc en 11E. Je me retrouve à côté d’un Sénégalais, très chic dans son costume taillé sur mesure et sa chemise blanche qui fait ressortir sa couleur de peau. L’avion décolle bientôt, la nuit va commencer. 

Samedi 22 décembre 2007 :

Vers 2h30 du matin l’avion atterrit à Agadir pour un changement d’équipage. Ensuite nous redécollons en direction de Marseille. Allez, va pour Marseille, après tout, on n’est pas pressé !

Mon voisin d’une nuit me quitte à l’escale suivante. Il est chef de rang dans un restaurant de la côte…Non, je ne donne pas mon numéro de téléphone, mais je veux bien noter le vôtre.

Dernier regard discret. Que j’aime ces rencontres éphémères !

Marseille se réveille doucement dans la brume. La moitié des passagers est descendue. Il reste deux petites heures avant d’atteindre Roissy. Il est à peu près 9h quand l’avion atterrit.

Brrr, qu’il fait froid !

Je récupère très rapidement ma valise. Bises Anne et Louis, on s’écrira !

Je rejoins le Terminal 2.  Il ne reste plus qu’à attendre 13h37, l’heure du TGV qui va me ramener à la maison.

15h 20, voici Saint-Pierre-des-Corps. Je saute dans un taxi. Arrivée devant la maison, je suis obligée d’ouvrir la valise sur le trottoir pour retrouver la clef. Ah, la voici, cachée tout au fond.

« Bonjour Popy et Théo ! »

 L’année 2007 se termine  bientôt. Que me réserve 2008 ? Vous le saurez au prochain numéro !

jeudi, 01 décembre 2011

260. Bilan d'une décennie -72-

Jeudi 20 décembre 2007, suite et fin :

Notre visite de Saint-Louis continue, toujours en calèche. La ville connait une animation survoltée, beaucoup de familles arrivent pour les fêtes, d’autres partent…

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Le soir nous prenons notre dernier repas à bord : entre temps, j’ai reçu un message de ma fille. Je m’inquiète aussitôt car en règle générale nous ne communiquons que par textos. J’essaie de la joindre mais en vain, je n’ai pas de couverture ! Déjà trottent dans la tête toutes sortes de scénarios : mort d’un chat, cambriolage, accident de voiture… Que diable a-t-il pu se passer pour qu’elle essaie de me joindre ? Par chance, je réussis un peu plus tard à ouvrir le message. Elle avait des minutes en rabe sur son forfait et en profitait pour me téléphoner. Oh ! quelle frousse j’ai eu et, dans le coup, je me suis tapée trois cocktails pour me remettre…

Au dîner qui fut excellent mais que j’ai oublié de noter dans mes tablettes, Sophie nous présente le programme du lendemain. Est-ce l’effet des cocktails ou la fatigue, toujours est-il que je n’ai pas très bien capté toutes ses indications. Je sais seulement que nous devons quitter le bateau à 8h du matin. Il faut donc boucler les valises dès ce soir…Il est temps de prendre la deuxième valise que j’avais emportée pour le retour,  sachant qu’à chaque fois je me retrouve trop chargée.

 Il me semble avoir fait le tour, bien sûr il faudra rajouter les achats de dernière minute, à savoir un énorme hippopotame le lendemain, et diverses bricoles à l’aéroport pour liquider les francs CFA.

Mais pour l’instant, c’est le casse-tête : prévoir au dessus les vêtements d’hiver. Tiens à ce propos, j’ai récupéré mon manteau à l’hôtel La résidence !

La valise principale est bouclée définitivement, c’est l’essentiel. Quant à l’autre, elle devra s’adapter coûte que coûte.  Bon maintenant il n’y a plus qu’à dormir !

 

Vendredi 21 décembre 2007

 Huit heures, la cabine est libérée, les valises ont été descendues à quai. Bon, que fait-on maintenant ? Une grande partie du groupe ne repart que demain. Pour eux, une journée à la plage a été organisée, sur la Langue de Barbarie. Ils dormiront le soir à l’hôtel La Résidence et quitteront Saint-Louis dans la matinée.

Sophie m’a dit que je partais seule pour Dakar en début d’après midi. Louis et Anne, qui étaient arrivés avec moi, ne sont pas inscrits sur le même vol, mais doivent partir dans la nuit !

 

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Bon, pas de panique, profitons des derniers instants pour aller se balader dans les rues. C’est aujourd’hui que doit se dérouler le massacre des moutons. Ils sont tous bien beaux, lavés, décorés et le supplice ne devrait plus tarder. Un Sénégalais nous explique que l’égorgement aura lieu une fois que l’imam aura fini sa prière à la mosquée et aura tué son mouton.

 

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Françoise, une amie du groupe, et moi allons donc voir  le mouton de l’imam ! Ah pour sûr, c’est le plus beau, le plus gros et le plus enrubanné (je parle bien évidemment du mouton, pas de l’imam que nous n’avons pas aperçu). Déjà les premiers fidèles se pressent à la mosquée. Il n’y a que des hommes, ayant tous revêtus des habits traditionnels somptueux. Vous auriez vu les couleurs ! Une splendeur… Hélas pas de photos. Les seules autorisées sont celles des moutons.

La fébrilité est perceptible chez les animaux, chez moi aussi d’ailleurs ! Je m’attends à voir bientôt les rues transformées en un vaste champ de bataille, le sang dégoulinant sur le sol, avec pour bruit de fond les cris d’agonie des bêtes.

Ah, ça y est, l’imam a fini son sermon. Tous les fidèles se précipitent hors de la mosquée. Attention, préparez vos couteaux, sortez les bassines, le spectacle va commencer.

Ouf ! l’égorgement se fait à l’intérieur des maisons, les moutons sont rentrés  et nous échappons ainsi à la boucherie. Alors nous retournons voir où en est le dépeçage du mouton de l’équipage.

 

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Le matin même la pauvre bête -qui était enfermée dans la salle des machines depuis quelques jours déjà-  avait été sortie et soigneusement lavée sous l'œil attentif de de Sophie. Quand nous arrivons, l’animal vient juste de trépasser et a été installé pour le découpage.

Travail fait avec application jugez-en par vous-même !

 

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Déjà les premières odeurs de viande grillée se répandent dans la ville. Hum, ça me donne faim !

Après le découpage, c'est le nettoyage des tripes dans l'eau du fleuve qui prend très vite des teintes rosées.

 

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A suivre…